vendredi 4 août 2006

La fin ne justifie jamais les moyens !

Dans le n° 173 de Terre Nouvelle (juillet - août 2006) est paru cet article signé Suzette Sandoz, qui décrit une des conséquences inacceptables qu'impliquerait un durcissement de la loi sur les étrangers


La campagne contre la Loi sur l’asile (LAsi) et la Loi sur les étrangers (LEtr) a débuté en vue des votations du 24 septembre 2006. Ce jour-là, les Suissesses et les Suisses se prononceront sur des modifications qui, si elles sont acceptées, feront de la Suisse le pays le plus restrictif de la Communauté européenne. Nous avons demandé l’avis de Madame Suzette Sandoz.

On peut parfaitement comprendre l’irritation, voire le sentiment de tromperie, qu’éprouvent des officiers de l’état civil lorsqu’ils sont amenés à célébrer un mariage entre deux personnes dont ils ont nettement l’impression qu’elles n’ont aucune envie de créer un foyer, mais qu’il y a exclusivement, pour l’une d’elles, un besoin d’éviter le renvoi de Suisse ou d’obtenir un permis de séjour. On parle alors de mariage de complaisance. De tels mariages sont célébrés parfois grâce à la naïveté de l’un des époux, à qui l’on fait miroiter une somme d’argent en remerciement de ses services.
On peut comprendre la nécessité d’essayer d’enrayer cette utilisation, éhontée parfois, de la crédulité d’une femme âgée ou d’un ivrogne, à qui l’on promet une somme d’argent s’ils acceptent de se marier avec telle ou telle personne étrangère. Mais de là à donner pour mission aux officiers de l’état civil de refuser de célébrer un mariage quand il leur semble que l’un des époux au moins ne cherche manifestement qu’à « éluder les dispositions sur l’admission et le séjour des étrangers », il y a un pas que je refuse de franchir.
L’officier de l’état civil n’est pas le prolongement du bras de la police des étrangers. Les Etats dans lesquels les actes civils, – tels les mariages – deviennent un moyen d’exercer une surveillance policière sont plutôt des Etats totalitaires. Depuis la chute du communisme, on espérait que de telles mesures étaient bannies des pays dits civilisés. Or la loi fédérale sur les étrangers voudrait introduire une telle mesure dans le Code civil. C’est inadmissible.
Mais il y a pire encore.
La même loi propose de punir l’enfant si ses parents ont utilisé un « mariage de complaisance », c’est-à-dire un mariage dont le seul but est d’obtenir, pour l’un des époux, un avantage en matière de séjour en Suisse. De tels mariage – dans la mesure où des officiers de l’état civil les auraient célébrés pare « erreur » sans doute – pourraient, dorénavant, être annulés par le juge, sur dénonciation de l’autorité. Nous avons déjà connu un système semblable entre 1952 et 1992 et, pour peu sympathique que ce soit, ce n’est pas là le pire. Mais ce qui est intolérable, c’est le sort que la future loi réserve alors aux enfants nés pendant un tel mariage. La règle veut normalement, en droit suisse, que tout enfant né alors que sa mère est mariée, ait pour père le mari de sa mère. C’est ce que l’on appelle la « présomption de paternité fondée sur le mariage ». rien ne peut renverser cette présomption, ni un divorce ni une annulation ultérieure du mariage. Seul un procès dit « en désaveu », soumis à des conditions strictes et précises, où l’enfant doit être demandeur ou défendeur, dont jouit pleinement de tous les droit de partie, peut aboutir à la destruction de la présomption, c’est-à-dire faire de l’enfant un « enfant sans père ».
Or la loi fédérale sur les étrangers voudrait introduire dans le Code civil une règle en vertu de laquelle, si un mariage était annulé parce qu’il aurait été « de complaisance », c’est-à-dire conclu dans le seul but « d’éluder les dispositions sur l’admission et le séjour des étrangers », l’enfant né pendant un tel mariage deviendrait automatiquement un « enfant sans père », sans avoir jamais été partie à un procès, sans avoir jamais pu faire valoir ses droits d’enfant du mari de sa mère. Tout se passe comme si l’enfant était une chose à « liquider » avec le mariage.
Cette règle est à mes yeux tellement odieuse qu’elle justifie à elle seule le refus de la lois sur les étrangers.

