mercredi 5 décembre 2007

Monsieur Perrin et les Tasers

La prestation médiatique d'Yvan Perrin dans son show pro-Taser soulève des réactions dans le courrier des lecteurs de 24 Heures, dont celle-ci, de M. Daniel Crippa de Lausanne:

Ça ne fait pas mal quand on en parle…
Ainsi donc, M. Yvan Perrin a testé le Taser, sans que cela lui fasse mal, mais il ne recommen­cera
pas quand même, selon ses dires.
Il oublie de nous préciser si, lorsque ce genre de traitement sera appliqué à un requérant d’asile récalcitrant, la police mettra à la disposition du pré­venu deux agents pour le retenir et lui éviter de s’écraser le nez au sol, comme elle a procédé avec lui. En outre, si M. Perrin désire tester sur lui-même certains traitements et situa­tions, je lui propose: – De fêter le réveillon de Noël dans la rue, sans le sou, sans amis et sans couverture. C’est
ainsi que beaucoup de SDF vont passer Noël.
– D’annoncer à ses enfants, s’il en a, que la demande d’asile qu’il a déposée en Suisse voilà sept ans est refusée, que toute la famille devra retourner d’où elle vient, et laisser tomber les différentes formations scolaires ou professionnelles suivies depuis bien des années. Et qu’en attendant le retour il passera quelques mois en détention.
– De se faire escorter par la police en avion jusque dans un pays censé être le sien, de s’y retrouver sans le sou, voire jeté en prison.
Cela non plus, ça ne fait pas mal quand on en parle, mais on aimerait bien que ça ne nous arrive pas à nous. Pas vrai, M. Perrin?


lundi 3 décembre 2007

Un 'mouton noir' au Palais fédéral

Lire le dossier de Swissinfo

Ancien requérant d'asile, Ricardo Lumengo a été élu à la Chambre basse lors des élections d'octobre. Arrivé d'Angola en 1982, il va représenter le canton de Berne.

Deuxième Africain à siéger au Parlement suisse, il va défendre les valeurs socialistes et s'engager en particulier contre l'exclusion des plus faibles. Portrait.

Le parcours de Ricardo Lumengo a quelque chose d'une «success story». Un de ces parcours semés d'embûches qui permettent à un homme de s'affirmer, tel que les affectionnent ses adversaires politiques, Union démocratique du centre (UDC, droite nationaliste) en tête.

Sur le même sujet regardez la séquence de Mise au point

Les villes ne veulent pas que d'une intégration linguistique

Avec la nouvelle loi fédérale sur les étrangers, les projets subventionnés devront porter sur la langue. Renens, Prilly et Ecublens ne comptent pas limiter l'intégration à la seule étude du français. Un article de Céline Fontannaz dans 24 Heures.


FÊTE: Les communautés étrangères
(ici la communauté macédonienne
à Renens en 2002) s'intègrent aussi
grâce au réseau social tissé dans
le pays d'accueil. Florian Cella.

Se sent-on intégré lorsqu'on parle la langue du pays dans lequel on vit? La nouvelle loi fédérale sur les étrangers (LEtr), qui entre en vigueur le 1er janvier 2008, considère que parler français (en Suisse romande) est un facteur d'intégration déterminant. Raison pour laquelle l'Office fédéral des Migrations (ODM) ne subventionnera, dès 2009, plus que les projets liés à l'apprentissage de la langue, 2008 constituant une année de transition.

Dans l'Ouest lausannois, qui compte plus d'étrangers que la moyenne cantonale, principalement en raison de son passé ouvrier, on se refuse toutefois à penser l'intégration uniquement en termes linguistiques. «Nous avons ici des étrangers qui paient leurs impôts, qui ont un emploi, mais ne parlent pas très bien français. Ce n'est pas pour autant qu'ils sont mal intégrés», estime le municipal POP Jacques Depallens à Renens. Et celui qui est également président de la Commission intégration Suisse-Etrangers (CISE) de sa commune de considérer que le travail et les réseaux sociaux dans le pays d'accueil constituent également des indices d'insertion importants.

Projet de module commun

«Dispenser des cours de français est un moyen d'intégration. Il y en a d'autres, comme l'information», ajoute Eric Levrat, président de la Commission d'intégration et d'échange Suisses-Etrangers à Ecublens. Cette dernière a ainsi le projet de fournir, dès 2008, une brochure à tous les nouveaux arrivants avec des adresses pour faciliter leur implantation.

