
Le délégué de l'OSCE effectue une visite en Suisse pour examiner la situation des musulmans. Lire l'article du Courrier
«Je ne l'ai encore dit à personne de ma famille au Kosovo.» Avdulla Hakaj, le fromager kosovar qui a salé les gruyères et vacherins fribourgeois dans les caves de la Tzintre à Charmey (FR) durant l'été et travaillé dans celles de Bulle (FR) pendant l'hiver, a été sommé de quitter la Suisse samedi 17 novembre. La police l'attendra à l'aéroport de Kloten à Zurich pour s'assurer de son départ.
Pétition sans effet
Et une fois arrivé au Kosovo, dans son village d'Istog, à 70 km de Pristina, que fera cet homme de 36 ans? Son patron, Nicolas Esseiva, dit de lui qu'«il a un don», qu'«il vit le fromage». Projette-t-il alors d'utiliser ses compétences acquises en Suisse pour ouvrir une fromagerie là-bas? «Non, ce ne sera pas possible, car je n'ai pas de moyens. Je vis depuis onze ans et demi en Suisse sans jamais être retourné au Kosovo. Ma vie est donc ici. C'est vraiment dur de devoir partir.»
Du côté des autorités fribourgeoises, Erwin Jutzet, conseiller d'Etat socialiste en charge de la Sécurité et de la justice, avait expliqué au «Matin» le 8 juin dernier que, juridiquement, il n'y a pas d'autre solution que le renvoi pour Avdulla: «Son dossier a déjà été examiné et refusé dans les cantons de Genève et du Valais.» Le conseiller d'Etat avait pourtant jeté les bases d'un espoir: «Il faut qu'il demande un visa suisse depuis là-bas avec le soutien de l'ambassade sur place. Mais nous ne pouvons pas lui donner 100% de garantie de réussite.»
Un article de Stéphane Berney dans le MatinArrivées sur place quelques minutes seulement après le forfait, la gendarmerie cantonale et les forces de police de l'Ouest lausannois ont pu interpeller l'auteur de la fusillade, à l'intérieur même du bâtiment. Une fois à l'extérieur, le forcené a encore tenté de se libérer. Il a pu être maîtrisé par les policiers qui l'ont emmené sous les yeux des curieux.
Les cinq véhicules médicalisés qui avaient été sollicités ont quitté Crissier une fois le blessé embarqué, vers 20 h 15. Le dispositif de sécurité est resté, quant à lui, en place jusqu'à l'arrivée de la Sûreté qui a mené l'audition des témoins sur les lieux-même du forfait. En début de soirée, aucune information n'a été divulguée par la gendarmerie. Ni sur les raisons qui ont poussé l'homme à proférer un tel acte, ni sur l'origine du criminel en possession d'une arme militaire.
Un article de Gérald Cordonier dans 24 Heures