SUZETTE SANDOZ

jeudi 3 août 2006

Malik, Amira et leurs quatre enfants ont fui l'Irak

Quand le bruit de l'aéroport réveille la peur des bombes : le portrait d'une famille irakienne enfin regroupée à Genève et dont la vie est suspendue à la décision de l'administration quant à leur demande d'asile.


Article signé Simon Petite dans le Courrier.


Ils avaient dû fuir l'Irak en laissant derrière eux leur fille. Aujourd'hui au complet, la famille ne voit pas d'avenir ailleurs qu'à Genève.


Ils commençaient à ne plus y croire. Pourtant, le 4 juillet dernier, c'est bien Shada*, leur fille de 10ans, qui a pris place dans le vol Damas-Genève. Le père a fait le pied de grue à l'aéroport depuis 6h30 du matin. Puis, à 11h30, ce fut les retrouvailles. «Normalement, les demandeurs d'asile n'ont pas droit au regroupement familial», explique Barbara Tschopp, permanente à l'association de défense des requérants Elisa. Il faut, pour cela, avoir obtenu le statut de réfugié. Mais les autorités helvétiques ont fait une exception pour Shada, car elles ont estimé que la fillette était en danger en Irak. Elle a d'abord été dirigée vers l'ambassade de Suisse en Syrie, le temps de faire des tests ADN.[1] Les démarches auront duré près de quatre mois et coûté, selon Elisa, plus de 5500francs suisses, une somme qu'il faudra un jour rembourser. Mais, enfin réunie, la famille a d'autres soucis. Une année et demi après leur arrivée en Suisse, Malik*, Amira* et leurs quatre enfants restent suspendus à la décision de l'administration quant à leur demande d'asile.

1500 francs par mois
L'aînée (14 ans) parle couramment français. A la rentrée, son petit frère (12 ans) la rejoindra au cycle d'orientation. Il fait du foot aux juniors de Vernier. Un attaquant que son père verrait bien «jouer un jour avec l'équipe de Suisse». Pour Shada, ce sera l'école du Lignon. Quant à la cadette, elle soufflera sa première bougie le 13 août. La famille vit dans un deux pièces du foyer des Tattes à Vernier. Au dessus de la porte, des sourates du Coran, dans un coin, une cage à perruches et, en bonne place, la télévision, qu'on devine souvent allumée. Les 1500francs alloués par mois ne permettent pas beaucoup de distractions. La chambre des enfants n'est pas ici. Il faut ressortir et aller plus loin dans le couloir du bâtiment. «Souvent, les enfants viennent frapper à notre porte en pleine nuit», confie Malik. Et son épouse de poursuivre: «Ici, près de l'aéroport, les bruits des avions réveillent les souvenirs des rase-mottes américains sur Mossoul et, parfois, des bombardements. Comme en 2004, lorsque quatorze familles avaient péri.»

Un soir de février
Le père dit que les deux entretiens avec les fonctionnaires de l'Office des migrations (ODM) se sont «bien passés». Il leur a raconté ce funeste 20 février 2005 à Mossoul, dans le Nord de l'Irak. Son épouse, enceinte de la petite dernière, était retournée habiter chez ses parents. Lui était resté avec les siens. «Vers 21h30, des hommes ont sonné demandant à parler à mon père et à moi. Mon père, un officier de police décoré sous Saddam Hussein, m'a dit de rester à l'intérieur. Il est sorti avec ma mère dans la nuit. Lorsque j'ai entendu les coups de feu, je me suis enfui.» Tout va ensuite très vite. Les parents d'Amira conseillent à la famille de quitter l'Irak. «Les meurtriers connaissaient mon nom et ils me cherchaient aussi», témoigne nerveusement Malik. C'est le père d'Amira qui leur trouve un passeur. Malik, lui, choisit la destination. Ce sera Genève. «On connaissait la ville grâce à l'emblème de la Croix-rouge.» Mais Shada a la varicelle, elle est fiévreuse. Le passeur refuse qu'elle soit du voyage. «Cela aurait été trop périlleux pour elle», se dit aujourd'hui Amira. Deux jours de voyage jusqu'à Istanbul, cachés dans un camion. «J'étais alors enceinte. Avec nos deux enfants, nous avions faim et soif. Nous avons dû menacer d'appeler la police pour que le chauffeur s'arrête.» Puis des trajets en camionnette jusqu'à ce qu'on les fasse descendre à Neuchâtel, délestés de 20000 dollars. «Nous ne savions même pas que nous étions arrivés en Suisse», sourit Amira. Deux policiers, dont ils sont aujourd'hui très reconnaissants, les conduisent au centre d'enregistrement de Vallorbe, où ils déposent leur demande d'asile le 22 mars 2005.

