vendredi 4 novembre 2005

La Suisse s'engage contre le plus odieux des trafics

Photo Keystone

La Suisse a organisé jeudi sa première conférence sur la traite des êtres humains. Elle veut renforcer sa législation et coordonner le travail des intervenants.

Un engagement qui va dans le sens des actions menées par l'organisation Terre des Hommes contre le trafic des enfants, notamment en Inde et en Afrique.
Lire le dossier de Swissinfo

Traite des êtres humains


Non aux enfants esclaves! En 2004, plus d’1,2 million de fillettes et de garçons étaient victimes de cet esclavage moderne. Et ils sont chaque année plus nombreux à être achetés à bas prix à leurs parents contre de fausses promesses de vie meilleure, pris au piège des réseaux de trafiquants.
En Europe comme sur d’autres continents, on les vend sans scrupules pour adoption. On les fait mendier ou travailler nuit et jour sans salaire, sans soins ni éducation. Les fillettes sont exploitées comme bonnes et souvent abusées, avant d’être mariées contre leur gré ou de servir dans les réseaux de prostitution. Plus grands, les garçons sont revendus à d’autres trafiquants, de drogue bien souvent.
Arrachés du tissu familial, leur seul salut est alors la fuite dans la rue, ou le soutien et la protection que nous leur offrons. Car Terre des hommes lutte au quotidien contre le trafic d’enfants.
Lire le dossier de Terre des Hommes
Lire la dépêche de l'ATS

Sus au plus odieux des trafics

Voici l'éditorial de Raymond Gremaud dans le Journal du Jura.

Vente d'enfants pour le travail forcé ou les réseaux pédophiles, prostitution, prélèvement d'organes sur les humains, migrants victimes de passeurs, la traite des êtres humains, c'est tout cela et pire encore. Phénomènes des plus préoccupants sur la planète, ces trafics illégaux génèrent des chiffres d'affaires gigantesques. Ainsi, et pour ne prendre qu'un seul exemple, l'Organisation internationale pour les migrants chiffre-t-elle à quelque 9 milliards d'euros par année celui du trafic des migrants. Selon l'Université de Neuchâtel, les 174 requérants d'asile interrogés dans le cadre de son enquête sur les migrations ont tous bénéficié des services de passeurs. Cela laisse supposer des trafics de migrants monumentaux. Et le paysage est tout aussi inquiétant s'agissant de la traite des femmes. Dans son message concernant la Convention de l'ONU contre la criminalité transnationale organisée, le Conseil fédéral évalue entre 120 000 et 200 000 le nombre de femmes d'Europe de l'Est victimes chaque année de réseaux de traite des femmes. Pour ces deux types de trafic, la Suisse est concernée directement, et indirectement dans une plus large mesure, à cause de sa place financière qui attire les blanchisseurs d'argent. Selon le Conseil fédéral entre 1500 et 3000 victimes de la traite d'êtres humains arrivent chaque année en Suisse. Il s'agit le plus souvent de femmes recrutées par des groupements en contact avec les familles des victimes et en relation avec des parents ou des compatriotes établis dans notre pays. Entre 1998 et 2000, un couple italo-letton vivant au Tessin a ainsi fait entrer dans ce canton pas moins de 70 femmes de l'Est vouées à la prostitution. Selon le Conseil fédéral, si certaines n'ignore pas leur destinée, elles sont trompées sur les gains potentiels et les conditions de travail. Traumatisées et en situation illégale, les victimes se définissent rarement comme telles en présence de la police. Lors d'une première Conférence nationale dédiée à la traite d'êtres humains, les autorités et des ONG spécialisées dans l'aide aux victimes ont mis au point des stratégies de collaboration. Une preuve que la Suisse est prête à réunir les bonnes volontés pour intensifier la lutte.

jeudi 3 novembre 2005

Le canton du Jura appuie une requérante d'asile

Arrivée en Suisse après son refus d'épouser l'homme choisi par sa famille, Bindu Pandey serait maltraitée et considérée comme une prostituée si elle devait retourner au Népal. Son enfant de deux ans et demi serait quant à lui privé de scolarisation. Après nombre de recours toujours refusés, Bindu Pandey et son fils ont cette fois le canton de leur côté
Lire la brève de Radio Fréquence Jura

Le DFJP veut économiser 70 mio sur l'asile

Le Département fédéral de justice et police (DFJP) veut réduire de 7,6% le budget 2006 de l'Office fédéral des migrations (ODM). Compte tenu du recul des demandes d'asile, il est possible d'économiser 70 millions de francs supplémentaires dans ce domaine, selon le département de Christoph Blocher. Le DFJP demande aux commissions des finances d'en tenir compte dans le budget.
Lire la dépêche d'AP et celui de l'ATS
Lire le communiqué officiel

mercredi 2 novembre 2005

Quelques sites qui ont lu et reconnu ce blog !

