vendredi 30 novembre 2007

Yvan Perrin fait la pub pour la société TASER


La presse française n'est pas dupe, elle identifie parfaitement cette opération marketing que la société TASER lance pour contrebalancer les effets des 6 décès intervenus en un mois en Amérique du Nord.

Lire l'article très complet de Eric Pelletier et Anne-Laure Pham dans l'Express

Deux parlementaires suisses se retrouvent dans la capitale française pour parler du Taser. La presse parisienne est en ébullition. «Le Matin» a invité Yvan Perrin et Anne-Catherine Menétrey-Savary dans la capitale française. Le député UDC s'est fait tirer dessus avec un Taser sous le regard catastrophé de la Verte.
Regardez la vidéo
Lire l'article du Matin
Le chef de la police de Neuchâtel, André Duvillard(qui est aussi le supérieur d'Yvan Perrin) explique à la radio que le taser est une arme dangereuse comme les autres. Il met le taser au même niveau que les autres armes à feu.
Ecoutez la séquence audio de la rsr

Regardez la séquence du 19h30 qui explique très clairement la différence énorme entre une démonstration de taser sur un homme entrainé et volontaire comme Yvan Perrin et l'utilisation de cette arme contre un homme stressé.
Conclusion de l'expert: cette arme ne doit pas être utilisée pour maitrîser quelqu'un mais uniquement en cas de légitime défense à la place d'une arme à feu...

On rappelle que le Conseil national a l'intention d'autoriser l'utilisation du taser dans les cas d'expulsions de requérants d'asile déboutés...

Enfin pour tout savoir sur le taser et la polémique qu'il suscite aller lire ce post

Immigration record aux USA

Lire l'article de Stéphane Bussard dans Le Temps
Les Etats-Unis ont établi un nouveau record en matière d'immigration. Une étude analysant le phénomène sur une période de sept ans montre que le pays n'a jamais atteint un tel niveau depuis les années 1920.


Selon l'étude du Center for Immigration Studies de Washington publiée jeudi par le New York Times, les Etats-Unis ont atteint une cote historique avec 10,3millions de nouveaux immigrants depuis l'an 2000. Plus de la moitié d'entre eux sont en situation illégale. Un habitant sur huit vivant aux Etats-Unis est un immigrant et la population totale d'étrangers venus s'établir outre-Atlantique s'élève à 37,9 millions de personnes.

En marge de l'asile

Travail au noir: "La loi actuelle est totalement hypocrite". Un article de Mehdi Atmani dans 24 Heures.

La nouvelle loi fédérale en matière de lutte contre le travail clandestin entrera en vigueur le 1er janvier 2008. Elle renforcera notamment les mesures de répression. Des employeurs vaudois évoquent ce sujet tabou.
ous ne sommes pas concernés par ce pro­blème. » A l’instar de François Dussart, directeur du Beau -Rivage Palace à Lausanne, les employeurs sont peu bavards lorsque l’on évoque le travail au noir. Pourtant, les secteurs de l’hôtellerie et du bâtiment sont les premiers demandeurs de travailleurs clandestins.
Le sujet est sensible et diffi­cilement quantifiable. Selon Roger Piccand, chef du Service de l’emploi de l’Etat de Vaud, 80% des infractions constatées en 2006 dans l’hôtellerie­restauration concernent la vio­lation des conventions collecti­ves de travail, même mineures. Sévèrement sanctionné en 2004 pour avoir employé des travailleurs au noir, Jean-­Jacques Gauer, directeur du Lausanne-Palace, voit d’un bon oeil le durcissement de la répression: «La loi actuelle est hypocrite et pas du tout adap­tée à la réalité du terrain.» Pour preuve, les difficultés qu’il rencontre à recruter du personnel pour des tâches peu
qualifiées. Désormais en règle, Jean-­Jacques Gauer s’interroge tout de même sur l’efficacité des mesures répressives: «A l’épo­que, nous avons reçu des amendes et versé des primes de départ. Mais ces tra­vailleurs clandestins sont tou­jours en Suisse.»
«Il serait suicidaire d’embaucher au noir»

Du côté du Beau-Rivage Pa­lace, le directeur se défend d’avoir fait appel à des clan­destins, parmi les trente-cinq nationalités présentes dans l’établissement. Par peur des sanctions notamment.
Même son de cloche chez un responsable d’une grande en­treprise romande de construc­tion: «Nous n’avons jamais employé de clandestins. D’ailleurs, on n’en compte presque plus dans la branche.» Un avis qui va à l’encontre du nombre d’infractions dénon­cées par la commission de con­trôle des chantiers. «Il serait suicidaire, pour les grandes entreprises, d’embaucher au noir. On ne va pas mettre en péril notre secteur d’activité pour quelques francs», expli­que le responsable.
Selon lui, la situation est tout autre dans les petites en­treprises, qui embauchent du personnel à la tâche. Il n’évo­que toutefois pas de cas précis. Tout comme les employeurs interrogés, cet entrepreneur n’a pas pris connaissance en détail de la nouvelle législa­tion. Il espère que son applica­tion «stoppera cette gan­grène » qui nuit à la profes­sion.


jeudi 29 novembre 2007

Le modèle d'une immigration par quota en Australie

Lire cet article du Monde
Il est 17 h 45, la fanfare entonne What a Wonderful World, de Louis Armstrong, et la salle des fêtes de la mairie de Leichhardt, dans la banlieue de Sydney, se remplit petit à petit. Il fait bon, les pales des ventilateurs tournent au plafond, les petits gâteaux attendent sur une nappe en papier au fond, tout le monde est de bonne humeur. Les invités arrivent en famille ou entourés d'amis, en talons aiguilles ou en tongs, avec ou sans poussette, un peu émus ou rayonnants de satisfaction. C'est un grand jour pour madame le maire, Carolyn Allen, qui émerge, parée d'une toge noire bordée d'hermine : "C'est ma première cérémonie de naturalisation", prévient-elle...

AFFICHAGE - Depuis hier, deux affiches ornent les murs de Genève. La Ville entend défendre ainsi des valeurs d'intégration et du «vivre ensemble».


Les affiches signées Albertine et Wazem



Lire l'article du Matin "le retour de la guerre des moutons"
Lire cet article du Courrier (ci dessous)
Depuis hier, deux affiches ornent les murs de Genève. La Ville entend défendre ainsi des valeurs d'intégration et du «vivre ensemble».
«C'est vrai, on s'est fait un peu plaisir», avoue le maire de Genève, Patrice Mugny. La municipalité a en effet placardé hier quelque deux cents affiches en réponse à la campagne raciste de l'UDC qui stigmatisait les moutons noirs à bouter hors des frontières helvètes.
Sur le moment, la question d'interdire ces placards s'était posée. «Mais cela aurait été une forme de censure», rappelle Pierre Maudet, magistrat radical, en défenseur de la liberté d'expression. De surcroît, une interdiction était difficile à défendre sur le plan légal.
L'exécutif de la Ville de Genève avait exprimé son dégoût pour cette campagne d'affichage, en lui opposant les valeurs de tolérance et d'ouverture «qui font partie de l'histoire de cette cité», dixit Sandrine Salerno, conseillère administrative.
«Sans oublier que de nombreux membres de la communauté internationale ont été choqués par cette campagne d'affichage et par le ton que prenait la campagne électorale», renchérit M. Maudet.
Et Patrice Mugny de rappeler que Genève compte peut-être 40% d'étrangers, «En plus, 70% des habitants ont soit un père étranger soit une mère étrangère.»
La Ville a donc choisi de réagir en lançant un concours sur appel à six dessinateurs genevois: trois femmes, trois hommes. Charge à ceux-ci de plancher sur le thème du mouton. Le résultat peut être découvert sur les panneaux d'affichage et à la librairie Papier Gras[1] jusqu'à dimanche.
Deux artistes ont été primés: l'illustratrice Albertine et le bédéiste Wazem. La première a joué la carte de la brebis bariolée et multiculturelle en diable. Le second a préféré croquer un mouton normal, blanc, comme dirait Coluche. Mais seul, si seul dans un espace vert immaculé...
Le but de la campagne – qui coûtera environ 10000 francs – étant de ne pas être dans le simple registre réactif, mais de présenter de manière positive les valeurs fondamentales du vivre ensemble servant de leitmotiv à l'année de mairie de Patrice Mugny. «Nous voulions mettre un peu d'ironie dans nos propos tout en restant dans le domaine du débat démocratique et de la confrontation d'idées.»
Du côté de l'UDC, Soli Pardo, nouveau président de la formation nationale populiste, dit sa satisfaction: «Il est toujours agréable de se faire plagier, cela signifie que nous avions touché juste.» Il n'est ni fâché ni choqué et n'envisage pas de réagir. Et d'ironiser sur ceux «qui n'ont pas compris que le séisme du 21 octobre aura des répliques; il est le résultat d'une dérive des plaques tectoniques politiques». Pour M. Pardo, il ne s'agit ni plus ni moins que de la publicité gratuite pour sa formation. Et de conclure: «Nous avons de beaux jours devant nous.»

Le Conseil municipal se soucie des Roms

Le Conseil municipal de Genève a voté mercredi soir à une courte majorité une motion visant à respecter le droit des Roms à séjourner en Suisse.

Evacuation des Roms vivant sous la passerelle
des Vernets, le 16 novembre 2007.
© Laurent Guiraud.


