Jean-François Copé a affirmé mercredi 26 septembre que "personne n'est propriétaire ni des mots, ni des idées", se défendant de reprendre au FN la dénonciation du racisme anti-blanc, et soulignant qu'il combattait toutes les formes de racisme.
AFP
Jean-François Copé a affirmé mercredi 26 septembre que "personne n'est propriétaire ni des mots, ni des idées", se défendant de reprendre au FN la dénonciation du racisme anti-blanc, et soulignant qu'il combattait toutes les formes de racisme.
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Les autorités jordaniennes ont annoncé mercredi la construction d'un complexe scolaire pour 4.000 enfants dans l'immense camp de réfugiés syriens de Zaatari (nord), où les cours doivent débuter fin octobre.
"Un complexe scolaire est actuellement en cours de préparation pour l'éducation d'environ 4.000 enfants syriens dans le camp de réfugiés de Zaatari. Le processus éducatif commencera le 20 octobre", a déclaré Mahmoud Omoush, directeur du camp géré par l'ONU, cité par l'agence jordanienne Petra.
Le ministre de l'Education, Abdelkader Bani Rsheid, a ajouté que d'autres écoles seraient construites dans ce camp érigé près de la frontière et qui accueille plus de 30.000 réfugiés ayant fui les violences en Syrie voisine. "Au moins 110 enseignants ont choisi de rejoindre les écoles que nous mettons en place à Zaatari. Ces écoles vont bientôt ouvrir", a déclaré le ministre à l'agence Petra.
Les conditions de vie dans ce grand camp de toile où les réfugiés vivent sous des tentes, dans la poussière et la chaleur, ont provoqué des tensions qui ont dégénéré à plusieurs reprises ces dernières semaines, obligeant la police anti-émeute à intervenir. Au total, près de 8.000 enfants syriens sont déjà inscrits dans les écoles publiques du royaume, selon les autorités.
La Jordanie affirme avoir accueilli plus de 200.000 réfugiés syriens et a demandé à la communauté internationale une aide de 700 millions de dollars pour faire face à cet afflux.
Nouvel Observateur
Ce remarquable documentaire, d’une très belle intégrité, donne la parole aux clandestins venus d’Afrique en Europe au risque de leur vie.
L’errance tragique des clandestins, partis d’Afrique à la poursuite du « rêve occidental », donne lieu, depuis quelques années, à un nombre croissant d’œuvres cinématographiques.
Des documentaires ou des fictions, réalisés d’un côté ou de l’autre de la Méditerranée, à l’exemple de La Pirogue , de Moussa Touré, présenté au Festival de Cannes en sélection « Un certain regard » et attendu dans les salles le 17 octobre prochain. Aucune d’elles, pourtant, n’avait recueilli avec autant d’intensité, de dignité, la parole de ceux qui, s’ils ne meurent pas assoiffés, affamés ou noyés, n’ont, pour toute victoire, que le droit de glisser comme des ombres aux marges de nos sociétés.
Écartant d’un même mouvement la posture militante ou l’apitoiement facile, Oriol Canals, au cours d’un travail de sept années, est allé droit à ce qui manquait : les mots de ces hommes errant de villes en villages, longeant sous l’implacable soleil d’interminables rubans d’asphalte, trouvant refuge sur des terrains vagues ou dans des bâtiments abandonnés.
Autour d’eux, le manège des voitures et des camions pressés, symbole de ce monde opulent et affairé, tourne sans voir, sans s’arrêter. Entre une petite caméra et un drap blanc agrafé au mur, ils sont là qui témoignent, en mots simples et pudiques, confrontés à leur capacité à dire – ou pas.
Dire la réalité de ce “rêve occidental”
Ils racontent la succession des enfers : le désert à pied, la mer en pirogue, la chaleur et le froid, la faim et la soif, l’affaiblissement, la mort de ceux qui les entourent et la certitude de leur fin prochaine. Puis l’extrême indigence qui attend les survivants, l’absence de papiers, la peur et la faim, encore et toujours. La honte de cet « échec », qu’ils acceptent pourtant de confier.
Pour chacun d’eux, Oriol Canals a réalisé une cassette vidéo envoyée chez eux, en Afrique, à leurs pères et sœurs sans nouvelles. Terrassés par la dureté de leur sort, ils veulent dire la réalité de ce « rêve occidental » qui les a perdus. Certains ont des mots d’une profondeur inouïe, qui donne à saisir celle de leur souffrance. Il faut les entendre.
Arnaud Schwartz dans la Croix
Pour contourner l'interdiction de placer en garde à vue les étrangers au seul motif de leur situation irrégulière, le ministre de l'Intérieur déposera vendredi un projet de loi permettant de les retenir jusqu'à 16 heures.
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, veut donner du corps à sa politique de fermeté face à l'immigration irrégulière. Dès vendredi, le gouvernement doit déposer en Conseil des ministres un projet de loi autorisant une rétention de moyenne durée pour les étrangers arrêtés en situation irrégulière sur le territoire. Celle-ci pourrait atteindre jusqu'à 16 heures, pour permettre aux forces de l'ordre de vérifier la situation réelle des personnes interpellées et engager une éventuelle procédure d'expulsion. Au lieu des quatre heures actuellement autorisées. C'est, en tout cas, ce qu'a affirmé au Figaro le cabinet du ministre, à Beauvau.
