samedi 19 novembre 2005

Naturalisation par le peuple, l'UDC dépose son initiative

Photo Keystone

L'UDC (Union démocratique du centre, parti de la droite dure) a déposé vendredi son initiative visant à maintenir les naturalisations par votation populaire.

Le texte, muni de 102'871 signatures, demande que les communes puissent organiser la procédure comme elles l'entendent. Et que le candidat débouté n'ait aucune voie de recours.

Lire le dossier de Swissinfo

vendredi 18 novembre 2005

Témoignage de sans-papiers dans 24heures


Aline Andrey dans 24heures nous raconte l'histoire de la famille Carvajal de retour à Quito. Il est aussi très intéressant de relire l'article qu'Aline Andrey avait écrit avant leur départ.
Après le rejet de leur demande de régularisation, la famille Car­vajal ne pouvait imaginer retour­ner dans la clandestinité. Elle a ainsi pris le chemin du retour. Après quelques mois à Quito, la réadaptation reste difficile et les regrets tenaces.

Au volant de son taxi jaune, Ma­rio Carvajal sillonne les rues de Quito, concentré dans la circula­tion chaotique de la capitale équa­torienne. De retour dans son pays d’origine depuis quelques mois avec sa famille, il n’a pas perdu de temps. Toutes les économies de ses cinq ans de vie passés en Suisse ont été investies dans son véhicule. Son revenu mensuel dans le meilleur des cas: 300 dol­lars par mois, à raison de six jours de travail par semaine. Un salaire moyen qui ne suffit pas, à Mario Carvajal et son épouse Alicia Bos­quez, pour vivre de manière indé­pendante: rien que la scolarisation de leurs filles se monte à 150 dol­lars par mois.
Depuis leur arrivée le 28 juillet, ils logent chez la mère et la soeur d’Alicia Bosquez, dans un petit appartement de trois pièces au sud de Quito. «Avec l’AVS et le 2e pilier encore en Suisse, nous pourrons peut-être changer de logement», espère Alicia Bosquez. Fatiguée, les traits tirés, elle a passé les pre­mières semaines à se battre avec la bureaucratie pour scolariser ses filles et demander les attesta­tions nécessaires pour le retrait de ses cotisations. «Au service de la population à Lausanne, on m’a dit que je n’avais pas besoin de signer la déclaration de sortie du pays et aujourd’hui je dois prouver que j’ai bien quitté la Suisse pour récupérer l’AVS et la LPP, raconte-t-elle amère. Et ici tout est tellement lent et com­pliqué, sans compter la pollution, le chaos et l’insécurité dans les rues, qui a augmenté depuis no­tre départ. Je n’ai pas osé sortir durant le premier mois.»
Une situation professionnelle précaire
C’est en français que les mem­bres de la famille parlent entre eux, alors qu’en Suisse l’espagnol prédominait. «J’écoute de la mu­sique et regarde des films fran­çais pour ne pas oublier la lan­gue, relève Alicia Bosquez. J’es­père que ça m’aidera à trouver un emploi, tout comme mes cer­tificats de travail suisses. Mais j’ai des doutes, car à 39 ans je suis déjà considérée comme vieille ici.» Durant la discussion, Mario Carvajal se lève parfois pour contrôler si son taxi est toujours devant la maison. «Les vols sont fréquents et les assurances n’existent pas», dit-il, le regard anxieux.
Dans le petit salon, malgré la chaleur des lieux, le fossé entre la famille restée au pays et les Car­vajal est flagrant. «Elle a beau­coup changé. Elle n’est plus pa­reille », murmure Marie-Sol, la soeur d’Alicia Bosquez. Chez cette dernière, l’adaptation est difficile, le rêve de repartir toujours très présent: «Nous nous sommes trompés. Nous n’aurions jamais dû revenir ici. En Suisse j’avais tout, sauf le permis. Je ne crois pas que les racines sont toujours là où l’on naît. J’ai l’impression d’être très loin, je me sens plus étrangère ici que dans mon propre pays… enfin, je veux dire, qu’en Suisse

jeudi 17 novembre 2005

La droite veut "clarifier" la politique vaudoise des sans-papiers

Le député radical Buhlmann déjà célèbre pour sa motion qui s'en prend aux enseignants récidive dans le dossier des sans-papiers, voici le compte rendu de Jean-Michel Jacot Descombes dans l'édition Nord Vaudois de 24Heures.


