mercredi 8 novembre 2006

L’immigration, le défi du parler vrai

Lire l'éditorial de Claude Anseemoz dans 24 heures

Les socialistes présentent leur «offensive» pour l’intégration des étrangers.
C’était l’un des arguments de la campagne de certains partisans du double oui le 24 septembre dernier. Entérinons les révisions des lois sur l’asile et sur les étrangers et le sujet sera évacué de l’agenda politique. Hier, ce sont les socialistes qui ont remis la thématique de l’intégration des immigrés sur la place publique.
Le parti à la rose arrive tard. Un peu comme la grêle après la vendange des urnes. Mais en ayant enfin compris qu’une partie de son électorat avait grossi les rangs de ceux qui avaient approuvé un durcissement de la pratique migratoire suisse. Et que les prochaines élections fédérales ne feraient pas l’impasse sur cette question. D’abord, il y aura une véritable bataille autour des ordonnances d’application de ces deux textes. Ensuite, parce que l’UDC n’en restera pas là. En focalisant notamment sa verve programmatrice contre les musulmans. En jouant avec la défense de «nos» valeurs chrétiennes.
Aujourd’hui, tous les partis gouvernementaux ont donc leur plate-forme sur l’intégration des étrangers.
Cours de langues obligatoires, port du voile ou procédures de naturalisations; à chacun sa recette. Au petit jeu des comparaisons, à l’aune du langage clair et concis, force est de constater que le programme agrarien sort une nouvelle fois grand gagnant.
Ceci augure bien du défi de cette année électorale. Ce ne sont pas les contorsionnistes du politiquement correct, même sur des sujets délicats, qui l’emporteront en octobre 2007. Pour ceux qui rêvent de battre l’UDC, il faudra simplement apprendre à parler vrai. Et si possible, sans démagogie

Les socialistes lancent l'idée d'un contrat d'intégration pour les étrangers en Suisse

Lire l'article de Stéphanie Germanier dans le Temps - Suisse
Les socialistes veulent que le Conseil fédéral mette en place une vraie politique d'intégration sur le plan national. Ils exigent un poste de responsable fédéral, un crédit-cadre et proposent un modèle de convention en la matière.

Visite de la conférences des évêques suisses au Vatican

Lire la dépêche de l'agence KIPA - APIC >

Ne pas oublier les racines chrétiennes de la Suisse


Le président de la CES a alors souligné les racines chrétiennes de la société suisse et la nécessité de les protéger contre un obscurcissement et un oubli progressif. Il a rappelé que les évêques suisses, ces trois dernières années, ont défendu une position claire contre la dépénalisation de l'interruption volontaire de grossesse dans les douze premières semaines, contre la reconnaissance légale des partenariats homosexuels, contre l'extension partielle du travail du dimanche et contre le durcissement des lois sur l'asile et les étrangers. "Seule une partie des votants a écouté notre voix", a-t-il déploré.

Surpris dans son sommeil, il aurait été frappé jusqu'au sang par la police

Lire l'article de Michael Rodriguez dans le Courrier
Un requérant de 16 ans suspecté de vol a été, selon des témoins, roué de coups au centre d'hébergement de Crissier. La police dit qu'il s'est blessé lui-même.

Encore sous le choc, des voisins de pallier exhibent ses cahiers d'école maculés de sang. Mercredi dernier à deux heures et quart du matin, une demi-douzaine de policiers ont fait irruption dans la chambre d'un jeune Géorgien hébergé au centre pour requérants d'asile de Crissier. «Je leur ai demandé ce qu'ils faisaient là, ils m'ont poussée contre le mur», raconte sa mère, qui dormait dans la même chambre. Surpris dans son sommeil, l'adolescent âgé de seize ans est aspergé de spray au poivre. Et c'est alors que les coups pleuvent. «Ils l'ont jeté à terre, lui ont passé les menottes. L'un d'entre eux l'a frappé à la tête», raconte-t-elle...

Inquiétude face à la détention de mineurs en vue de l'expulsion

Lire la dépêche de l'ATS
Un nombre important de mineurs sont détenus en Suisse en vue de l'expulsion. Plus de 355 cas ont été recensés en deux ans. La commission de gestion du Conseil national s'inquiète et demande une harmonisation des pratiques cantonales...

mardi 7 novembre 2006

INQUIÉTUDE DEVANT LA RECRUDESCENCE DE LA PENSÉE RACISTE ET XENOPHOBE

Compte rendu de l'assemblée de la Troisième commission de l'ONU, déclaration de Doudou Diène

