jeudi 28 juillet 2005

Les requérants d’asile au boulot



Seize résidents du centre de la Fareas de Bex vont participer, dès mardi prochain, à des travaux d'utilité publique dans la Cité du sel. Une première dans le canton.

Fruit d’une concertation entre la fondation vaudoise et la Municipalité de Bex, un programme pilote d’une durée de trois mois permet à seize volontaires de renouer avec une activité physique contre rémunération.

L'article d'Estelle Bressoud dans 24heures :

Présentée il y a peu au conditionnel (24 heures de mardi), la mise sur pied d’un programme d’occupation pour les résidents du centre de la Fareas de Bex vient d’être entérinée. Seize volontaires, sélectionnés parmi un panel de vingt-sept, expérimenteront dès mardi ce concept pilote articulé autour de travaux d’utilité publique, d’une durée de trois mois.

«C’est un projet qui couvait déjà à la Fareas. Puis, Bex a été choisi», explique Emmanuelle Marendaz Colle, chargée de communication auprès de la fondation. Mené en accord avec les autorités de la Ville, il a pour but de placer les requérants d’asile, en majorité des Africains de l’Ouest, dans une «attitude active». Il vise également à montrer à la population que ces derniers, «quand l’occasion leur en est donnée, peuvent se rendre utiles à la collectivité».

Entrepris sous la houlette des employés communaux et d’un collaborateur de la Fareas, ces travaux consisteront à nettoyer et à entretenir les chemins pédestres, les aires et les bâtiments publics.

En échange de leurs efforts, les participants, choisis en fonction de leur motivation, de leurs aptitudes et de leur expérience professionnelle, percevront une petite rémunération versée par la fondation: 100 francs à l’issue du premier mois — pour 20 heures de travail hebdomadaires —, 200 francs à l’issue du deuxième, 300 francs par la suite, à ajouter à leur forfait d’assistance mensuel — qui se monte à 369 francs pour un célibataire. «Si un participant ne devait pas remplir les objectifs, il serait remplacé. Chacun doit faire preuve de volonté et de motivation.»

Inspiré d’un modèle zurichois, le cas bellerin pourrait faire école dans le canton. Et permettre ainsi de diversifier des programmes d’occupation, pour l’heure «plutôt internes à la Fareas». Parmi lesquels l’entretien de son parc immobilier, des mandats de traduction dans les hôpitaux et la publication d’un journal.
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