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mardi 15 mai 2012

Découvert après plus de vingt heures sous le capot

afghan moteur C’est l’édifiante histoire d’un Afghan qui a tenté de passer clandestinement de Grèce en Italie.

Les agents de la police des frontières du port de Bari, dans les Pouilles, n’avaient encore jamais vu ça. Alors qu’un minivan bleu débarquait du ferry Superfast 1 en provenance de Patras, la grande nervosité du conducteur auquel ils demandaient ses papiers leur a mis la puce à l’oreille.

Après un rapide contrôle du véhicule, ils ont fini par ouvrir le capot, rapportait hier l’agence italienne de presse ANSA. Et là: stupéfaction! A moitié asphyxié, un jeune homme se cachait, recroquevillé dans une niche aménagée entre le radiateur et la calandre du véhicule. Il s’y trouvait depuis plus de vingt heures avec pour seule isolation contre la chaleur du moteur un simple coussin.

Après avoir repris ses esprits, le clandestin a pu raconter son odyssée. Agé de 18 ans, ce jeune Afghan est l’une des innombrables victimes des réseaux qui promettent l’eldorado. Pour son passage ver l’Europe, il a dû débourser 6000 euros: les économies de huit ans, patiemment accumulées alors qu’il travaillait auprès d’une famille aisée de Kaboul, qui l’avait recueilli après l’exécution de ses parents par les talibans.

Quant au conducteur du minivan et sa compagne, deux Bulgares de 24 et 39 ans, ils ont immédiatement été arrêtés et inculpés pour complicité de passage illégal de frontière. En poussant leurs investigations, les policiers ont découvert que le mari de la Bulgare – vraisemblablement membre de la même organisation criminelle – avait été arrêté le 30 avril par leurs collègues de Brindisi. Condamné précédemment pour les mêmes activités, il doit encore effectuer une peine de 2 ans et demi de prison.

Bernard Bridel

jeudi 24 novembre 2011

Des migrants afghans se résignent à rentrer chez eux

Près de 650 Afghans ont choisi d’accepter un dispositif de retour volontaire dans leur pays proposé par les autorités françaises.

L’Angleterre presque hors d’atteinte depuis la fermeture de la « jungle » de Calais voilà deux ans, l’asile de plus en plus difficile à obtenir : les migrants afghans n’ont plus d’autre choix que d’accepter le « retour volontaire » dans leur pays, assorti il est vrai d’un petit pécule. L’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), chargé d’organiser les rapatriements, verse en effet une « aide au retour » de 2.000 € par adulte et finance le voyage de tous ceux qui optent pour cette solution. En outre, « dans le prolongement de l’évacuation de la “jungle” de Calais, des projets de réinsertion (jusqu’à 7.000 € pour la création d’une activité économique, NDLR) ont été financés au bénéfice d’Afghans en Afghanistan », a indiqué l’Ofii. Il faut dire que malgré la situation dans leur pays, considéré par la France comme étant « en crise » et non « en guerre », les Afghans ont de « faibles chances » d’obtenir la protection dans l’Hexagone, hormis les mineurs non accompagnés qui ne peuvent pas être renvoyés.

L’ombre des talibans

« Les Afghans ne correspondent pas à la population classique des demandeurs d’asile comme les Tchétchènes, qui viennent en famille. Ils sont jeunes, ils viennent pour travailler. Ce sont des migrants économiques », selon l’Ofii. Mais, répondent France terre d’asile et Emmaüs dans une étude mise en ligne mercredi, « la présence de considérations économiques n’exclut pas a priori celle de motifs de persécution de nature conventionnelle et/ou relative à une situation personnelle d’insécurité généralisée en contexte de crise ou de guerre ». Selon l’Office français pour les réfugiés et apatrides (Ofpra), « la demande afghane invoque de plus en plus fréquemment l’obligation faite aux hommes de se rallier aux forces des talibans, et le risque découlant du soutien – réel ou imputé – aux autorités dans les zones contrôlées par ceux-ci ». L’année dernière, l’Ofpra a enregistré 735 demandes de statut de réfugié de la part de ressortissants afghans, dont 242 ont reçu une suite favorable.

France Soir

mardi 15 mars 2011

France : des clandestins afghans expulsés par train, refus des cheminots

Des cheminots du sud-est de la France ont refusé mardi, selon un élu local et un syndicaliste, d'être réquisitionnés par la police pour ramener en Italie des clandestins afghans, une version contestée par les autorités locales qui démentent toute réquisition.

La préfecture des Alpes-Maritimes précise dans un communiqué que 21 Afghans sans papiers ont été interpelés à la gare de Cannes. L'un d'entre eux a été placé en garde à vue pour usage de faux documents, tandis que les 20 autres ont été renvoyés en Italie. Ces Afghans ont été ramenés en train par les policiers français jusqu'à Menton (avant la frontière italienne), selon la préfecture qui dément en revanche la réquisition de cheminots. Elle précise que les clandestins ont été ensuite conduits "dans les locaux" de la police aux frontières avant leur expulsion par voie terrestre. Un responsable du syndicat CGT et un élu du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur avaient affirmé auparavant que la police avait réquisitionné une rame du train pour expulser 39 clandestins afghans.

Les sans-papiers, dont des mineurs, étaient encadrés par sept policiers à bord d'un train express régional (TER), a indiqué à l'AFP Georges Piel, conseiller régional chargé des transports. Franck Boyer, responsable syndical CGT pour les cheminots de Nice et Cannes, a raconté qu'une fois arrivés à Menton, les policiers français avaient été obligés de descendre du train. Ils ont alors demandé au conducteur et au contrôleur du train d'emmener les clandestins jusqu'à la ville italienne de Vintimille, sans présence policière, ce que les employés ont refusé de faire, a-t-il ajouté.

