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vendredi 28 septembre 2012

Qui est responsable des morts de Pantin ?

Il y a un an six réfugiés tunisiens et égyptiens réfugiés dans un squat insalubre périssaient à Pantin. Le point sur l'enquête.

C'était il y a un an. Dans la nuit du 27 au 28 septembre, un incendie déclenché par une bougie mal éteinte tuait six réfugiés des Printemps arabes, des Tunisiens et des Égyptiens qui avaient pour seule possibilité de logement un squat insalubre situé dans un passage du centre de Pantin (Seine-Saint-Denis). Les Tunisiens fraîchement débarqués de Lampedusa bénéficiaient pourtant d'un sauf-conduit italien valable dans tout l'espace Schengen. Il leur permettait de circuler librement sans avoir à craindre l'arrestation et l'expulsion à tout moment.

"Les réfugiés tunisiens ne sont pas arrivés en France par des filières clandestines, insiste Me Samia Maktouf, l'avocate des familles des victimes. La Tunisie a ouvert ses bras à près de 200 000 réfugiés libyens, quand à peine 20 000 Tunisiens sont arrivés en France. Ils ont été traités sans ménagement, chassés et dispersés par la volonté du ministère de l'Intérieur alors dirigé par Claude Guéant afin que personne ne leur vienne en aide. Dormir dans des squats insalubres restait alors leur seule solution."

Responsabilité

L'enquête instruite par la juge Claire Thépaut du TGI de Bobigny arrive à son terme et n'a pas permis de mettre en cause la municipalité ni l'État. "Pénalement, la mairie n'est pas responsable. Il n'y a pas eu d'intention criminelle de sa part", indique une source judiciaire. En revanche, l'enquête administrative retient la responsabilité de la société de gestion de l'immeuble qui a laissé accessible cet endroit "insalubre et dangereux" alors qu'elle était informée de la présence régulière de personnes qui vivaient dans des conditions déplorables.

Les familles ont chargé leur avocate de demander une indemnisation à la municipalité sous peine de poursuites devant le tribunal administratif. Dans l'entourage du maire socialiste Bertrand Kern, on indique que Pantin préfère défendre ses intérêts devant la justice. Ce vendredi matin, les familles des victimes et les rescapés se réunissent sur les lieux du drame.

Aziz Zemouri dans le Point

mardi 15 mai 2012

Découvert après plus de vingt heures sous le capot

afghan moteur C’est l’édifiante histoire d’un Afghan qui a tenté de passer clandestinement de Grèce en Italie.

Les agents de la police des frontières du port de Bari, dans les Pouilles, n’avaient encore jamais vu ça. Alors qu’un minivan bleu débarquait du ferry Superfast 1 en provenance de Patras, la grande nervosité du conducteur auquel ils demandaient ses papiers leur a mis la puce à l’oreille.

Après un rapide contrôle du véhicule, ils ont fini par ouvrir le capot, rapportait hier l’agence italienne de presse ANSA. Et là: stupéfaction! A moitié asphyxié, un jeune homme se cachait, recroquevillé dans une niche aménagée entre le radiateur et la calandre du véhicule. Il s’y trouvait depuis plus de vingt heures avec pour seule isolation contre la chaleur du moteur un simple coussin.

Après avoir repris ses esprits, le clandestin a pu raconter son odyssée. Agé de 18 ans, ce jeune Afghan est l’une des innombrables victimes des réseaux qui promettent l’eldorado. Pour son passage ver l’Europe, il a dû débourser 6000 euros: les économies de huit ans, patiemment accumulées alors qu’il travaillait auprès d’une famille aisée de Kaboul, qui l’avait recueilli après l’exécution de ses parents par les talibans.

Quant au conducteur du minivan et sa compagne, deux Bulgares de 24 et 39 ans, ils ont immédiatement été arrêtés et inculpés pour complicité de passage illégal de frontière. En poussant leurs investigations, les policiers ont découvert que le mari de la Bulgare – vraisemblablement membre de la même organisation criminelle – avait été arrêté le 30 avril par leurs collègues de Brindisi. Condamné précédemment pour les mêmes activités, il doit encore effectuer une peine de 2 ans et demi de prison.

