lundi 26 octobre 2009

De l'Afrique à la France, la dignité meurtrie des demandeurs d'asile

Finie la situation précaire du squat. Bonjour, la chambre d’hôtel. Mais pour combien de temps ? C’est désormais la question que se pose la soixantaine de réfugiés somaliens et soudanais qui a été relogée jusqu’à présent dans des hôtels de la région parisienne par la Préfecture du Val d’Oise jeudi, après que la découverte de leur situation illégale a été révélée par la presse française en milieu de semaine dernière. Soulagés par ce relogement en chambres doubles payées par les autorités, ces immigrants occupaient jusqu’ici les bâtiments laissés à l’abandon de la caserne Bossut, à Pontoise, dans le nord-ouest de Paris. Sans eau ni électricité courante, ils vivaient là depuis des mois, à l’insu de tous. Une vingtaine d’entre eux s’y trouverait encore.

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Deux Verts pour freiner l'immigration

DEUX ÉLUS VERTS VEULENT «LIMITER» L’IMMIGRATION

POLITIQUE «Une trop forte immigration met en danger les espaces de repos en Suisse», affirment deux conseillers nationaux verts, le Zurichois Bastien Girod et la St-Galloise Yvonne Gilli. Révélé dimanche par le SonntagsBlick et dont l’ATS a eu copie, le papier de travail élaboré par les deux parlementaires présente différentes mesures pour limiter l'immigration. Le document se base sur la croissance démographique suisse et sur l’impact de celle-ci sur la «qualité de vie». Des propos qui suscitent un certain énervement de la part du président des Verts, le Genevois Ueli Leuenberger, qui dit regretter que ses deux collègues de parti préfèrent d’abord parler à la presse plutôt que d’en discuter à l’interne. Il y a trois semaines, les Verts ont tenu leurs assises sur l’immigration. «Mais ni Bastien Girod ni Yvonne Gilli n’étaient présents», assène-t-il. ATS/CO



LE MATIN (http://www.lematin.ch)

Immigration: deux élus Verts veulent la limiter

Source URL: http://www.lematin.ch/flash-info/suisse/immigration-elus-verts-veulent-limiter

10/25/2009 - 15:04 - Suisse

Une trop forte immigration met en danger les espaces de repos en Suisse, affirment deux conseillers nationaux Verts, Bastien Girod et Yvonne Gilli. Des propos qui surprennent leur président Ueli Leuenberger, qui voit un lien "difficile" entre démographie et aménagement du territoire.

Le papier de travail élaboré par les deux élus présente différentes mesures pour limiter l'immigration. Car selon eux, si la population continue à augmenter en Suisse au rythme de l'année dernière, elle aura doublé d'ici 50 ans, entraînant toute une série d'effets négatifs sur la qualité de vie.

Et de citer une marginalisation des Suisses issus de milieux sociaux faibles dans les zones résidentielles défavorisées, un accroissement des problèmes de trafic, des nuisances sonores et environnementales ainsi qu'une destruction des zones de repos.

Des propos qui suscitent un certain énervement de la part du président des Verts Ueli Leuenberger. Il dit regretter que ses deux collègues de parti préfèrent d'abord parler à la presse du dimanche plutôt que d'en discuter à l'interne.

Aucun membre du parti n'a pour l'heure vu le document préparé par les deux conseillers nationaux, relève encore le Genevois. Personnellement il juge le lien entre immigration, démographie et aménagement du territoire très difficile.

Des mouvements proches de l'extrême-droite font notamment des rapprochements de ce type, souligne le président des Verts.





Dernière mise à jour : 25 octobre 2009 à 18:19
http://info.rsr.ch/fr/news/Des_voix_discordantes_a_l_UDC_et_chez_les_Verts.html?siteSect=2010&sid=11401596&cKey=1256491183000

Deux Verts pour freiner l'immigration

Chez les Verts, deux conseillers nationaux, le Zurichois Bastien Girod et la St-Galloise Yvonne Gilli, affirment qu'une trop forte immigration met en danger les espaces de repos en Suisse.

Révélé par le SonntagsBlick, le papier de travail élaboré par les deux élus présente différentes mesures pour limiter l'immigration.

Car selon eux, si la population continue à augmenter en Suisse au rythme de l'année dernière, elle aura doublé d'ici 50 ans, entraînant toute une série d'effets négatifs sur la qualité de vie.

Et de citer une marginalisation des Suisses issus de milieux sociaux faibles dans les zones résidentielles défavorisées, un accroissement des problèmes de trafic, des nuisances sonores et environnementales ainsi qu'une destruction des zones de repos.