Le combat de Pape Diop

Lire dans le Quotidien La Côte

Je suis un étranger que les gens veulent voir rester, pas un «fantôme» qui fait du trafic de drogue en Suisse! Ibrahima, dit Pape Diop, un Sénégalais arrivé en Suisse suite à son mariage avec une Suissesse, aurait dû quitter son pays d’adoption avant hier. Un arrêt du Tribunal fédéral du 5 septembre 2006 indiquait en effet que M. Diop, consécutivement à la séparation d’avec sa femme, voyait son droit d’asile s’éteindre étant donné que le regroupement familial à la base de sa venue n’avait plus raison d’être.
Expulsé, mais toujours en Suisse!
Hier, alors que la date butoire fixée par le tribunal pour son retour au Sénégal était dépassée d’un jour, ce Nyonnais travaillant à Genève était toujours là et déposait à la chancellerie du Grand Conseil une pétition signée par quelque 500 personnes, dont des politiciens et, même sa propre femme, afin de demander qu’il puisse rester en Suisse. Il me restait cinq mois jusqu’à l’obtention de mon permis C, mais je ne voulais pas faire du cinéma et faire semblant d’être à nouveau avec ma femme, qui n’a pas été correcte avec moi. Elle m’a fait venir, et maintenant, je me trouve dans une situation catastrophique!, confie Ibrahima Diop, stupéfait face aux mesures prises à son égard. Des propos que son épouse réfute en bloc, elle qui confie avoir fait des sacrifices pendant 6 ans pour un homme que j’aime toujours, mais qui ne m’a jamais rendu mon amour en retour, refusant de vivre sous le même toit que moi.
D’eau de rose en eau de boudin
La romance à l’eau de rose d’Ibrahima Diop, débutée le 28 juillet 2001 lorsque son amie l’a fait venir en Suisse pour la célébration de leur mariage le 2 août, s’est vite transformée en eau de boudin! Elle tourne même au cauchemar pour ce Sénégalais, désormais âgé de 40 ans, qui entraîne actuellement avec succès deux équipes du club de football de Prangins. Tantôt séparés, tantôt ensemble, les deux époux peinent à trouver un équilibre au sein de leur couple.
En 2005, son épouse le met une nouvelle fois à la porte et contacte la police afin de signifier leur séparation, position qu’elle maintient et réitère le 3 avril 2006. Depuis, ce cas a fait l’objet de plusieurs jugements, dont cette ultime décision de renvoi du Tribunal fédéral. Je ne comprends pas que les autorités ne m’aient même pas contacté, s’offusque Ibrahima Diop, qui se bat pour lui, mais aussi les autres étrangers qui pourraient être un jour dans ma situation…
Mais selon Henri Rothen, chef du service de la population, il ne voit pas quelle autorité pourrait remettre en cause ce jugement. M.Diop a épuisé les procédures cantonales et fédérales, et le fait de dire que l’on est bien intégré et entraîneur d’un club de football ont un poids léger. Maintenant, il convient de respecter les procédures. Et puisqu’il ne tient pas compte du délai de départ, M. Diop s’expose aux mesures de contraintes, à savoir la détention administrative à des fins de renvoi.

«Cet activisme est déplacé»
Henri Rothen, chef du service de la population du canton de Vaud, est excédé par l’affaire de M. Diop: Depuis une semaine, ce dernier multiplie les interventions dans la presse et au sein du monde politique, alors que son dossier est parfaitement clair sur le plan juridique. Même s’il essaie d’activer son réseau, un jugement du Tribunal fédéral a été prononcé. Je refuse donc de m’expliquer davantage dans la presse, et recevrai un certain nombre de personnes qui m’ont sollicité, même si je trouve cet activisme totalement déplacé et inadmissible!

lundi 6 novembre 2006

Regards croisés sur la richesse des différences

Lire l'article de Pierre Blanchard dans 24heures en ligne
Le regard est le premier sens en éveil quand l'on croise un étranger. La vision de l'autre est trop souvent influencée par les clichés que véhiculent la culture ambiante, les médias et le cinéma.

L'Afrique est un continent

Le Noir que l'on croise dans nos rues est généralement perçu comme africain. Cette vision est ressentie par les concernés comme restrictive car la personne pourrait très bien venir du Brésil, de l'Amérique du Nord ou des Antilles.

Mais le fait que, pour un bon nombre de Suisses, l'Afrique se résume à un seul pays frappe davantage l'Africain.

A force d'être confronté à cet amalgame, le Noir finit par en sourire. Il rappelle aux gens du Vieux-Continent que l'Afrique est grande comme trois fois l'Europe et que certains pays sont vastes comme 20 fois la France.

Aller vers l'autre

Les Africains du Nord vaudois se réunissent régulièrement au sein d'une association qui a pour objectifs la solidarité, le soutien à celles ou ceux qui traversent des épreuves difficiles, ainsi que le partage des différentes cultures. Le groupe affiche une forte conscience que l'intégration passe par une meilleure connaissance de l'autre et qu'il est important d'oser faire le premier pas pour aller à la rencontre de son voisin en dépassant les préjugés.

C'est dans cette optique qu'une journée «regards croisés» a été organisée à la maison des associations Rive gauche.

Le public a eu l'occasion de découvrir la diversité de l'Afrique à travers une exposition artistique, une démonstration de danse africaine et la dégustation de mets traditionnels.

Un débat a permis aux personnes noires et blanches d'échanger leurs regards sur la perception que les uns avaient des autres. Il en est ressorti que les clichés n'étaient pas propres à la couleur de la peau, qu'ils existaient même entre les habitants des différents cantons suisses. Il a également été relevé que le cœur humain est suffisamment «tordu» pour que partout sur la planète on puisse rencontrer du racisme. Et que le meilleur moyen de dépasser les préjugés est d'aller vers l'autre pour que la différence devienne source d'enrichissement mutuel.

samedi 4 novembre 2006

La Commission fédérale contre le racisme et l’intolérance à l’égard des Musulmans

Lire ce courrier des lecteurs de Boel Sambuc dans le Tribune de Genève

Oui, il existe aujourd'hui, dans un contexte général de montée de l'intolérance et du racisme, une hostilité spécifique de type raciste à l'égard des quelque 340 000 personnes de culture ou de religion musulmanes en Suisse dont beaucoup appartiennent déjà aux deuxième et troisième générations. Cette attitude de méfiance collective est source de discriminations documentées dans la vie quotidienne, en particulier dans la recherche de l'emploi, de l'accès au logement et de la formation...

Aider les jeunes des Balkans, pour limiter l'émigration

LIre le dossier de swissinfo
La Suisse doit s'engager pour créer de meilleures perspectives sociales et économiques pour les jeunes des Balkans, sans quoi leur aspiration à l'émigration se trouvera confortée.