Dans le même esprit, les services et les commissions d'intégration des communes de l'Ouest lausannois ont récemment émis l'idée de lancer un module commun axé sur la vie pratique, à l'instar de ce qu'offre le Forum des étrangères et des étrangers de Lausanne.

Les nouveaux venus bénéficieraient alors d'un cours accéléré, dans leur langue, sur le fonctionnement du système politique, des assurances, de l'école ou encore sur le tri des déchets. «Certaines choses se passent très différemment dans d'autres pays», argue Michel Pellegrinelli, municipal à Prilly. Encore au stade d'ébauche, le projet pourrait démarrer l'an prochain.

Offres linguistiques aussi

Toutefois, pas question pour Renens, Prilly et Ecublens de négliger l'axe linguistique pour autant. Poussées par la loi cantonale sur l'intégration, la LEtr, ou stimulés par les subventions fédérales, les villes développent aussi leur offre.

A Prilly, le budget 2008 alloué à Français en jeu et Lire et Ecrire passe de quelques milliers de francs à 30 000 francs. Ecublens met en place une initiation pour les élèves de l'école enfantine ne sachant pas le français. Enfin, pour 2008, le Service de la sécurité sociale et la déléguée à l'intégration de Renens planche sur un programme sur le lieu et pendant les heures de travail. L'idée est de faciliter l'accès aux cours pour les étrangers aux emplois précaires et aux horaires chargés. «Nous encourageons l'apprentissage, car savoir le français est précieux. Mais le niveau de langue atteint ne doit pas devenir un critère de sélection parmi les étrangers», précise Jacques Depallens.


samedi 1 décembre 2007

Naturalisation révocable pendant 8 ans ?

Lire la dépêche de l'ATS
Un Suisse fraîchement naturalisé pourrait se voir retirer son passeport à croix-blanche jusqu'à huit ans après qu'il lui ait été accordé. La commission compétentes du National maintient son projet visant à allonger le délai pour annuler une naturalisation.

Main tendue , main exclue : la mendicité interdite à Genève


Lire la dépêche de l'ATS
Ecoutez la séquence de Forum sur la première
Lire l'éditorial de Didier Estoppey dans Le Courrier
Il n'y a plus qu'une droite à Genève: celle qui a décrété hier soir au Grand Conseil qu'il fallait désormais bannir la mendicité de la cité des banques. Une droite souvent pétrie d'états d'âme ou de petits calculs lorsqu'il s'agit de se démarquer de l'UDC à l'occasion d'élections. Mais qui a pourtant voté comme un seul homme le projet de loi qui lui a été soufflé par le parti blochérien, avec l'aide de quelques libéraux en quête de survie politique. Tout comme elle a rejeté, dans le même geste de souverain mépris, une motion socialiste demandant un soutien du canton à des projets en faveur des Roms en Roumanie.
Le débat, quoique attendu, fut pitoyable. A l'heure où les derniers Roms roumains, aidés par l'opprobre public et la Croix-Rouge, quittent Genève, bourgeois et populistes gravent leur exclusion dans le marbre légal. Et feignent ainsi de répondre aux peurs de la population, qu'ils ont eux-mêmes largement construites en s'emparant de la mendicité pour gagner des voix. Sans offrir évidemment aucune solution au problème qu'ils prétendent résoudre: la pauvreté est elle aussi fille de la mondialisation. Et on doute fort que Genève, carrefour du monde comme de l'Europe, fasse fuir sur simple décret la misère s'invitant dans ses rues.
Mais la droite genevoise se fiche des réalités. Le nombre d'âneries que ses élus ont proférées hier soir en a donné une preuve accablante. Prétendre, comme l'on fait plusieurs députés, que la mendicité a brutalement explosé depuis la suspension des amendes par le conseiller d'Etat Laurent Moutinot, en juin dernier, relève de contrevérités crasses: les travailleurs sociaux sont unanimes à constater une stabilité du phénomène depuis trois ans. Et que les amendes infligées en 2005 et 2006 n'ont visiblement eu, a contrario, aucun effet dissuasif.
Il est un mensonge plus grave: celui consistant à prétendre que la droite ne fait que rétablir la situation juridique d'il y a quelques mois. Alors que la nouvelle loi introduit une nouveauté de poids: celle qui permettra à la police de saisir une avance sur amendes aux mendiants. Soit, pour reprendre une formule de Laurent Moutinot, de vider leurs gobelets. On imagine, s'agissant d'une police genevoise souvent décriée, les abus et la part d'arbitraire qui auront désormais statut légal.
L'hygiénisme sécuritaire croit avoir triomphé. En stigmatisant des Roms qui ne sont de loin pas seuls, à Genève, à n'avoir parfois d'autre choix que celui de tendre la main. De recourir à une solidarité privée face aux carences d'un Etat social dépouillé par cette même droite à chaque occasion. Le libéralisme a prétendu hier soir bannir les marges de plus en plus larges du système qu'il produit. Mais les marges réclameront toujours leurs droits.

