dimanche 12 juin 2005

Publications sur ce site des bulletins Quand on...NEM

Image hébergée par www.image-dream.com

Désormais vous trouverez sur ce site, (regardez dans la frame de droite en dessous des vidéos principales) les témoignages de personnes dans cette situation d'extrême exclusion: les NEM.
Tome 2 - Septembre 2004
Tome 3 - Février 2005
Tome 4 - Mai 2005
IL s'agit de versions électroniques des bulletins publiés par :
Carrefour d’Associations NEM
c/o SOS-Asile Vaud
Adresse de contact :
Pasteur Hélène Küng, aumônier de l’EERV au CERA de Vallorbe
Alpes 24, 1006 Lausanne

021 320 98 75 ou 079 321 28 69
kung.jacqhel@urbanet.ch

samedi 11 juin 2005

Lettre de la Municipalité de Lausanne contre Blocher

Une lettre signée du syndic Daniel Brélaz au nom de l’Exécutif de la capitale vaudoise demande au Conseil fédéral de se distancier d’un discours contesté de l’UDC zurichois. Une démarche exceptionnelle qui se veut avant tout symbolique.


Ecoutez la séquence du journal de midi sur La Première

Refuser le totalitarisme juridique

Lire cette opinion de Raymond Auber publiée dans 24heures.
Extraits:
Le grand penseur vaudois Alexandre Vinet, dont la statue massive trône sur la place de Montbenon, ne pouvait pas ne pas y réfléchir. «Ce n’est pas nous qui contesterons aux lois le droit d’être respectées», écrivait-il. Mais il écrivait aussi: «Une loi immorale, une loi irréligieuse, une loi qui m’oblige à faire ce que ma conscience et la loi de Dieu condamnent, si l’on ne peut la faire révoquer, il faut la braver.»
Comment ne pas évoquer cette dernière phrase de Vinet (qu’aujourd’hui encore de nombreux libéraux considèrent comme leur «maître à penser») quand on lit le compte rendu du débat qui vient d’avoir lieu au Grand Conseil de notre canton? Il portait sur l’usage de la contrainte auquel la majorité du Conseil d’Etat compte recourir (ou a déjà recouru) pour renvoyer 523 requérants d’asile déboutés par la volonté de la Confédération. Parmi eux, des familles établies en Suisse depuis des années et bien intégrées, et des enfants nés en Suisse.
Deux camps s’affrontèrent. Ceux qui rappelèrent que, légalement, un canton est tenu d’exécuter une décision fédérale de ce genre: on ne pouvait être plus juridique. Ceux qui, à l’instar du député radical Serge Melly, considéraient que «quand la loi est injuste, il ne faut pas l’appliquer, ni laisser place à l’arbitraire»: on ne pouvait être mieux dans la ligne de Vinet...

Jean-François Bergier dénonce les renvois forcés


L'historien Jean-François Bergier s'oppose au renvoi du groupe dit des "523" requérants d'asile dans le canton de Vaud. Il n'admet pas que, dans un Etat de droit, l'on recoure à la contrainte pour expulser des gens qui n'ont commis aucun délit.

Selon lui, les renvois forcés présentent des analogies avec l'attitude de la Suisse lors de la Seconde Guerre mondiale. "Dans les deux époques, on a d'un côté des textes, des règlements comme la fameuse circulaire Metzler. Et de l'autre des individus", a expliqué le Vaudois dans un entretien accordé "24 Heures" et à la "Tribune de Genève".

Durant la guerre, "hormis quelques exceptions, les textes ont été appliqués aveuglément. Ne pas reconnaître aux Juifs ou aux Tziganes le statut de réfugié politique était une aberration. Ces gens étaient menacés de mort", a rappelé M. Bergier. Or, on fait aujourd'hui la même erreur: "on applique des textes à la lettre sans étudier la situation des gens".

Le contexte idéologique présente aussi des similitudes: "il y avait comme aujourd'hui
la peur de l'étranger, la peur des gens différents". Depuis le XVIe siècle, les villes suisses ont connu des vagues successives de réfugiés d'importance considérable et "il y a toujours eu une réaction de rejet ou d'accueil sélectif", a précisé l'historien.

Selon lui, la tradition humanitaire de la Suisse existe encore, mais "au niveau des autorités, c'est un humanisme sélectif, à la carte". Pour maintenir cette tradition et "garantir nos valeurs démocratiques et fédéralistes", Jean-François Bergier préconise un enseignement plus systématique de l'histoire, qui donne aux jeunes le sens de la continuité de l'histoire dans la longue durée.

