dimanche 11 novembre 2007

Accueil des requérants dans le Jura: fermeture et démission

L'Association jurassienne d'accueil des demandeurs d'asile (AJADA) se restructure en prévision de l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur l'asile en 2008. Elle ferme son centre d'accueil à Porrentruy et son président s'en va. La disparition du centre s'accompagne de trois licenciements, a indiqué André Crevoisier, président démissionnaire, dans le "Quotidien Jurassien". Les motivations de sa démission sont entre autres dues à l'actuelle "ambiance anti-étrangers en Suisse". De plus, l'application de la nouvelle loi sur l'asile "pose problème". Il craint que le nombre de "clandestins explose."

samedi 10 novembre 2007

Mendicité et devoir de charité


Lire cet article du Courrier

Sarko expulse les roms avant l'hiver

Lire le dossier très complet du Courrier
En particulier l'article suivant de Stéphane Herzog:
Depuis septembre, les évacuations de bidonvilles roms s'intensifient dans la capitale française. Seule une petite partie des Tsiganes sont relogés.
La police parisienne a été chargée cet automne d'une mission particulière: prendre possession des bidonvilles tsiganes, pour procéder à des expulsions collectives. Vaste travail, car les Roms seraient entre deux et trois mille en Ile de France, estime le collectif RomEurope, qui a recensé l'ouverture de trente-trois campements en 2006 rien que pour le département de Seine-Saint-Denis. Les interventions ont lieu au petit matin. Premièrement, les forces de l'ordre «sécurisent» les lieux, afin d'éviter des fuites. Ensuite, les «candidats» au départ sont priés de monter dans des bus. Ils voyageront d'une traite aux frontières de la Roumanie ou de la Bulgarie. Enfin, les campements sont réduits en morceaux, afin que d'autres Roms ne viennent pas les occuper. Le gouvernement de Sarkozy a fixé des objectifs chiffrés en matière d'expulsions d'étrangers. Et les Roms constituent un réservoir dans lequel il est facile de puiser, puisqu'ils vivent en communauté, dans des camps situés loin des regards; derrière des panneaux de chantier, sous des autoroutes, dans des friches industrielles. En 2006, «quelque six mille des vingt-quatre mille personnes expulsées du territoire étaient des Roms», a rappelé au gouvernement la députée verte Alima Bumediene-Thiery, qui s'inquiète de cette «chasse aux Roms».

«Départs volontaires»

Depuis janvier 2007, les Roumains et les Bulgares sont devenus des citoyens européens. La France a donc dû trouver un dispositif adapté à cette situation originale, où l'on doit pousser dehors des ayant droit à la libre circulation. «La police arrive avec des Ordres de quitter le territoire français (OQTF) déjà signés, explique Coralie Guillot, coordinatrice du projet rom de l'association France Parada (lire ci-dessous). Les Roms ont le choix entre l'interpellation ou le départ dit humanitaire.»
Ces opérations «minutes» sont autorisées en vertu d'une circulaire ministérielle de décembre 2006, relative à l'aide au retour pour les étrangers en situation irrégulière ou en situation de dénuement. Elles sont chapeautées par l'Agence nationale d'accueil des étrangers et des migrations (ANAEM), qui offre aux exclus une «aide au retour», soit 154 euros par personne et 45 euros par enfant. Notons qu'il ne s'agit pas de «départs volontaires», une mesure destinée aux non-Européens et qui permet l'allocation d'une somme de 3600 euros pour la réalisation d'un projet au pays, et dont certains Roms on pu bénéficier par le passé. Ce mélange d'humanitaire et de police fait évidemment bondir les ONG locales.
«Ce procédé est complètement illégal. L'aide au retour ne peut se réaliser qu'après une enquête sociale et l'élaboration d'un dossier», relevait il y a peu dans Le Parisien un membre du Groupe d'information et de soutien des immigrés. Michèle Mezard, du collectif RomEurope, déplore que «la police [fasse] pression pour que les gens signent.» Parfois, les OQTF sont tout de même notifiées à l'avance, ce qui permet aux intéressés d'y réfléchir ou de recourir. Au fond, quelle est l'efficacité de ces opérations?

Ils reviennent en France


«Une bonne partie des Roms expulsés reviennent en France», explique Nicolae*, un médiateur social rom qui a trouvé un logement pour lui et sa famille grâce à la ville de Saint-Denis. Il juge que cette politique vise avant tout à «faire du chiffre». Coralie Guillot pense que les opérations d'expulsion vont s'intensifier jusqu'à l'arrivée du grand froid et de la «trêve d'hiver», qui interdit d'évacuer les gens de chez eux. Les Tsiganes vivent donc sous la menace permanente d'un départ précipité. Quant aux enfants, personne ne peut dire s'ils finiront leur année scolaire.
La vie des Roms a pour horizon le jour qui passe. Quand un avis d'évacuation tombe, et si cela est envisageable, les communautés se déplacent d'un campement à l'autre, en espérant qu'il ne faudra pas cette fois payer de location au chef du terrain, ces personnages qui remplissent à la fois le rôle de représentant des Roms et d'épicier. Quand on demande aux Roms ce qu'ils feront en cas de retour forcé au pays, la majorité n'a qu'un mot à la bouche: la France, ce pays où les «directeurs d'école viennent accueillir nos enfants à leur premier jour de classe, ce qui n'est jamais arrivé chez moi», dit Nicolae, qui aimerait que sa fille devienne avocate.