Le Conseil municipal de Genève a voté mercredi soir à une courte majorité une motion visant à respecter le droit des Roms à séjourner en Suisse. La proposition prône un meilleur accueil et une coopération avec cette communauté.
Longuement débattu, le texte a polarisé un législatif pourtant unanime à reconnaître la situation dramatique endurée par les Roms dans toute l'Europe.
Un amendement du groupe radical a aussi été accepté. Celui-ci invite notamment Micheline Calmy-Rey, présidente de la Confédération, à faire pression sur le gouvernement roumain pour qu'il améliore la situation des Roms sur son territoire.

ATS dans la Tribune de Genève


Le comité de l'ONU contre la torture désavoue la Suisse

Lire l'article de Sylvie Arsever dans Le Temps
Un congolais débouté obtient gain de cause: en n'examinant pas son cas, la Suisse l'a exposé au risque de mauvais traitements dans son pays. Les autorités ont 90 jours pour faire rapport sur la suite qu'elles vont donner à l'affaire.
Cette affaire démontre les risques que prend la Suisse avec ses procédures expéditives dans le traitement des demandes d'asile, le risque d'enfreindre les conventions internationales contre la torture...

mercredi 28 novembre 2007

Ch.Blocher: "Je suis capable de me taire".

La preuve que non: il accorde une interview au Matin. Il y parle des élections du 12 décembre, de ses dérapages verbaux et ... des moutons. Extrait choisi:

- Enfin vous ne pouvez tout de même pas nier que, avec son ton provocateur, l'UDC pourrit le climat. Parler de moutons noirs alors qu'on est un parti soupçonné de racisme...
- Cette affaire est ridicule! Les moutons noirs sont les étrangers criminels et personne d'autre. Si je vous dis «caisse noire» ou «liste noire», vous pensez tout de suite aux Africains? Les affiches sont faites pour provoquer, pour susciter le débat. Il faut arrêter de voir du racisme partout.

http://gnolu.romandie.com/resserver.php?blogId=2197&resource=211767-moutons.jpg&mode=medium

mardi 27 novembre 2007

Controverse autour de l'usage du pistolet électrique Taser


Lire le dossier de Swissinfo
Voir la séquence du 19h30 dans laquelle Yvan Perrin se fait électrocuté
Malgré les réserves émises par un comité de l'ONU, l'usage de «Tasers» pourrait être élargi en Suisse. Mais certaines voix (Amnesty, OSAR...) s'élèvent contre cette arme à impulsions électriques.
Le Comité de l'ONU contre la torture a estimé récemment que ce type de pistolet constituait «une forme de torture» et que son usage pouvait avoir des conséquences mortelles.
Les récents décès causés à l'étranger par l'usage de pistolets à électrochocs («Tasers»), ainsi que la condamnation récente de ce type d'armes par le Comité de l'ONU contre la torture, ont contribué à relancer le débat en Suisse également.
taser = torture
taser = torture


Un exemple d'utilisation de Taser dans une Uni des USA


Actuellement, ces pistolets équipent déjà les unités spéciales des polices cantonales de Berne, Bâle-Campagne, Bâle-Ville et St-Gall notamment, ainsi que ceux des corps de police municipaux de Berne et Zurich. Leur utilisation généralisée n'est en revanche pas autorisée et aucun corps de police romand n'envisage son utilisation.

En janvier 2006, dans le cadre du débat sur la loi sur l'usage de la contrainte (LusC), le Conseil fédéral (gouvernement) s'était prononcé contre l'usage d'armes à électrochocs - y compris les fameux «Tasers» – lors par exemple d'expulsions forcées de requérants d'asile récalcitrants.
Le ministre suisse de Justice et Police Christoph Blocher n'a pour sa part jamais caché qu'il était favorable à ce type de moyens de contrainte. Il serait allé jusqu'à tester sur lui-même les effets du pistolet à impulsions électriques. Une information que son porte-parole n'a ni confirmée ni démentie.

Début octobre, le Conseil national (Chambre basse) s'est aligné sur la position du ministre en se prononçant pour la présence des pistolets à électrochocs sur la liste des armes autorisées dans le cadre des expulsions d'immigrés récalcitrants.

De son côté, le Conseil des Etats (Chambre haute) n'a pas encore pris position sur ce sujet. Mais l'une de ses commissions a déjà émis, par seulement six voix contre cinq, un avis opposé à celui du Conseil national, rejoignant la position du gouvernement.

Lire la compilation taser de ce blog
Et consultez ce site qui répertorie de nombreuses infos sur le Taser

Le minaret à Wangen, rebondissement

Lire la dépêche de l'ATS
L'affaire autour de la construction d'un minaret à Wangen bei Olten se poursuit malgré la décision positive du Tribunal fédéral. D'après la commune, l'autorisation de construire est échue.

Intégration: Genève reprend tout à zéro

Lire le dossier de Didier Estoppey dans le Courrier
Cinq ans après la création d'un Bureau de l'intégration, l'exécutif genevois parle d'échec: au nouveau délégué de remettre l'ouvrage sur le métier. Tandis que Vaud se cherche en matière d'intégration, Neuchâtel est cité en exemple.
L'intégration, ça ne se décrète pas. Et Genève a eu le tort de vouloir décréter sa politique en la matière sans connaître les problèmes auxquels elle devait répondre. Cinq ans après l'adoption d'une loi sur l'intégration et la création du bureau en charge de sa mise en oeuvre, c'est presque à un mea culpa que se livrait hier, devant la presse, le conseiller d'Etat Laurent Moutinot. Son collègue François Longchamp n'a pas été plus tendre: «Jusqu'ici, nous n'avons jamais eu de stratégie d'intégration bien définie.» Et Laurent Moutinot d'enfoncer le clou: «Pour l'instant, la politique d'intégration genevoise, c'est beaucoup de papier et peu d'action.»

Carrouge se mobilise pour un sans-papiers

Lire l'article d'Amandine Hiltbrand dans Le Courrier
Après dix-sept ans en Suisse, le Kosovar Musa Selimi, père de famille résidant à Carouge, est prié de quitter le pays.
Arrivé en Suisse illégalement en 1990, Musa Selimi a construit l'essentiel de sa vie d'adulte à Genève. Il se dit fier d'être Albanais du Kosovo et de représenter son pays à l'étranger. L'homme de 37 ans considère en revanche n'y avoir plus aucune attache ni futur. Travailleur sans permis depuis son arrivée, mais cotisant aux assurances sociales dès 1992, il faisait un voyage tous les trois ou quatre ans pour voir sa famille. Sa femme ainsi que ses deux enfants sont venus le rejoindre au bout du lac en 2005. Fin septembre, Musa Selimi reçoit une lettre lui priant de quitter le territoire au 15 janvier 2008. «J'ai cotisé quinze ans à Genève, j'ai un travail qui me plaît, mes enfants vont à l'école et parlent le français. J'ai un frère ici et une soeur à Bâle. Je n'ai plus rien au Kosovo, sans compter que la situation politique y est délicate. Je ne peux pas ramener les miens là-bas», déclare le père de famille.
En 2003, la demande d'autorisation de séjour de M. Selimi est remise avec des milliers d'autres à l'Office cantonal de la population par le syndicat SIT, qui revendique «un emploi, un permis» pour les travailleurs non déclarés. La demande de séjour est acceptée par les autorités cantonales. Néanmoins, leur «décision demeure subordonnée à l'approbation de l'Office fédéral des migrations». Lequel office refuse la régularisation de M. Selimi en 2005. Son recours auprès du Tribunal administratif fédéral subira le même sort, deux ans plus tard. Malgré les bonnes recommandations de ses employeurs et sa maîtrise des trois langues nationales, Musa Selimi est prié de partir. Par cette décision, c'est toute sa famille, qu'il fait vivre de son seul salaire, qui est touchée. Révolté par la décision de Berne, son entourage se mobilise. «Je ne vois pas où est l'intérêt public dans ce renvoi: M. Selimi travaille et cotise, son employeur est content de lui, ses enfants intégrés, tout le monde est gagnant!», s'indigne Henriette Stebler, maîtresse d'école du fils cadet de M. Selimi, Dibran, âgé de 5 ans.
Premièrement, le Conseil municipal de Carouge soutient la famille par une résolution votée à l'unanimité, moins deux voix udécistes et une abstention. Puis, une pétition est lancée dans le quartier. A ce jour, elle a récolté trois cent paraphes, pour l'intégration du couple et des deux enfants. Finalement, une demande de reconsidération au niveau fédéral sera déposée prochainement par l'avocat de M. Selimi, Me Rausis, faisant valoir la présence de sa femme et de ses enfants sur le territoire, jusqu'ici inconnue des autorités. Il avait en effet été déconseillé à M. Selimi d'en faire mention. Conseil qui, selon l'avocat, lui aurait porté préjudice, les hommes seuls faisant plus souvent l'objet de renvoi que ceux avec femme et enfants

Risque de collision de dates entre l'EUROFOOT et une campagne xénophobe de l'UDC ?

Lire l'article de Valérie de Graffenried dans le Temps

CAMPAGNE. Délais obligent, le peuple votera le 1er juin sur l'initiative de l'UDC «pour des naturalisations démocratiques». Six jours avant l'ouverture de l'Euro 2008. Présence Suisse est préoccupée par cette proximité de dates

Réunion entre la Fedpol et des musulmans

Des représentants d’une trentaine d’organisations musulmanes de Suisse et de l’Office fédéral de la police (Fedpol) se sont rencontrés hier à Berne. Ils ont parlé de thèmes liés à la sécurité. La réunion avait aussi pour objectif d’attirer l’attention sur l’amalgame «qui est injustement fait entre religion et culture islamique d’une part, et extrémisme et terrorisme islamiste d’autre part».