Bernard Bridel

mardi 10 avril 2012

Un migrant retrouvé mort dans un squat : la piste criminelle privilégiée

Un Érythréen âgé de trente ans a été retrouvé mort hier, en début d'après-midi dans un squat du centre-ville de Calais.

Selon la préfecture du Pas-de-Calais, son visage présentait d'importantes plaies. Lesquelles pourraient être à l'origine de son décès.

La victime aperçue hier matin

Le migrant, qui aurait effectué une demande d'asile, squattait les anciens établissements de dentelle Meurillon, situés à l'angle des rues du 29-Juillet et Auber. Apparemment, le squat était occupé depuis pas mal de temps par de nombreux migrants. Des chambres y auraient été aménagées et de nombreuses affaires y ont été découvertes.  « L'enquête en est à ses débuts, expliquait-on hier, en fin de journée, au Parquet de Boulogne-sur-Mer. Elle a été confiée à la police judiciaire de Lille. Mais la piste criminelle est privilégiée ». La police scientifique était également présente sur place.  D'après les premiers éléments de l'enquête, la victime aurait été aperçue vivante vers 10 h 45 hier matin. Moins de trois heures avant la découverte du corps. Lequel a été transporté en fin de journée.

La Voix du Nord

lundi 9 avril 2012

En Corse, «incendie raciste» dans une salle de prière musulmane

Une salle de prière fréquentée par la communauté musulmane à Ajaccio a été «partiellement» détruite dans la nuit de dimanche à lundi, ont indiqué le parquet d’Ajaccio et le ministère de l’Intérieur, ce dernier précisant qu’il s’agissait d’un «incendie raciste».

«Le 9 avril 2012 à 2h35, un incendie d’origine criminelle a partiellement détruit une salle de prière fréquentée par la communauté musulmane à Ajaccio. Des inscriptions à caractère raciste ont été découvertes sur la façade de l’immeuble qui abritait ce lieu de culte», a affirmé le ministère dans un communiqué.

De son côté, le parquet d’Ajaccio indique qu’une fenêtre de ce local de prière du centre-ville «a été cassée, des barreaux forcés et un produit inflammable a été répandu puis allumé». Le parquet ajoute que des inscriptions racistes en langue corse ont été tracés sur l’immeuble, notamment «dehors les arabes (ndlr, arabi fora)». Un cercueil a été également dessiné sur la façade. L’enquête a été confiée à la DIPJ d’Ajaccio.

Dans le communiqué, le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, s’est dit «très attentif à ce que la communauté musulmane ne soit pas stigmatisée et a demandé aux services d’enquête de tout mettre en oeuvre pour identifier rapidement les auteurs de cet acte afin de les mettre à disposition de la justice».

En 2011, 155 actes islamophobes ayant fait l’objet d’une plainte ont été dénombrés par l’Observatoire contre l’islamophobie en France, soit une augmentation de 34% par rapport à 2010, selon son président Abdallah Zekri. Parmi eux, 38 concernent des «actions» (attentats, tentatives d’attentats, dégradations) et 117 des gestes menaçants, des insultes ou des inscriptions à caractère raciste.

AFP

lundi 31 octobre 2011

Un néonazi repenti efface ses tatouages

tatoo nn effacé Bryon Widner, ancien leader d’un groupement prônant la suprématie de la race blanche, a subi vingt-cinq opérations chirurgicales pour faire enlever les inscriptions qui lui couvraient le visage.

Bryon Widner était un Américain extrêmement violent, redouté pour ses actes racistes. Il affichait fièrement son visage recouvert de tatouages nazis. Mais devenir père l’a transformé. Sa femme Julie et lui ont alors quitté les mouvements racistes prônant la suprématie de la race blanche auxquels ils appartenaient. Ses idées avaient totalement changé, mais son corps ne reflétait pas son nouvel état d'esprit. Il ne supportait plus ses nombreux tatouages néonazis. Un rasoir imbibé de sang, des croix gammées ou les lettres du mot «haine» sur chacune de ses phalanges le dégoûtaient de sa propre enveloppe corporelle. Les gens voyaient en lui un voyou menaçant, et non un père de famille aimant.

