Oskar Freysinger se pose en défenseur de la liberté d’avoir des armes à domicile: «Ce n’est pas le fusil qui tue, la responsabilité est à celui qui actionne la gâchette», pourrait-on résumer. Son discours confirme sa manière électoraliste de mener sa politique. Rappelons-nous ses interventions aux côtés du père du jeune Suleyman, enfant tué par trois chiens mal surveillés fin 2005. Que n’avait-il pas rajouté sur le scandale de la non-intervention du Conseil fédéral pour réglementer la chose, afin de sauver de futures victimes innocentes?D’avantage d’Etat donc… Pourtant là aussi, la responsabilité individuelle est du côté du détenteur.Rien ne permet bien sûr de comparer des fusils et des chiens, ni de faire l’amalgame entre ces deux thèmes et les étrangers.Rien, sauf peut-être une chose: l’utilité que chacun de ses trois domaines peut revêtir en politique pour récolter des voix. L’émotion suscitée fait place à l’illusion que l’agitateur du «y a qu’à» est efficace et que lui et sa formation politique sauront faire ce qu’il faut en temps utile. Pas besoin de nuances ni de solutions applicables pour ratisser large.Malheureusement Freysinger n’est pas seul à avancer ainsi. Deux rendez-vous importants avec les urnes sont devant nous: le 24 septembre et les élections de 2007.Saurons-nous alors nous rappeler que les envolées de politiciens sans ligne claire, apparaissant dans les médias uniquement pour bétonner leur réélection, ne sont pas d’une grande utilité?
vendredi 21 juillet 2006
Fusils mieux défendus que les chiens et les étrangers?
Oskar Freysinger se pose en défenseur de la liberté d’avoir des armes à domicile: «Ce n’est pas le fusil qui tue, la responsabilité est à celui qui actionne la gâchette», pourrait-on résumer. Son discours confirme sa manière électoraliste de mener sa politique. Rappelons-nous ses interventions aux côtés du père du jeune Suleyman, enfant tué par trois chiens mal surveillés fin 2005. Que n’avait-il pas rajouté sur le scandale de la non-intervention du Conseil fédéral pour réglementer la chose, afin de sauver de futures victimes innocentes?D’avantage d’Etat donc… Pourtant là aussi, la responsabilité individuelle est du côté du détenteur.Rien ne permet bien sûr de comparer des fusils et des chiens, ni de faire l’amalgame entre ces deux thèmes et les étrangers.Rien, sauf peut-être une chose: l’utilité que chacun de ses trois domaines peut revêtir en politique pour récolter des voix. L’émotion suscitée fait place à l’illusion que l’agitateur du «y a qu’à» est efficace et que lui et sa formation politique sauront faire ce qu’il faut en temps utile. Pas besoin de nuances ni de solutions applicables pour ratisser large.Malheureusement Freysinger n’est pas seul à avancer ainsi. Deux rendez-vous importants avec les urnes sont devant nous: le 24 septembre et les élections de 2007.Saurons-nous alors nous rappeler que les envolées de politiciens sans ligne claire, apparaissant dans les médias uniquement pour bétonner leur réélection, ne sont pas d’une grande utilité?
Arrêt des renvois des requérants d'asile libanais déboutés
Les Libanais dont la demande d'asile en Suisse a été rejetée ne seront pour l'instant pas renvoyés dans leur pays. Un arrêt des renvois a été décidé en raison de la crise actuelle au Liban, a indiqué l'Office fédéral des migrations (ODM). [ats] - Les renvois par voie aérienne sont notamment impossible puisque les aéroports libanais sont bloqués, a déclaré Dominique Boillat sur les ondes de la radio alémanique DRS. Cette décision concerne deux ou trois personnes au maximum, a-t-il précisé.