«Ce serait un crime»
Ils n'imaginent pas devoir retourner en Irak. «Ce serait un crime de nous renvoyer», souffle Amira. Leur ville, c'est désormais Genève. Les parents regardent les journaux télévisés, mais, lorsqu'on y parle de l'Irak, ils éloignent les enfants. «Nous avons fait notre vie là-bas. Eux doivent oublier et grandir normalement en Suisse.»


Note : *Prénoms fictifs. [1] Lire notre édition du 23 juin. Une vie, un statut: SÉRIE D’ÉTÉ Genève est multiple. Les statuts de ses résidants étrangers aussi. Le Courrier présente les plus précaires d’entre eux: sans-papiers, requérants déboutés, demandeurs d’asile ou réfugiés. Rendez-vous chaque semaine avec un nouveau parcours de vie.

Tous expulsables

Toujours dans le Courrier, lire "Tous expulsables", l'analyse inquiétante de Virginie Poyetton, qui revient sur les conséquences qu'impliquerait le durcissement des lois sur l'asile et les étrangers, "potentielle acceptation des deux lois qui ne marquerait que le début d'une étape".

Dans un autre article: "Femmes , je vous aime ... illégales", Virginie Poyetton aborde le statut des femmes: "les deux «Lex Blocher» n'empêcheront pas la migration des femmes, car l'économie suisse et celles des pays extra-européens ont en trop besoin. En revanche, elles renforceront un peu plus la précarité des conditions de vie des migrantes".

mercredi 2 août 2006

Les Noirs défilent pour l’égalité et la reconnaissance


«Le respect, ça change la vie» clame la banderole soutenue
par les manifestants qui ont défilé hier dans les rues du centre-ville.

Sous l’impulsion du Mouvement pour la dignité du Noir, près d’une centaine de Noirs du canton ont manifesté dans les rues de Lausanne pour l’égalité, le respect et la reconnaissance de leurs droits.«Nous vivons en Suisse, nous y payons nos impôts. Nous sommes aussi la Suisse et sommes là pour faire la fête comme tout le monde», déclarait Georges Blézon-Dérou, président du Mouvement, en référence à la fête nationale. «Halte aux discriminations et aux amalgames, nous ne sommes pas tous des dealers. Arrêtez de nous ghettoïser, nous voulons l’égalité, le respect et la reconnaissance de nos droits», scandait le cortège, tandis qu’il se dirigeait de la place de la Palud à la tour Haldimand.
Avant de faire demi-tour pour se diriger vers le Palais de justice de Montbenon. «La balance de la Justice est déséquilibrée. Il faut la redresser», lançait Georges Blézon-Dérou aux manifestants. Arrivés sur l’esplanade de Montbenon, plusieurs allocutions ont marqué la fin de la manifestation. Des représentants des associations soutenant l’initiative ont alors pris la parole: le Forum pour les étrangers et étrangères de Lausanne (FEEL), SOS Racisme et le Carrefour de Réflexion et d’Action contre le racisme anti-noir (CRAN).

EMMANUEL BORLOZ

La pasteure a osé

(...) Le 31 juillet à Mont-sur-Rolle, la venue de Christoph Blocher a pu se dérouler dans le calme. La fête était sous haute-surveillance: en plus des quatre gardes du corps engagés par la commune pour la circonstance, il n'y avait pas moins d'une trentaine de policiers anti­émeutes et d’agents de sécurité vaudois pour contrer tout débor­dement. De plus, une ren­contre, organisée vendredi der­nier entre la Municipalité, la po­lice et les militants anti-Blocher, avait défini les règles du jeu. Le stand pour la pièce de théâtre parodiant le discours du con­seiller fédéral devait rester en dehors de la place de fête et l’action devait être terminée vers 19 h 30. Les autorités avaient même reçu l’assurance que les jeunes noirs qui allaient organi­ser le scrutin pour la plus drôle des étiquettes de Blocher-sur­ Rolle étaient des gens bien intégrés.