L'OSAR
Climb to the star le blog de Stéphanie Booth, grande prêtresse de la blogosphère romande

Stop exclusion, le site officiel de la campagne contre les lois Blocher

Un blog tessinois qui fait le même genre de travail

Hitomi un bleublog (site Edicom) qui commente la politique Suisse

Le blog de Fabien Fivaz un jeune homme politique Neuchâtelois

Le forum du parti humaniste tessinois qui publie le flux RSS issu de ce blog

Un autre blog Suisse allemand géré par Esther Brunner aussi dans cette lutte

Le répertoire des sites "politiques" en Suisse

Esther Kaffee Haus un blog zurichois

La Radio Romande

La télévision Romande a plusieurs reprises

EERV Flash par la plume de Jaqueline Favez Attachée de presse de l'EERV

Sur les blogs, l'asile au jour le jour, EPER dossier réfugiés mai 2006


Vous avez dit blog dans Terre Nouvelle de juin 2006

Le site bâlois de défense de la famille Martinez

La Commission Protestante Suisse Immigré

Les pro-asile unis contre les Conseil d'Etat

L'intransigeance du gouvernement à refuser toute issue à la crise des "523" a réussi à réconcilier toutes les composantes du mouvement en faveur des requérants d'asile. 24heures par la plume de Grégoire Nappey rend compte de la dernière conférence commune entre partis de gauche, églises et mouvements de défense des droits de l'homme.
Souvent, ils peinent à s’entendre, car ils divergent sur les méthodes d’opposition à la politique gouvernementale en matière d’asile. Hier toutefois, ils affichaient un front «unitaire» en conférence de presse contre la réponse du Conseil d’Etat à la motion Melly sur le sort des «523» requérants déboutés ( 24 heures de samedi). En substance, l’enjeu est l’arrêt des mesures de contrainte et la fin de l’interdiction de travailler pour «un peu plus de 300 personnes». En votant début juillet le texte préparé par la gauche et porté par le radical Serge Melly, le Grand Conseil contraignait le gouvernement à en faire un projet de décret; que l’Exécutif a présenté vendredi tout en recommandant son rejet parce que, à ses yeux, contraire au droit fédéral. C’est donc d’abord en commission parlementaire ces prochaines semaines que socialistes, Verts et popistes — soutenus par les deux PDC, quelques radicaux et libéraux — tenteront de sauver le décret. La procédure peut s’avérer longue: si les élus finissent par approuver le texte (le vote au plénum ne devrait pas avoir lieu avant janvier), le dossier pourrait remonter jusqu’en Cour constitutionnelle, au Tribunal fédéral, voire devant le peuple…
Refuges maintenus
«Nous proposerons des amendements qui rendront le décret acceptable au regard du droit fédéral», avance la prési-dente socialiste Josiane Aubert. Député du même parti et avocat, Nicolas Mattenberger explique: «Par une disposition potestative, la loi laisse une marge d’appréciation aux cantons.» Alors que le popiste Bernard Borel regrette que le Conseil d’Etat reste aveugle aux aspects humanitaires de cette affaire, le Vert Yves Ferrari estime «incompréhensible» la mesure d’interdiction de travailler imposée à des gens «qui ont payé des impôts et des charges sociales durant des années». Depuis des mois, Eglises catholique et réformée ainsi que communauté juive se montrent unies dans cette affaire: «Le Conseil d’Etat nous déçoit, lâche le protestant Antoine Reymond. Plutôt que de défendre la majorité exprimée au Grand Conseil sur la motion Melly, il se range du côté du droit fédéral. Reste que le travail parlementaire ne résoudra rien: nous nous retrouverons avec les mêmes personnes et le même problème ce printemps.» Les refuges dans les paroisses seront probablement maintenus. La Coordination Asile y continuera son action contre ce que Bruno Clément appelle «un véritable mobbing d’Etat». Serge Melly voulait régler le problème «une fois pour toutes»: on en est bien loin.

