mercredi 15 août 2007

Quel genre de moutons sommes nous ?

Quel genre de moutons sommes-nous ?!

Au cœur de la torpeur estivale, voilà que l’on entend déjà des rumeurs électorale.

Comme pour nous faire plus peur ? Comme pour nous faire plus mal !

On nous propose une logique de purification de l’enclos des moutons.

L’Evangile dit exactement le contraire.

« Si quelqu’un parmi vous possède cent moutons et qu’il perde l’un d’eux, ne va-t-il pas laisser les quatre vingt dix-neuf autres dans leur pâturage pour partir à la recherche de celui qui est perdu jusqu’à ce qu’il le retrouve ? Et quand il l’a retrouvé, il est tout joyeux : il le met sur ses épaules, rentre chez lui, puis appelle ses amis et ses voisins et leur dit : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé mon mouton, celui qui était perdu !’ » (Luc 15. 4-7).

Il arrive un moment, lorsque l’on est chrétien, où l’on ne peut plus se taire. Où l’on doit proclamer combien il est plus important de rassembler et de chercher la paix que de dessiner des moutons noirs et traiter les gens en boucs émissaires.

Car savez-vous pourquoi Jésus raconte cette petite parabole ? Parce que comme il fait bon accueil à des gens de mauvaise réputation - voleurs, traîtres, profiteurs et autres – leur parle et mange avec eux, il se trouve des bien-pensants pour dire qu’au lieu de se souiller ainsi il ferait mieux de laisser ces gens de côté. C’est à ces bien-pensants que Jésus donne une leçon sur l’art d’être berger, et de résoudre les problèmes plutôt que les chasser. Sûr, c’est bien plus exigeant et compliqué de dialoguer que de cataloguer, mais là-dessus Jésus ne transige pas et choisit toujours la première option. Il sait bien que la paix est à ce prix.

Alors quand vient notre tour, quel regard voulons-nous porter sur notre humanité – celle, déjà, qui peuple notre pays ?

Il arrive un moment, lorsque l’on est chrétien, où l’on ne peut plus se taire ; où l’on doit crier haut et fort que c’est trahison d’oser donner à cet enclos la forme d’une Croix.

mardi 14 août 2007

Nouvelle loi sur l'asile

Nouvelle loi sur l'asile: les premiers jugements suscitent la controverse
REFUGIES. Le Tribunal administratif fédéral a livré son interprétation des dispositions sur les requérants sans papiers, à son avis conformes au droit international. Si Berne juge sa pratique confortée par ces décisions, l'OSAR parle de rupture.


Un centre pour requérants d´asile à Bâle. Photo: Keystone

Très attendues, les premières décisions de principe du Tribunal administratif fédéral sur l'un des chapitres les plus contestés de la nouvelle loi sur l'asile - le sort des requérants d'asile ne présentant pas de papiers d'identité valables - sont tombées au début de ce mois. Ces jugements définissent plus précisément que ne le fait le texte légal à quelles conditions les autorités sont habilitées à ne pas entrer en matière lorsqu'un requérant ne fournit pas de titre d'identité en bonne et due forme dans les 48 heures. Ces arrêts, rendus par l'organe qui a remplacé depuis le début de l'année l'ancienne Commission de recours en matière d'asile, sont définitifs. Ils ne peuvent, en particulier, pas faire l'objet d'un ultime recours auprès du Tribunal fédéral siégeant à Lausanne.

Lire la suite de cet article dans le Temps, ainsi que les commentaires qui suivent: "Gare au simplisme des réactions" et "Le sort réservé aux requérants dépourvus de documents d'identité"


Les jeunes touristes célibataires ne sont pas bienvenus en Suisse

Obtenir un visa de courte durée quand on est jeune, célibataire et originaire de certains pays d’Afrique ou d’Orient semble mission impossible. Le risque d’immigration illégale est trop grand, selon l’administration.


L’ambassade suisse à Téhéran.
Pour bien des Iraniens, s’y rendre n’est déjà pas chose aisée.