vendredi 9 novembre 2007

Dessine moi un mouton


Regardez Temps Présent du 8 novembre
L'affiche de l'UDC, représentant des moutons blancs expulsant un mouton noir, a fait le tour du monde et a profondément choqué. Mais il y a une partie de la population, particulièrement sensible à ce dessin enfantin, qui a reçu de plein fouet le message : les enfants justement. Comment le message politique de cette affiche a-t-il été reçu par les enfants romands, dont les classes sont toujours plus métissées ?

Des enfants qui s'arrêtent sur le chemin de l'école, qui regardent un dessin qui leur est familier, qui s'interrogent, et qui parfois en discutent. Des enfants aussi, spécialement en ville, qui ont pris l'habitude de se mélanger, d'avoir de petits camarades de toutes les couleurs, noirs ou métis. Ce sont les acteurs de ce reportage à contre-courant.

La police ferroviaire commet -elle des actes racistes ?


Lire l'article du Courrier

jeudi 8 novembre 2007

Islam dans le canton de Vaud


Lisez cet article d'Aline Andrey dans le Courrier

La crainte du plombier Bulgare

Ecoutez le débat dans forum

La Suisse et l'Union européenne ne sont pas d'accord sur l'extension de la libre circulation des personnes à la Roumanie et à la Bulgarie. A l'issue de leur troisième rencontre à Bruxelles, les négociateurs ont buté sur le calendrier d'une telle extension. Après le plombier polonais, faut-il craindre ses collègues roumain et bulgare, ainsi que les Roms ? Débat entre Carlo Sommaruga, conseiller national socialiste, Oskar Freysinger, conseiller national UDC et Mirel Bran, correspondant à Bucarest...

Les Suisses ne sont pas des moutons


Lire le dossier de Swissinfo à l'occasion de la sortie du livre de Georg Kreis , le président de la commission Suisse contre le racisme
Le président de la Commission fédérale contre le racisme Georg Kreis publie «Pas un peuple de moutons», un bilan de la lutte contre le racisme en Suisse.

Mais l'ouvrage se lit aussi et surtout comme un appel pressant à ne pas affaiblir le dispositif législatif.
Frictions entre communautés religieuses, discriminations, discussion sur la liberté d'expression: le nouvel ouvrage de l'historien Georg Kreis, «Pas un peuple de moutons», reprend en les fouillant la plupart des grandes questions ayant agité la Suisse ces dernières années ou l'agitant encore...

Il avait vraiment eu viol collectif à Seebach

Lire l'article de Catherine Cossy dans Le Temps

L'affaire avait été considérée, notamment par les lecteurs du Temps, comme l'événement marquant de l'année 2006. L'affaire du présumé viol collectif, à Zurich-Seebach, d'une écolière de treize ans par des camarades semble toutefois prendre d'autres dimensions. Selon le Tages-Anzeiger de mercredi, qui s'appuie sur les témoignages des avocats d'office des suspects, seul un garçon de seize ans au moment des faits risque de se voir inculper pour viol. L'accusation d'acte d'ordre sexuel avec des enfants devrait être retenue envers un jeune adulte de 18 ans. Les onze autres adolescents pourraient être libérés de toute charge en rapport avec une agression sexuelle...

Les moutons font des petits

Dans le courrier des lecteurs du 24 Heures, M. Javier Otero de Lausanne revient sur les affiches de l'UDC et explique comment elles se propagent à travers l'Europe entière:


L'image “http://www.frentenacional.es/imagenes/cartel1.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
Etonnant, non?

Je me permets de revenir sur l’affiche des moutons placardée sur nos murs récemment par l’UDC. Je rentre d’un voyage en Espagne, à Madrid plus exacte­ment, où j’ai pu assister à une manifestation d’un parti d’ex­trême droite… Je vous invite tous à aller regarder l’affiche qu’utilise ce parti, le Frente Nacional, ce qui signifie «Le Front national» sur son site internet .
Peu importe le jeu de mots «moutons noirs» qu’a utilisé l’UDC pour justifier une telle affiche, les intentions étaient pour moi claires. Aujourd’hui elle est responsable d’une pro­pagation d’un message de haine, d’exclusion à travers l’Europe. Le Pen avait déjà publiquement avoué son admi­ration pour l’UDC suisse, les Espagnols en font maintenant l’éloge à leur tour!
Bravo à ces personnes de l’UDC, elles ont des admirateurs très recommandables et fré­quentables. Je vais me permet­tre de faire un rapprochement sommaire comme elle le fait elle-même d’ailleurs dans plein de domaines… J’invite le peuple suisse à bien réfléchir, il a des admirateurs fascistes à travers l’Europe, il est donc fasciste!


Pour mémoire, il y a un mois la version allemande de l'affiche avait été reprise par le parti néo-nazi de Hesse