Humour coloré et Conseiller fédéral encadré

La pasteure a osé
Relégués dans un coin, sans micro, les acteurs de la saynète anti-Blocher ont ainsi passé ina­perçu, sauf pour l’extrémiste de pacotille Ted Robert qui ne ces­sait de les invectiver. Si l’arrivée de Christoph Blocher, accompa­gné de son épouse Silvia, a suscité des huées, celles-ci ont été bien vite couvertes par les applaudis­sements d’une foule acquise à sa cause, renforcée par des groupes de jeunes UDC venus de Fribourg et du Valais. «Vous accueillir n’est pas de tout repos pour un petit village», lançait à la tribune le syndic Hubert Monnard. Alors qu’on avait pris soin d’écarter toute déclaration politique in­tempestive, c’est de la pasteure Sarah Golay qu’est venu un appel au public à choisir dans quelques semaines entre une Suisse qui verrouille sa porte et celle qui exclut la peur de l’autre (...)

Extraits de l'article de Madeleine Schürch paru dans le 24 Heures

Une colonie de vacances très colorée

Par Isabelle Gay, à lire dans le Courrier

VALAIS - A Haute-Nendaz, des enfants de requérants d'asile provenant de douze nationalités différentes passent leurs vacances en colonie. Un séjour multiculturel qui exige respect et souplesse.

Chancelvie, 8 ans et demi, vient du Congo, et ses vacances, elle les passe en colonie à Haute-Nendaz. «C'est la deuxième année que je viens ici. J'aime bien la nourriture et les activités qu'on nous propose, surtout lorsqu'il y a des jeux avec de l'eau.» Chancelvie fait partie des nonante enfants de requérants d'asile du Valais accueillis au camp. C'est l'Office de coordination des prestations sociales du canton qui organise depuis quatorze ans ce séjour estival. «Avant, chaque foyer de requérants organisait sa propre colonie. En 1994, on a eu l'idée de regrouper tous ces enfants en un même lieu», explique la responsable du camp Juliane Rey-Bellet.
Et cette colonie n'est de loin pas traditionnelle. Douze nationalités différentes sont en effet regroupées sous un même toit durant une petite semaine. «Cela nous demande passablement de souplesse. Nous devons respecter les religions de chacun et leurs rituels. Nous ne cuisinons pas de porc car la majorité des participants sont musulmans», raconte la jeune femme de 25 ans.
Du côté des enfants, en revanche, il ne semble y avoir aucun problème de cohabitation. Pour la responsable, «les enfants de cet âge (soit de 7 à 14 ans, ndlr) ne connaissent pas le racisme». La petite Chancelvie s'est même fait plusieurs amis durant ces vacances. «Je dors avec cinq autres filles dans la chambre. Parfois ce n'est pas facile car nous ne sommes pas d'accord sur tout, et on se fait un peu la tête. Mais bon, ça s'arrange très vite.»
Au programme des deux semaines, les activités sont nombreuses: sport, bricolage, spectacles et balades. «Nous essayons de les sensibiliser à la nature, une association écologiste est également venue leur parler. Ce sont des enfants qui s'amusent de peu de choses. Il faut dire que ce sont leurs seules vacances de toute l'année. Alors ils en profitent jusqu'au bout», explique Juliane Rey-Bellet.
De nombreux bénévoles ont répondu présent pour le bon fonctionnement du camp. Des étudiants de l'école sociale de Sion, des volontaires du Service civil international, des employés de l'Office de coordination des prestations sociales, ainsi que d'anciens participants à cette colonie devenus de jeunes adultes requérants. Au total trente personnes travaillent pour ce séjour.
Cindy Jaggi fait partie de l'équipe. Elle a pris sur ses vacances pour venir à Haute-Nendaz. Sa fonction: monitrice. Et cette colonie, c'est pour elle une véritable affaire de famille. «Mon père et mon frère sont en cuisine, ma mère, ma soeur, mon parrain et moi-même sommes moniteurs. En fait, nous adorons ces enfants, ils sont très attachants. C'est vrai que leurs origines diffèrent, mais cette expérience est plus enrichissante que compliquée. Nous apprenons beaucoup sur leurs cultures», commente-t-elle.
Le rendez-vous est déjà pris pour l'année prochaine, tant pour la petite Chancelvie que pour Cindy: «On a hâte de se retrouver dans une année!» conclut la monitrice.