Célibataires, passez votre che­min! Si vous êtes jeune, non marié et que vous venez de certains pays extra-européens, obtenir un visa pour la Suisse, même un simple visa de tou­riste, semble mission impossi­ble. Françoise et Serge Vaezi l’ont appris à leurs dépens. Ou plutôt à ceux de leurs nièces, que ce couple de retraités hel­véto- iranien, installé à Vernier (GE), souhaitait inviter pour l’été.
Les deux soeurs iraniennes de 23 et 27 ans ont fait toutes les démarches auprès de l’ambas­sade de Suisse à Téhéran. De leur côté, leurs parents gene­vois ont envoyé des copies de leurs propres cartes d’identité, un relevé de compte, etc. Il y a deux ans, une autre nièce ira­nienne avait obtenu un visa sans problème. Mais cette fois­ci, la demande a été rejetée.
Soupçons de faux papiers
Sur le formulaire standard de refus, la case «sortie de Suisse non garantie au terme du sé­jour » est cochée. Autrement dit, on craint que les deux soeurs, sous prétexte de visite familiale, en profitent pour im­migrer illégalement en Suisse. Le fait qu’elles sont jeunes et célibataires les rendrait particu­lièrement suspectes. C’est du moins ce qui a été répondu aux insistantes questions des Vaezi. «On présume qu’elles ont des intentions malhonnêtes, s’in­surge Françoise Vaezi. Si elles montrent une attestation prou­vant qu’elles ont du travail en Iran, et donc ne cherchent pas à émigrer, l’ambassade suisse soupçonne d’office que ces pa­piers sont faux. Quand j’en­tends ça, j’ai honte d’être Suisse!» Reste la possibilité de faire recours. Perspective peu allé­chante. «Elles devraient à nou­veau payer un billet d’avion pour retourner à l’ambassade suisse de Téhéran, à 1000 kilo­mètres de leur domicile, pour qu’au bout du compte on leur réponde probablement non une seconde fois?» Avec, cerise sur le gâteau, les frais de justice à payer… Ce cas n’est pas isolé, à en croire des arrêts du Tribunal administratif fédéral trouvés sur internet. De jeunes Maro­cains, qui voulaient rendre vi­site à leur famille en Suisse ou assister au mariage d’un parent, ont fait recours contre le refus d’un visa. La réponse: «Compte tenu de la situation person­nelle, professionnelle et fami­liale du requérant (jeune homme célibataire et sans em­ploi) et de la situation socio­économique prévalant dans son pays d’origine, la sortie de Suisse de l’intéressé au terme du séjour envisagé n’apparaît pas suffisamment assurée.»
Pays «à risque»
Selon le tribunal, l’expérience montre que, dans des cas analo­gues, «de nombreux étrangers» cherchent à s’établir en Suisse «par tous les moyens». Ajoutant que le pays ne peut pas ac­cueillir tous les étrangers qui désirent y venir, même pour des séjours de courte durée, les ju­ges recommandent aux hôtes suisses qui souhaiteraient voir leurs parents, de le faire… au Maroc!
A l’Office fédéral des migra­tions, le porte-parole Domini­que Boillat confirme qu’il existe des pays «à risque», notam­ment en Afrique et en Orient. Il assure pourtant qu’il n’y a pas de «liste noire». Seulement des directives spéciales, par exem­ple concernant les étudiants chinois. Mais rien sur l’Iran, où le taux de refus n’est que de 5%. Puis il ajoute: «C’est sûr, dès qu’on vient de certains pays, il y a un handicap pour obtenir un visa.»
ANTOINE GROSJEAN dans le quotidien 24 Heures

lundi 13 août 2007

Affiches de l'UDC, sans commentaires...




Voir sur YouTube ce très bon montage d'affiches UDC sur une musique de RATM (Rage Against The Machine)
Voir aussi ce post sur le site de Chavannes-sur-Moudon










Dans ses affiches, l'UDC se délecte d'une symbolique provocante.
Dans ses affiches,
l'UDC se délecte d'une symbolique provocante.
(swissinfo)




Lire la suite de ce dossier sur le site de Swissinfo

A quand la chute de Christoph Blocher ?

La réponse de René Jost, président du Nomes Vaud, Saint-Saphorin (VD), parue dans le Temps:

Comparés aux dérapages du conseiller fédéral Blocher, les mensonges d'Elisabeth Kopp étaient de véritables bagatelles (LT du 28 juillet). Rien qu'à ce niveau-là, ceux de l'actuel ministre de la Justice n'ont rien à envier à ceux qui ont conduit à la démission de Mme Kopp. De manière générale, M.Blocher entretient un rapport très lâche avec la vérité et il ne s'est, par exemple, pas gêné de mentir au parlement au sujet du fait qu'il avait traité publiquement de criminels deux Albanais, malgré le fait qu'ils n'ont jamais été condamnés. Il a fallu visionner une vidéo pour le confondre avec son mensonge d'une gravité extrême.