Lire la dépêche ATS du Matin

Les femmes africaines débattent à Neuchâtel


L'intégration en question aujourd'hui à l'aula des Jeunes-Rives de Neuchâtel : Près de 400 personnes de différentes origines participent à la Conférence internationale des femmes africaines. Des ateliers de discussions sont organisés pour évoquer différents thèmes et permettre aux femmes africaines de tisser des liens.
Cette journée est organisée par l'Association des femmes africaines et chrétiennes de Suisse, dont le siège est à Marin-Epagnier

Mesures de promotion des retours en Afrique Australe


Lire le communiqué de l'ODM qui annonce ces mesures d'aide au retour pour la Sierra Leone, la Guinée, le Burkina et le Mali. Les retours peuvent être volontaires
ou suite à une obligation de quitter la Suisse. Limité au 31 mai
2007, ce programme s’adresse aux personnes ayant déposé une demande
d’asile dans notre pays avant le 1er juin 2005

La confédération concède une centaine de visas pour commémorer Serbrenica


La réponse tant attendue est tombée: Berne autorise la majeure partie des rescapés de Srebrenica qui en ont fait la demande à aller commémorer sur place, le 11 juillet, le dixième anniversaire du génocide. Sur les 159 candidats au voyage, 112 pourront participer à la marche internationale de solidarité organisée, notamment, par l'association des survivants de Srebrenica.
Lire l'article complet de Didier Estoppey dans Le Courrier.

Brélaz se fâche contre Blocher

vendredi 10 juin 2005

La Suisse c'est nous tous !

24 heures dans ses pages lausannoises et sous la plume de Martine Clerc nous rappelle que nous entrons dans la semaine des réfugiés à un moment où la politique helvétique en la matière va vers un démantèlement complet.

Extraits:
«Nous assistons à un terrifiant démantèlement du droit d’asile depuis quinze ans, déplore Marianne Waeber, responsable de formation de Français en Jeu. S’il n’y a pas un sursaut, la notion d’asile n’existera plus en Suisse. Et ça, c’est la mort de l’âme.»
Pour Karl Grünberg, secrétaire général d’ACOR SOSRacisme, il s’agit de lutter contre la nouvelle Loi sur les étrangers qui devrait être approuvée cet automne par les Chambres. «Nous avons lancé un référendum. Là encore, nous assistons à un durcissement effrayant légitimant une ségrégation raciale. La loi discriminera selon l’origine nationale des catégories entières de bénéficiaires et à quelques exceptions près, les Extra-Européens seront interdits de séjour légal en Suisse.»
Pour clore la semaine, une manifestation nationale réunira samedi 18 juin à Berne tous ceux et celles qui défendent la Suisse comme terre d’accueil

Programme de la semaine à Lausanne:
Ce soir: 20 h 30, conférencedébat sur les réfugiés palestiniens, avec Marc-André Weber du Collectif urgence Palestine. A Pôle Sud, av. Jean-Jacques Mercier. »
Dimanche 12: 11 h, méchoui de l’amitié par des migrants. A Mozaïk, Flon. »
Lundi 13: 18 h-20 h, balade à vélo sur le thème «Nem, requérants: parcours obligé». Départ du Flon, arrivée et pique-nique au Centre Fareas de Malley. »
Mardi 14: 14 h-20 h, portes ouvertes au Point d’Appui, espace multiculturel des Eglises accueillant les personnes démunies. Rue César-Roux 8, Lausanne. A 17 h et 20 h 30, Si le Nord était le Sud, de la Cie La Jorga. A Zélig, Unil (BFSH2) à 17 h et à Pôle Sud, 20 h 30.
Mercredi 15: 15 h, Attendsmoi au TPEL Eldorado, Chauderon. A 20 h 30 et 23 h, Nem-Nee, documentaire de Charles Heller et Enrico Pizzolato sur les conséquences de la nouvelle politique d’asile. Pôle Sud. » Jeudi 16: 18 h, nuit africaine au D! Club, avec notamment Boubacar Traoré. Place centrale, 35 francs. »
Vendredi 17: 20 h 30, Homme, Terre, Espoir, théâtre d’ombres par la Cie Peni Mapuche. Pôle Sud. »
Samedi 18: 10 h, portes ouvertes du Centre d’hébergement Fareas à Crissier. 14 h, manifestation nationale à Berne. Départ en bus de Crissier à 12 h. Inscriptions au Forum des étrangers et étrangères de Lausanne. »

jeudi 9 juin 2005

Bonne nouvelle pour les Dalipi

Cette autre famille de Payerne qui avait été spécifiquement soutenue par l'appel des médecins d'il y a trois jours (en raison de l'état de santé de l'épouse)a vu son appel accepté par l'ODM.
Article de Patrice Chuard dans 24heures.
Extraits:
Retourner, sans assistance médicale, dans une région où les souvenirs ne leur parlent que de guerre et de cruauté, semble inconcevable aux Dalipi. Surtout qu’ils ont trouvé leurs marques dans la Broye. Mensur travaille depuis 2001, comme cuisinier, à l’Auberge communale de Fétigny (FR). «Je bosse 6 jours sur 7», précise-t-il, et c’est parfois lui qui tient l’établissement. A Preshovo? «Il n’y a pas de travail pour des Albanais comme nous, les usines de la région n’emploient que des Serbes qui traversent la frontière», explique-t-il. Soutenu par le canton de Vaud, puis par le groupe mixte de travail l’an dernier, le couple Dalipi a reçu de nombreuses marques de soutien, dont des lettres de son employeur, qui ne tarit pas d’éloges à son égard, et de la Municipalité de Fétigny. La balle est dans le camp de l’ODM.