Il songe à brûler son visage avec de l’acide

D'importants tatouages faciaux comme ceux qu’arborait Bryon sont extrêmement rares et les opérations pour les enlever restent hors de prix. Désespéré, il songea à se brûler le visage avec de l’acide. Julie fit alors quelque chose qui lui aurait paru impensable quelques mois plus tôt: elle contacta un homme de couleur, Daryle Lamont Jenkins, qui se battait contre le racisme. «Je n’ai pas pensé à ce qu’elle avait pu faire auparavant, j’ai simplement vu une femme et une mère prête à faire n’importe quoi pour sauver sa famille», déclara ce dernier au quotidien «Daily Mail». Par l’intermédiaire de Daryle, Julie et Bryon font la connaissance de T.J. Leyden, un ancien néonazi qui se bat désormais pour la tolérance.

Bryon prit son courage à deux mains et suivit le conseil de ses nouvelles connaissances: il contacta le Southern Poverty Law Center (SPLC), une association qui lutte contre le racisme, traquant les groupes auxquels Bryon appartenait autrefois. Joe Roy, inspecteur en chef pour le SPLC, connaissait bien Bryon Widner du temps où celui-ci était actif dans ces derniers. «Les gens qui quittent réellement ces mouvements sont extrêmement rares, explique-t-il. La plupart traversent une crise, mais y retournent par la suite.» Après plusieurs semaines de discussion avec les époux Widner, Joe Roy fut convaincu du changement qui s’était opéré au sein du couple. Bryon collabora avec le SPLC, expliquant de quelle manière fonctionnaient les groupes néonazis, comment ils recrutaient de nouveaux membres, leur façon de se rassembler. La famille reçut de nombreuses menaces de mort de la part de leurs anciennes connaissances.

Des douleurs inimaginables

Touché par le sort de Bryon, Joe Roy finit par trouver un donateur capable d’assurer le financement des opérations chirurgicales nécessaires pour enlever définitivement ses tatouages. Les frais pour les vingt-cinq opérations s’élevèrent à 35'000 dollars. Durant les interventions, réalisées au laser, Bryon souffrait d’une douleur incommensurable: il fallut alors l’anesthésier totalement lors de chaque séance. Plus de vingt opérations en seize mois furent nécessaires pour venir à bout de ces tatouages haineux. Bryon vécut cela comme une épreuve de pénitence. Il donna son accord pour être suivi par une équipe de télévision, afin «d’empêcher d’autres jeunes de commettre les mêmes erreurs que moi».

Le début d’une vie nouvelle

Les bras et le torse de Bryon sont encore couverts de tatouages. Peu à peu, afin de les dissimuler, il les recouvre d’encre. Son cou et ses mains ont subi quelques dommages dus aux pigments, il souffre fréquemment de migraines et ne peut s'exposer au soleil. Mais, dit-il, «c'est un petit prix à payer pour être devenu un nouvel être humain».  Le documentaire «Erasing Hate» consacré à Bryon Widmer peut être visionné sur le site Huffington Post.

20minutes.ch

samedi 15 octobre 2011

Des hommes passent trois jours dans le compartiment moteur d'un car

Les deux clandestins de 21 et 24 ans sont montés dans le compartiment moteur d'un bus de tourisme en Italie avec l'intention de se rendre en France. Lors d'une halte sur l'aire de repos de Pratteln (BL), ils ont décidé de poursuivre leur route à pied sur la bande d'arrêt d'urgence. Les Palestiniens n'avaient rien mangé depuis trois jours, a précisé la police. Ils ont aussitôt déposé une demande d'asile en Suisse.

Les deux clandestins de 21 et 24 ans sont montés dans le compartiment moteur d'un bus de tourisme en Italie avec l'intention de se rendre en France. Lors d'une halte sur l'aire de repos de Pratteln (BL), ils ont décidé de poursuivre leur route à pied sur la bande d'arrêt d'urgence.