Sur le même sujet lire l'article de Cynthia Gany dans le Temps
Accusé de s'être «mis en grève», d'avoir «commis une bourde» et de faire preuve de «candeur». Laurent Moutinot, ministre socialiste de la Police genevoise, a été la cible de dures attaques issues des rangs libéraux et UDC, vendredi soir au Grand Conseil. Au terme de joutes émotionnelles, le magistrat a été désavoué dans sa politique de lutte contre la mendicité. Par 53 oui, 30 non et 5 abstentions, les députés ont décidé de revenir sur la décision prise en juin par Laurent Moutinot: le fait de tendre la main est à nouveau illégal à Genève.

Interview de Micheline Calmy-Rey dans Le Temps

LIre le texte complet de cette interview, ou ci-dessous la partie qui concerne nos sujets de prédilections (migration, asile
- Revenons aux élections. Les médias étrangers s'y sont beaucoup intéressés. Ils ont souvent dépeint notre pays comme «isolationniste» et «xénophobe». Craignez-vous que la «blochérisation» de la Suisse nuise à nos relations avec l'UE?

- Disons surtout que, même dans nos pays voisins, nos institutions sont souvent mal comprises. Il y a donc un besoin d'informer. Avec le parlement nouvellement élu, nous avons trois blocs de taille quasi identique et aucun ne peut imposer des décisions seul, sans faire d'alliances. Nous restons très clairement dans un système de concordance. Ce qui m'a le plus inquiété durant la campagne est qu'un certain parti ait choisi de faire de la politique en appliquant à tout le pays des messages décidés à Zurich, sans tenir compte des intérêts locaux. C'est difficilement compatible avec notre système fédéraliste.

- L'initiative anti-minarets ne contribuera pas non plus à redorer l'image de la Suisse. Et le peuple votera le 1er juin sur l'initiative de l'UDC sur les naturalisations, à quelques jours du lancement de l'Euro 2008...


- Nous avons reçu mandat du Conseil fédéral de préparer une stratégie de communication par rapport à l'image que nous véhiculons à l'étranger. Cela nous permettra de définir si nous devons prendre des mesures pour agir sur l'image de la Suisse en général ou s'il faut intervenir uniquement dans des cas particuliers. La capacité de la Suisse de débattre publiquement sur des sujets délicats, comme ces initiatives, fait partie de nos forces. Et montre la maturité politique des Suisses. Mais il est clair que nous devons à chaque fois expliquer notre système politique à l'étranger.

- La Suisse, Genève surtout, est depuis peu confrontée à la venue de Roms qui mendient. Comment faire face aux problèmes que posent ces nouveaux membres de l'UE?
Lien vers la problématique roms du blog

- Tout d'abord, il n'y a pas d'afflux massif de Roms en Suisse. La migration en provenance des pays de l'Est reste très modeste. Nous ne nous sommes pas encore mis d'accord avec Bruxelles sur les modalités de l'extension de la libre circulation à la Roumanie. Mais déjà maintenant ces personnes peuvent venir trois mois en Suisse. Après, elles tombent dans l'illégalité et c'est aux cantons de prendre les mesures nécessaires. Le problème principal avec les Roms est qu'ils connaissent de grandes difficultés dans leur propre pays. L'UE a déjà haussé le ton envers la Roumanie à ce propos.

- La problématique des Roms confirme que la Roumanie est un cas particulier: ne devrait-il pas y avoir une réflexion au sein même de l'UE pour appliquer des règles différentes selon les pays?

- Ça n'est pas à moi de le dire. La politique européenne s'appuie sur une politique de non-discrimination qui oblige le respect de certains standards. C'est bien comme cela. Nous n'avons pas non plus de règles particulières pour nos minorités.

- Christoph Blocher est en train de plancher sur un «plan Roms». Avec le Département des affaires étrangères?