Actuellement, 139 demandes d'asile de Libanais sont déposées: 75 d'entre elles sont en cours d'examen, 46 sont encore pendantes et 18 personnes ont reçu une demande d'admission provisoire. Selon le porte-parole de l'ODM, peu de personnes provenant du Liban déposent une demande d'asile en Suisse: elles ont été 23 à le faire de janvier à juin 2006.
Depuis le début des hostilités entre le Hezbollah et Israël, il n'y a pas eu de hausse de requérants d'asile libanais, a indiqué M. Boillat. 'Pour l'heure, les Libanais recherchent surtout à se réfugier dans leur propore pays.'
Mais la situation pourrait rapidement changer au vu de l'évolution actuelle. Reste qu'aucun régime spécial n'est encore prévu. 'Si des centaines de requérants arrivaient tout d'un coup chaque jour, comme pendant la guerre du Kosovo, le Conseil fédéral devrait prendre des mesures. C'est lui qui a la compétence de signifier des admissions provisoires.
jeudi 20 juillet 2006
Asile: compromis pour l'aide d'urgence

La suite sur le site tsr.ch, un dossier complet, ainsi que des archives audio et vidéo, des liens vers les organismes concernés.
Lettre ouverte à Yvan Perrin

Monsieur,
Lors de l'émission Forums du 30 juin, nous avons eu une brève explication sur un sujet, qui mérite de plus amples éclaircissements. Il s'agit des pénalités à infliger aux citoyens suisses qui assistent des étrangers en situation illégale. Manifestement, vous ne m'avez pas compris, tandis que je crains de ne vous comprendre que trop bien.
Le 24 septembre, nous serons amenés à voter sur la nouvelle loi sur les étrangers, datant du 16 décembre 2005 et attaquée en référendum. Arrêtons-nous sur le seul article 116. Il prescrit une peine de cinq ans de réclusion et une amende d'un demi-million au plus pour ceux qui facilitent l'entrée ou le séjour illégal d'un étranger, qu'il s'agisse, soit de passeurs qui exploitent la misère des réfugiés, soit de tout groupe de personnes formé afin d'aider ces étrangers.
Personne ne s'offusquera de la lourdeur des pénalités dans le premier cas. Mais dans le second, on vise les organisations d'aide et en particulier les paroisses qui ont déjà servi de refuge à des étrangers menacés d'expulsion. Ainsi, on crée une base légale pour justifier la condamnation de prêtres, de pasteurs ou de militants laïcs. On les mélange avec d'authentiques criminels, selon une méthode déjà utilisée au Golgotha.
Les peines sont exorbitantes, surtout si on les compare avec ce qu'elles étaient auparavant. Ainsi la loi de 1931, celle qui a servi à envoyer à la mort des milliers de Juifs et à condamner Paul Grüninger, ne prévoyait que 10000 francs d'amende et six mois de prison. Et encore, ces pénalités n'étaient pas applicables si les mobiles du citoyen suisse étaient «honorables». Dans la nouvelle loi, cette mention de mobiles honorables a été supprimée. Selon la majorité parlementaire qui a voté cette nouvelle loi,il n'y a plus de motifs honorables. Dès lors, il sera toujours déshonorant d'assister un étranger en situation illégale.
Il s'agit d'un basculement de civilisation. Du reste vous l'avez hardiment pris à votre compte lors de l'émission. Pour vous, une fois qu'une loi est votée, tous les citoyens doivent y obéir sans aucune exception et ceux qui la transgressent méritent les plus lourds châtiments, qu'il faut donc aggraver. Vous ne concevez pas qu'il puisse y avoir des conflits de conscience et que certains obéissent à une loi de Dieu plutôt qu'à celle des hommes. Même hors de tout contexte religieux, ce conflit existe. Il a été mis en scène voici 25 siècles dans la tragédie d'Antigone, qui obéit à une loi non écrite plutôt qu'à celle de sa ville d'Athènes.