Les Palestiniens n'avaient rien mangé depuis trois jours, a précisé la police. Ils ont aussitôt déposé une demande d'asile en Suisse.

ATS

vendredi 3 juin 2011

Zürich: une requérante d'asile trouvée morte dans sa cellule

Tragique fin de route pour une requérante d'asile nigériane déboutée. La jeune femme de 30 ans a été retrouvée morte vendredi matin dans une cellule de la caserne de police de Zurich.

Une requérante d’asile nigériane déboutée âgée de 30 ans a été retrouvée morte vendredi matin dans une cellule de la caserne de police de Zurich.

Un surveillant qui lui apportait son petit déjeuner a donné l’alerte peu après 06.30 heures. Les tentatives de réanimation effectuées immédiatement ont été vaines, ainsi que le recours à une équipe médicale, a précisé la police cantonale zurichoise. Les premiers éléments de l’enquête ne relèvent pas d’indices laissant supposer l’intervention d’un tiers.

Le comportement étrange de la jeune femme à l’aéroport de Zurich avait attiré l’attention sur elle. Il est apparu qu’elle séjournait de manière illégale en Suisse et qu’elle faisait l’objet d’un mandat d’amener à fin de renvoi de l’office lucernois des migrations. Placée en détention mercredi dernier, elle aurait dû être déplacée vendredi en Suisse centrale.

AP

vendredi 27 mai 2011

Les Roms ne sont pas les bienvenus en Veveyse

Cet après-midi, à la sortie d'autoroute de Châtel-Saint-Denis, direction Vevey, le préfet de la Veveyse aurait parlementé avec des Roms, pour les convaincre de ne pas s'arrêter dans son district.

Cet après-midi, vers 14h30, une colonne de caravanes bloquaient la sortie de d'autoroute de Châtel-Saint-Denis. Les gens du voyage, roulant en direction de Vevey, ont été stoppé par la police cantonale fribourgeoise accompagnée du Préfet de la Veveyse, Michel Chevalley. Une longue discussion entre les autorités et les Roms a alors engendré un bouchon de plusieurs kilomètres, selon les témoins. M. le Préfet, injoignable à l'heure où nous écrivons ces lignes, les auraient convaincu de ne pas s'arrêter dans son district. Il semble avoir atteint son but car, selon la police, les gens du voyage ont continué leur route en direction du canton de Vaud.

Anne Hemmer dans le Matin

samedi 21 mai 2011

Neuchâtel: l'Office de l’asile fait face à des burnouts en série

Le chef du service de l’asile, contesté par ses troupes, est en congé maladie. Le conseiller d’Etat Thierry Grosjean cherche une solution pour ramener le calme.

L’Office social de l’asile (OSAS) du canton de Neuchâtel navigue sans capitaine: deux employés sont absents pour burnout et le chef de l’office lui-même est en congé maladie depuis trois semaines. Ce dernier serait victime de la résistance de «quelques cadres intermédiaires», explique le conseiller d’Etat Thierry Grosjean: «Certains de ses cadres voulaient vraiment le voir partir et ont tout fait pour. Si on avait mis une pression semblable sur un collaborateur, on parlerait de mobbing.»

Le malaise ne doit rien aux récentes tensions générées par le refus de certains réfugiés des centres du Val-de-Travers et du Val-de-Ruz d’intégrer l’abri PCi de La Chaux-de-Fonds. Il serait endémique depuis la nomination du chef d’office en juin 2008. Selon le récit d’employés qui souhaitent garder l’anonymat, le chef de l’office ne serait pas fait pour diriger une équipe (48 personnes travaillent à l’OSAS) et peinerait dans la maîtrise des finances.

En clair: une erreur de casting. Parachuté de l’Office des migrations, à Berne, on lui reconnaît des compétences théoriques, analytiques, statistiques, mais guère d’efficacité sur le terrain. Thierry Clément, du SSP Neuchâtel, a enquêté sur ce litige: «Lorsque vous avez un problème avec des requérants dans un centre, vous attendez plus de votre chef qu’une statistique. Il y a eu des exemples où, face à des bagarres, le chef appelé sur les lieux, est reparti car c’était l’heure de dîner, tandis que les deux responsables se débrouillaient avec la situation.»