Lire la brève du Temps

lundi 26 novembre 2007

Un clip Suisse pour décourager les immigrants africains

Regardez la séquence du 19h30 avec de larges extraits du clip en cause.

Suite du post de hier soir


Le gouvernement espagnol, en collaboration avec l’Organisation internationale pour les migrations et le Sénégal, a produit un spot qui met en garde contre les dangers de l’immigration clandestine. Lancé et diffusé mercredi sur les ondes sénégalaises, il s’inscrit dans une vaste campagne de sensibilisation officiellement lancée dans ce pays le 18 juillet dernier.
Lire la suite de l'article de Afrik.com

Test ADN en Suisse

Regardez la séquence de l'émission Mise au Point

Nouveau décès au Canada après une décharge d'un taser

Lire l'article du Monde
Un nouveau décès qui pourrait être lié à l'utilisation du pistolet électrique Taser a eu lieu samedi au Canada, le troisième depuis la mort, en octobre, d'un immigrant polonais qui a eu un retentissement international.

Un homme de 36 ans, Robert Knipstrom est mort samedi dans un hôpital de Colombie-Britannique (ouest du Canada), a indiqué la police.

Son décès est survenu cinq jours après une vive altercation avec la police. Celle-ci a indiqué dans un communiqué qu'elle avait dû utiliser plusieurs méthodes - une matraque, du poivre de Cayenne et un Taser - pour maîtriser l'homme qui était très agité.

H.Ramadan vs A.Bugnon

André Bugnon, Conseiller national UDC et Hani Ramadan, directeur du Centre islamique de Genève, confrontent leur opinion au sujet de l'Islam dans 24 Heures, tandis que les représentants de la communauté musulmane sont invités à rencontrer M. Blocher.




«La communauté musulmane doit
se désolidariser de ceux qui veulent
imposer à tous leurs pratiques»

J’applaudis au fait que M.Ramadan soutienne une nouvelle fois l’invitation de l’Office fédéral de la police aux représentants du monde musulman en Suisse. Cela montre qu’une volonté de dialogue existe et que M. Blocher et l’Office ne sont pas les vilains xénophobes que d’aucuns veulent décrire, puisqu’ils recherchent véritablement le dialogue avec les diverses communautés présentes dans notre pays.
Je suis pratiquement d’accord avec M.Ramadan: «Les musulmans sont des citoyens comme les autres, qui aspirent à la paix sociale» (le plus élémentaire des comportements lorsque l’on vit dans un pays qui a su mettre en place une démocratie des plus performantes et une paix sociale enviée par beaucoup d’autres nations).
Permettez-moi de donner quelques explications sur les craintes qu’une partie du peuple est en droit d’avoir, liées à certains événements ici ou là sur notre planète: on ne peut pas aborder l’intégration d’une communauté sans tenir compte de ce qui se passe à l’étranger dans ce domaine délicat.
Vous voulez, M.Ramadan, éviter tout amalgame entre sécurité et islam, vous avez raison de dire que cette association est une discrimination. Mais comment voulez-vous qu’elle ne se fasse pas lorsque dans d’autres pays, des menaces sont émises et des actes violents commis par des représentants du monde islamique à l’encontre de communautés chrétiennes? Je sais que la religion musulmane est une religion pacifiste, j’ai lu des témoignages de musulmans qui l’affirment et je les crois. Ils se détachent totalement de certains milieux islamistes radicaux qui veulent imposer à tout prix leur croyance et leur culture. Comment, pour un peuple d’obédience chrétienne, qui ne connaît pas tous les détails des diverses communautés, distinguer les uns des autres?
Si, par exemple, le dessinateur de 24 heures publiait une caricature de Mahomet, dans notre pays où la liberté d’expression est permise et où il est autorisé de publier des caricatures de Dieu ou du Christ, et que ce fait ait pour conséquence des menaces à son égard ou envers la communauté chrétienne, comment voulez-vous que les Suisses ne le ressentent pas comme une volonté de suppression de leur liberté d’expression?
Lorsque l’on entend des représentants du monde musulman dire qu’il faut interdire aux filles et aux garçons des écoles de faire des cours de natation ensemble, comment ne pas avoir l’impression de se retrouver plus d’un siècle en arrière? Nous ne voulons juger en rien les pratiques musulmanes, mais nous demandons de ne pas juger nos pratiques, qui n’ont rien de dégradant et font partie de l’évolution normale d’une civilisation.
Voilà une des faces du problème, et le pourquoi de certains amalgames malheureux. La communauté musulmane de Suisse a tout intérêt à poursuivre le dialogue avec nos autorités pour trouver des solutions, comme elle doit aussi faire entendre d’une voix forte qu’elle se désolidarise de ceux qui veulent imposer leur courant de pensée en contradiction avec nos libertés constitutionnelles. Car maintenir et garantir la paix est ce que je souhaite le plus pour l’ensemble des habitants de ce pays.
(M. Bugnon a eu connaissance de l’article de M. Ramadan, mais non l’inverse.)



«Ecarter les amalgames qui mêlent
les questions de sécurité et de terrorisme
avec l’islam en tant que tel»

A l’initiative de Monsieur Christoph Blocher, les musulmans sont une nouvelle fois invités par l’Office fédéral de la police (Fedpol), aujourd’hui même, pour une discussion consacrée à la sécurité et à un forum sur l’islam. Membre de l’Union des organisations musulmanes de Genève, le Centre Islamique a considéré qu’il était utile de répondre positivement à cette démarche. Toutefois, il est essentiel de mettre en évidence les points suivants.
En premier lieu, la police fédérale a raison de souligner qu’elle regrette «que les médias et l’opinion publique associent la religion et la culture musulmanes aux préoccupations sécuritaires» (lettre aux organisations musulmanes datée du 20 août 2007). Par conséquent, il faut écarter les amalgames qui mêlent les questions de sécurité et de terrorisme avec l’islam en tant que tel.
En Suisse, les musulmans sont des citoyens comme les autres, qui aspirent à la paix sociale, et toutes formes de discrimination consistant à faire d’eux des interlocuteurs distincts, sous-entendant qu’ils constituent une menace à court ou long terme, doivent être fermement rejetées.
Un Forum Islam consacré à la sécurité serait donc un contresens, parce qu’il supposerait la stigmatisation des valeurs d’une religion et d’une culture en particulier.
En second lieu, Monsieur Blocher devrait absolument réorienter la politique désastreuse de son parti: l’initiative sur les minarets et les malheureuses affiches qui ont terni l’image de la Suisse ne nous engagent pas dans un dialogue, mais plutôt dans une logique de confrontation.
Le fait, pour certains, d’asseoir leur stratégie politique alarmiste sur l’islamophobie qui gagne incontestablement du terrain, autant d’ailleurs que sur le rejet de l’étranger qui vient manger notre pain, est indigne des valeurs de notre pays. Le nazisme a vu le jour parce qu’il a été porté par un élan incontrôlé de revendications identitaires désignant un bouc émissaire. A cet endroit, les partis d’extrême droite feraient bien de revisiter l’histoire pour prendre conscience du prix que coûtent à l’humanité les exaltations nationalistes étroites et bornées.
Que dire d’un peuple qui fait de l’étranger un intrus et du mendiant un coupable? Par leur présence, et du fait de leurs valeurs qu’ils ont en commun avec les chrétiens, les musulmans feront en sorte que la Suisse reste ce qu’elle ne devra jamais cesser d’être: une terre de partage, non d’exclusion.
En dernier lieu, le dialogue des autorités suisses avec l’islam ne relève pas de la seule compétence du Département fédéral de justice et police. C’est l’ensemble du Conseil fédéral, et non pas Monsieur Christoph Blocher seulement, qui est concerné par la question. L’islam ne peut être réduit en Suisse à une affaire de police réglée au niveau des services de renseignements. A l’avenir, les informateurs douteux ne seront pas bienvenus dans nos lieux de cultes. Privilégions, de part et d’autre, la transparence et la franchise. Et espérons que l’administration se gardera désormais de jouer les Yankees en territoire helvétique! Tant il est vrai que l’on ne sait pas toujours où s’arrête le devoir d’ingérence, ou d’infiltration!


Une pluie de microcrédits pour le continent africain

L’association de partenariat nord-sud a marié, hier, repas et concert pour apporter son aide au continent noir. Un article de Anetka Muhlemann pour 24 Heures.


Gérôme, Marie et Philippe Graf sont les piliers
de Génération, recherche, action et
formation pour l’environnement (GRAFE),
une organisation non gouvernementale.
CRANS-PRÈS-CÉLIGNY, LE 25 NOVEMBRE 2007

Active dans la microfinance depuis quelques années, la GRAFE (Génération, recherche, action et formation pour l’environnement) se prépare à faire pleuvoir des microcrédits en quantité au Sénégal, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire. A cet effet, elle a organisé, hier, un repas de soutien en faveur de cette région.
Si les mets proposés étaient parfaitement locaux, l’Afrique était bel et bien présente à la salle communale de Crans. En effet, des musiciens sénégalais ont allié le son de la kora et du djembé pour tapisser le fond sonore de leurs chaudes sonorités. «Ce n’est pas facile d’aider en étant loin de son pays, mais quand on peut le faire, on en profite», confie Youssouph Cissoko, joueur de cordes.