"Laisser un conducteur et un contrôleur avec des clandestins, c'est pas sérieux. Ce n'est pas notre métier et on n'est pas en 42 !", a lancé Franck Boyer, en allusion à la déportation des Juifs de France pendant l'Occupation nazie. La compagnie ferroviaire française SNCF a récemment exprimé ses regrets pour avoir transporté environ 75.000 Juifs vers les camps de la mort. La CGT avait alors rappelé que les cheminots avaient à l'époque payé "un lourd tribut" à la liberté en résistant à l'occupant et que certains avaient aussi été déportés.

"Les reconduites à la frontière sont encadrées par la loi et, en aucune façon, elles ne peuvent se faire de manière sauvage", a commenté de son côté Georges Piel, précisant que le Conseil régional, chargé des transports au niveau local, n'avait jamais donné son autorisation à "ce genre d'expédition".

AFP


"Réquisition" d'un TER pour expulser des Afghans : démenti officiel

La préfecture des Alpes-Maritimes a démenti mardi des informations de source syndicale, relayées par un élu, selon lesquelles une rame de train express régional (TER) avait été réquisitionnée mardi matin pour ramener en Italie 39 clandestins afghans. Le communiqué de la préfecture précise que 21 Afghans en situation irrégulière (et non 39 comme indiqué par la CGT) ont été interpellés sur les quais de la gare de Cannes, dont l'un a été placé en garde à vue pour usage de faux documents.

"Les 20 autres personnes, indique la préfecture, ont été accompagnées par des personnels de la direction départementale de la police aux frontières (brigade des chemins de fer) par voie ferroviaire de Cannes à Menton, d?où elles ont été conduites vers les locaux de la police aux frontières de Menton en vue du traitement des procédures administratives de réadmission vers l?Italie".

Selon Franck Boyer, délégué CGT des agents de conduite de Nice et de Cannes, les policiers auraient demandé au conducteur et au contrôleur du TER d'emmener les clandestins jusqu'à la ville italienne de Vintimille sans présence policière, ce que les employés ferroviaires ont refusé de faire. "Un TER n'est pas un charter", avait réagi auprès de l'AFP Georges Piel, conseiller régional chargé des transports en Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca) et président du groupe Front de Gauche.

"Les reconduites à la frontière sont encadrées par la loi et, en aucune façon, elles ne peuvent se faire de manière sauvage. D?autre part, le Conseil régional Provence-Alpes-Côte d?Azur a la gestion des TER et jamais il n?a donné une quelconque autorisation à ce genre d?expédition", avait également souligné l'élu, alerté par des syndicats de cheminots. La préfecture a affirmé de son côté que les agents de la SNCF n'avaient pas été sollicités. "Les personnes ont été conduites à la frontière italienne par les agents de la police aux frontières pour être remis aux autorités italiennes ainsi qu'ils sont habilités à le faire", ajoute le communiqué.

Le président socialiste de la région Paca, Michel Vauzelle, a également fait part mardi soir de "sa profonde indignation". "Je suis profondément scandalisé devant de telles pratiques car elles sont, au-delà même de la violence morale qu'elles révèlent, inacceptables dans un Etat de droit", a déclaré Michel Vauzelle dans un communiqué. "Aucun ordre de réquisition écrit n'a été présenté au contrôleur de ce train et la direction régionale de la SNCF n'a pas été informée préalablement comme l'exigent les textes", a-t-il précisé. "Au nom de la Région, autorité organisatrice des transports, je ne peux me contenter de vagues explications officielles", a ajouté le président de la Région, craignant "malheureusement de voir dans cette affaire les relents d'un climat délétère, nourri à la veille d'élections importantes par l'instrumentalisation de faux débats sur l'identité nationale et sur la pression migratoire".

AFP

mercredi 19 janvier 2011

Demandeurs d'asile afghans en grève de la faim

Des dizaines de demandeurs d'asile afghans en Australie ont entamé une grève de la faim pour protester contre l'allongement des délais d'examen de leur dossier, au lendemain d'un accord signé entre Canberra et Kaboul autorisant leur éventuel rapatriement forcé, selon des  sources concordantes. Selon les associations, ils sont des centaines à s'être mis en grève de la faim, cependant que les autorités australiennes parlent de 20 à 30 personnes.

Trouvé sur le site de TF1

mardi 18 janvier 2011

Accord entre Canberra et Kaboul sur un possible rapatriement obligatoire des demandeurs d'asile

L'Australie et l'Afghanistan ont signé un accord sur l'immigration selon lequel les demandeurs d'asile afghans vivant en Australie pourraient se voir obligés de retourner dans leur patrie d'origine, a déclaré mardi le ministre australien de l'Immigration Chris Bowen.

Signé par Chris Bowen, le ministre afghan des Réfugiés Jamaher Anwary et le Haut-commissariat de l'Onu pour les réfugiés (HCR), cet accord autorise l'Australie à procéder à des rapatriements obligatoires lorsque les immigrés n'ont pas réussi à obtenir le statut de réfugié.
Pour le moment, l'Australie n'a jamais obligé un réfugié afghan à rentrer chez lui. Seuls trois Afghans sont rentrés chez eux, volontairement, au cours des trois dernières années, sur des milliers de nouveaux arrivants.
Selon Chris Bowen, l'Australie continuerait de demander aux gens de ne pas entreprendre ce voyage dangereux, effectué la plupart du temps avec des passeurs.

Casafree