Ainsi vous avez tracé une frontière entre deux catégories de citoyens suisses: ceux qui ont une conscience et ceux qui la remplacent par l'obéissance aveugle aux lois. Ceux pour qui la qualité d'être humain prime toute autre considération et ceux qui appartiennent à une tribu en guerre avec le reste du monde. Ceux pour qui l'accueil de l'étranger est inscrit dans la tradition de l'humanité et ceux qui considèrent cette coutume comme débile.
Mais au fond pourquoi s'arrêter à cinq ans de prison? Durant la Seconde Guerre en Europe occupée, ceux qui aidaient les Juifs étaient envoyés dans des camps de concentration. Cette idée vous tenterait-elle? Cependant, même sous cette menace, il y eut des gens pour aider les Juifs, pour accepter de risquer et de perdre leur vie. Il faudrait donc que vous essayiez de comprendre que la conscience existe. Dans ce cas, cette lettre n'aura pas été écrite en vain.
Vous avez tracé une frontière entre deux catégories de citoyens suisses: ceux qui ont une conscience et ceux qui la remplacent par l'obéissance aveugle aux lois. Ceux pour qui la qualité d'être humain prime toute autre considération et ceux qui appartiennent à une tribu en guerre avec le reste du monde.
mercredi 19 juillet 2006
Le Liban n’est pas si loin
En 2004, il apprend qu’il fait partie du tristement célèbre groupe des «523» et qu’il va être expulsé.
Les luttes contre les expulsions des «523» débutent. Pétitions, manifestations, actions, refuges s’organisent! Début 2005, le Grand Conseil accepte une motion exigeant la régularisation des personnes du groupe des «523».
Ahmed S. est arrêté par la police le 5 octobre 2005. Il est amené devant la Justice de Paix, pieds et mains menottés, humilié, traité comme un véritable danger public. Objectif: son expulsion. Mais son attestation de séjour est encore valable et la juge de Paix le libère!
Cette tentative d’expulsion est d’autant plus choquante qu’elle intervient quelques jours avant que M. Jean-Claude Mermoud, conseiller d’Etat, rende publique la motion Melly.
Ahmed est donc libre… Libre, mais toujours la peur au ventre, la crainte d’une arrestation, l’angoisse de l’expulsion. Les mêmes peurs, les mêmes angoisses que vivent des centaines de personnes en attente d’une régularisation depuis des années. L’interdiction de travail détériore encore plus leur situation.Grâce aux très larges résistances, les autorités vaudoises doivent retourner à Berne négocier l’avenir des «523»… devenus «229», des personnes ayant été régularisées et quatre expulsées. Début juillet 2006, «67» personnes sont enfin régularisées et obtiennent en majorité un permis B. Parmi celles-ci, Ahmed!Mais la joie est de courte durée. Le 12 juillet 2006, la guerre éclate au Liban, après cinq ans de paix seulement. La population libanaise, sous les bombes, est victime d’une «punition adéquate». Voilà où l’on voulait renvoyer Ahmed… Parmi 23 victimes à Marwaine (Liban), la mère et la tante d’Ahmed meurent sous les bombes israéliennes. Son père et son frère sont actuellement hospitalisés, gravement blessés. Ahmed ne les avait pas revus depuis son arrivée en Suisse. Durant neuf ans, Ahmed, comme tous les autres requérants d’asile, a été isolé de sa famille, de ses amis, de ses proches.Le permis B d’Ahmed est «accordé » bien tard, trop tard.En Suisse, des milliers de personnes souffrent de cette attente interminable, souffrent car leurs droits sont bafoués par les autorités, sous prétexte de chasse aux «abus». Ahmed a été enfin régularisé. Qui abuse de qui?Pour les «146» personnes dont le cas doit encore être traité, toutes ces angoisses et ces peurs continuent. Jusqu’à quand?La Coordination asile Vaud est satisfaite des permis obtenus jusqu’à ce jour. Mais la lutte n’est pas terminée… Parmi le groupe des «523», «146» attendent et «16» personnes doivent se présenter à nouveau au Service de la population afin