Ce dispositif essentiel à l'efficacité de la politique d'éloignement des clandestins, est très attendu par les policiers et les gendarmes, qui s'estiment juridiquement désarmés dans ce domaine depuis un arrêt de la Cour de cassation rendu le 5 juillet dernier. Pour se conformer à la jurisprudence européenne, la haute juridiction avait en effet déclaré illégale la garde à vue des étrangers (vingt-quatre heures renouvelables une fois) au seul motif qu'ils étaient en situation irrégulière.
Pas moins de 60.000 personnes seraient concernées chaque année par une telle mesure. Sous le précédent gouvernement, Claude Guéant avait laissé dans ses cartons un projet de rétention allongée. Manuel Valls le met en forme et ajuste le tir. «La question qui se pose est de savoir si cette mesure passera le filtre du contrôle de légalité», estime un juriste à Beauvau. Car la haute magistrature est sourcilleuse lorsqu'il s'agit de faire respecter l'équilibre entre les besoins légitimes de sécurité et le respect dû aux libertés fondamentales.
Jean-Marc Leclerc dans le Figaro
| Fermez Frambois! |
Courrier de lecteur paru dans 24 Heures
Non content d’avoir gagné la votation populaire concernant l’initiative sur le renvoi des criminels étrangers, le parti nationaliste de notre pays en remet une couche. Pour lui, l’étranger est la cause de tous les maux dont souffre notre pays. Mais on oublie que les étrangers vivant ici rendent de nombreux services en occupant des postes de travail peu ou mal rémunérés et, en plus, peu valorisants.
En ce qui concerne la nouvelle initiative sur le renvoi des criminels étrangers, on doit savoir que c’est un doublon de la première pour faire pression sur le Conseil fédéral. Ce dernier est gêné dans l’élaboration de la loi, car elle est excessive au regard du droit international, qui n’est pas quantité négligeable, contrairement à ce que les nationalistes nous disent.
Cette loi sur le renvoi d’étrangers est scélérate parce que arbitraire; un délit mineur peut occasionner un renvoi sans recherche de la cause du méfait.
De tristes épisodes d’un passé récent nous montrent les dégâts qu’elle occasionne lors d’un renvoi forcé, jusqu’à la mort de celui qui se voit renvoyé dans son pays d’origine. De plus, on n’est pas certain que celui qui est expulsé ne court pas de risque dans son pays d’origine.
Ce n’est pas cette image-là qu’il faut donner de notre pays; il s’agit plutôt de conserver, voire de développer l’image d’une Suisse ouverte et humaniste.
Thierry Cortat, Delémont
Alors que les violences s’intensifient en Syrie, les réfugiés sont de plus en plus nombreux à affluer au Liban. Selon le dernier rapport de Caritas Liban, ils seront 120 000 d’ici la fin de l’année 2012.
Depuis plusieurs mois, le Liban fait face à l’afflux de dizaines de milliers de personnes fuyant le conflit en Syrie, toujours en proie à des violences sanglantes : en 18 mois d’une révolte contre le président Bachar al-Assad qui a tourné à la guerre civile, au moins 29.000 personnes ont péri dont près de 21.000 civils, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme.
A la différence de la Turquie, de la Jordanie et de l’Irak, les réfugiés syriens sont disséminés parmi les Libanais plutôt que regroupés dans des camps, bien que certains réfugiés commencent à investir des campements en dur, témoigne Alexis Adam, responsable du Moyen-Orient au Secours Catholique.
Jusqu’à présent, le soutien conjugué des communautés d’accueil, du gouvernement et des ONG a évité une crise sanitaire. Mais l’afflux de réfugiés complique la tâche des humanitaires sur place.
Dans la Bekaa, région frontalière avec la Syrie, les membres de Caritas Liban sont bien souvent les premiers contacts des populations tout juste réfugiées. Ils prennent en charge l’ensemble des besoins, de la distribution alimentaire aux premiers soins, le temps que les réfugiés aillent s’enregistrer au HCR (Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés), ce qui peut prendre un à trois mois.
Le Liban lui-même est de plus en plus instable en raison de la crise syrienne, comme en témoignent les dernières tensions violentes à Tripoli, la deuxième ville du pays.
Une émeute s'est déclenchée lundi soir dans un camp de réfugiés syriens du nord de la Jordanie, où plusieurs centaines de personnes ont affronté les forces de sécurité, rapportent des responsables jordaniens et des Nations unies.
Six agents jordaniens ont été blessés par des pierres lancées par les manifestants, qui demandaient de rentrer en Syrie, théâtre depuis 18 mois d'un conflit entre le gouvernement du président Bachar al Assad et les insurgés. Des activistes du camp de Zaatari, qui abrite environ 30.000 Syriens, ont dit que des réfugiés avaient également été blessés.