La droite prend à contre-pied la gauche sur le dossier des sans-papiers
»Député radical, Gérard Bühl­mann estime que le canton doit avoir la volonté politique d’agir contre le travail au noir. C’est dans ce sens qu’il a déposé une interpellation mardi au Grand Conseil. Une de plus puisque plusieurs interventions sur les sans-papiers, mais issues de la gauche, se trouvent déjà — ou seront bientôt — sur la table du gouvernement. Et dans ce but, il souhaite au préalable que le Conseil d’Etat tente de dresser un panorama du travail illicite, notamment de son impact sur l’économie vaudoise.

Dans l’épineux dossier des re­quérants déboutés issus du groupe des «523», les parlemen­taires de droite ont souvent émis une crainte: que la gauche fasse des concessions pour en­suite mieux rebondir sur la question des sans-papiers. L’in­tervention de Gérard Bühl­mann s’inscrirait-elle ainsi dans une perspective d’occuper le terrain avant un débat sur les clandestins qui ne saurait tar­der? L’intéressé dément: «Ce sont deux problèmes différents. Ce que je veux, c’est une vraie politique concernant la problé­matique du travail au noir.»
«Le problème à la racine»
Sur ce sujet, la gauche a déjà marqué son territoire à plu­sieurs reprises. Dans les gran­des lignes, les interventions de­mandent une régularisation, si ce n’est de tous les clandestins, du moins de ceux qui sont au bénéfice d’un contrat de travail. «Les solutions proposées par la gauche ne sont que des pallia­tifs, rétorque Gérard Bühl­mann. Il faut prendre le pro­blème en amont, à la racine, avec une politique migratoire cohérente.» Reste, selon lui, à connaître d’abord l’étendue du phéno­mène. Dans le canton, le nom­bre de clandestins est évalué entre 15 000 et 20 000 selon différentes statistiques. Dans son interpellation, le député ra­dical demande au Conseil d’Etat s’il dispose de chiffres plus précis. «Les sans-papiers sont connus de nombreux servi­ces de l’administration puisque leurs enfants sont scolarisés, rappelle-t-il. Ils sont peut-être soignés et assurés. Ils sont con­nus de tous ou presque, sauf du contrôle des habitants. Quelle hypocrisie!» Le radical demande aussi que l’impact du travail au noir sur l’économie vaudoise soit égale­ment mesuré. Avec donc, pour objectif final, que le canton mène une politique active con­tre le phénomène, «y compris contre les patrons qui profitent de la situation. Je rappelle que le canton s’est doté d’une nou­velle loi sur l’emploi. Il dispose donc des outils pour lutter con­tre le travail illicite. Il s’agit juste d’avoir la volonté politi­que d’appliquer la loi.»

Schengen/Dublin et la politique de migration dans l'UE



Harald Greib dans la revue électronique Newropeans, nous propose une réfexion trèa complète sur la question "quelle politique d'immigration voulons nous construire" en voici l'accroche
Après l'afflux des rescapés des guerres civiles dans les Balkans en Europe, les épaves pleines à craquer des Africains échouées sur les plages d'Andalousie, les assauts sur les barrières frontalières des enclaves espagnoles au Maroc, c'est aujourd'hui les émeutes dans les banlieues françaises qui ont mis les phares de l'actualité sur l'immigration et les immigrés. Sous prétexte que les frontières soient ouvertes en Europe (à lire les Etats membres ne contrôlent plus la présence des personnes sur leurs territoires), nombreux sont les commentaires qui exigent la définition et l'application d'une politique d'immigration européenne commune. "Comme les accords de Schengen créent un espace de libre circulation pour tout le monde qui se trouve à l'intérieur, il faut définir qui peut y entrer pour l'intégralité de l'espace, donc au niveau européen."

mercredi 16 novembre 2005

Les organisateurs du concert néo-nazi de Gamsen sous les verrous

La police valaisanne a interpellé 18 personnes ayant joué un rôle dans l'organisation d'un concert néonazi clandestin à Gamsen (VS) le 17 septembre dernier. Agés de 20 à 30 ans, ils sont tous dénoncés au juge pour discrimination raciale.

Les éléments recueillis lors de la manifestation illicite ont permis de poursuivre l'enquête. Plusieurs perquisitions ont été effectuées et du matérial a été saisi. Deux des individus ont été placés en détention préventive, a communiqué mardi la police.


Les organisateurs sont Haut-Valaisans à l'exception de deux Bas-Valaisans, un Zurichois, un Argovien, un Vaudois et un Bâlois. La police a également enquêté sur les membres des cinq orchestres étrangers qui se sont produits. Les informations fournies à la police fédérale pourrait déboucher sur des interdictions d'entrée sur sol helvétique, précise le communiqué.