Pas question de se séparer de lui, nous a confirmé Thierry Grosjean. Mais il reconnaît «chercher une solution qui permette à ce chef d’office de retomber sur ses pattes». Un replacement dans le Service des migrations (dont fait partie l’OSAS), mais à d’autres fonctions? Peut-être. Une chose est sûre, dit Thierry Clément: «Il ne peut pas rester 720 jours en congé maladie même si le règlement l’y autorise.»

Dans le même département, alors dirigé par Frédéric Hainard, le Service de surveillance du travail (SSRT) avait connu de graves turbulences, notamment en raison de la présence de la maîtresse de M. Hainard en son sein. La surcharge de travail et le régime minceur imposé par l’Etat à l’administration fragilisent les personnes, admet un employé: «Il y a davantage de missions, davantage de pression, et la dotation en personnel est moindre. L’usure est là. Qu’un dysfonctionnement survienne et les dégâts sont immédiats.»

Yvan Radja dans le Matin

lundi 16 mai 2011

Dysfonctionnements au sein du Service des migrations

Surmenage, épuisement et dépression. Les employés de l’Office social de l’asile, intégrés au Service neuchâtelois des migrations, sont au bout du rouleau. Plusieurs sont en congé maladie, parfois depuis de nombreux mois. Le chef d’office lui-même s’est fait porter pâle.

Une partie du personnel de l’office a rencontré mi-avril le conseiller d’Etat en charge de l’économie, Thierry Grosjean, pour lui demander de trouver une solution rapide pour améliorer la situation.

Remise en question du chef d’office

Les employés remettent en cause les capacités du responsable de l’Office social de l’asile. D’après le Syndicat des services publics (SSP), le chef délègue une bonne partie de ses responsabilités et n’a pas toutes les compétences requises pour diriger un office. Le personnel se sent abandonné et doit assumer seul une partie importante de la politique d’asile du canton, à savoir l’accueil et l’hébergement des requérants.

Ces tensions entre le chef d’office et ses employés durent depuis plusieurs années. Une étude externe a été faite en 2010 pour tenter de mettre le doigt sur les problèmes et de trouver des solutions. Mais, selon le SSP, cette étude a conclu à des difficultés de communication de part et d’autre et n’a pas permis d’atténuer les tensions.

Déplacement de certains collaborateurs?

Le conseiller d’Etat Thierry Grosjean estime que les problèmes rencontrés à l’Office social de l’asile sont surtout relationnels. Il souhaite trouver une solution rapidement, mais le nombre élevé de personnes en congé maladie freine les négociations.

L’engagement de nouveaux collaborateurs n’est pas à l’ordre du jour. Le déplacement de certains employés dans d’autres secteurs de l’administration cantonale est à l’étude.

Mission difficile à remplir

Les employés de l’Office social de l’asile s’occupent de l’accueil et de l’hébergement des requérants d’asile, un domaine qui a posé plusieurs problèmes ces dernières semaines. Bagarres dans les centres d’accueil, révoltes des requérants contre leur transfert dans un abri de protection civile à La Chaux-de-Fonds… Pour le SSP, il est évident que le personnel de l’office ne peut pas remplir correctement sa mission dans les conditions actuelles.

Thierry Grosjean ne veut rien savoir. Il estime que la surcharge de travail est supportable et invite les personnes en congé maladie à revenir rapidement soutenir leurs camarades.

Le chef de l’Office social de l’asile et le responsable du Service des migrations n’ont pas souhaité s’exprimer sur cette affaire.

RTN

samedi 16 avril 2011

Un foyer d'accueil pour requérants prend feu

Un foyer d'accueil pour requérants d'asile a été détruit par un incendie vendredi soir à Zurich. Les 50 personnes présentes ont pu quitter les lieu par leurs propres moyens. Deux d'entre elles ont été légèrement intoxiquées par la fumée, une troisième a été blessée à la tête et hospitalisée, a précisé la police cantonale zurichoise.

