Les candidats de l'émission sont des vrais clandestins sous la menace d'une expulsion. Avant de retourner dans leurs pays, il ont la possibilité de gagner 4'000 euros en répondant à des questions sur la Hollande.
TSRinfo
Les candidats de l'émission sont des vrais clandestins sous la menace d'une expulsion. Avant de retourner dans leurs pays, il ont la possibilité de gagner 4'000 euros en répondant à des questions sur la Hollande.
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Hier à Amsterdam, le parquet a requis la relaxe du populiste néerlandais Geert Wilders, jugé pour incitation à la haine raciale et discrimination envers les musulmans.
Le Parquet d’Amsterdam a tranché. Hier, il a requis l’acquittement pour le leader de l’extrême droite néerlandaise, Geert Wilders. Le populiste, dont le parti PVV soutient le nouveau gouvernement sans y participer, est poursuivi pour avoir notamment qualifié l’islam de «fasciste» et réclamé l’interdiction du Coran, comparé au Mein Kampf de Hitler. Il encourt jusqu’à 1 an de prison et 10 000 francs d’amende.
Les critiques de Geert Wilders envers l’islam peuvent être «scandaleuses», mais ne sont pas «punissables», a estimé le parquet dans son réquisitoire. «La critique (ndlr: envers une religion) est autorisée tant qu’on n’incite pas à la haine envers ceux qui la pratiquent», a déclaré le procureur Birgit Van Roessel. Cette dernière a par ailleurs estimé que le discours de Wilders visait l’islam et non les musulmans en tant que groupe. Enfin, elle a défendu le droit de Wilders de tenir des propos, en tant que responsable politique, sur des sujets de société.
Le Parquet néerlandais avait décidé, le 30 juin 2008, de ne pas engager de poursuites à l’encontre de Wilders, estimant que ses déclarations et son film anti-islam Fitna s’inscrivaient «dans le cadre du débat public». Mais la Cour d’appel d’Amsterdam, saisie par plusieurs plaignants, avait ordonné au parquet le 21 janvier 2009 de poursuivre le député. Le jugement devrait être rendu le 5 novembre.
Plus d’un Néerlandais sur six a voté PVV en juin dernier. Arrivé troisième aux législatives anticipées, le parti a apporté son soutien au gouvernement libéral-chrétien-démocrate minoritaire du nouveau premier ministre, le libéral Mark Rutte, qui a prêté serment jeudi à La Haye. En échange, le populiste a obtenu la promesse d’une interdiction du voile intégral et la réduction de moitié de l’immigration.
Yannick Van der Schueren dans 24 Heures
Le procès du député islamophobe Geert Wilders, figure-clé du futur gouvernement, s’est ouvert hier matin à Amsterdam.
C’est un procès pour incitation à la haine qui s’est ouvert hier matin aux Pays-Bas. Geert Wilders, député néerlandais d’extrême droite, risque 1 an de prison et près de 10 000 francs d’amende pour ses prises de position contre l’islam. Or, hasard du calendrier… ou pas, ce politicien de 47 ans, chef de file du Parti pour la liberté (PVV), vient de conclure un accord de soutien avec la coalition minoritaire de droite.
Geert Wilders est donc devenu indispensable au nouveau gouvernement des Pays-Bas. En effet, pour obtenir la majorité parlementaire, les libéraux et les chrétiens-démocrates – arrivés en tête des législatives du 9 juin dernier – ont besoin des députés de la droite populiste (24 sur 150). En échange de ce soutien, le leader du PVV a obtenu que le nouveau gouvernement interdise le port du voile intégral comme l’entrée sur le territoire de dignitaires religieux radicaux, l’accélération des procédures d’expulsion des immigrés ayant commis des crimes ainsi que le renvoi des immigrés qui échouent à un examen pour l’obtention du permis de séjour.
Le silence comme arme
Depuis hier, Geert Wilders est jugé pour incitation à la haine raciale et à la discrimination envers les musulmans et les étrangers non occidentaux. Dans des déclarations faites entre octobre 2006 et mars 2008, Geert Wilders a réclamé l’interdiction du Coran, comparé au livre Mein Kampf d’Adolf Hilter. En cause également: Fitna (discorde, en arabe), un court-métrage mis en ligne au printemps 2008, destiné, selon le député, à montrer le caractère «fasciste» du Coran.
«Je suis poursuivi en justice, mais, avec moi, c’est la liberté d’expression de beaucoup de Néerlandais qui est poursuivie», a-t-il lancé aux juges en début d’audience. «J’ai donné mon opinion dans le cadre du débat public et je peux vous assurer que je continuerai à le faire», a-t-il ajouté. Son avocat a ensuite annoncé que son client ne prendrait plus la parole durant le procès, prévu sur sept journées d’audience. «J’ai dit tout ce que je voulais dire et ne retirerai aucun mot, a précisé M. Wilders et, sur conseil de mon avocat, je fais appel à mon droit au silence.»
C’est un peu plus tard que Geert Wilders a demandé la récusation de ses juges. Il a reproché au président Jan Moors ses commentaires à propos de son droit au silence qui, selon lui, sèment un doute sur l’impartialité du tribunal.
Cette première journée d’audience s’est donc achevée sur la nomination d’une Chambre indépendante pour statuer sur la demande de récusation. Elle rendra sa décision aujourd’hui en début d’après-midi. D’ici là, le procès est suspendu. Selon le tribunal, le verdict devrait être rendu le 4 novembre.
Yannick van der Schueren dans 24 Heures