Ces propos ne sont pas du goût du président du parti Ueli Leuenberger, qui dit regretter que ses collègues préfèrent d'abord parler à la presse plutôt que d'en discuter à l'interne.

Le Genevois juge pour sa part le lien entre immigration, démographie et aménagement du territoire très difficile.

Des mouvements proches de l'extrême-droite font notamment des rapprochements de ce type, souligne encore le président des Verts.




BLICK.CH

Grüner Girod wagt linken Tabubruch

Es wird eng in der Schweiz. Der grüne Nationalrat Bastien Girod will das Thema nicht mehr den Rechten überlassen.

http://www.blick.ch/news/schweiz/politik/einwanderung-bremsen-131689

Von Marcel Odermatt | Aktualisiert um 10:13 | 25.10.2009

Wie viele Einwohner verträgt die Schweiz? Welche Konsequenzen hat es für unser Land, dass die Bevölkerung in den vergangenen 30 Jahren um zwei Millionen angestiegen ist? Fragen, die für Linke bisher tabu waren.

Der junge grüne Nationalrat Bastien Girod (28, ZH) hält das für einen grossen Fehler. «Es geht nicht um Nationalität, sondern um Lebensqualität.» Mit seiner Parteikollegin Yvonne Gilli (52, SG) hat er ein brisantes Papier ausgearbeitet, das SonntagsBlick vorliegt. Unter dem Titel «Bevölkerungsentwicklung in der Schweiz: Kritische Beurteilung aus grüner Sicht» treten die beiden gegen die Scheuklappen linker Politiker an. «Die Themen Migration und Bevölkerungswachstum werden stark ideologisch betrachtet.» Wer sich kritisch zur Einwanderung äussere, laufe Gefahr, in die ausländerfeindliche Ecke gestellt zu werden, schreibt das grüne Duo.

Der laut Girod zu hohe Zustrom von Neubürgern aus dem Ausland bringt grosse Probleme mit sich: «Durch das schnelle Bevölkerungswachstum in der Schweiz wird der Wohnungsmangel verschärft, sozial Schwache werden in schlechtere Wohnlagen verdrängt, Verkehrsengpässe auf Strasse, Schiene und in der Luft verschärfen sich, und die Lärmbelastung steigt.» Zudem würden Erholungsräume noch stärker zerschnitten und zerstört als bisher.

Girod und Gilli möchten nun, dass sich ihre Partei diesem Problem endlich stellt. Nebst Vorschlägen für eine verbesserte Raumplanung haben die beiden auch Ideen, wie das Bevölkerungswachstum gebremst werden könnte. Mit einem Bündel von Vorstössen wollen sie das Thema in der Wintersession aufgreifen:

• Statt ausländische Unternehmen anzulocken, möchten Girod und Gilli künftig gezielt lokale Unternehmen stärken und fördern.

• Die Steuerpolitik soll reiche Ausländer nicht mehr in die Schweiz locken, dafür sollen die Steuern harmonisiert werden. Das heisst: keine Pauschalsteuer mehr und Anhebung der Steuerlast auf das Niveau der umliegenden Länder.

• In Europa muss die Schweiz finanzielle Mittel einsetzen, um das Wohlstandsgefälle auszugleichen.

Oder umgekehrt gedacht: Der Schweizer Lebensstandard würde mit diesen Massnahmen auf europäischen Durchschnitt nivelliert und damit für ausländische Zuwanderer weniger attraktiv. So würde die Einwanderung tatsächlich zurückgehen. 

La porte étroite de l’asile

En 2008, ils ont été 13'000 à demander l'asile en en Suisse. Reportage: Lydia Gabor.

Mais la rigueur de la procédure dans notre pays n'entrouvre finalement la porte qu'à une minorité d'entre eux.

Nouvelle diffusion de l'émission du 18 octobre 2009.

En 2008, 13'000 personnes ont été enregistrées comme requérants d'asile sur le sol helvétique.

A leur arrivée, les candidats à l'asile passent obligatoirement par l'un des quatre centres d'enregistrement et de procédure des quatre régions linguistiques de Suisse: Bâle, Chiasso, Kreuzlingen(Thurgovie) et Vallorbe.

Lydia Gabor a enquêté dans le Centre d'enregistrement et de procédure de Vallorbe, qui accueille actuellement 190 requérants d'asile, hommes, femmes et enfants confondus.

A travers la vie quotidienne du Centre, on assiste à toutes les étapes de la procédure de demande d'asile en Suisse:

l'arrivée, la feuille d'admission, la fouille, le contrôle médical et la prise d'empreintes (transmises à tous les centres d'enregistrements d'Europe), l'audition.