Confiance
Apporter son aide n’est pourtant pas toujours une chose facile. En effet, distribuer de l’argent, même avec les meilleures intentions du monde, n’a pas toujours le succès escompté. Cela, Marie Graf, présidente et fondatrice de la GRAFE, en est parfaitement consciente. En 1994, elle a créé cette association afin de briser le cercle vicieux de l’exode qui pousse des Africains en nombre à quitter leurs terres pour s’entasser dans des bidons villes ou fuir vers un avenir incertain en Europe. Pour que son projet se concrétise, elle s’est rendue à plusieurs reprises dans les pays concernés pour se familiariser avec le mode de fonctionnement local et trouver des interlocuteurs valables. «Je grandis toujours en renforçant mon capital humain, indique la persévérante présidente. Ce n’est pas facile d’être prise au sérieux quand on est une femme, et qui plus est blanche.»
Depuis trois ans, l’aide se fait par l’attribution de microcrédits, une forme de prêt qui responsabilise le preneur. «On fait le pont entre les clients et l’accès aux finances de ceux qui n’en auraient autrement pas la possibilité», explique Philippe Graf, membre du comité.

Beaucoup de projets
En outre, l’efficacité de cette banque solidaire, désormais consultante auprès de l’ONU, repose sur des structures déjà existantes. Ainsi, au Burkina Faso, l’ONG s’est imbriquée dans une mutuelle laïco-religieuse. Au Sénégal, l’organisation est entre les mains de Youssouph Cissé, administrateur. En Côte d’Ivoire, elle profite du programme des Nations Unies pour le développement. Les projets fourmillent…

Les Roms quittent Genève

Les premiers Roms dont la Croix-Rouge genevoise a financé le départ sont partis avant-hier. D'autres suivront aujourd'hui et samedi prochain.


Les Roms ont reçu quelques habits
et de la nourriture avant de s'entasser
dans le car archibondé. Christian Bonzon

Devant le car qui va le ramener en Roumanie, Sandru Ciurar ne sourit pas. Il est fâché. «Très fâché», nous dit Eva, interprète pour la Croix-Rouge genevoise. Ce Rom de 32 ans est l'un des quatorze mendiants roumains qui sont repartis chez eux, samedi matin. Avec de pauvres bagages: quelques habits, parfois des jouets trouvés dans la rue. Chacun a en outre reçu des victuailles, un pull et un manteau chaud, avant de s'engouffrer dans le bus archibondé. Et d'affronter les trente-six heures de route...
Lire la suite de cet article de Xavier Lafargue dans le Matin

"J'étais un sans-papier"

http://www.lematin.ch/var/plain/storage/images/6847786-1/68477861.jpg
Antonio Hodgers: "Il y a 25 ans, j'étais un sans-papier!"

Vous allez prêter serment le 3 décembre à Berne. En dix ans, vous êtes passé des Noctambus, à Genève, aux portes de la commission des transports, dont vous rêvez. C'est un beau parcours, non?
Et il y a vingt-cinq ans, j'étais encore requérant d'asile et sans papiers, puisque ma mère a fui la dictature en Argentine. J'étais donc comme ceux que l'on parque aujourd'hui dans des baraques. J'insiste là-dessus parce qu'avec les lois de Blocher en vigueur, on n'entre plus en matière pour les requérants sans papiers. Maintenant, mon parcours a-t-il été rapide? Je ne sais pas. Disons qu'il reflète la capacité d'intégration de la Suisse. C'est pour ça que j'aime ce pays.

Lire l'intégralité de l'interview qu'Antonio Hodgers a accordée au Matin Dimanche

dimanche 25 novembre 2007

"Leaving is not living " la pub anti-migration de la Suisse au Nigéria


Résumé de l'article du Blick

Dans tous les postes TV du Nigéria, c'est la mi-temps du match de foot contre la Nati . Un bloc de publicité payé par la Suisse explique que notre pays n'est celui ou coule le miel et le lait comme on le croit souvent. En tout cas, là-bas les migrants africains y sont réduits à la misère, à la mendicité et à la vie de sans-abris.
La confédération inonde aussi le pays (et son voisin le Cameroun) de tracts qui portent le même message. La campagne coûterait près d'un demi-million de francs et les services de Blocher envisagent d'étendre la mesure à d'autres pays du continent.
Bon juste en passant, le clip est réalisé en français et au Nigéria (150 mio habitants) on parle anglais, (officiel), Haoussa, Yoruba, Igbo et Peul, mais pas français, alors pour le prix on espère qu'on a pu produire une version doublée...
C'est aussi très drôle que trois semaines après avoir protesté contre la mauvaise image de la Suisse que donnaient (gratuitement) certains journaux étrangers, cette fois c'est le département de Christoph Blocher qui paye pour le même résultat...

"So schrecken wir die Afrikaner ab": allez lire l'article paru dans le Sonntagsblick pour y visionner la pub diffusée dans les médias africains.

Et dans ce post, la séquence que le TJ soir a consacré à cette affaire avec de larges extraits du clip


Calmy-Rey critique la ligne de la gauche dans le domaine de l'intégration

La présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey a déclaré dans une interview que le Parti socialiste devait « apporter des réponses aux questions liées à la délinquance juvénile, à l'intégration ou encore à la sécurité ». Sur le vif : Carlo Sommaruga, conseiller national socialiste genevois.
Ecoutez la séquence de Forum

samedi 24 novembre 2007

ONU: un comité juge le Taser comme étant une "forme de torture"

Lire cette dépêche de l'ATS
Le Comité de l'ONU contre la torture a estimé que l'utilisation du pistolet Taser constitue "une forme de torture" et "peut même provoquer la mort". Cette arme a été mise en cause récemment dans les décès de trois hommes au Canada et de trois autres aux Etats-Unis.

"L'usage de ces armes provoque une douleur aigüe, constituant une forme de torture", selon le Comité, composé de dix experts indépendants. "Dans certains cas, l'usage de ces armes peut même causer la mort, ainsi que l'ont révélé des études fiables et des faits récents survenus dans la pratique", a fait valoir le Comité.

Histoire de l'intégration de la communauté juive à Fribourg

Lire cet article du Temps
Tout juste sorti de presse, un ouvrage éclairant retrace l'histoire de la communauté juive de Fribourg, laquelle se confond avec celle de la famille Nordmann, venue d'Alsace. De la méfiance à l'intégration, le chemin a été long.

vendredi 23 novembre 2007

Belmont - Kera Douré

Grâce aux 50 000 francs octroyés par le Conseil communal en juin, le village de Kera Douré possède une nouvelle é­cole. Les autres actions orchestrées depuis Belmont ont été maintenues. Un repas de soutien est prévu.


L'ancien bâtiment scolaire ne suffisait
plus pour abriter tous les élèves de
Kera Douré et ses environs.


"L’action que nous menons dans ce village depuis 1999 a permis d’y tripler les effectifs scolaires", se réjouit Philippe Jan, président de "Belmont soutient Kera Douré". Cette association, affiliée à ­Nouvelle Planète, voit son action de scolarisation entreprise depuis 1999 dans ce hameau situé au nord du Burkina Faso faire un grand pas en avant: grâce aux 50 000 francs octroyés par le Conseil communal de Belmont en juin dernier et aux 12 000 francs financés par l’association, la construction d’un nouveau bâtiment scolaire vient de s’achever.­Il pourra abriter trois classes d’enfants de 712 ans, précise Philippe Jan. Il ne reste plus que le mobilier et l’éclairage solaire­ installer. Ce qui permettra aussi d’organiser des­ études du soir.

Le plus faible taux au monde
Au Burkina Faso, le taux de scolarisation reste un des plus faible au monde (143e rang sur 144 pays enregistrés au Nations Unies). Et Kera Douré se situait largement au-dessous de la moyenne nationale (47,5%), avant que l’association de Belmont n’entame, en 1999, son action­ Kera Douré et dans quatre villages environnants. "Nous agissons aussi dans le domaine sanitaire et des activités rémunératrices pour les femmes, mais l’école reste le meilleur lieu pour faire­ évoluer la population en ce qui concerne l’économie, la santé, l’hygiène et les méthodes culturales" ­, ajoute Philippe Jan.
et de formation des adultes, dans ce hameau de brousse où 90% des femmes sont La construction du bâtiment scolaire n’a toutefois pas­ été réalisée au détriment des autres actions orchestrées depuis Belmont. L’association a poursuivi son programme d’alphabétisationillettrées. ­Tous nos autres projets se déroulent bien: 575 arbres fruitiers plantés par les écoliers des cinq villages, microcrédits, forages, maraîchages, maison de la plate-forme multifonctionnelle (décortiqueuse, moulin, chargeur de batteries, poste à souder), tout est en progrès. Par ailleurs, la banque de céréales permettant de stocker les denrées révèle son utilité après les inondations d’août et la sécheresse de cet automne, qui font courir le risque d’une famine généralisée en Afrique subsaharienne.

Un article de Claude Béda dans 24 Heures


Un souper de la solidarité est prévu le samedi 1er décembre dès 17 h 30 à ­la grande salle de Belmont. Au programme, couscous royal et concert de jazz. Inscription jusqu’au 26 novembre: tél. 021 728 57 96 ou e-mail:

jeudi 22 novembre 2007

Tasers, trois décés en une semaine aux USA


L'arme non-létale que la commission du Conseil National souhaite inclure dans la panoplie des outils à disposition de la police pour exécuter les renvois (y compris des familles) continue à démontrer ses "dommages collatéraux".
Trois décès en une semaine aux USA, un mois après le scandale du Taser au Canada (deux décès en 4 jours il y a un mois et un troisième plus récemment)

Les premiers transferts sont houleux

Lire le compte rendu de Aline Andrey dans le Courrier qui fait suite au témoignage de Pierrette Iselin

La privatisation de l'asile


Lire ce dossier de Swissinfo
Dernier en date, le canton de Fribourg a décidé de confier l'encadrement des requérants d'asile à une société privée. Jusque-là, et depuis 24 ans, c'est la Croix-Rouge qui assumait ce mandat.