Les transports publics zurichois ont acheminé les 74 résidents du foyer vers un abri de la protection civile (PC). C'est le personnel de la PC qui les a pris en charge. Une enquête a été ouverte afin d'établir l'origine du sinistre.

20minutes.ch

mardi 8 mars 2011

Un résident du foyer de requérants d'asile de Nyon a été retrouvé sans vie mardi matin dans sa chambre

Un résident du foyer de requérants d'asile de Nyon (VD) a été retrouvé sans vie mardi matin dans sa chambre.

Selon les premiers éléments de l'enquête, l'intervention d'un tiers semble exclue. La victime est un homme de 25 ans dont l'origine demeure inconnue. Alertés par un voisin de chambre, les responsables du centre n'ont pu que constater le décès, a indiqué la police cantonale vaudoise. Le Ministère public a ordonné une autopsie du corps. En janvier dernier, une bagarre générale avait eu lieu dans ce foyer après un vol d'argent. En février, une fouille avait révélé la présence de stupéfiants.

TSRinfo

mercredi 23 février 2011

Gros butin chez les requérants nyonnais

Une fouille massive du foyer des migrants, menée par l’EVAM, a permis de saisir stupéfiants et argent.

Grosse mobilisation, hier après-midi, dans l’abri PCi de Nyon qui sert de foyer aux requérants d’asile. Seize personnes de l’Etablissement vaudois d’accueil des migrants (EVAM) ont débarqué accompagnées d’une cinquantaine de policiers, gendarmes, agents de sécurité et de cinq équipes canines des gardes-frontière et de la police cantonale. But de l’opération: fouiller tous les recoins de ce centre, dont une partie des 81 occupants s’adonne au trafic de drogue et suscite les plaintes du voisinage.

Si les descentes sont régulières, celle-ci était massive. «C’est la mise en œuvre des mesures décidées le 31 janvier dernier, avec la ville et le canton, qui prévoit une sécurité renforcée. Il s’agit de déstabiliser le marché de la drogue et de montrer aux migrants qu’il n’y a pas d’impunité», explique Emmanuelle Marendaz Colle, porte-parole de l’EVAM. Résultat: la saisie d’une centaine de sachets de marijuana (1400 grammes), substance dont le trafic est devenu une spécialité du foyer nyonnais, de 93 boulettes de cocaïne (85 grammes) et d’un pactole de 5700 francs et de 1040 euros. Tous les casiers et locaux collectifs ont été fouillés et les 47 requérants présents contrôlés.

Avant la fouille, l’EVAM avait fait couper l’eau afin que les dealers ne puissent pas se débarrasser de la drogue dans les toilettes ou les lavabos. Un seul requérant, un jeune Guinéen, a été appréhendé en possession de sept boulettes de cocaïne .

24 Heures

lundi 21 février 2011

Rébellion au centre fermé 127bis

belgique rébellion asileUne partie du bâtiment du centre 127bis de Steenokkerzeel est inhabitable. Dimanche soir, des incidents ont éclaté : des demandeurs d'asile ont voulu dénoncer leurs conditions de détention ; ils ont bouté le feu aux locaux.

Le climat était particulièrement tendu. Certains ont menacé de se pendre, d'autres sont montés sur les toits et ont tenté d'escalader les grillages.   La direction du centre a évacué 23 détenus vers Merksplas, Vottem et Bruges. Tout à commencé en fin de journée. Plusieurs associations manifestaient devant le centre 127 bis en solidarité avec les détenus en grève de la faim depuis la semaine dernière. 

Certains demandeurs d'asile ont commencé à discuter aux fenêtres. Ils ont ensuite arraché des papiers qui se trouvaient dans les chambres. Certains ont bouté le feu. Ils sont ensuite sortis dans la cour aux cris de "liberté, liberté" et dénonçaient les faits et le racisme dont ils sont, disent-ils, victimes.

Dimanche soir, vu l'état d'une partie du bâtiment, la direction a dû évacuer une trentaine de détenus vers d'autres centres. Une méthode assez courante pour séparer les détenus. Après l'évacuation de détenus, le calme est revenu au centre 127 bis.