- Non. Je trouve d'ailleurs problématique de stigmatiser une communauté entière uniquement parce que certains d'entre eux agissent mal.

- La pression migratoire pourrait être plus forte depuis que l'Italie a durci sa politique envers les Roms. Faudrait-il, comme le fait l'Office fédéral des migrations (ODM) au Cameroun et au Nigeria, financer une campagne de sensibilisation dans leur pays pour les dissuader de venir en Suisse?

- Le plus important est de venir en aide aux gens sur place. Nous n'avons pas encore trouvé d'accord avec Bruxelles sur l'extension de la libre circulation des personnes à la Roumanie (et à la Bulgarie, ndlr) car il existe des divergences sur les modalités d'application de la clause de sauvegarde en cas de forte immigration. Mais une fois cela réglé, nous discuterons d'une éventuelle contribution de la Suisse à la réduction des disparités économiques et sociales sur place.

- Que vous inspirent d'ailleurs les spots diffusés au Nigeria et au Cameroun pour rendre les Africains attentifs au fait que la vie en Suisse n'est pas facile?

- Il est important de faire comprendre que l'Europe n'est pas un paradis et que le risque de se retrouver démuni, de se faire instrumentaliser existe. Mais l'objectif principal est bien de faire en sorte que les gens qui rêvent d'immigration puissent avoir un meilleur avenir dans leur pays.

- Un requérant congolais plusieurs fois débouté en Suisse a récemment obtenu gain de cause devant le Comité de l'ONU contre la torture. Cela ne donne pas une très belle image de la Suisse...

- Mais cet avis permet aussi de renforcer l'attention sur ce genre de cas. Il faut cependant avouer que les décisions sont souvent difficiles à prendre.

Avec les laissés pour compte de l'Asile


Lire cet article de Bonne NOuvelle
Plus de 800 personnes contraintes d'évacuer leur appartement, de liquider leurs biens et de rejoindre des centres d'aide d'urgence avec le strict minimum. Tel est le résultat, dans le canton, de l'entrée en vigueur au 1er janvier 2008 des nouvelles lois sur l'asile. Les déboutés n'ont désormais plus droit ni à l'aide sociale ni à gagner leur vie. L'aide restrictive d'urgence leur est accordée jusqu'à leur départ.

Le premier déménagement a eu lieu le 16 novembre au Centre du Simplon à Lausanne. Un bras de fer s'est engagé, car une mère «tenait à prendre deux petits meubles avec les affaires de son enfant, des jouets, une télé», raconte Pierrette Iselin, une bénévole. La consigne l'interdisait. Les affaires ont finalement passé, mais pas les meubles qui ont fini déchiquetés dans une benne.

La bénévole s'offusque: «J'ai surpris des mots échangés par les gardiens du foyer et le personnel: ‹Pour les suivants, il s'agira d'être strict: des habits et un matelas, c'est tout.›»

Brigitte Zilocchi, aumônier protestant des réfugiés, est déjà débordée d'appels à l'aide. «Cette réalité attendue était tellement impensable que les concernés l'ont occultée jusqu'au bout, confie-t-elle. Maintenant, ils ont reçu leur lettre de transfert, cela devient concret. Je peux vous dire qu'ils ne vont pas bien.»

Devant l'ampleur du choc, protestants et catholiques offrent leur aide. Peu de chose: une liste d'une dizaine de pasteurs et diacres prêts à écouter. «Nous ne pouvons plus changer la loi, mais faire un accompagnement de deuil», explique Brigitte Zilocchi. Peur des sanctions, comme certains le craignaient lors des votations? «Je n'ai pas le droit d'inciter au séjour illégal en Suisse ou de loger un débouté, mais je peux donner à manger et un habit à une personne en détresse», assure l'aumônier.
Quitter le pays

Qu'est-ce que l'aide d'urgence? Il s'agit de ce qui reste à un débouté jusqu'à son départ. Concrètement, les familles sont logées, à quatre par pièce, dans des foyers à Lausanne, à Bex et à Leysin. Elles reçoivent 9 fr. 50 par jour et par personne. Les célibataires sont transférés dans d'autres centres, à Vennes et à Vevey. Ils reçoivent repas et bons «pour des articles d'hygiène», pas d'argent. La liberté dans les centres, qui sont gardés, est restreinte.

