mardi 29 novembre 2005

Rififi à Gamsen une émission de la TSR

Polémique sur l'attitude de la police, enquête interne, dépôt d'une pétition, plainte de la LICRA... le concert néonazi qui s'est déroulé le 17 septembre à Gamsen continue à faire des vagues en Valais. Enquête et images exclusives tournées pendant le rassemblement extrémiste.

Visionnez l'émission Mise au point (10 mn) En haute qualité

Les trois Eglises nationales s'engagent le 10 décembre prochain

A l'occasion de la journée des droits humain du 10 décembre prochain, l'APIC (agence de presse internationale catholique) publie la dépêche suivante:
Les Eglises suisses invitent "plus que jamais" les chrétiens à lutter, dans leur environnement et selon leurs possibilités "pour que notre pays accueille dignement les étrangères et les étrangers". A l'occasion de la Journée internationale des droits humains le 10 décembre prochain, les trois Eglises nationales s'engagent en effet en faveur d'un plus grand respect de ces droits, en particulier du droit d'asile.

Les Eglises chrétiennes de Suisse se prononcent une nouvelle fois pour le maintien de l'aide sociale aux requérants d'asile dont la demande a été rejetée et contre les atteintes au droit à l'aide d'urgence, "droit garanti par la Constitution".

La Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS), la Conférence des évêques suisses (CES) et l'Eglise catholique chrétienne de Suisse, de concert avec la Fédération suisse des communautés israélites (FSCI), avait adressé en mai dernier une lettre à la Commission des institutions politiques du Conseil national au sujet de la législation sur les étrangers et le droit d'asile.

EIles se prononçaient alors en faveur du maintien de l'aide sociale aux requérantes et requérants d'asile dont la demande a été rejetée. En ce qui concerne les réfugiés admis sur le territoire helvétique, elles préconisaient également de faciliter l'obtention des autorisations de travail et la réunion des familles. Les principales confessions en Suisse s'élevaient contre le statut "d'accueil provisoire" des personnes demandant l'asile. Aujourd'hui, elles ne font que souligner leur position, estimant que l'ouverture à l'égard des étrangers, la disposition au partage et à la solidarité "constituent des devoirs immuables, conformément au commandement nous enjoignant d'aimer notre prochain".


L'asile: aussi un problème de fossé entre pauvres et riches

Les problèmes à l'origine des demandes d'asile sont complexes, souvent très difficiles à démêler, et doivent être abordés avec courage, estiment les Eglises. La Charte Œcuménique signée en janvier dernier par les trois Eglises nationales le dit clairement: "Il appartient à la réconciliation de favoriser la justice sociale, dans et entre tous les peuples, avant tout, de surmonter le fossé entre pauvres et riches, ainsi que de vaincre le chômage. Nous voulons ensemble contribuer à ce que les migrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile soient accueillis dignement en Europe."

La "Journées d'action en faveur des droits de l'homme", entreprise en commun par l'ACAT-Suisse, Justice et Paix, Pax Christi et la section suisse d'Amnesty International sur le thème "Les demandeurs d'asile ont eux aussi des droits!" bénéficie du plein appui des Eglises nationales. L'appel est signé par le pasteur Thomas Wipf, président du Conseil de la FEPS, Mgr Amédée Grab, président de la CES, et l'évêque Fritz-René Müller, de l'Eglise catholique-chrétienne de Suisse.

Dans le cadre d'une vaste opération mondiale qui aura lieu aussi le 10 décembre, les Eglises ont été rejointes par les œuvres d’entraide EPER, Pain pour le prochain, Action de Carême et Caritas, avec le mot d'ordre "Des clochers blancs - signaux contre la pauvreté".

Préjugé numéro 2



Cliquer pour la réponse à ce préjugé.

Voir la page suivante pour les explications sur la campagne

lundi 28 novembre 2005

Bourdo-net: Championne de l'intégration

Photo Mathieu Rod

Claire Jotterand dans 24heures rapporte le prix reçu par la télévision de quartier Bourdo-net.
Une télévision de quartier pour mieux communiquer entre voi­sins et pour mieux s’ouvrir sur les autres: l’expérience lausan­noise a reçu samedi une men­tion spéciale du Prix suisse de l’intégration 2005 à Soleure. TV Bourdo-Net n’a que 3 ans. Plus que jamais, l’objectif 2006 sera de tisser des liens à l’exté­rieur du quartier et casser les préjugés.

«Les habitants de la Bourdon­nette ont une vision très posi­tive de leur quartier», répète Elinora Krebs, présidente de l’association TV Bourdo-Net et représentante de la ville de Lausanne. C’est elle qui, sa­medi, s’est rendue à Soleure pour recevoir la mention spé­ciale du Prix suisse de l’intégra­tion 2005, premier du genre, lancé par la Commission fédé­rale des étrangers.