En revanche, contrairement à Christoph Blocher, Elisabeth Kopp n'a jamais affaibli nos institutions ou attaqué la séparation des pouvoirs, nui au pays par des appels au non-respect du droit international, critiqué à l'étranger une loi suisse en déclarant qu'elle «nous fait mal au ventre», laissé le pays pendant une année sans procureur de la Confédération après l'avoir viré dans des conditions pas très claires, violé la séparation des pouvoirs en critiquant sans cesse des arrêts du Tribunal fédéral, affaibli ce dernier par des coupes drastiques dans le budget et la diminution du nombre des juges malgré l'incessante augmentation des affaires, traité publiquement de lavettes les citoyennes et citoyens qui ne partagent pas ses opinions, etc. Le 26 octobre 2006, Le Temps a publié sur son site web une liste de la trentaine de dérapages commis par Blocher depuis qu'il est au Conseil fédéral. Une fraction de toutes ces fautes graves aurait à coup sûr fait tomber chacun des autres membres du gouvernement.

Si les parlementaires qui sortiront des urnes le 21 octobre prochain entendent respecter le serment qu'ils devront prononcer au début de la première session de la prochaine législature, ils auront le devoir sacré d'élire quelqu'un d'autre à la place de Christoph Blocher. Il en ira de leur crédibilité.

Il est intéressant de mettre ce courrier de lecteur en parallèle avec un autre article du Temps, concernant Ueli Maurer, "le président qui en fait trop".

samedi 11 août 2007

Agression

Huit néonazis tabassent trois Africains au centre de Genève



Drapeaux garnis de croix gammées, portraits d’Adolf Hitler,
références au IIIe Reich: tels sont les objets retrouvés
l’appartement genevois des huit jeunes néonazis.

KEYSTONE

Les jeunes se sont acharnés sur un trio de ressortissants africains dans la nuit de mercredi à jeudi.
Il est un peu plus d’une heure du matin, dans la nuit de mercredi à jeudi, à Genève. Un groupe d’extré­mistes de droite – quatre Suisses, trois Français et un Anglais, âgés de 18 à 27 ans – débarque sur la place de Cornavin. Ils rencontrent trois ressortissants africains et dé­cident de s’en prendre à eux. Les néonazis lancent des insultes ra­cistes
au groupe qui leur fait face. Ils en viennent aux mains et conti­nuent à frapper alors qu’une des victimes, blessée au visage, s’écroule sur le sol.
Par chance, six militaires alé­maniques s’interposent, parvien­nent à rattraper les néonazis qui ont pris la fuite et appellent la police. Les agents découvrent des photos à caractère néonazi dans leurs téléphones portables, et des armes blanches dans leurs poches. L’une des victimes, originaire du Burundi et âgée de 23 ans, est blessée au visage. Elle est soignée sur les lieux. Les deux autres s’en
sortent sans encombre physique. Les extrémistes, eux, ont été ar­rêtés et seront déférés devant un juge d’instruction.
Découvertes inquiétantes

En fouillant le domicile des agresseurs, la police enchaîne les découvertes inquiétantes. Por­traits d’Adolf Hitler, références au IIIe Reich, drapeaux garnis de croix gammées viennent complé­ter une impressionnante collec­tion de couteaux, matraques, bat­tes de base-ball et fusil à pompe factice. «Un tel cas d’agression raciste est rare à Genève, assure
Christophe Zawadski, porte-pa­role de la police. Ces huit jeunes ne font certainement pas partie d’un réseau. Il s’agit plutôt d’une bande d’amis de la même mou­vance. » Les tendances néonazies à Genève ne seraient donc pas comparables à celles existant en Suisse alémanique. «Il s’agit plu­tôt de groupuscules éparpillés dans le canton, il n’y a pas une réelle activité extrémiste», expli­que Johanne Gurfinkiel, secrétaire général de la Coordination inter­communautaire contre l’antisémi­tisme et la diffamation (CICAD).
CHLOÉ DETHURENS, pour le quotidien 24 Heures


mardi 7 août 2007

Famille Redzic

Les Redzic décrochent un permis après sept ans
PAYERNE


Hajrudin et Raza Redzic, ici en 2005 avec leurs enfants Ahmed et Amina,
vont pouvoir construire leur avenir en Suisse dans la sérénité.

