mardi 12 mai 2009

L'Irlande durçit sa politique d'immigration

Immigration: l'Irlande durcit sa politique

AFP
15/04/2009 | Mise à jour : 16:52
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L'Irlande va durcir les conditions d'accès à son marché du travail pour les travailleurs immigrés en réaction à la progression du chômage dans ce pays frappé de plein fouet par la récession, a annoncé le vice-Premier ministre aujourd'hui.

Les nouvelles règles qui incluent une révision des conditions d'obtention des permis de travail, devraient entrer en vigueur le 1er juin.
Mary Coughlan, vice-Premier ministre, a souligné que le système d'attribution de permis ou de renouvellement de permis devait laisser "un maximum de chances" aux Irlandais ou aux citoyens de l'Espace économique européen (EEE) d'obtenir les emplois disponibles.

L'Espace économique européen comprend les 27 pays européens ainsi que la Suisse, la Norvège, l'Islande et le Liechtenstein.

"L'Irlande a beaucoup bénéficié de l'immigration, en particulier au cours de la dernière décennie", a déclaré Mme Coughlan, qui est aussi ministre des Entreprises, du Commerce et de l'Emploi.

"Nous devons cependant nous assurer que nos politiques d'immigration flexibles restent un outil bénéficiaire à la politique économique irlandaise, (et pour ce faire) qu'elles soient adaptées continuellement pour refléter la réalité changeante du marché du travail irlandais", a-t-elle relevé.

Or, "ces réalités ont changé dramatiquement au cours des derniers mois", a-t-elle souligné.
Le taux de chômage en Irlande a bondi pour atteindre 11% en mars, son plus haut niveau depuis plus de 13 ans, alors que le pays a été en septembre le premier pays européen à entrer en récession.

Selon les nouvelles conditions imposées aux travailleurs immigrés, les permis de travail ne seront pas octroyés pour des emplois dotés de salaires inférieurs à 30.000 euros par an.

Les employés de maison et les conducteurs de poids-lourds ne seront plus des emplois accessibles aux immigrés, tandis que les conjoints, enfants ou ascendants des travailleurs immigrés devront solliciter des permis séparément.

L'Italie durçit sa politique d'immigration



Le gouvernement Berlusconi durcit sa politique à l'encontre des clandestins

Article publié le 16/05/2008 Dernière mise à jour le 17/05/2008 à 02:54 TU

Revenu à la tête du gouvernement, Silvio Berlusconi a annoncé la semaine dernière un durcissement de sa politique à l'encontre des clandestins. Son ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini, se prononce, lui, pour une révision de la convention de Schengen, car le problème de l'Europe « n'est plus la libre circulation » des personnes mais « la sécurité », a-t-il affirmé.

Avec notre correspondante à RomeAnne Le Nir

Une patrouille de police dans un camp de Roms, près de la capitale italienne, où une cinquantaine de personnes ont été arrêtées le 15 mai 2008.(Photo: AFP)

Une patrouille de police dans un camp de Roms, près de la capitale italienne, où une cinquantaine de personnes ont été arrêtées le 15 mai 2008.
(Photo: AFP)

Sans doute influencé par les réactions très virulentes en provenance de différents pays européens, notamment l'Espagne, sur ses projets en matière de lutte contre l'immigration clandestine, le ministre de l'Intérieur, Roberto Maroni, qui est aussi un des dirigeants de la Ligue du Nord, a déclaré qu'il voulait, tout compte fait, prendre un temps de réflexion avant de présenter au prochain Conseil des ministres un nouveau délit, celui d'immigration clandestine.

En revanche, le chef de la diplomatie, Franco Frattini, ancien commissaire européen à la Justice, n'a pas démenti ses propos publiés par le quotidien romain Il Messagero, selon lesquels il souhaite une révision de la convention de Schengen au prétexte que le problème de l'Europe « n'est plus la libre circulation » des personnes, mais « la sécurité ».

Toutefois, par la voix de son porte-parole, Pietro Petrucci, la Commission européenne a fait savoir à Rome qu'elle n'a aucune intention de modifier l'accord de Schengen, qui a aboli les contrôles aux frontières entre les Etats signataires.

Londres durcit sa politique contre les clandestins

 

TF1/LCI : Bus à impériale à Londres
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Crédit Photo : TF1/LCI

Bus à impériale à Londres

  • Liste des illégaux, SMS de rappel, amendes... : le gouvernement britannique a présenté mercredi des mesures drastiques contre l'immigration illégale.

  • L'objectif de ce dispositif est de bloquer progressivement "l'accès aux avantages de la Grande-Bretagne" à ceux qui entrent dans le pays illégalement.

D.H. (avec agence) - le 08/03/2007 - 21h44

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Envoi de SMS dès le mois prochain pour signifier l'expiration prochaine d'un visa, établissement d'un listing des clandestins afin d'alerter les agences de l'Etat auprès desquelles ils pourraient s'adresser, détection par les inspecteurs du travail des patrons qui emploient des sans-papiers... Le ministre de l'Intérieur britannique, John Reid, a présenté mercredi une série de mesures pour renforcer la lutte contre les immigrés illégaux.

L'idée est de bloquer progressivement leurs accès aux emplois, allocations ou services publics, c'est-à-dire "aux avantages de la Grande-Bretagne". "L'immigration illégale porte atteinte au salaire minimum, elle est injuste, elle sape les droits des travailleurs britanniques, vole l'argent du contribuable, en utilisant des allocations, des services publics (...) fournis par les contribuables britanniques pour les Britanniques", a justifié John Reid.