On accompagne quelques-uns de ces requérants, tant à l'intérieur du Centre, dans ce qui ressemble à un parcours du combattant, qu'à l'extérieur, à la Gare de Vallorbe, notamment, où les bénévoles de l'association Aravoh les accueillent et leur proposent, via l'EPER (Entraide Protestante Suisse), une aide juridique.

Quels sont les parcours de vie qui font aboutir ces femmes et ces hommes dans notre pays?

Qui sont ces hommes et ces femmes venus d'autres continents? Quels sont leurs parcours de vie? Comment sont-ils arrivés dans notre pays? Quelles sont leurs attentes par rapport à la Suisse? Et, si la réponse à leur demande est négative, que feront-ils?

A l'issue de la deuxième audition, étape cruciale de la procédure, le demandeur va savoir si son dossier est dirigé vers une non-entrée en matière (NEM), une admission provisoire ou une demande d'asile.

A chacune de ces étapes, on s'interroge sur le statut du droit d'asile en Suisse: est-il toujours considéré comme un droit? La procédure actuelle n'est-elle pas avant tout destinée à limiter au maximum le nombre de réfugiés?

La question reste ouverte quand on sait que seules 10% des demandes aboutissent à un droit d'asile. Les autres se répartissent entre 60% de NEM (supposés quitter immédiatement le territoire suisse) et 30% d'admissions provisoires, qui visent au retour au pays d'origine dès que la situation politique est considérée comme stabilisée.

Un reportage de Lydia Gabor, dans une réalisation de Bruno Séribat, présenté par Marc Giouse

"On ne renvoie pas des gens dans un pays en guerre"


Pierre Henry, directeur général de l'association France Terre d'Asile, revient sur la décision d'Eric Besson d'expulser trois Afghans vers leur pays d'origine, actuellement en guerre.

Le
22 octobre 2009
- par
Pierre Siankowskir
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Comment avez-vous réagi après l'expulsion de trois Afghans vers leur pays d'origine, sur ordre du Ministre de l'Immigration ?

Trois expulsion, trois, c'est la confirmation qu'Eric Besson et plus largement Nicolas Sarkozy veulent faire valoir une politique de fermeté qui sacrifie volontiers certains principes. C'est un chiffre symbolique qui cherche à exécuter un projet présidentiel. On ne renvoie pas des gens dans un pays en guerre où l'insécurité est généralisée, il suffit d'ailleurs au Ministre de l'Immigration de consulter le site de son collègue des Affaires étrangères pour le comprendre. C'est écrit noir sur blanc. L'un des arguments d'Eric Besson, ça a été de dire "les autres pays européens le font", pourquoi pas nous ? Alors je fais remarquer que c'est un argument qui manque singulièrement d'ambition, et qui tire l'Europe vers des pratiques détestables. Et les Britanniques, qui ont renvoyé plus de 350 personnes en 2008, n'ont pas jugulé l'immigration vers leur pays. Il s'agit, d'une certaine manière, de nourrir un courant idéologique qui veut son courant de fermeté. C'est aussi très insidieux sur le plan de la politique étrangère, ça ne va pas aider le but de guerre de la coalition en Afghanistan, y compris celui des forces françaises. On ne peut pas avoir comme but de guerre la paix et la démocratie, et estimer que l'on peut renvoyer des gens dans un pays où l'on estime que la terreur est en vigueur.

C'est un acte détestable de communication pour vous ?

On est dans la pure idéologie. Nicolas Sarkozy avait affirmé qu'à l'approche des régionales, deux marqueurs identitaires seraient actionnés : la sécurité et l'immigration. L'un des deux vient d'être actionné, à un moment clé, à mi-mandat, alors que commencent à apparaître un certain nombre de difficultés.

Le fait que certains députés UMP se montrent consternés par cette situation renforce-t-elle le caractère insupportable de cette décision ?

Bien sûr. Il y a un moment où la ligne jaune est franchie. On ne renvoie pas des gens dans un pays en guerre, je le répète. Surtout lorsqu'on nous dit que la situation est de plus en plus terrible chaque jour. Je pense que l'opinion publique ne partage pas cet objectif de renvoi, Monsieur Sarkozy va s'en rendre compte.

Selon vous c'est une erreur stratégique de la part du gouvernement ?

Je ne sais pas, ça dépend où l'on place le curseur. Sur l'évacuation de la jungle de Calais, j'avais dit que jamais ne me maintiendrai un bidonville comme celui-là. Les Français eux, ont estimé que c'était une mauvaise chose. Mais la majorité des électeurs de droite estimait que c'était une bonne chose. Clairement, le gouvernement ne travaille plus dans une optique d'intérêt général. C'est un problème.