Les cantons font leurs comptes, dans un domaine où la tendance est au durcissement et au report de charges suite à l'entrée en vigueur de la nouvelle loi fédérale sur l'asile.

A l'heure actuelle, près de 870 personnes en moyenne demandent chaque mois l'asile en Suisse. La majorité d'entre elles déposent formellement leur requête dans les quatre centres d'enregistrement nationaux, où la prise en charge est assurée par une société privée.

Lisez aussi ce post sur le même sujet avec une photo très parlante

Droit d'établissement pour tous



Solidarité sans frontières organise les premières assises nationales sur le droit d'établissement pour tous

Samedi 1er décembre 2007
13 H 30
Mittelstrasse 6a
Berne


Les migrant-e-s qui vivent en Suisse sont soumis à un vent glacial. Depuis l'acceptation des nouvelles lois sur l'asile et les étrangers et les élections nationales, leur situation est pire que jamais.

L'image “http://www.sosf.ch/cms/upload/bilder/logo.png” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
(site en allemand)

Lausanne: la situation des Roms est «sous contrôle

La Municipalité estime que la situation de la mendicité notamment des Roms en ville est maîtrisée, et qu'aucune mesure particulière n'est pour l'heure nécessaire. Un article de Julien Pidoux dans 24 Heures.



Les policiers des postes de quartier ont procédé,
courant octobre, à une quinzaine d'interpellations
de mendiants d'origine étrangère au centre-ville.
De tels contrôles avaient déjà eu lieu l'année précédente.
LAUSANNE, LE 31 MAI 2006
Philippe Maeder


Les mendiants étrangers qui arpentent les rues lausannoises pour la plupart issus de la communauté rom continueront à demander l'obole sans craindre une augmentation massive des contrôles d'identité ou une interdiction de cette pratique.
Le Conseil communal a refusé mardi soir d'entrer en matière sur d'éventuelles «mesures policières, de santé publique et sociales», comme le demandait l'UDC Claude-Alain Voiblet. Son intervention a par contre eu le don de faire réagir vivement les élus de gauche. Pour le PS, Rebecca Ruiz n'a pas hésité à parler d'une interpellation «irrespectueuse et mensongère», alors que Diane Gillard a évoqué une «désinformation raciste». La conseillère d'A Gauche toute! a par ailleurs vu sa résolution, demandant a contrario à la Municipalité de traiter les Roms comme les autres ressortissants européens et de mieux s'informer sur cette communauté, être refusée par le Conseil, à 33 voix contre... 32! L'abstention de nombreux socialistes et Verts explique ce dénouement, dans un Conseil à majorité de gauche.

«Victimes du génocide nazi»
Claude-Alain Voiblet s'inquiétait du possible afflux prochain de mendiants roms, notamment après la volonté genevoise de durcir le ton: des mesures particulières ont-elles été envisagées?
C'est une réponse de cinq pages que le municipal des Affaires sociales, Jean-Christophe Bourquin, a lue à l'assemblée. «La situation réelle concernant la mendicité ne nécessite pas que des mesures soient prises dans la précipitation», a-t-il relevé, rappelant que les Roms, «au même titre que les juifs et les homosexuels, ont été victimes du génocide nazi». Une incise historique fort malvenue selon l'UDC, mais aussi selon LausannEnsemble. «M. Bourquin a été malhonnête, rétorque ainsi Françoise Longchamp. Cet amalgame avec les nazis est scandaleux. Cela a beaucoup choqué notre groupe. Sur le fond, on doit s'attendre à l'éventualité d'un afflux de mendiants. LausannEnsemble sera vigilant.» Claude-Alain Voiblet regrette pour sa part que le Conseil se soit privé d'un débat intéressant, parce qu'il a été amené par un UDC. «La Municipalité fait de l'humanisme bon marché, apprécie-t-il. Si la situation se détériore, il faudra réintervenir.

mercredi 21 novembre 2007

Billets de retour payés par la Croix-Rouge


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Les Roms évacués de leur campement sous les ponts vont pouvoir rentrer dans leur village en Roumanie grâce à la Croix-Rouge genevoise. Vingt-sept personnes, actuellement dans les abris mis à disposition par la Ville, ont manifesté le désir de regagner leur pays. Coresponsable du secteur Migration et Intégration, Pascal Bonzon s'explique.

Lire la suite de cet article du Matin

Les députés vaudois sont divisés sur l'application de la LEtr

Partout les préocupations sécuritaires prennent le pas sur la protection des réfugiés



Le Haut Commissariat aux Réfugiés a dénoncé, le 3 octobre, la gestion "politique" du droit d'asile en dénonçant le fait que "les soucis de sécurité", des quotas implicites, des procédures pour le moins inéquitables compromettent le droit d'asile qui est reconnu aux réfugiés du monde entier.

"Les préoccupations sécuritaires occupent une place prépondérante dans les régimes de l'asile dans un nombre croissant de pays, avec une tendance inquiétante à reléguer les droits des personnes au second plan" considère le Haut Commissariat, dépendant de l'ONU. Une situation que nous vivons en France. "Le monde des frontières est particulièrement sombre ; des interceptions, des demi-tours et des refoulements" ajoutait Erika Feller, déléguée à la protection des réfugiés.

Ainsi, le HCR s'est déclaré "particulièrement inquiet" du nombre croissant de détentions ou rétentions arbitraires, y compris celles des enfants, ce qui est inacceptable.

mardi 20 novembre 2007

Des habits et un matelas, le reste à la benne !


Lisez ce témoignage de Pierrette Iselin sur l'application inhumaine que le canton de Vaud fait de la nouvelle LASI.


Voilà ce qu’un ou une requérante qui déménage d’un centre à un autre a le droit d’emporter.
Imaginez que cela vous arrive. Vous devez changer d’endroit sous la pression et la contrainte. Qu’emporteriez-vous ? vos effets personnels bien sûr, vos souvenirs, vos livres préférés, tout ce qui fait votre vie.
En Suisse, et cela se passe en Suisse, quand un -e requérant-e doit changer de centre, il va devoir se limiter à un matelas et des habits. Tout le reste va être strictement contrôlé. Ces jours, et c’est maintenant que cela se passe, vu que les requérants n’auront plus droit à l’aide sociale dès le 1er janvier 08, mais qu’ils devront se conformer aux nouvelles directives du SPOP qui leur délivrera une décision d’octroi de l’aide d’urgence, le lieu d’hébergement et les conditions d’hébergement vont complètement changer.

Je vous livre ce témoignage qui m’a profondément marquée. Cela se passe en Suisse, tout près de Lausanne.
Le vendredi 16 novembre 2007, un parrain d’une réfugiée me mandate pour l’aider à déménager de Crissier à la rue du Simplon à Lausanne. À l’heure dite, je me rends au Centre de requérants de la Fareas de Crissier pour aider cette femme et son enfant à déménager. Il est huit heures et demie, nous attendons le « camion » qui viendra emporter les affaires de 5 requérant-e-s qui sont censés partir à 8h.30. Des Africains-e-s en majorité, m’invitent pour un café. L’ambiance est bon enfant. Le matériel a été descendu au rez-de-chaussée pour être déménagé. Chacun-e ajoute encore une valise, un carton, des vivres sortis du frigo pour assurer la suite. J’observe un requérant un peu à part qui descend ses affaires avec précaution, deux valises, un carton de casseroles, et deux ou trois paquets bien ficelés. Il semble avoir soigneusement empaqueté son matériel et ne le perd pas des yeux. J’apprends qu’il est Iranien. La jeune femme avec l’enfant, n’a pas pu prendre du temps pour empaqueter les affaires qui la concernent ; en plus elle tient à prendre deux petits meubles avec les affaires de l’enfant, ainsi que des jeux, des jouets, une télé pour passer des films à son fils et des cassettes. Çà et là encore quelques affaires avec les langes de l’enfant, des vivres, des biberons et des produits pour son entretien. Tout cela fait un joli échafaudage, mais faute de moyens, tout est offert à ciel ouvert aux yeux inquisiteurs des personnes présentes.
À 9h.20, toujours pas de camion. Je m’impatiente, le responsable du Centre me dit que le camionneur a dû faire une course auparavant. Enfin, vers 10h., le camion arrive. Tout le monde descend pour embarquer ses affaires. C’est là que les choses se gâtent. Le responsable du camion, totalement obnubilé par des consignes qu’il est censé faire appliquer,
refuse d’embarquer une partie du matériel qui se trouve au bas de l’escalier. Il répète plusieurs fois : « des habits et un matelas, le reste à la benne ! « Je vois les requérant-e-s se ratatiner et se faire tout petits pour qu’on les oublie, et qu’ils passent inaperçus à côté de leurs effets. Je n’oublierai jamais le regard de détresse que lance le requérant iranien. Un univers d’humanité s’écroule pour lui, ses précieux bagages sont menacés. Tout ce qui constitue un reste de vie et de préservation du domaine personnel est mis en danger. Les autres voient aussi avec effroi qu’ils vont devoir faire des choix draconiens. D’autant plus que le camionneur en rajoute : « là-bas, au Simplon, c’est tout petit, il y a de la place pour un lit et une table » s’époumone-t-il, refusant toujours de charger. L’impatience gagne les rangs. Un autre membre de la Fareas rajoute : » c’est lui qui décide, conformez-vous à ses indications ». Tout le monde piétine. Je sors mon portable pour interpeller un ou deux membres de la coordination asile. Le responsable du camion lâche encore ces mots : « Inutile de vous faire des illusions, quand vous serez au Simplon, il y aura des Sécuritas et des responsables qui laisseront tout ce superflu sur le trottoir ! « et il termine en disant : « de toute façon, pourquoi prendre tout ce matériel, dans deux ou trois mois, vous devrez quitter la Suisse ! »
Subitement, comme l’affaire risque de tourner à l’aigre et que des pressions ont tout de même pu être faites, le camion est chargé et part aux trois quarts plein pour se diriger à l’avenue du Simplon à Lausanne. Il reste encore du matériel de ma protégée. En désespoir de cause, je vide les tiroirs de deux petites commodes et j’embarque tout ce qui reste dans ma voiture, après avoir mis le contenu dans des sacs en plastique ; les deux commodes bancales sont déchiquetées et passent dans la benne. Une fois à la rue du Simplon à Lausanne, le déménagement se fait assez rapidement, grâce à l’entraide des requérants africains qui montent tout le matériel sur leur dos. Par un curieux hasard, l’ascenseur n’est pas disponible. Visiblement, l’équipe du Simplon tolère ce premier arrivage. Mais la responsable brandit déjà un règlement qui va être communiqué plus tard aux nouveaux arrivants. Les consignes fusent : pas de télé dans les chambres et des écouteurs sur les oreilles pour les appareils de radio.
Tout le monde est logé au quatrième étage, dans des chambres pas trop exiguës, qui viennent d’être rénovées. Le reste de la maison est encore en travaux. Pour une femme avec un enfant de bas âge, il faudra descendre les étages (sans prendre l’ascenseur), pour aller à la cuisine. La tâche ne sera pas si aisée.
Je surprends au passage des mots échangés par les gardiens Sécuritas et le personnel de la rue du Simplon :
« Pour les suivants, il s’agira d’être strict et déterminé. Des habits et un matelas, c’est tout. »