THIERRY GROBET


Une famille bosniaque, sous le coup d’une mesure de renvoi en 2005, a finalement obtenu le droit de rester en Suisse.
Ils vivent leur plus bel été de­puis longtemps. Raza Redzic, son époux Hajrudin et leurs enfants, Ahmed et Amina, ont enfin gagné le droit de rester en Suisse. Cette famille bosniaque, réfugiée de Srebrenica après la guerre, traumatisée par le con­flit qui a déchiré leur pays, s’est vu délivrer le permis B tant attendu il y a quelques jours. Pour cela il aura fallu «sept années de démarches doulou­reuses affrontées avec un cou­rage exemplaire», rappelle Jean-Luc Chaubert, du collectif de soutien payernois qui s’est battu pour eux. Des associations et des Eglises avaient fait signer une pétition de soutien, remise au Grand Conseil en 2005. Les Redzic avaient alors épuisé tous leurs recours, et le canton de Vaud interdisait à Hajrudin de travailler. La révision d’un arti­cle de la loi fédérale sur l’asile a permis de réexaminer leur dos­sier cette année. P. C.

Le marché des demandeurs d'asile

ORS Service sur le marché des demandeurs d'asile
SUISSE. De plus en plus de cantons font appel aux services de cette entreprise privée.

Ces dernières semaines, la société ORS Service AG s'est retrouvée sous les projecteurs: Fribourg a décidé, après bien d'autres cantons ou communes alémaniques, de lui confier son mandat sur l'asile dès 2008 (LT du 18.07.2007). Préférant son offre et ses tarifs à ceux de la Croix-Rouge Fribourg et levant une polémique.

Cette société privée basée à Zurich est la première à s'être lancée, voici quinze ans, dans l'encadrement des demandeurs d'asile, éveillant des réserves surtout du côté des organisations humanitaires. L'idée de faire du profit dans le domaine de l'asile a buté sur des retenues. Qu'est-ce qui se cache derrière cette entreprise qui se dit elle-même parfois «objet de craintes et de critiques» infondées?

Lire la suite de cet article dans le Temps

samedi 4 août 2007

Réactions

Dans le courrier des lecteurs de 24 Heures, quelques réactions à la dernière campagne de l'UDC:

  • ET REVOILÀ LES EXCÈS XÉNOPHOBES DE L'UDC
La toute récente publicité de l’UDC, parue dans la plupart des quotidiens romands, donne une nouvelle fois dans les insupportables excès xénophobes et racistes qui sont malheureusement récurrents dans la plupart de ses campagnes politiques. Dans cette dernière publicité, elle montre, sur fond de drapeau suisse, trois moutons blancs boutant hors nos frontières, à grands coups de pied, un mouton noir.
Je m’adresse tout d’abord à la presse pour lui demander au nom de quelle déontologie elle peut accepter de faire paraître de telles publicités.
Je m’adresse ensuite aux partis libéraux et radicaux qui, depuis une année déjà, font fi de leurs belles résolutions d’antan et qui, non seulement s’apparentent avec l’UDC lors des échéances électorales, mais font, dans bien des cas, leur fonds de commerce de ce parti populiste.
Jusqu’ou vont-ils aller sans dénoncer les détestables débordements de l’UDC? S’ils ne veulent pas le faire, eh bien qu’ils l’annoncent clairement!
Jean Bischofberger, conseiller communal, Nyon