Sans papiers d'Afrique noire, entre transit et exil

Dans les pages Solidarité du Courrier, un journaliste Algérien analyse le rôle de plaque tournante de son pays dans le flux migratoire Sud-Nord.

Extraits:
Sur le chemin de l'Europe, de nombreux Africains transitent par l'Algérie. Pour eux, comme pour ceux qui décident de rester, c'est l'expérience de l'exploitation et du racisme ordinaire.

La mort par balles, le 6 octobre dernier, d'une dizaine d'émigrants clandestins qui tentaient de franchir les barbelés de l'enclave espagnole de Melilla a rappelé les limites de la «doctrine européenne des droits de l'homme». En révélant au monde le drame de l'immigration clandestine au Maroc, elle a aussi jeté la lumière sur la réplique, moins violente mais aussi douloureuse, de ce drame en Algérie.
Tout en réfutant les accusations marocaines selon lesquelles elle est le principal point de passage vers le Maroc de milliers d'«illégaux», l'Algérie a décidé de durcir la «lutte contre l'immigration clandestine». Gage de bonne volonté envers l'Europe, deux semaines après le drame de Melilla, elle a procédé à l'expulsion de 400«clandestins» subsahariens. Ces refoulements, cependant, ne sont pas un fait nouveau. 8000sans papiers ont été reconduits aux frontières en 2003 et 2004. En 2005, entre janvier et septembre, 4664 autres, essentiellement des Maliens et des Nigériens, ont été arrêtés: 3258 ont été refoulés et 1174écroués «pour détention de faux papiers et autres délits»...

Déception des défenseurs de l'asile vaudois

Dans La Liberté et Le Courrier, Jérôme Cachin rapporte sur la conférence de presse des défenseurs de l'asile en pays de Vaud.
La déception. Hier en conférences de presse les défenseurs des «523» requérants déboutés l'ont dite sur tous les tons, leur déception après la présentation du décret «illégal» par Jean-Claude Mermoud (notre édition de samedi). Les bouderies sont passées: après leurs querelles de la mi-septembre, les relations entre les «institutionnels» et les plus militants du mouvement se sont réchauffées. Le Parti socialiste vaudois annonçait qu'il prenait ses distances avec «la tête de la coordination asile», après un gorillage des membres du gouvernement lors d'une manifestation.
Depuis, l'eau a coulé sous les ponts et la dernière annonce du ministre UDC a ressoudé le front des défenseurs de l'asile. Socialistes, verts, popistes, démocrates-chrétiens, le radical Serge Melly (auteur de la motion contre les renvois acceptée en juillet), catholiques, protestants, israélites et militants de la coordination asile s'unissent pour entamer un nouvel épisode du feuilleton des «523». Serge Melly déplore: «Nous offrions à M. Mermoud une légitimité parlementaire sur un plateau. Il aurait pu dire: D'accord, j'obéis au parlement.» Mais cette déception ne décourage pas les défenseurs de l'asile.

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mardi 1 novembre 2005

Aide au retour pour les pays du Maghreb

Photo Keystone

L'Office fédéral suisse des migrations (ODM) a annoncé mardi le lancement d'un programme d'aide au retour dans les pays du Maghreb. Limité au 31 octobre 2007, il s'adresse aux quelque 2.400 ressortissants d'Algérie, de Tunisie, du Maroc, de Libye et de Mauritanie ayant déposé une demande d'asile en Suisse avant le 1er novembre 2005.

L'objectif est d'encourager les retours volontaires et de favoriser la réintégration des personnes concernées. Une aide financière de 2 000 francs suisses (1 292 euros) par adulte et de 1 000 FS (646 euros) par mineur est offerte. En vue de favoriser l'intégration professionnelle et sociale, le programme inclut un soutien à des projets individuels ou à la formation, avec des montants pouvant aller jusqu'à 3 000 FS (1 939 euros), a indiqué mardi l'ODM.

Des conseils en vue du retour, l'organisation du voyage de retour et une assistance dans le cadre de la procédure d'obtention des documents de voyage sont également prévus. Un programme d'aide au retour existe déjà en Suisse pour l'Angola, la République démocratique du Congo, le Nigeria, la Sierra Leone, la Guinée, le Burkina Faso et le Mali.
Lire la dépêche de l'ATS