de «préparer leur départ», en réalité leur expulsion. «16» personnes qui ne savent pas pour quelles raisons elles ne sont pas régularisées au même titre que les «67». Ces décisions sont injustes. Mais il n’y a pas de place pour la justice dans l’arbitraire. Ces «16» personnes, comme toutes les autres, vont continuer à se battre pour obtenir une régularisation.La Coordination asile Vaud va poursuivre sa lutte avec les requérants afin que chaque personne obtienne le droit de vivre ici. Elle se solidarise aussi avec Ahmed et les populations civiles face au drame qui les frappe. «Parmi 23 victimes à Marwaine, la mère et la tante d’Ahmed meurent sous les bombes israéliennes.Son père et son frère sont actuellement hospitalisés, gravement blessés»
L’INVITÉE NANDA INGROSSO
■ Membre de la Coordination asile Vaud "
Le feuilleton de l’été: les yeux pour pleurer
Un été rayonnant, des nouvelles accablantes. Jours splendides, soirées lumineuses. Et pendant ce temps l’électricité et l’eau sont coupées, des routes et des maisons sont défoncées, des gens sont tués par familles entières, des soldats enlevés, des prisonniers torturés… Encore un été rayonnant comme un imbécile alors que la guerre endeuille des ciels bleus. Il y a onze ans, en plein juillet, on apprenait, hébétés, la chute de Srebrenica, les chars chargeant les civils, les familles traquées, les morts et encore les morts – et dans les hautes sphères de l’opinion internationale, la prudente comptabilité des mots diplomatiques: condamnera, condamnera pas?Eté triomphant, actualité accablante. Encore des chars chargeant des civils. Autres temps, autres lieux, autre guerre, autre absurdité. Mais une commune imbécillité au pouvoir: l’idée qu’en étant encore plus violent que l’autre on résoudra les problèmes, qu’il n’y a pas d’autre choix. Elles ont vu juste, ces femmes qui clamaient dans les rues lors d’une autre guerre encore: «Un an de négociations vaut mieux qu’un jour de guerre».Ça sert à quoi de voir juste? A rien. Les yeux pour voir, les yeux pour pleurer. L’engrenage se déroule sous nos yeux crétinisés d’impuissance.Déni de droit, occupation, coupe réglée dans les possibilités de vie d’une population. La violence comme moyen de conquête et de gouvernement (oliviers arrachés, champs confisqués à leurs propriétaires, chicanes incessantes sur les routes, paralysie de l’agriculture, de l’industrie, de l’économie, rafles de prisonniers, attaques de quartiers civils…) et en face, des frappes ponctuelles et meurtrières, des actes désespérés, une violence comme moyen de résistance et d’existence.Les yeux pour pleurer. Impossible de ne pas voir l’idiote logique du tout: la violence quotidienne et systématique envers une population est manifestement le moyen le plus efficace, ces cinq ans l’ont montré, pour encourager – et non pour combattre – les actes terroristes! Si le droit est nié, si une proportionnalité des moyens n’est pas respectée, si des résolutions internationales restent lettre morte, si le pouvoir effectif est à celui qui utilise sa force militaire, si les moyens de vie normaux (agriculture, commerce…) sont coupés: comment s’étonner que des désespérés se tournent vers le terrorisme comme seule alternative?Dans les polars du dimanche soir, on crie «Non», le héros, le flic de choc se trompe, mais rassurez-vous, ça finira bien, son intuition le guidera, la justice triomphera et la violence montrera son vrai visage bête et inutile. Avec l’actualité ça ne marche décidément pas. On crie «Non» et les tanks chargent, les roquettes explosent, les immeubles s’effondrent, les hôpitaux s’emplissent de civils en sang… Ça ne finit pas bien du tout. Pourtant là aussi, le scénario est clair, non?A ceux qui me disent: «Il faut accepter, Dieu a donné cette terre à Israël, tous les moyens sont bons pour la garder», je demande: «Ce Dieu n’a-t-il pas parlé de justice? ». Ils me regardent comme si je parlais chinois. C’est tellement facile de ne prendre dans la Bible que ce qui nous arrange, n’est-ce pas. J’aime mieux fermer la Bible, si elle est si aveuglante, et ouvrir les yeux. Les yeux pour pleurer, les yeux pour voir. Je vais m’obliger à regarder la suite du feuilleton. C’est arrivé près de chez nous. C’est notre histoire. «Encore un été rayonnant comme un imbécile alors que la guerre endeuille des ciels bleus»