La police locale va évaluer les dégâts

La police locale de la zone Kastze (Kampenhout, Steenokkerzeel, Zemst) va évaluer lundi matin les dégâts occasionnés. Selon l'officier de garde de la police, Alex Mylemans, le feu n'a fait que des dégâts secondaires par rapport à ceux occasionnés par les vandales dont "certains se sont comportés comme des sauvages". Les dégâts les plus importants ont été causés dans l'aile réservée aux hommes où les incidents ont éclaté. Une deuxième aile où sont également logés des hommes est aussi provisoirement inhabitable. Selon le porte-parole de la police, tous les sanitaires et tous les éclairages ont été endommagés.  A la suite d'un court-circuit, il n'y a plus non plus d'électricité. " Nos troupes d'élite ont sorti un à un les fauteurs de trouble du centre. Certains s'étaient armés avec des couteaux provenant de la cuisine. Malgré l'importance des dégâts matériels, personne n'a été blessé", a précisé Alex Mylemans.

N. Servais pour la RTBF avec Belga

lundi 7 février 2011

Nouvel incendie sur le "camp des Afghans" à Cherbourg

Les pompiers de Cherbourg ont été appelés pour éteindre un incendie qui s'est produit peu après 13 h au « camp des Afghans» près du gymnase Nordez à Cherbourg.

camp afghan cherbourg

Trois tentes sur les quatre plantées à cet endroit ont été détruites. Actuellement , le camp accueille une vingtaine de réfugiés afghans. Aucun n'a été blessé. Une enquête est en cours pour déterminer les causes de ce sinistre, qui pourrait être accidentel. Cependant, ce nouvel incendie provoque la colère des réfugiés, tous des jeunes hommes d'une vingtaine d'années. Colère également pour les associations d'aide aux réfugiés . Ainsi, la présidente d'Itinérance, Claudie Rault-Verprey, s'insurge : « On n'aurait pas ce genre de problème si un lieu d'hébergement en dur existait pour ces réfugiés.»

mercredi 26 janvier 2011

Quand les mendiants se font gardiens de parking

Il n’est plus rare de croiser des Roms qui font la circulation sur les parkings lausannois, contre une petite pièce. Et ça marche.

Des automobilistes souriants et presque aimables, une circulation fluide: il y a quelque chose de changé sur la place Centrale à Lausanne au moment de trouver une place de parc. Même en pleine heure de pointe. La nouveauté, c’est la présence épisodique d’un gardien de parking… rom. Bonnet vissé sur la tête, sac à dos en bandoulière, l’homme virevolte d’une place soudain libre à l’autre qu’il signale et réserve au premier automobiliste en attente. En contrepartie, il demande une petite pièce.

«Cet homme nous rend service. Dans ces conditions, cela ne me gêne pas de lui donner une pièce.» Ce conducteur sourit. Il a dégoté une place de parc sans avoir à jouer du pare-chocs. Il est donc content de la prestation de l’apprenti voiturier.

Nicola* l’est aussi. Le gardien de parking, c’est lui. «On ne reste pas plus d’une heure sur le même parking. On doit bouger pour éviter la police.» En parlant, il garde un œil sur les places de parc, réagissant au moindre feu de recul qui s’enclenche, synonyme de place qui se libère.

Combien gagne-t-il en une heure de gardiennage? Nicola entrouvre ses mains pour exhiber son «salaire»: une vingtaine de francs en pièces de monnaie. «L’essentiel pour moi est d’avoir 5 francs pour dormir à la Vallée de la Jeunesse. Le reste, c’est tout bonus.»

A la police de Lausanne, on est au courant de la pratique, notamment du côté de la place de la Gare et de la rue Centrale. «C’est surtout le fait de nouveaux venus. Un contact avec eux suffit en général à les faire renoncer, parce qu’ils ne peuvent décemment pas réserver des places qui ne leur appartiennent pas, et parce qu’on pourrait leur reprocher une sorte d’entrave à la circulation», explique Jean-Philippe Pittet, porte-parole de la police municipale.

Laurent Antonoff dans 24 Heures

* Prénom fictif