Trois questions viennent immédiatement à l’esprit :
- Cette violence est-elle compatible avec une situation de détresse et de respect des droits humains ?
- Qu’adviendra-t-il des déménagements qui vont se faire à partir des appartements ?
- Comment les employé-e-s de la Fareas peuvent-ils gérer de telles situations, sans devenir de véritables exécuteurs-trices de mesures inhumaines et scandaleuses ?

Les prochains déménagements devraient se faire sous les yeux de membres de la Ligue des droits humains et de membres d’ONG, solidaires de l’asile. Mais cela n’atténue en rien la totale injustice qui exclut aujourd’hui l’hébergement en appartement et qui pousse les gens à se déraciner encore plus, en les coupant de lieux de vie et de minimum de convivialité.

Signé : Pierrette Iselin

Les faux-vrais journaux des vrais-faux persécutés

Lire cette brève dans le Courrier International
Les éditeurs des journaux paraissant au Katanga, dans le sud-est de la république démocratique du Congo (RDC), sont inquiets. Ils ont peur d'être accusés de favoriser l'entrée illégale des Congolais en Europe. Ces derniers temps, en effet, pour obtenir le droit d'asile, des clandestins brandissent des coupures de journaux de cette région, attestant qu'ils sont pourchassés pour leurs opinions politiques ou qu'ils ont été emprisonnés sans procès. Ces sans-papiers ne manquent pas d'arguments... A Kinshasa, depuis plusieurs années déjà, des journalistes peu scrupuleux se font payer par des candidats à l'émigration pour écrire des articles racontant que ceux-ci sont menacés par le régime en place, afin de justifier une demande d'asile politique.

Une histoire de racisme ordinaire

Histoire contée par Madame Françoise Bonny de Lausanne, dans le courrier des lecteurs de 24 Heures:


http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/12/ApartheidSignEnglishAfrikaans.jpg/300px-ApartheidSignEnglishAfrikaans.jpg

Mon mari, Camerounais, et trois de ses amis se sont vus interdire l’entrée d’un bar lausannois que nous fréquentons parfois en couple. J’ai demandé des explications à la patronne: «mes employés ont pour consigne de ne pas recevoir des Africains, des Arabes ou des Albanais en groupe». Trop bruyants. La dame ne pense pas être xénophobe, elle est elle-même Albanaise, c’est dire… Elle ne sait pas si ces quatre personnes-là étaient bruyantes, elle n’était pas là.
Qui dit délit de faciès? On expulse d’abord, on discute ensuite. Symptomatique de l’ambiance malsaine entretenue par l’UDC. Leçons de cette mésaventure parmi d’autres:
1. un Africain, ça va, quatre Africains, bonjour les dégâts!
2. les Africains parlent forcément fort, sont certainement dealers, donc dehors les moutons noirs!
3. si la police du commerce avait traité cette dame avec sa propre logique, on ne lui aurait pas permis d’ouvrir son bar, car les préjugés, lamentables, n’épargnent pas les Albanais.
A part ça, bonne nouvelle, mon mari ne s’est plus fait accoster dans la rue par des toxicos «vends-moi quelque chose, je sais que tu en as!» Forcément, un Noir… Ils ont enfin compris qu’il n’«en» a pas. (…)
Je repense à mes arrière-grands-parents, Suisses, partis chercher une vie meilleure en Argentine il y a un siècle. L’histoire tourne, il fut un temps où les Suisses s’expatriaient pour vivre. Si ce temps revenait, où irons-nous? Qui nous accueillera? La Terre n’est qu’un grand village, attention aux retours de manivelle…

Sanctuaire administratif pour requérants déboutés?

Pourra-t-on arrêter un requérant débouté qui se présente au Service de la population? Oui, dit la droite. Non, proteste la gauche. Les députés vaudois trancheront aujourd'hui. Un article de Laurent Busslinger dans 24 Heures.


REFUGE?: Les locaux du Service de la population à Lausanne.
«Ceux qui s'y rendent doivent savoir qu'ils ne se feront pas
embastiller», argumentent la gauche, les Verts et certains radicaux.
«Les forces de l'ordre doivent pouvoir faire leur travail où que
ce soit», rétorquent l'UDC, les libéraux et d'autres radicaux.
ACCUEIL DU SPOP, LE 19 NOVEMBRE 2007
PATRICK MARTIN


C'est «la» pierre d'achoppement d'un texte sensible par nature. Ce matin, les députés diront comment Vaud appliquera la nouvelle loi fédérale sur les étrangers, et quel y sera le statut du Service de la population (SPOP). La police pourra-t-elle s'y saisir d'un requérant débouté? L'endroit sera-t-il au contraire un refuge provisoire où il ne craindra rien?
Dans un canton qui s'est longtemps signalé par sa résistance aux directives de Berne, où l'accueil des étrangers a mené à la crise dite des 523 avec la Confédération, le sujet est hautement symbolique. Même si en septembre 2006 Vaud acceptait par 54% des voix des textes qui ont obtenu 67% de oui dans toute la Suisse.

Pas pour les délinquants
L'article litigieux est bref: «Les mesures de contrainte sont interdites dans les locaux de la police des étrangers lorsque l'étranger s'y rend pour répondre à une convocation, ou recevoir une prestation d'urgence. Nul ne peut être arrêté durant les deux heures qui précèdent ou suivent une convocation. Cet alinéa ne s'applique pas aux étrangers ayant été condamnés pénalement.» Absente du texte du Conseil d'Etat, cette disposition y a été introduite par la gauche de la commission, renforcée par un radical.
«Il s'agit de dire que l'administration ne piège pas les gens, et leur permet d'avoir accès à l'aide d'urgence sans risquer l'arrestation», explique l'écologiste Philippe Martinet, président de la commission et rédacteur du rapport de majorité. L'accès à cette aide n'est en effet possible qu'à travers le SPOP. «Il s'agit aussi de continuer à faire oeuvre de persuasion en faveur d'un retour volontaire», poursuit l'élu vert. Toutes possibilités de recours et tous délais de départ échus, le SPOP peut maintenir un dialogue avec les requérants, pour tenter de leur faire reconsidérer leur conduite. «On a procédé ainsi avec succès durant la crise des 523. Les requérants osaient se rendre au SPOP, ils savaient qu'ils n'allaient pas se faire embastiller», poursuit Philippe Martinet. A gauche, on considère enfin que face, à une loi «globalement répressive», cet ajout est un compromis minimal.
«Les forces de l'ordre doivent pouvoir faire leur travail où que ce soit», rétorque Dominique Kohli. Auteur du rapport de minorité opposé à la sanctuarisation du SPOP, le libéral rappelle que ce type d'arrestation est exceptionnel: «Une dizaine de cas par an, et ce sont toujours des personnes qui peuvent rentrer dans leur pays, mais qui restent sachant que leur situation est illégale.»
«Le SPOP n'a jamais appâté et n'appâtera jamais quiconque pour s'en saisir, je ne l'admettrais pas», insiste de son côté Philippe Leuba, en charge du Département de l'intérieur. L'application de mesures de contrainte à l'intérieur du service ne se comprend, pour lui, «que face à quelqu'un qui refuse toute forme de collaboration pour son départ». Et si les 523 étaient hors de danger d'arrestation, c'est parce qu'une négociation sur leur sort restait engagée.

lundi 19 novembre 2007

Pour en savoir plus sur les Roms

Bien sûr vous pouvez browser à travers la catégorie roms de ce blog, mais une autre option c'est d'aller consulter le bon travail de DMOZ

Le fait divers fait recette

Lire ce compte rendu de Didier Estoppey d'une table ronde qui s'est tenue à Lausanne

Le "plan Rom" du DFJP

La question rom préoccupe Christoph Blocher. Selon nos informations, le patron du Département de justice et police aurait demandé à l’Office fédéral des migrations (ODM), qui relève de son dicastère, de plancher sur le problème. Le but, selon cette source, serait que Berne soit prête à agir si la Suisse devait connaître une vague d’immigration de l’ampleur de celle qu’a connue l’Italie.