L’INVITÉE HÉLÈNE KÜNG
■ Pasteure
Carton pour la Cuvée Blocher
Le concours d'étiquettes organisé pour la venue de Christoph Blocher à la fête nationale du village de La Côte fait un tabac outre-Sarine
mardi 18 juillet 2006
Lampedusa: les clandestins affluent
IMMIGRATION Plus de 650 boat-people ont été interceptés dans la seule journée d'hier près de la petite île de Lampedusa et de la Sicile, au sud de l'Italie. Une embarcation a été repérée dans l'après-midi par les autorités, 70 km d'Agrigente, au sud de la Sicile, chargée de 300 personnes, a indiqué l'agence italienne ANSA. Lundi matin, quatre embarcations avaient déjà été interceptées, près de Lampedusa et du sud de la Sicile, avec plus de 350 personnes à leur bord, a annoncé la Garde des Finances de Palerme. L'île de Lampedusa est le point d'arrivée permanent des boat-people partis du nord de l'Afrique pour tenter d'immigrer en Europe. (ats)
Information relayée également par 24 Heures:
A leggere anche, sul stesso soggetto: "Flusso incessante di clandestini", nel quotidiano "La Sicilia":
LAMPEDUSA (AGRIGENTO) - Sono complessivamente 218 i clandestini soccorsi dalla Guardia Costiera su un barcone alla deriva, a 50 miglia a sud di Lampedusa. Gli immigrati sono giunti sull'isola e, dopo le procedure di rito in banchina, sono stati trasferiti nel Centro di prima accoglienza. In porto è arrivata anche la motovedetta della Guardia di Finanza con altri 34 immigrati, tra cui cinque donne. Un terzo barcone, con circa 25 immigrati a bordo, è stato segnalato da un peschereccio a Nord di Lampedusa, verso l'isola di Linosa.Due sbarchi sono stati registrati anche a Pozzallo, in provincia di Ragusa. Il primo gruppo, formato da 25 immigrati, tutti uomini, è stato sorpreso a terra in località Sampieri. I clandestini sono stati intercettati da carabinieri e personale della capitaneria di porto dopo che alcuni cittadini avevano lanciato l'allarme. Recuperata l'imbarcazione usata per la traversata.Il secondo gruppo, di 27 clandestini, è stato intercettato a bordo di una imbarcazione a circa 7 miglia al largo di Pozzallo da una motovedetta della Guardia di finanza. Gli immigrati una volta soccorsi e presi a bordo sono stati accompagnati in porto.Un barcone con un centinaio di clandestini ha cercato di bloccare una nave mercantile, la "Safiyeana", in navigazione nel Canale di Sicilia. Il tentativo di "abbordaggio" è avvenuto a 20 miglia a Sud di Porto Empedocle. Dopo l'allarme lanciato alla centrale operativa della Capitaneria di Porto, il comandante del cargo ha proseguito la sua rotta. Le motovedette della Guardia Costiera hanno raggiunto il barcone e lo hanno dirottato verso il Porto di Licata.Ancora un barcone con un centinaio di clandestini a bordo è stato segnalato alla Guardia costiera di Porto Empedocle da un cargo portoghese. Gli extracomunitari sono stati avvistati a circa 40 miglia a sud della costa agrigentina. I clandestini soccorsi su un barcone in legno di circa venti metri al largo delle coste agrigentine sono circa 300. A bordo, oltre a numerose donne e bambini, anche due persone prive di conoscenza, che sono state immediatamente trasferite su una motovedetta che sta dirigendo verso un'altra unità dove si trovano alcuni medici del 118. Nelle operazioni di soccorso sono impegnate in questo momento sei motovedette della Guardia Costiera, che ha chiesto l'invio di altre unità da Gela, e una della Guardia di Finanza.