Collaboration de tous les services 

Outre les SMS, le listing et l'inspection du travail en veille, le gouvernement britannique va instaurer une amende de 20.000 livres (29.400 euros) qui sera imputable aux "marchands de sommeils", ces propriétaires qui logent des immigrés sans papiers. Il va aussi permettre, lors d'une phase de test, aux services de santé d'utiliser les données du fichier national sur l'immigration et la nationalité pour voir si les malades ont cotisé pour les soins qu'ils demandent. Un nouveau système pourrait également mis en place pour détecter les sans-papiers qui veulent obtenir un permis de conduire. Au total, le gouvernement veut la collaboration de tous les services : police, fisc, autorités locales et agence chargée du fichier national sur l'immigration et la nationalité.

"Interdire à près d'un demi-million d'immigrés irréguliers de Grande-Bretagne d'avoir accès aux droits et services n'est pas une réponse réaliste ni humaine", a déclaré une association de défense de sans-papiers. La Grande-Bretagne, la destination la plus prisée des immigrés en Europe après l'Espagne, a déjà entrepris de renforcer ses frontières, et a imposé des restrictions aux citoyens des derniers pays entrés dans l'Union européenne. Le gouvernement avait décidé précédemment que, dès 2008, les étrangers arrivant en Grande-Bretagne se verraient attribuer un permis de résidence biométrique. Tous les Britanniques en 2009 devraient disposer d'une carte d'identité, une première en Grande-Bretagne.

L'Italie opte pour une politique migratoire de plus en plus dure

L'Italie a donné un nouveau tour de vis à sa politique migratoire, samedi 9 mai, en refoulant, une nouvelle fois, vers la Libye, d'où elle était partie, une embarcation avec à son bord 163 migrants qui s'approchaient de l'île de Lampedusa. C'est la deuxième fois en trois jours que Rome décide de renvoyer vers leur pays de départ des immigrés avant que ceux-ci ne touchent le sol italien.

Cette politique est sévèrement critiquée par leHaut Commissariat aux réfugiés, les organisations de défense des immigrés et l'Eglise, qui y voient "une négation" du droit d'asile. En effet, 75 % des immigrés demandent à en bénéficier et 50 % l'obtiennent.

De cette manière, l'Italie espère décourager les candidats à l'immigration en se prévalant de la mise en place du traité d'amitié signé entre la Libye et l'Italie en août 2008. Celui ci prévoit que Tripoli s'engage à lutter contre l'immigration clandestine en échange, de la part de l'Italie, de cinq milliards de dollars sur les vingt-cinq prochaines années au titre de compensation pour la période coloniale.

Le ministre de l'intérieur, Roberto Maroni, avait salué le premier envoi d'immigrants vers la Lybie comme "un grand jour pour l'Italie". Appartenant au parti xénophobe de la Ligue du Nord, on lui doit aussi la mise en oeuvre du "paquet sécurité" qui prévoit l'instauration du"délit de clandestinité". Cette loi devrait être définitivement votée cette semaine par le Parlement.

A un mois des élections européennes, Silvio Berlusconi, le président du Conseil, a saisi l'occasion du renvoi des migrants en Libye pour ne pas abandonner le "front sécuritaire" à son puissant allié de la Ligue, qui a décidé de faire cavalier seul à ce scrutin - ainsi que dans certaines élections locales qui se tiendront le même jour.

La Ligue espère atteindre un score à deux chiffres au plan national, étant entendu que dans certaines provinces du Nord, elle recueille près de 30 % des intentions de votes.

"Nous n'ouvrirons pas les portes à tout le monde comme l'a fait la gauche, a déclaré M. Berlusconi. Leur idée de la société était multiethnique, ce n'est pas la nôtre." Cette politique, a-t-il ajouté, "est conforme aux normes européennes, aux accords internationaux et aux normes concernant les droits de l'homme. Il n'y a aucun scandale". La Conférence épiscopale italienne a immédiatement répliqué : "L'Italie est déjà multiethnique."

En pleine crise et à la recherche de voix, le centre-gauche s'est divisé sur la question. Responsable de la politique étrangère au sein du Parti démocrate (PD), Piero Fassino a affirmé que ces refoulements n'avaient rien d'illégal, dans un entretien au Corriere della Sera"Je sais que ce que j'ai dit est impopulaire à gauche, a-t-il admis. Si l'endroit d'où est partie une embarcation de clandestins est identifié, il est légitime de les y ramener." "Nous faisons du prosélytisme", s'est aussitôt réjouie la Ligue du Nord, devenue le plus vieux parti d'Italie après la dissolution de Forza Italia et d'Alliance nationale.

La victime de cette surenchère à droite n'est autre que le deuxième des principaux alliés de M. Berlusconi : le président de l'Assemblée nationale, Gianfranco Fini, ancien président d'Alliance nationale. Dans son discours lors du congrès de fondation du Parti de la liberté, M. Fini avait justement décrit l'Italie du futur comme un pays multiethnique. Depuis, il multiplie les sorties "humanistes" pour mieux faire entendre sa différence.

M. Berlusconi avait donné raison à M. Fini en retirant de la loi sur la sécurité l'article faisant obligation aux directeurs d'établissement scolaire de dénoncer les enfants d'immigrés illégaux. Cette fois, il a choisi de suivre M. Maroni et de chevaucher la vague xénophobe qui atteint l'Italie.

La semaine passée à Milan, un conseiller municipal de la Ligue du Nord, Matteo Salvini, a provoqué un scandale en proposant que des places de transport en commun soient réservées aux"Italiens de souche".

Philippe Ridet

Une crise humanitaire qui pourrait être fatale

L’issue de la guerre menée contre les talibans se joue dans les camps de réfugiés, où la gestion des personnes déplacées est catastrophique.

Vue générale du camp de Jalozai, situé à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Peshawar, 21 février 2009

Lire dans le Courrier International

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