Née il y a trois ans
Sur 150 dossiers provenant de tout le pays, trois ont reçu un prix en espèces et trois autres cette mention spéciale. «C’est un grand honneur pour nous, une reconnaissance natio­nale très valorisante.» Née il y a trois ans des grandes résolu­tions sociales d’Agenda 21, TV Bourdo-Net a été conçue par la ville de Lausanne qui finance, paritairement avec la gérance du quartier, le budget annuel de 130 000 francs. «Les habitants ressentaient un cer­tain mal-être et nous avons voulu y remédier en instituant cette plate-forme de communi­cation, »
Sortir du quartier
Depuis, 270 sujets ont été tournés dans ce quartier de 1700 âmes, qui compte 68% d’étrangers et 50 nationalités. Chaque semaine, de nouveaux reportages sont proposés et réalisés par les habitants eux­mêmes, volontaires assidus ou occasionnels, entourés de deux responsables techniques sala­riés à 80%.
Depuis peu, les sujets propo­sés ont tendance à sortir du quartier: «Ils aiment tisser des liens avec d’autres endroits de la ville. Les habitants ont envie de rayonner et de revaloriser l’image de la Bourdonnette qui, dès le départ, a été l’objet de préjugés.» La reconnaissance fédérale vient donc à point nommé pour motiver les trou­pes. Objectif 2006: obtenir une concession pour être diffusé au­delà du quartier.

dimanche 27 novembre 2005

Préjugé numéro 1



Cliquer pour la réponse à ce préjugé.

L'association Vivre ensemble et Agora (aumônerie Genevoise Oecuménique auprès des requérants d'asile) publient une petite brochure avec le soutien du HCR.

Le PS va lancer le réferendum contre la loi sur l'asile



Les délégués ont en outre décidé de lancer un référendum contre la révision de la loi sur l'asile. Les durcissements envisagés sont contraires aux droits de l'homme et incompatibles avec la tradition humanitaire de la Suisse, estiment les socialistes. La loi révisée, selon le PSS, porte atteinte à la tradition humanitaire de la Suisse, crée de l'illégalité et de la misère.
Le vote de la révision de la loi ne devrait avoir lieu qu'au cours de la prochaine session des Chambres.
Selon les socialistes, il faut craindre que les dispositions déjà acceptées ne soient rendues encore plus restrictives

Par contre, les délégués ont refusé au terme d'un vif débat de lancer un référendum sur la loi sur les étrangers. Le PS a préféré pragmatiquement soutenir les initiateurs du référendum, s'il est lancé.

Lire la dépêche d'AP

Réponse au préjugé 2

Réponse au préjugé 1

vendredi 25 novembre 2005

Réponse au préjugé 3

Un centre passe d'Yverdon à Lausanne

Le centre d’hébergement vaudois pour les requérants frappés de non-entrée en
matière (NEM) quittera Yverdon-les-Bains pour les hauts de Lausanne en janvier 2006.


Lire la dépêche de l'ATS
Dès janvier prochain, le centre d’hébergement vaudois pour les requérants frappés
de non-entrée en matière (NEM) s’établira à Lausanne. Les NEM y recevront des repas
en nature et 4,30 fr. d’argent de poche par jour.Cette solution transitoire sera valable jusqu’à l’entrée en vigueur de la loi sur l’aide aux requérants d’asile et autres catégories d’étrangers (LARA) prévue pour le printemps. Ensuite, les NEM ne recevront plus qu’une aide d’urgence: un lit et trois repas par jour, sans argent de poche, a indiqué hier la FAREAS, la Fondation vaudoise pour l’accueil des requérants d’asile. La nouvelle loi a été rapidement élaborée pour combler une lacune juridique.
Le canton s’est en effet aperçu durant l’été qu’il ne disposait pas de base légale pour restreindre son aide aux NEM, comme le demande la Confédération depuis avril
dernier.
Depuis cet été, les intéressés avaient provisoirement bénéficié des mêmes prestations
que les requérants d’asile, notamment un logement et douze francs par jour
pour la nourriture. En octobre, une centaine de personnes sont passées par le centre
yverdonnois. Une cinquantaine de personnes y passent la nuit en moyenne.
Le centre des hauts de Lausanne, dans le quartier de Vennes, pourra accueillir une
centaine de NEM. Cet ancien lieu d’hébergement pour requérants d’asile sera
réaménagé: «Nous allons abattre des cloisons pour créer des chambres à 5 ou 6 lits»,
a expliqué Emmanuelle Marendaz Colle, porte-parole de la FAREAS.
Ce centre accueillera les NEM mais aussi les étrangers en situation de détresse
qui séjournent illégalement en Suisse. Les anciennes casernes d’Yverdon, qui abritaient jusqu’ici les NEM, seront libérées comme convenu pour fin janvier, note la
FAREAS.
Toujours à Lausanne, mais dans le quartier de Malley, un ancien centre de requérants
d’asile sera désormais dévolu aux requérants d’asile mineurs non accompagnés.
Il ouvrira en avril prochain.