



L’UDC s’est appuyée sur les symboles helvétiques ruraux pour rappeler ses principaux engagements: refuser toute adhésion à l’UE, baisser les impôts et renvoyer les criminels étrangers. Après que le millier de sympathisants présents a entonné l’hymne national, quelque 400 candidats aux élections fédérales ont signé un «contrat avec le peuple». Dans ce document sous forme de parchemin, qui rappelle sans équivoque le Pacte fédéral de 1291, ils promettent de respecter ces trois principes. Christoph Blocher s’est quant à lui référé à Guillaume Tell pour répéter que la Suisse, depuis ses origines, forge son destin elle-même. |
L'homme fort de l´UDC en a profité pour dévoiler le nouveau film de propagande de son parti, qui appelle les électeurs à choisir entre une Suisse sure et prospère et une Suisse violente et victime d´abus.
La première partie de ce court-métrage montre, en noir et blanc, des villes taguées, des dealers et des drogués, des actes de violence et des viols perpétrés par des jeunes habillés comme des rappeurs. On y voit également des femmes voilées, des étrangers dans les rues avant de se conclure par un slogan "stop aux abus".
La seconde partie, en couleurs vives, montre une Suisse active et dynamique, blanche, sure et propre. Des femmes y marchent seules la nuit dans les rues. Des scènes montrant l´armée suisse, des paysans, une Landsgemeinde et des paysages ruraux complètent ce tableau d´une Suisse parfaite. La suite de cet article peut être lu sur le Matin Online

AFFICHE DE L’UDC
Une initiative bienvenue
J’ai déjà parcouru quelques milliers de kilomètres dans les Balkans. Dans certaines régions le chômage touche 40% de la population et si vous n’avez pas de travail vous ne pouvez pas contracter une assurance maladie. D’autre part il n’y a pas d’assurance chômage et si vous êtes sans travail, vous devez vous débrouiller pour survivre. Si vous êtes écolier et que vous habitez loin d’une école, le coût du bus sera à la charge des parents.
Des habitants des Balkans, d’autres régions d’Europe ou d’Afrique ont eu la chance de pouvoir s’installer dans notre pays et bénéficier de notre hospitalité. En Suisse c’est confortable, tous les logements bénéficient de l’eau chaude et les WC ne sont pas dans une cabane au fond de la cour!
On vit mieux sans travailler et en étant à l’aide sociale dans notre pays qu’en travaillant dans les Balkans pour un salaire de 250 fr. à 300 fr. suisses par mois ou en Afrique pour encore moins. Alors soutenons sans réserve l’initiative de l’UDC et renvoyons sans états d’âme les délinquants qui trahissent notre hospitalité.
François Brélaz,
Cheseaux-sur-Lausanne
Je ne veux pas d’une Suisse égoïste et peureuse
Parmi les coprésidents de l’initiative du 1er août, j’ai choisi d’écrire au président UDC International en Afrique du Sud pour lui demander s’il avait l’intention d’exporter l’apartheid dont les Sud-Africains sont en train de se débarrasser. Pourtant, nous avons de fait déjà une ségrégation ici, pour trouver un logement ou du travail… Pourquoi y ajouter une ségrégation juridique inscrite dans la loi?
La fortune qu’a coûtée cette initiative aurait été mieux employée à former des éducateurs médiateurs pour encadrer et intégrer les étrangers! L’expérience très positive de «Capitaine Gitan» (pour encadrer les gens du voyage) pourrait se répéter pour les groupes à problèmes.
Ou bien, on aurait pu creuser un puits dans chaque village du Sahel… ainsi les Africains auraient bien moins envie de quitter leur pays.
Ou encore, on pourrait envoyer les responsables de l’ODM s’informer en Birmanie ou en Guinée-Conakry, afin qu’ils ne refusent pas la vérité racontée par des requérants d’asile en réelle détresse.
J’aime mon pays et ses habitants, d’où qu’ils viennent, et je me battrai pour que la Suisse ne devienne pas égoïste et peureuse. Car, pour beaucoup, cette initiative a terni notre fête nationale.
Juliette Goy,
Lutry
Moutons rouges ou noirs?
Dans le langage populaire l’expression «mouton noir» existe depuis belle lurette. Vouloir donner une connotation raciste à cette expression dénote une inculture ou une mauvaise fois crasse. Ces critiques venant de la part de partis et de personnes hostiles à tout ce que fait l’UDC, je penche pour la deuxième alternative. Les jeunes socialistes appelant à boycotter cette initiative en font partie, mais je doute que beaucoup de moutons rouges suivent!
Voilà pour la forme. En ce qui concerne le fond de cette initiative, il faut prendre en considération la réalité des chiffres et ce n’est pas du populisme. Dans nos prisons, plus du 75% de la population carcérale est étrangère. Il y a un nombre significatif de récidivistes. Pourquoi garderait-on ici des individus criminels à grands frais dans nos geôles 5 étoiles et qui s’empresseront de recommencer à leur sortie? Ce sont des visiteurs, dont plusieurs d’ailleurs n’ont pas été invités, qui ne sont pas capables de respecter le pays d’accueil. Donc pas de pitié, nous devons les renvoyer chez eux quelles que soient les conditions qui les attendent à leur retour.
Ignorer ces faits et ne pas réagir c’est faire preuve d’un manque de réalisme et d’un angélisme coupables qui ne feront qu’aggraver une situation déjà assez dégradée. Signer cette initiative ne relève pas du racisme, mais d’une saine prise de conscience que notre pays a le droit d’essayer de rester une terre où il fait bon vivre. Nous contribuerons ainsi à protéger nos enfants, notre population tout entière, suisse et étrangère, qui se comporte bien.
Henri Briod,
Yverdon-les-Bains
Opinions de lecteurs parues dans le quotidien 24 Heures

