mardi 5 février 2008

Gare de Vallorbe: interdiction illégale!

Interdire l’accès de la gare CFF aux requérants d’asile est contraire au droit car discriminatoire. C’est la conclusion de l’avis de droit demandé par la Municipalité au canton.
En décembre dernier, une motion radicale adoptée par le Conseil communal demandait d’interdire la gare de Vallorbe aux requérants d’asile du centre d’enregistrement et de procédure (CEP) tout proche. Les motionnaires affirmaient que leur présence créait un sentiment d’insécurité dans la population.

Anticonstitutionnel

En raison de son caractère très restrictif, la Municipalité a choisi de soumettre la motion à l’analyse juridique du canton. La réponse est tombée hier: les mesures pré­conisées sont anticonstitutionnel­les. «Interdire l’accès d’un lieu à une catégorie de personnes est contraire à la liberté personnelle, à la liberté de mouvement et à la liberté de réunion, garanties par les Constitutions fédérale et vau­doise », souligne le Service canto­nal des communes.
Hier soir, le canton et la Munici­palité affirmaient leur volonté de trouver des solutions conformes au droit pour résoudre le pro­blème soulevé par la motion. Le conseiller d’Etat Philippe Leuba et le syndic Laurent Francfort ren­contreront la semaine prochaine le directeur de l’Office fédéral des migrations, Eduard Gnesa.


Un article d'Isabelle Biolley dans 24 Heures

Vers le communiqué du Conseil d'Etat vaudois.


15'000 sans-papiers dans le canton de Vaud

La question refait surface au Parlement vaudois. Celui-ci doit se prononcer aujourd’hui sur la politique menée par le gouvernement depuis 2006 à l’égard des sans-papiers, qui seraient entre 12 000 et 15 000 dans le canton. Changements en perspective. Un article de Nicolas Zeitoun dans le Matin.


Rocio et José vivent dans un
une-pièce, avec leurs deux enfants.

«Le gouvernement ne va pas desserrer la vis, même s’il y a des chances que des mesures d’ouverture soient acceptées», espère la députée verte Sandrine Bavaud. A droite, on estime qu’il faut rester ferme face à ce phénomène. «Si on régularise, même au cas par cas, on risque de créer des brèches», avertit l’UDC Pierre-Yves Rapaz. «C’est une immense hypocrisie, juge Anne Papilloud, députée d’A gauche toute!. Dans les faits, il n’y a aucune volonté de renvoyer ces gens: ils sont nécessaires à l’économie »

«Nous ne voulons pas partir»
José et Rocio sont Equatoriens, comme nombre de sans-papiers. Il est plâtrier, elle fait des ménages. Là-bas, José était artificier dans une mine d'or pour un salaire de misère. Il est arrivé à Lausanne en 2001. «La soeur de ma femme a obtenu un permis ici», raconte-t-il, assis sur un tabouret de leur appartement d'une pièce. Rocio l'a rejoint en 2002.
La galère, José connaît. «Parfois, j'étais payé 10 fr. de l'heure, raconte-t-il. Il fallait tout le temps faire attention, à cause des contrôles.» Invivable? «On s'habitue», lâche Rocio. Aujourd'hui, cela fait deux ans qu'ils déclarent leur travail et ne cessent de demander leur régularisation. Ils ont déjà essuyé deux refus. Se rendent-ils compte que leurs chances sont minces? «Si tu n'es pas positif, alors ça ne peut pas marcher, insiste José, qui croit encore à un dernier recours. Il faut jouer avec la chance. Nous avons jusqu'au 30 mars pour partir, mais nous ne voulons pas.» En cas d'échec, le couple ne veut pas à nouveau rentrer dans la clandestinité. Trop risqué. Et si c'était à refaire, viendraient-ils en Suisse? «Non»

lundi 4 février 2008

Le Kosovo rêve d'Helvétie

Regardez cette séquence de l'émission Mise au point

Un drame relance la question des naturalisations

A Locarno, la marche silencieuse de dimanche a réuni des milliers de personnes.