Les demandes d'asile en hausse de 10%


AFP
21/10/2009 |

Le nombre des demandes d'asile déposées dans les pays industrialisés a augmenté de 10% au cours des six premiers mois de l'année, porté notamment par un bond de près de 80% des demandes d'Afghans, a indiqué aujourd'hui le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

"Un total de 185.000 demandes d'asile ont été déposées" entre janvier et juin en raison notamment de la dégradation de la situation sécuritaire dans des pays comme l'Afghanistan et la Somalie, explique le HCR dans un communiqué.

Ainsi, quelque 12.000 Afghans et 11.000 Somaliens ont réclamé l'asile dans une quarantaine de pays industrialisés. Malgré tout, les Irakiens restent les plus nombreux "pour la quatrième année consécutive" (13.200 demandes) à tenter leur chance à l'étranger même si leurs demandes d'asile ont baissé de 32% sur la période.

Par ailleurs, le HCR souligne que la première région d'accueil demeure toujours l'Europe (75% des demandes) de même que les Etats-Unis restent le pays le plus convoité avec 13% des demandes suivi de la France (10%) et du Canada, a précisé le HCR.

"Ces statistiques montrent que les violences et l'instabilité dans certaines régions du monde poussent un nombre croissant de personnes à fuir pour trouver une protection dans des pays sûrs", a expliqué le chef du HCR, Antonio Guterres, cité dans le communiqué.
"Il est absolument nécessaire que les pays gardent leurs portes ouvertes à ceux qui ont un besoin légitime de protection internationale", a-t-il exhorté.

Initiative anti-minarets: un refus se dessine

L'interdiction de construire de nouveaux minarets éclipse quelque peu les deux autres objets de la votation du 29 novembre.
L'interdiction de construire de nouveaux minarets éclipse quelque peu les deux autres objets de la votation du 29 novembre. (Reuters)

Les Suisses se prononceraient contre l'initiative anti-minarets, selon le premier sondage sur les votations du 29 novembre. Ils rejetteraient également l'autre initiative soumise aux urnes qui demande d'interdire les exportations de matériel de guerre. Mais de manière étonnamment serrée.

A un peu plus d'un mois des prochaines votations, l'initiative anti-minarets essuierait le refus de 53% des citoyens. Sur les trois objets soumis au peuple le 29 novembre prochain, c'est le thème qui interpelle le plus les Suisses.

Ainsi 34% d'entre eux glisseraient un oui dans l'urne et 13% sont encore indécis, comme le montre le premier sondage de l'institut gfs.bern. Réalisé pour le compte du diffuseur national SRG SSR idée suisse, il a été rendu public vendredi.

Sans surprise, l'initiative récolte des suffrages essentiellement auprès des partisans de l'Union démocratique du centre (UDC/droite conservatrice), dont 67% s'apprêtent à voter oui.

Mais elle séduit aussi 37% des personnes interrogées qui se disent traditionnellement proches du parti démocrate-chrétien (PDC/ centre droit). Le texte est en revanche rejeté à gauche, le plus fermement par les partisans des Verts (73% de non).

Les régions linguistiques se prononcent défavorablement dans une mesure comparable, à savoir 54% de non en Suisse alémanique et 52% en Suisse romande. Seule la Suisse italienne se distingue, avec une majorité en faveur de l'initiative (53%). Mais les responsables de gfs l'expliquent par le fait que la campagne n'a pas encore véritablement démarré au Sud des Alpes.

Possible progression du oui

Du point de vue sociologique, le sondage montre que les personnes sans confession et celles qui disposent d'un revenu supérieur à 11'000 francs sont celles qui rejettent l'initiative le plus clairement.

Au niveau des arguments, le comité d'initiative remporte la palme. 53% des sondés diront oui le 29 novembre car ils veulent ainsi donner un signal fort contre la charia. 51% d'entre eux estiment en outre qu'il faut interdire la construction de nouveaux minarets mais n'ont en revanche rien contre les mosquées. Enfin 44% des Suisses pensent que le minaret est un symbole de pouvoir et de domination, alors que 40% ne sont pas d'accord avec cette affirmation.

Du côté du non, l'argument selon lequel l'acceptation de l'initiative nuirait aux relations politiques et économiques avec les pays musulmans porte également puisque 52% des sondés agréent. Par ailleurs, 46% estiment qu'une interdiction des minarets nuirait à la paix confessionnelle.

Dans les prochaines semaines, le oui pourrait encore progresser, soulignent les auteurs du sondage. Mais pas au point de rattraper le non. «Les personnes qui se disent sans appartenance partisane et celles qui sont proches du PDC présentent un potentiel au niveau du 'oui'. Des arguments tels que l'opposition à la charia ou aux minarets vus comme des symboles de domination sont susceptibles de les convaincre», indique l'institut gfs