L'enquête menée en Valais pourrait se poursuivre dans d'autres cantons. La manifestation avait réuni quelque 400 extrémistes de droite provenant de Suisse et de pays limitrophes. Sur place lors de la manifestation, la police avait contrôlé l'identité d'une soixantaine de personnes et procédé à des contrôles sur les routes et à la douane de Gondo.

Lire la dépêche de l'ATS

Renens, création d'un pôle de l'intégration

Photo Odile Meylan

Katarzyna Gornik dans les pages de 24heures, nous rapporte la création d'un nouveau lieu (au 25 de la rue de Lausanne)dont l'objectif est de d'améliorer l'intégration des migrants: Le CSP, Français en jeu et l'association Femmes solidaires sans frontière y auront ainsi pignon sur rue.
Extraits:
Le projet est modeste, mais re­flète la volonté de la Municipa­lité de Renens de faire son maximum pour favoriser l’inté­gration des étrangers. Voilà en substance le discours tenu par Marianne Huguenin, directrice de la Sécurité sociale de Re­nens, lors de l’inauguration offi­cielle des locaux qui accueillent plusieurs organismes oeuvrant en faveur des migrants. La com­mune prête ses locaux et offre la ligne téléphonique. Un partage de lieux permet aux commu­nautés de se rencontrer et d’évi­ter le ghetto social.

Un petit coin d'Orient en Suisse


Les nouvelles sont calmes sur le front de l'asile (en attendant la reprise des débats au parlement). A l'occasion du match de foot Suisse-Turquie, Swissinfo publie un dossier sur l'importante communauté Turque en Suisse.

mardi 15 novembre 2005

Le dernier combat pour l'asile de Jean Studer


François Nussbaum dans La Liberté et Le Courrier rapporte la dernière action parlementaire de Jean Studer au sein de la commission qui étudie les lois sur l'asile et les étrangers.

La révision des lois sur l'asile et sur les étrangers devrait s'achever lors de la session d'hiver des Chambres, qui s'ouvre dans deux semaines. Les dernières divergences touchaient notamment à l'aide d'urgence accordée aux requérants dont la demande d'asile a été refusée et qui ne coopèrent pas à leur renvoi.

«C'est ma dernière séance de commission, mais pas mon dernier combat contre une politique d'asile toujours plus critiquable par rapport aux engagements internationaux pris par la Suisse», a lancé Jean Studer à l'issue du point de presse. Un combat qui continue au niveau cantonal.
Car une marge de manoeuvre existe à ce niveau, comme les mesures d'intégration. Le nouveau conseiller d'Etat rappelle qu'outre l'aide d'urgence, des propositions allaient jusqu'à la suppression de toutes les prestations de l'Etat, y compris la scolarisation des enfants ou l'accès au juge, par exemple pour la victime d'une agression. l

lundi 14 novembre 2005

Rapport de l'ODM : diminution des demandes et des cas en suspens

Le controlling de la procédure et de l’exécution des renvois dans le domaine de l’asile, réalisé conjointement par la Confédération et les cantons, confirme la forte diminution, à tous les niveaux, des demandes et des cas en
suspens au cours du premier semestre 2005.


En comparaison avec le deuxième semestre 2004, le nombre d’entrées dans le système d’asile suisse (demandes d’asile, réouvertures de procédure, naissances) au premier semestre 2005 recule de 20 % pour s’établir à 5000 personnes. Pour la première fois depuis deux ans, le nombre de départs a également diminué : 10 600 personnes sont
sorties du système d’asile au cours de la période considérée. Par rapport au deuxième semestre 2004, on a enregistré une baisse de 2700 personnes, soit 20 %. Dans l’ensemble, l’effectif des étrangers relevant du domaine de l’asile a continué de diminuer, atteignant 50 100 personnes à la fin du premier semestre 2005, donc 9 % de moins qu’au semestre précédent.
Lire le communiqué officiel de l'ODM
Lire le communiqué d'AP

samedi 12 novembre 2005

Violences à Frambois


Suite à l'expulsion violente d'un requérant délinquant récalcitrant, l'ambiance à Frambois s'est dégradée cette semaine. Le problème trouve son origine dans le fait que le centre est prévu pour "accueillir" des simples requérants (et innocents de tout délits)en attente d'expulsion, mais lorsque la police place dans ce centre des délinquants multirécidivistes les difficultés ne tardent pas...