(17.07.2006)
Hommage
Fawzia ABOU-HALDA
et
Latifa ABOU-HALDA
maman et tante d’Ahmed Seif, ami d’origine libanaise, qui avait dû les quitter il y a neuf ans, sans jamais plus les revoir.La Coordination asile Vaud exprime à Ahmed Seif toute sa sympathie et sa solidarité dans cette nouvelle et terrible souffrance.
Chaque guerre est une guerre de trop.
N'diaga Aw, citoyen du monde
Couturier sénégalais installé à Yverdon, N’diaga Aw est également ceinture noire cinquième dan de taekwondo. Difficile de donner un âge à cet homme longiligne et droit comme un i, au sourire aussi large qu’une tranche de pastèque, qui vous sert la main avec une déférence à vous faire prendre pour l’empereur du Japon! N’diaga Aw, 50 ans, est un bourlingueur. Un citoyen du monde qui se considère «à la fois sénégalais, ivoirien, coréen et suisse».Le Sénégal, c’est là où il est né, a grandi dans une famille de trois enfants dont il est l’aîné et où il a appris la couture. La Côte d’Ivoire, le pays où il a passé seize ans de sa vie, ouvert son premier atelier de couture; le pays qu’il a représenté aussi aux Mondiaux de taekwondo de 1985 avec un titre de vice-champion (70 kg) à la clé. Au pays du matin calme, berceau du taekwondo, N’diaga Aw a fait plusieurs stages qui lui ont permis d’approfondir sa technique de la discipline et de gravir les dans.En Suisse depuis dix ans, il a exercé plusieurs métiers. «Quand je suis arrivé, j’ai d’abord réalisé des costumes pour une troupe de danse, puis plus rien, et j’ai travaillé comme ouvrier dans des chantiers. Ensuite, j’ai eu l’opportunité d’exercer ma profession à Lausanne, mais l’entreprise a fait faillite et pour moi il n’était absolument pas question de vivre du social», résume le Sénégalais. Fier du chemin parcouru. Aujourd’hui établi à son propre compte à Yverdon, il a ouvert un atelier de couture (Aw Création) et une école de taekwondo.Le mois dernier, il a participé aux Journées des cinq continents, un festival qui a réuni à Martigny des artistes venus d’Ouzbékistan, du Mali, du Sénégal, de la Syrie, de la Mongolie, du Tibet, du Brésil, de la France et de la Suisse et où ses créations ont connu un accueil très favorable. «Mes mannequins provenaient du Japon, de la Pologne, de la Suisse, de la Turquie, de l’Allemagne et du Sénégal», sourit N’diaga. Arbitre international de taekwondo Aujourd’hui, cet adepte de la couture sur mesure et des retouches est également arbitre international de taekwondo.Ce qui fait le plus plaisir à cet homme marié, c’est de voir ses jeunes élèves s’élever dans les vertus du respect de soi et d’autrui. «Il y en a un, quand il a commencé le taekwondo, il était rejeté de tout le monde et se droguait. Maintenant, il est devenu un champion, a un boulot et ne fume même plus de cigarette. C’est vraiment génial!» Dans deux ans, N’diaga (5e dan WTF) pourrait se retrouver aux JO de Pékin. En qualité d’arbitre. Tout indique donc à croire que le maître sénégalais n’a pas fini de prendre de la hauteur.
ABDOULAYE PENDA NDIAYE