"Il y a eu une manifestation qui a dégénéré", a expliqué Sybella Wilkes, porte-parole du Haut Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR), ajoutant que le rassemblement, auquel participaient environ 300 personnes, avait eu lieu à la suite de la réticence des autorités jordaniennes à l'idée de conduire à la frontière les personnes qui le demandent. L'un des réfugiés a dit que les violences avaient éclaté après l'arrestation de quatre personnes par les forces de l'ordre. Un porte-parole des forces jordaniennes a précisé que sept activistes avaient été arrêtés pour incitation à la violence.
AFP via le Figaro
Alors que le monde a les yeux tournés vers New York et l'Assemblée générale des Nations unies, le métro de la ville accueille, depuis le lundi 24 septembre, une campagne publicitaire ainsi libellée : "Dans toute guerre entre le civilisé et le sauvage, soutenez le civilisé. Soutenez Israël, faites échec au djihad." Sa promotrice, Pamela Geller, qui dirige l'Initiative américaine pour la défense de la liberté (AFDI), récuse toute offense raciste. Pour preuve, le "sauvage" n'est pas identifié. Elle-même l'est, cependant. Mme Geller patronne en effet une autre formation à l'intitulé plus explicite : "Halte à l'islamisation de l'Amérique".
Une publicité antimusulmans dans le métro de New York, le 24 septembre 2012. | REUTERS/BRENDAN MCDERMID
L'environnement politique - l'assassinat par des salafistes de l'ambassadeur des Etats-Unis en Libye, les manifestations antiaméricaines dans l'espace musulman contre un film sur Internet dénigrant le prophète Mahomet... - apparaît favorable à sa spécialité : exacerber les passions. Mais sa campagne d'affichage avait été lancée auparavant, sans doute en lien avec l'élection présidentielle.
“De l’islamoréalisme”
Elle a déjà été menée, du 13 août au 4 septembre, à San Francisco (où les autorités locales du transport public ont accueilli des contre-publicités "A bas le racisme" placées à côté des affiches controversées). En revanche, la mairie de Washington a "repoussé" leur diffusion devant le risque de trouble à l'ordre public.
A New York, Mme Geller avait récemment fait placarder sur une ligne de chemin de fer des affiches clamant : "Ce n'est pas de l'islamophobie, c'est de l'islamoréalisme. " Mais l'Autorité métropolitaine du transport public, la MTA, avait refusé de diffuser ses publicités en arguant de leur "langage avilissant". Pam Geller a obtenu gain de cause en justice.
Le juge Paul Engelmayer a estimé que son droit devait bénéficier "du plus haut niveau de protection sous le premier amendement" de la Constitution américaine, qui garantit la liberté d'expression. Ce, a admis le juge, bien que l'on puisse"raisonnablement considérer" que les "sauvages" incriminés sont effectivement les musulmans.
M. Obama “mène le djihad”
Précédemment grande admiratrice du criminel serbe Radovan Karadzic - elle a beaucoup dénoncé le "mythe de Srebrenica" -, fondatrice du mouvement SION (Stop Islamization of Nations),Pam Geller est, avec David Horowitz et Robert Spencer, du site Jihad Watch, une des figures de proue aux Etats-Unis de la mouvance anti-musulmans (et/ou anti-arabes, selon les cas), dont la rhétorique, sous la protection du 1er amendement, dépasse dans l'outrance tout ce qui serait considéré comme "raisonnablement" licite en France.
M. Spencer a d'ailleurs été nommé par Anders Behring Breivik, l'auteur du massacre d'Oslo en juillet 2011, comme une de ses sources d'inspiration. Mme Geller, elle, voit en Barack Obama"Hussein, le mahométan". Un homme qui avance masqué"fera tout pour apaiser ses suzerains islamiques" et, a-t-elle expliqué, qui "mène le djihad".
En 2010, elle fut durant quelques mois régulièrement invitée par la première chaîne nationale américaine, Fox News, pour commenter les sujets ayant trait à l'Islam, aux musulmans ou au conflit israélo-palestinien.
Sylvain Cypel (New York, correspondant) dans le Monde
L'ouverture d'un centre fédéral pour requérants d'asile aux Pradières, au Val-de-Ruz, ne semble pas inquiéter la population. La séance d'informations organisée par l'Office fédéral des migrations, le Canton et les communes concernées mardi soir à Malvilliers s'est déroulée de façon constructive. Une quarantaine de personnes ont participé à la discussion à La Croisée.
Certains habitants de la région se sont demandés comment allait être assuré l'accès au cantonnement militaire des Pradières durant l'hiver, d'autres souhaitaient s'assurer que les requérants n'allaient pas causer de troubles dans les habitations des environs. Plusieurs personnes ont même proposé des activités pour les requérants d'asile, afin qu'ils ne soient pas livrés à eux-mêmes.
L'Office fédéral des migrations a rappelé que l'accueil des requérants est prévu dès la mi-novembre pour une durée de six mois, et que le centre hébergera au maximum 110 personnes. Il a annoncé la création d'un groupe d'accompagnement composé de représentants de la Confédération, du Canton, des communes et de la population.