La mort d'un jeune homme frappé sauvagement par trois autres jeunes durant le carnaval de Locarno met en émoi non seulement le Tessin, mais tout le pays.

Lisez le dossier de Swissinfo

Voile et minaret, le face à face musulman

Lire cet article du Temps par Suzette Sandoz
Nadia Karmous et Saïda Keller-Messahli défendent deux approches de la liberté de choix.

La Turquie pourrait (conditionnel de rigueur!) supprimer dans sa Constitution l'interdiction de porter le voile au sein de l'université. Deux personnalités musulmanes de notre pays, qui président, chacune, une association très typique, livrent au Temps leur réaction à cette nouvelle tombée samedi. Précisons qu'il s'agit de la propre opinion de ces personnes, et non pas de celle de leur association.

dimanche 3 février 2008

Les Pays-Bas avalisent la régularisation de 27.500 demandeurs d'asile

Lu dans 7sur7 Belgique
Le gouvernement néerlandais a avalisé vendredi, lors du Conseil des ministres, la régularisation de 27.500 demandeurs d'asile dans le cadre d'une mesure d'amnistie décidée en juin 2007.

Près 3.400 immigrants ont été déboutés et devront quitter les Pays-Bas. Ce chiffre est largement inférieur aux 80.000 personnes à régulariser que les opposants à cette mesure d'amnistie redoutaient. La mesure de régularisation prévoit que les immigrants doivent tous avoir trouvé un logement d'ici 2010.

Le gouvernement donne également priorité aux retours rapides des demandeurs déboutés, afin d'éviter que le nombre d'immigrants en attente d'expulsion n'augmente à nouveau. Le coût de cette régularisation a été estimé à 40 ou 50 millions d'euros dans un premier temps.

Dans un second temps, lorsque les immigrants régularisés trouveront un emploi ou d'autres ressources financières, cette somme devrait baisser à 35 millions d'euros. Le 12 juin dernier, le Parlement avait donné son feu vert à la régularisation des immigrés illégaux ayant demandé l'asile aux Pays-Bas avant avril 2001, mesure emblématique pour le gouvernement plus "social" issu des législatives de novembre 2006.

"L'amnistie générale", comme la surnomment les Néerlandais, prévoit que tout demandeur d'asile débouté arrivé avant 2001 aux Pays-Bas et dont l'expulsion n'a pas eu lieu obtienne un titre de séjour, ainsi que sa famille si elle l'a rejoint avant le 13 décembre 2006.

La lutte contre la pauvreté passe aussi par le climat

Les avantages d'un Kosovo indépendant

Il y a de fortes chances que le Kosovo obtienne son indépendance à l'issue des prochaines élections en Serbie. Ceci pourrait avoir des conséquences en Suisse. Mais selon le ministère suisse des Affaires étrangères (DFAE), la probabilité que l'évolution de la situation débouche sur des affrontements et sur de nouvelles vagues de migration est limitée.

Le quotidien de la ville kosovare de Prizren changera-t-il vraiment après l'indépendance.
Le quotidien de la ville kosovare
de Prizren changera-t-il vraiment
après l'indépendance. (vario-press)

Lire la suite de cet article de Swissinfo
Lire également "La Serbie libérée du Kosovo ?", un article de Jacques Rupnik dans Libération

samedi 2 février 2008

Libre circulation

Un référendum de l´UDC contre l´extension de la libre circulation des personnes est désormais certain. Le parti exige des contingents pour les travailleurs roumains et bulgares pendant douze ans et une déclaration écrite de l´UE en faveur de la souveraineté fiscale de la Suisse. Lire la suite de cet article du Matin

L'image “http://www.spoutnitsi.net/IMG/jpg/Immigration.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

De son côté, Christian Levrat "entend prendre au sérieux les craintes des Suisses au sujet de la politique européenne" et par conséquent de l'extension de la libre circulation des personnes. A lire sur le site de la TSR.

Lire également "L'UDC choisit les relations bilatérales pour étrenner sa politique d'opposition", un article de D.S Miéville dans le Temps.