  • ELLE FLEURE BON L'ALLEMAGNE DES ANNÉES 30
C’est une petite publicité en bas de page, dans tous les quotidiens suisses depuis quelques jours. C’est une publicité à la gloire du Parti du ministre de la Justice.
Elle est marrante cette publicité. Elle montre des moutons blancs qui excluent un mouton noir du pâturage suisse à coups de pied au derrière.
Elle fleure bon l’Allemagne des années trente. Les quotidiens suisses la diffusent sans états d’âme, jour après jour…
Bernard Mosimann, Aigle
  • CHÈRE UDC ...
Oh, le joli drapeau suisse dans ma boîte aux lettres! Je souris lorsque mon regard se bloque sur ce petit insigne… UDC… voyons ce qu’ils nous racontent encore…
On ne peut dénier les problèmes de violence dans notre société, bravo à l’UDC de s’en préoccuper, mais il me semble qu’elle choisit un chemin un peu facile et très provocateur. Pour nos belles montagnes, rivières, lacs et villages qu’elle cite, j’espère que chaque partisan de ce parti trie ses déchets, ne surchauffe pas sa villa, fait surveiller les usines et dit non à la neige artificielle… «pour que notre Suisse reste comme elle est».
Quant à la paix que l’on désire pour passer un bon 1er août, à mon souvenir, ce ne sont pas les étrangers qui figurent dans les journaux les lendemains de fête nationale mais plutôt des gens de chez nous bien motivés à se faire remarquer au Grütli, par exemple, vous savez ces jeunes tout révoltés aux crânes rasés et à la carte d’identité suisse…
Je mélange tout, comme ce mauvais appel à la signature le fait, et je propose vivement à tous de brûler ce papier mensonger et sale. Le plus joli dans l’histoire, c’est d’avoir choisi des moutons (oui, on sait, les moutons ce sont les suiveurs!) car ceux-ci, qu’ils soient blancs, noirs ou tachetés, à part brouter de l’herbe, ne font pas de mal à une mouche… non? (…)
Marilyne Schneider, Renens
  • CESSONS DE VOIR DU RACISME PARTOUT
e ne vois pas en quoi l’expression «mouton noir» est raciste. J’ai 70 ans et, d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours entendu cette expression et ceci bien avant que des Africains viennent se réfugier en Suisse.
Cela signifie qu’une personne de notre famille ou d’un groupe ne se conforme pas aux systèmes habituels.
Je crois qu’il faut arrêter de voir du racisme partout.
Eliane Genoud, Lausanne
  • L’UDC LUTTE COURAGEUSEMENT POUR LE BIEN DE NOTRE PATRIE
A propos de la lettre de lecteur de M. Nicolas Füllemann intitulée «Jusqu’où laisserons-nous aller?» (24 heures du 31 juillet 2007):
Je ne comprends pas que certains voient du racisme ou de l’incitation à la haine raciale dans cette affiche de l’UDC qui demande simplement de renvoyer dans son pays tout étranger ayant commis des délits graves dans notre pays. J’ai bientôt 80 ans et je me souviens que lorsque j’avais environ 10 ans, on employait déjà cette expression «mouton noir, ou brebis galeuse» à l’endroit de certains malfaiteurs. A cette époque-là, il n’y avait presque pas de Noirs dans notre pays. Donc ces qualificatifs s’adressaient à nos compatriotes. J’ai vu des Noirs pour la première fois en 1945 sur les quais de la gare de Lausanne. Il s’agissait de soldats américains en permission. Quand on voyait tous ces gars d’outre-Atlantique, on leur adressait un geste amical. Nous savions qu’ils étaient venus délivrer l’Europe d’un terrible fléau. Je me souviens d’avoir acheté un chewing-gum à l’un d’eux, un gaillard de presque 2 m, fort sympathique. A cette époque-là, il n’y avait pas de drogue. Hélas, les temps ont changé. Depuis quelques années, et surtout dès l’ouverture des frontières des pays de l’Est, une vague de criminalité déferle sur la Suisse, venant de tous côtés. Ce qui me révolte le plus, c’est de voir tous ces voyous, qui sous le couvert de «demandeurs d’asile», introduisent de la drogue sur notre terre d’accueil, semant ainsi la mort et la désolation parmi notre jeunesse. Bien sûr, tous les demandeurs ne sont pas des délinquants, loin de là. Mais ne mettons pas les bâtons dans les roues du char de l’UDC qui lutte courageusement pour le bien de notre patrie.
René Jaquier, La Tour-de-Peilz
  • UNE PUBLICITÉ POUR PLUS DE SÉCURITÉ?
Et voilà que les membres de l’UDC se prennent pour des moutons…
Ce n’est pas flatteur pour les moutons!
Claude Brandt, Les Diablerets