Une nouvelle citoyenne s’exprime sur l’intégration

LE LIEU
Après la lecture du Pacte d’al­liance de 1291, invitée à s’exprimer offi­ciellement, Sevledina Gabeljic, nouvelle citoyenne suisse (2003) et conseillère communale (2006), épouse de Nail, maman de Dzemail (7 ans) et Saban (3 ans) a exprimé son désir de «montrer l’exemple en s’intégrant activement et le plus possi­ble dans une vie communale de proximité que j’apprécie pour ce qu’elle nous apporte par sa ri­chesse de connaissance, sa diver­sité des langues et des cultures». R. K.

mardi 1 août 2006

"Tous n'ont pas la chance que nous avons"

Dans son allocution radio-télévisée du Premier Août, le Président de la Confédération plaide pour une Suisse heureuse:

"Notre bonheur n'est durable que s'il est partagé. Participons donc tous ensemble aux destinées du pays, investissons-nous directement en faveur de tous ceux et de toutes celles qui, de par le monde, souffrant de la faim, plongés dans le dénuement ou victimes des guerres, n'ont pas la chance que nous avons ! Cest ainsi que nous pourrons être satisfaits et qui sait, peut-être même heureux !"

A lire et à voir sur le site de la TSR, où l'on trouve également, en plus des liens audio et vidéo, un bref résumé des discours des différentes personnalités politiques à l'occasion de la fête nationale.

Dans son discours adressé aux Suisses de l'étranger, le président a lancé un appel à l'ouverture et à la solidarité:"Pays privilégié, la Suisse ne peut pas fermer les yeux sur les problèmes du monde", estime Moritz Leuenberger.

Moritz Leuenberger: «ce ne sont pas les barricades, mais la cohésion et la participation de tous qui font un pays» ( Keystone)

M. Leuenberger était hier à la Côte-aux-Fées, dans le canton de Neuchâtel. Dans le discours qu'il y a prononcé, il a appelé les Suisses à s'engager davantage pour la communauté: "Cet engagement solidaire ne doit s'arrêter ni à la frontière ni à la couleur d'un passeport. Notre sens de la communauté doit s'étendre au monde".

Et de se porter en faux contre l'idée de "centraliser" la fête nationale en organisant un gigantesque rassemblement au Grütli. En Suisse, le 1er Août se célèbre à l'échelon local, car cette fête "exprime l'essence même de notre pays, c'est-à-dire le respect des équilibres, entre centre et régions, entre villes et campagnes, la cohabitation des langues et des cultures", a-t-il souligné.

Sur le site de la TSR, il est possible de lire l'intégralité de l'article qui est consacré à cet événement.

Pendant ce temps, au Mont-sur-Rolle ...


Images : © Barrigue


Les nombreux opposants à la politique d'asile du ministre UDC présents ont joué la carte de l'humour et Christoph Blocher a pu prononcer son discours du 1er Août en toute tranquillité. (Lire à ce sujet l'article de Geneviève Comby dans le Matin.)

Markus Rauh au Grütli
[Photo : Keystone]

Tandis qu'à Brunnen, Markus Rauh a appelé "la Suisse a saisir avec courage les défis actuels, avant qu'il ne soit trop tard". "Le pays doit cependant rester attaché à ses valeurs humanitaires de base", a-t-il déclaré sur la prairie du Grütli. (A lire sur le site du Matin)

Blocher a évité les questions qui fâchent


Le Courrier revient sur la présence du Conseiller fédéral en terre vaudoise et parle de mutisme politique: "en pleine campagne pour les votations du 24 septembre sur les lois sur l'asile et les étrangers, dossier dont il a la charge, il n'en aura pas dit un traître mot". Il craint que "l'absence de campagne pour le «oui» ne fasse paraître les opposants plus forts qu'ils ne le sont en réalité". Pour Karl Grunberg, secrétaire général de SOS Racisme, "la machine à faire du oui, c'est la peur. Et pour la peur, il n'y a pas besoin de faire campagne. S'ils le faisaient, nous aurions la possibilité de débattre".

Lire l'article de Luc-Olivier Erard dans le Courrier.