Du côté du Département fédéral de justice et police (DFJP), le porte-parole Livio Zanolari confirme que l’«ODM est en train d’analyser la situation des Roms. Surtout les questions spécifiques à la Suisse, et à Genève, mais également sur le plan international. Dans un second temps, l’ODM formulera des propositions, comme le veut la pratique.»

A noter que depuis la tempête politique déclenchée dans la Péninsule, suite à l’agression d’une Romaine par un présumé tsigane le 30 octobre, le DFJP poursuit le contact avec les autorités italiennes sur ce point. Notamment via le centre de coopération policière italo-suisse de Chiasso.

Le «plan Rom» du DFJP se doit-il de renforcer l’appareil législatif existant? Pour l’heure, Livio Zanolari rappelle que «la législation suisse offre déjà une bonne base pour agir». Notamment via la loi fédérale sur les étrangers, en vigueur dès janvier, qui stipule que tout étranger doit disposer des moyens nécessaires à son séjour. En outre, les Roms ne peuvent séjourner que trois mois en Suisse, avec un visa de touriste. Enfin, ils ne sont pas soumis à la libre-circulation des personnes. Cela pourrait changer dès le moment où le pays l’étendrait à la Roumanie et à la Bulgarie. Actuellement, des discussions sont en cours.

Valentine Zubler, Berne, dans la Tribune de Genève

L'intégration en dansant la salsa

La Fête tropicale, qui a chauffé les foyers de Beausobre, samedi, a permis aux communautés suisse et étrangères de se rencontrer. Un article de Madeleine Schürch dans 24 Heures.


Les danses latinos ont permis aux communautés
étrangères et suisse de se mêler sur la piste aux
étoiles de Beausobre, samedi, lors de la grande fête
organisée par la Commission Suisses-Etrangers de Morges.
Janine Jousson

C'est désormais un rendez-vous très couru. Depuis sept ans, la grande Fête tropicale organisée par la Commission Suisses-Etrangers de Morges attire des centaines de personnes dans un grand melting-pot culturel. Si les rythmes de la fête et les amuse-bouches sont latinos, on y vient en famille, qu'on soit originaire des Balkans, d'Afrique, d'Asie ou d'Amérique du Sud.

Festoyer, ça détend!
Président de la commission, le municipal Yves Paccaud accueillait les participants à l'entrée des foyers de Beausobre. «Pour avoir résidé moi-même plusieurs années en Espagne et à Londres, je sais ce que c'est que d'être expatrié.» C'est sa volonté de redynamiser cette commission Suisses-Etrangers, fondée en 1981 déjà, qui a conduit son comité de 22 membres à mettre sur pied une grande fête annuelle, en plus d'autres manifestations qu'elle organise, comme le 1er Août ou la Grande Table.
Pour les 25 ans de la commission consultative, l'an dernier, plus de 800 personnes s'étaient pressées à la fête. Samedi soir, alors que les plus âgés papotaient aux tables disposées sur les côtés, la salle de danse était bondée.
Le regard en coin, un vétéran avait les pieds qui le démangeaient. Giuseppe Cossetto, un Italien de 73 ans, n'a pas de passeport suisse, même s'il vit ici depuis cinquante-six ans. Parmi les fondateurs de la commission, il a vu cette chambre, formée à l'origine essentiellement d'Italiens, d'Espagnols et de Portugais, devenir toujours plus multiculturelle et toujours plus suisse. En effet, pas mal de ses membres étrangers, comme le Kosovar Lokaj Isuf, venu en Suisse il y a vingt-deux ans, sont aujourd'hui naturalisés.
Alors qu'un groupe de danse terminait sa démonstration de flamenco moderne, des ados s'essayaient aux premiers pas de la salsa, du mérengué ou du tango. Aux stands, on dégustait cocktails exotiques et spécialités argentines ou chiliennes, entre deux rasades de Salvagnin ou d'Henniez, en attendant l'arrivée des couche-tard, qui allaient faire monter la température de la salle.
«Notre but est d'éviter le communautarisme, que les Suisse découvrent les étrangers qui vivent chez eux, mais aussi que les différentes nationalités se rencontrent et apprennent à coexister», précisait Yves Paccaud. Une communauté d'esprit que ne contrediront pas cette belle Haïtienne et cette Argentine qui se retrouvaient dehors dans le froid pour pester dans un seul élan contre la récente interdiction de fumer à l'intérieur!

dimanche 18 novembre 2007

Carnet d'Afrique de l'est

Stéphanie Braquehais est journaliste indépendante à Nairobi. Elle a suivi la piste des clandestins et donne son témoignage dans un carnet de route impressionnant. A lire absolument.

La nouvelle échoppe d'Abdi Ali (Stéphanie Braquehais)
Les solutions face à l'exil? Paroles de sages somaliens
Paroles de membres de la communauté des sages de la région de Bari (au nord est du Puntland). Dernier épisode du reportage de Stéphanie Braquehais en Somalie, avec les candidats à l'exil (16 novembre 2007).

Les passeurs négocient avec le garde qui vient de tirer sur la voiture (Stéphanie Braquehais)
Sur la plage de Marero, les passeurs veillent sur le butin
Quatrième volet de notre reportage en Somalie. Aujourd'hui, visite mouvementée au point d'embarcation des candidats à l'exil (15 novembre 2007).

En attendant le bateau, ils n'ont pas mangé depuis 4 jours (S. Braquehais)
A Bossasso, Somalie, avec les candidats à l'exil
Tout au long de la semaine, le récit de Stéphanie Braquehais, qui a partagé le quotidien de ceux qui rêvent de gagner le Yémen (11 novembre 2007).

Ces Roms qui gênent l'ambassade de Roumanie

Ambassadeur de Roumanie auprès des Nations Unies et président du Conseil des droits de l'homme, Doru Costea vit à Genève. Il avoue être embarrassé, voire agacé, par ses concitoyens qui mendient dans les rues, mais souligne que la Roumanie a encore des efforts à faire pour les intégrer.
Excellence, vous vivez à Genève. Que ressentez-vous en voyant les Roms mendier dans les rues de la ville?
Je ressens un certain malaise, une forme de gène. Ce n'est pas agréable et je me demande toujours pourquoi les gens doivent en arriver à recourir à ce type de méthodes.

Lire la suite de son interview publiée par le Matin.


Sujet à polémique dans le canton
de Genève, les Roms, dormants
sous les ponts, ont été évacués
vendredi matin par la police.
Provisoirement logé dans des
abris de la protection civile,
la plupart sont repartis
mendier dans les rues.
Michel Perret

Nouvelle loi sur l'asile

Entre 500 et 1500 personnes ont manifesté à Zurich contre la nouvelle loi sur l'asile et les étrangers, qui entre en vigueur en 2008. Elles ont défilé sous le slogan "contre les expulsions et l'exclusion! vivre la solidarité!".

Beaucoup de personnes concernées par le durcissement de la loi sur l'asile et les étrangers ont participé à la manifestation, ont indiqué les organisateurs. Selon ces derniers, près de 1500 personnes ont participé au rassemblement, qui s'est déroulé sans heurt, contre 500 pour la police.
Les manifestants demandent une admission immédiate des requérants en provenance d'Irak, du Darfour ou de la Birmanie, la fin des expulsions sous la contrainte comme des détentions en vue de retours forcés. Ils exigent le même traitement pour les requérants issus de pays comme l'Iran, la Turquie et l'Afghanistan.
Les manifestants revendiquent également l'égalité des chances en Suisse pour les requérants avec la fin de l'interdiction de travailler comme celle de bénéficier de l'aide sociale. Selon eux, la Suisse ne cesse de durcir sa loi sur l'asile depuis des années, au point qu'elle ne respecte plus les droits élémentaires de l'homme.
Le 2ème volet des nouvelles lois sur l'asile et les étrangers, avec à la clé la suppression de l'aide sociale pour tous les requérants déboutés, entrera en vigueur le 1er janvier 2008