Lorsque les militaires se sont approchés, le groupe d'extrémistes de droite a alors pris la fuite. «On les a poursuivis jusqu'aux Bains des Pâquis et la police est arrivée pour les arrêter», conclut Emmanuel, qui a immédiatement porté plainte. La juge en charge de l'affaire refuse de se prononcer pour l'heure. Mais la police a trouvé chez certains de ces huit jeunes des objets à caractère néonazis et des photos d'Hitler.
C'est Emmanuel qui a subi le plus de blessures, avec une ouverture à l'arrière du crâne et un oeil enfoncé.
«Je suis encore sous le choc et n'aime plus trop sortir de chez moi, confie-t-il enfin. Ça fait 5 ans je vis à Genève et je n'avais encore jamais été victime de racisme, même verbal.»
Un article de Sophie Balbo paru dans le Matin

Au cœur de la torpeur estivale, voilà que l’on entend déjà des rumeurs électorale.
Comme pour nous faire plus peur ? Comme pour nous faire plus mal !
On nous propose une logique de purification de l’enclos des moutons.
L’Evangile dit exactement le contraire.
« Si quelqu’un parmi vous possède cent moutons et qu’il perde l’un d’eux, ne va-t-il pas laisser les quatre vingt dix-neuf autres dans leur pâturage pour partir à la recherche de celui qui est perdu jusqu’à ce qu’il le retrouve ? Et quand il l’a retrouvé, il est tout joyeux : il le met sur ses épaules, rentre chez lui, puis appelle ses amis et ses voisins et leur dit : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé mon mouton, celui qui était perdu !’ » (Luc 15. 4-7).
Il arrive un moment, lorsque l’on est chrétien, où l’on ne peut plus se taire. Où l’on doit proclamer combien il est plus important de rassembler et de chercher la paix que de dessiner des moutons noirs et traiter les gens en boucs émissaires.
Car savez-vous pourquoi Jésus raconte cette petite parabole ? Parce que comme il fait bon accueil à des gens de mauvaise réputation - voleurs, traîtres, profiteurs et autres – leur parle et mange avec eux, il se trouve des bien-pensants pour dire qu’au lieu de se souiller ainsi il ferait mieux de laisser ces gens de côté. C’est à ces bien-pensants que Jésus donne une leçon sur l’art d’être berger, et de résoudre les problèmes plutôt que les chasser. Sûr, c’est bien plus exigeant et compliqué de dialoguer que de cataloguer, mais là-dessus Jésus ne transige pas et choisit toujours la première option. Il sait bien que la paix est à ce prix.
Alors quand vient notre tour, quel regard voulons-nous porter sur notre humanité – celle, déjà, qui peuple notre pays ?
Il arrive un moment, lorsque l’on est chrétien, où l’on ne peut plus se taire ; où l’on doit crier haut et fort que c’est trahison d’oser donner à cet enclos la forme d’une Croix.













Comparés aux dérapages du conseiller fédéral Blocher, les mensonges d'Elisabeth Kopp étaient de véritables bagatelles (LT du 28 juillet). Rien qu'à ce niveau-là, ceux de l'actuel ministre de la Justice n'ont rien à envier à ceux qui ont conduit à la démission de Mme Kopp. De manière générale, M.Blocher entretient un rapport très lâche avec la vérité et il ne s'est, par exemple, pas gêné de mentir au parlement au sujet du fait qu'il avait traité publiquement de criminels deux Albanais, malgré le fait qu'ils n'ont jamais été condamnés. Il a fallu visionner une vidéo pour le confondre avec son mensonge d'une gravité extrême.
En revanche, contrairement à Christoph Blocher, Elisabeth Kopp n'a jamais affaibli nos institutions ou attaqué la séparation des pouvoirs, nui au pays par des appels au non-respect du droit international, critiqué à l'étranger une loi suisse en déclarant qu'elle «nous fait mal au ventre», laissé le pays pendant une année sans procureur de la Confédération après l'avoir viré dans des conditions pas très claires, violé la séparation des pouvoirs en critiquant sans cesse des arrêts du Tribunal fédéral, affaibli ce dernier par des coupes drastiques dans le budget et la diminution du nombre des juges malgré l'incessante augmentation des affaires, traité publiquement de lavettes les citoyennes et citoyens qui ne partagent pas ses opinions, etc. Le 26 octobre 2006, Le Temps a publié sur son site web une liste de la trentaine de dérapages commis par Blocher depuis qu'il est au Conseil fédéral. Une fraction de toutes ces fautes graves aurait à coup sûr fait tomber chacun des autres membres du gouvernement.
Si les parlementaires qui sortiront des urnes le 21 octobre prochain entendent respecter le serment qu'ils devront prononcer au début de la première session de la prochaine législature, ils auront le devoir sacré d'élire quelqu'un d'autre à la place de Christoph Blocher. Il en ira de leur crédibilité.