SDA-ATS News Service

samedi 17 novembre 2007

Les Roms, miroir de notre indignité

Lire l'édito de Didier Estoppey dans Le Courrier
Ils ne dorment plus sous nos ponts. Hier, par un petit matin glacial, une trentaine de Roms de Roumanie, les derniers à avoir résisté à un climat d'opprobre public plus réfrigérant encore que les rigueurs de l'hiver naissant, ont quitté les rives de l'Arve pour l'abri temporaire que leur offrent si généreusement les autorités genevoises. En espérant ne pas faire de vieux os et pouvoir monter dans le premier bus pour Bucarest.
Mardi, en conférence de presse, le conseiller d'Etat Laurent Moutinot commentait un «plan de lutte contre la mendicité» très attendu en lui fixant, pour première priorité, la solidarité et la dignité humaine. Attendu au contour, il commençait aussi par préciser que le but de l'opération n'était pas de lutter contre les mendiants. Mais le politicien est visiblement doué d'une capacité d'adaptation hors du commun. Dans une longue interview publiée hier par un journal de boulevard (Le Matin), il affirme quasiment le contraire de ce qu'il avait tenu à préciser mardi. A la première question, qui est de savoir s'il va «vraiment pourrir la vie des Roms à Genève», le magistrat socialiste répond: «Oui, parce qu'on ne peut pas s'occuper de toute la misère du monde.»
Voilà qui est plus clair. Faites circuler cette misère que nous ne saurions voir. Le message a d'ailleurs été parfaitement intégré par les Roms avant même que ne débute le «dialogue» que prétendaient engager avec eux les autorités. La plupart d'entre eux avaient déjà plié bagages, ne souhaitant pour rien au monde être fichés par la police et risquer une interdiction de séjour. Et ceux pris en charge hier n'avaient qu'une demande: un ticket de retour dans les meilleurs délais.
A ce stade, l'opération semble donc une réussite totale, même si libéraux et udécistes, qui ne voudraient pas abandonner si facilement leur nouveau fonds de commerce, continuent à hurler à l'interdiction et au bannissement. Restent des questions. Ces mendiants, dont on ne veut plus voir aujourd'hui un seul passer l'hiver dehors, étaient déjà sous nos ponts l'hiver dernier. Sans que, apparemment, personne ne s'en émeuve. Un reportage de «Temps présent», diffusé le printemps dernier par la TSR, avait même montré des images poignantes d'abris de fortune ravagés par un incendie suspect. L'opinion publique n'aura retenu de l'émission que l'illégalité des amendes infligées aux mendiants, suspendues depuis lors par Laurent Moutinot. Puis les polémiques subséquentes, alimentées par le sentiment d'invasion cultivé par certains médias et politiciens.
Les autorités marchent depuis lors sur des oeufs. Il serait facile de condamner d'un verdict sans appel leur tentative de grand écart entre tentations humanistes et pressions populistes. L'incapacité de cette Genève prétendument internationale à accepter et gérer quelques dizaines de Roms venus quêter les miettes d'une Europe qui les a totalement oubliés doit tous nous interpeller. Les ponts franchissant l'Arve ont repris digne allure. Il n'en va pas de même de nos consciences.
L'édito se réfère en particulier à cet événement

40.000 Francs pour expulser un sans-papier

Afrique Echo magazine reprend cette brève de 20minutes
40 000 francs suisses soit 35 665 USD ( 24 345 Euros) : tel est le montant que débourse la Confédération pour renvoyer un sans-papier de force, rapporte le quotidien gratuit 20 minutes dans son édition de ce vendredi 16 novembre 2007. Ce montant couvre le billet d’avion, les coûts de détention et les frais administratifs, précise notre confrère.

Cette année, la Confédération depensera 2 millions pour reconduire des requérants d’asile dans leur pays. Sans grand succès : parmi les quatre derniers étrangers expulsés du canton de Vaud, trois sont déjà de retour en Suisse.

Conflit de voisinage



L'inscription sur la porte est clair: monsieur B. n'est pas le bienvenu dans son immeuble de Vallorbe. Lire cet article du Matin.

vendredi 16 novembre 2007

Les Roms quittent déjà Genève

Les Tsiganes s’organisent pour partir. Témoignages recueillis par Stéphane Herzog dans 24 Heures

Le plan de lutte contre la mendicité dévoilé mardi par les autorités a déjà fait le tour de la communauté Rom qui mendie à Genève. Au moins une vingtaine de Tsiganes ont déjà pris des dispositions pour quitter Genève d’ici à la fin de cette semaine. Ils retourneront en Roumanie ou continueront leur route, ailleurs en Europe.

Robert*, qui héberge depuis plusieurs mois des Roms dans son petit appartement, raconte que ce jeudi matin, une Dacia Logan (la Renault roumaine) a quitté Genève pour Barcelone, avec à son bord dix personnes, dont quatre enfants de quinze, neuf, huit, et deux ans et demi! Il se fait un sang d’encre, car il est le parrain d’une fillette qui est à bord. «D’autres gens partiront en bus samedi et dimanche. Au moins quinze personnes en tout. Certains Roms sont très inquiets, car ils sont arrivés récemment à Genève et ne pourront pas rembourser l’argent emprunté au pays pour financer leur périple, ni acheter de billet pour retourner en Roumanie».

Flavio, un Rom roumain de 25 ans, a appris par la presse que la vie des Tsiganes à Genève allait bientôt se compliquer. Mercredi, alors qu’il mendiait dans la rue à Lancy des gens lui ont demandé ce qu’il faisait encore là. Il se tenait assis à deux pas d’une caissette de journaux, dont la manchette évoquait la mendicité! «Tu n’as pas vu ce qui est écrit?», lui a lancé une dame peu amène. Le jeune homme a décidé d’attendre jusqu’à la fin du mois, pour voir comment la situation va évoluer. Mais jeudi, il est tout de même passé à la gare routière pour demander le prix d’un billet de bus pour l’Espagne. Sa femme est enceinte de 6 mois. Son fils est resté au pays. Là-bas, les Roms travaillent pour 120 euros par mois, dit-il.
* Prénom fictif

Sur le même sujet, lire l'article du Matin, ainsi que l'interview de Laurent Moutinot.

Chômeur en Slovaquie, il tente sa chance ici comme mendiant

Venu de Bratislava en bus, il s'est installé au coeur de Lausanne pour faire la manche. Rencontre. Un article de Francine Brunschwig pour 24 Heures.


Discriminés en Europe centrale,
sans travail, les Roms prennent
la route de l’ouest, tel ce Slovaque
arrivé à Lausanne il y a peu.
PLACE ST-FRANÇOIS,
LE 14 NOVEMBRE 2007
PHILIPPE MAEDER

Pour l'heure, Lausanne ne semble pas connaître la même affluence de mendiants qu'à Genève (lire ci-contre). Seules rencontres, avant-hier, entre Saint-François et Chauderon, en passant par la rue Centrale et le Petit-Chêne, un clarinettiste roumain à la rue de l'Ale et un mendiant accroupi à l'entrée principale de la poste de Saint-François.
Manoeuvre d'approche. Le quadragénaire arrivé trois jours plus tôt de Slovaquie, selon ses dires, effectuait mercredi son troisième jour de «travail» à Lausanne. Avec ou sans harmonica.

Interview contre argent

Ne parlant que le slovaque, c'est avec un interprète que nous lui avons demandé de nous raconter son histoire. Refus dans un premier temps, par peur d'être repéré par la police. Puis l'homme a accepté, à condition d'être payé. Il demande 130 fr. (près de 2500 couronnes slovaques). «Le prix du trajet de retour à Bratislava en bus», dit-il. Marché conclu, nous voici donc dans un café de la place.
«J'ai pris le bus à Bratislava, dimanche soir, et suis arrivé lundi à Lausanne. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois, je suis venu l'été dernier. Il faisait moins froid! J'ai 40 ans, je me suis marié à 17 ans, j'ai quatre enfants de 13, 9, 7 et 5 ans. Les grands sont scolarisés. J'ai fait l'école primaire jusqu'à 15 ans. J'ai ensuite travaillé comme manoeuvre sur des chantiers. Ma femme et moi avons toujours reçu une aide sociale. Avant la chute du communisme, on s'en sortait mieux, la vie était moins chère.»

«Je vis de l'aide sociale»

«Depuis 1990, je vis de l'assurance chômage et, très occasionnellement, de petits travaux au noir qui me rapportent entre 150 et 250 couronnes (ndlr: entre 7 et 12 fr.) Entre ma femme et moi, nous recevons de l'Etat environ 4000 couronnes par mois (ndlr: 200 fr.). Nous vivons les six dans une pièce et une cuisine, dans une vieille maison.
Je cherche du travail. Mais chez nous, même les gens ayant une formation n'en trouvent pas. Mon père est «gadjé» (ndlr:non Tsigane), il est décédé. Ma mère est tsigane, elle se débrouille avec sa rente de veuve. Je suis venu ici parce que tout le monde, dans le milieu gitan, parle de la possibilité de faire des sous à l'ouest. Ce n'est pas nouveau. L'Allemagne, l'Autriche, la Suisse avaient toujours la cote. Mais c'est devenu difficile en Allemagne.»
«Pour ce qui est de la Suisse, on sait qu'il est impossible d'obtenir un permis de travail. Hélas... car j'aimerais bien pouvoir travailler.»
«Mais on sait que c'est un pays riche et qu'on peut, dans le canton de Vaud, se procurer une sorte de permis pour jouer de la musique. Quelqu'un m'avait parlé de Lausanne. J'ai obtenu ce papier, je joue de l'harmonica. On m'avait dit que je pouvais espérer gagner 50 à 100 fr. par jour. Hier, j'ai fait 40 fr.»

«Donnez-nous du travail!»

«Je dors à La Marmotte (ndlr: lieu d'accueil de nuit), je paye 5 fr. la nuit. Mes proches savent que je suis ici. Ce n'est pas facile de se résoudre à partir. Il faut comprendre que nous avons besoin de soutien. Depuis que nous sommes dans l'Europe, on nous fait des promesses, c'est tout. Nous aider en Slovaquie? Inutile, l'argent va se volatiliser. Donnez-nous du travail ici!»