Seules les familles sont encore affiliées à une assurance maladie. Pour les autres, les ennuis de santé se règlent aux urgences. «Pour un problème de dent, ils se rendent à la clinique dentaire qui l'arrache, faute de moyens pour d'autres soins», observe l'aumônier. L'ultime papier du débouté est une lettre précisant son illégalité en Suisse et l'ordre de partir. Dès qu'il se balade en ville, il peut être arrêté et amendé - n'ayant d'argent, il risque la prison.

Les mesures visent bien sûr à accélérer les départs. Pas si simple pourtant, sait déjà Brigitte Zilocchi: «Par peur, les ressortissants de certains pays, comme le Togo, ne vont pas rentrer. Ils craignent d'y être emprisonnés pour avoir fui et donc trahi leur pays. D'autres Etats, comme l'Ethiopie, l'Erythrée ou la Somalie, réexpédient aussitôt en Suisse les déboutés renvoyés de force.»

Autre problème: les apatrides. «Des millions de personnes dans le monde n'ont jamais été inscrits dans un registre de naissance, rappelle l'aumônier. Si elles ne peuvent fournir les preuves de leur origine, la Suisse inscrit sur un formulaire ‹provenance inconnue›. A partir de là, aucun pays ne les veut, ils n'ont pas le droit de rester et nulle part où aller!»

Brigitte Zilocchi craint une augmentation des candidats à la clandestinité. Sauf qu'au 1er janvier entre aussi en vigueur la loi sur le travail au noir, avec son lot de sanctions plus sévères pour les employeurs. «Les conditions de ceux qui disparaîtront dans la nature seront misérables, prévoit Brigitte Zilocchi. Comment vont faire les familles? Je suis inquiète de la détresse psychique de ces gens. Dans la pyramide des besoins élémentaires, ils sont tout en bas, sans perspective de remonter. J'accepte qu'il y ait des lois, mais pas qu'on joue avec des êtres humains.»
Sur le même sujet lire aussi l'article du Courrier

vendredi 30 novembre 2007

Yvan Perrin fait la pub pour la société TASER


La presse française n'est pas dupe, elle identifie parfaitement cette opération marketing que la société TASER lance pour contrebalancer les effets des 6 décès intervenus en un mois en Amérique du Nord.

Lire l'article très complet de Eric Pelletier et Anne-Laure Pham dans l'Express

Deux parlementaires suisses se retrouvent dans la capitale française pour parler du Taser. La presse parisienne est en ébullition. «Le Matin» a invité Yvan Perrin et Anne-Catherine Menétrey-Savary dans la capitale française. Le député UDC s'est fait tirer dessus avec un Taser sous le regard catastrophé de la Verte.
Regardez la vidéo
Lire l'article du Matin
Le chef de la police de Neuchâtel, André Duvillard(qui est aussi le supérieur d'Yvan Perrin) explique à la radio que le taser est une arme dangereuse comme les autres. Il met le taser au même niveau que les autres armes à feu.
Ecoutez la séquence audio de la rsr

Regardez la séquence du 19h30 qui explique très clairement la différence énorme entre une démonstration de taser sur un homme entrainé et volontaire comme Yvan Perrin et l'utilisation de cette arme contre un homme stressé.
Conclusion de l'expert: cette arme ne doit pas être utilisée pour maitrîser quelqu'un mais uniquement en cas de légitime défense à la place d'une arme à feu...

On rappelle que le Conseil national a l'intention d'autoriser l'utilisation du taser dans les cas d'expulsions de requérants d'asile déboutés...

Enfin pour tout savoir sur le taser et la polémique qu'il suscite aller lire ce post

Immigration record aux USA

Lire l'article de Stéphane Bussard dans Le Temps
Les Etats-Unis ont établi un nouveau record en matière d'immigration. Une étude analysant le phénomène sur une période de sept ans montre que le pays n'a jamais atteint un tel niveau depuis les années 1920.


Selon l'étude du Center for Immigration Studies de Washington publiée jeudi par le New York Times, les Etats-Unis ont atteint une cote historique avec 10,3millions de nouveaux immigrants depuis l'an 2000. Plus de la moitié d'entre eux sont en situation illégale. Un habitant sur huit vivant aux Etats-Unis est un immigrant et la population totale d'étrangers venus s'établir outre-Atlantique s'élève à 37,9 millions de personnes.

En marge de l'asile

Travail au noir: "La loi actuelle est totalement hypocrite". Un article de Mehdi Atmani dans 24 Heures.

La nouvelle loi fédérale en matière de lutte contre le travail clandestin entrera en vigueur le 1er janvier 2008. Elle renforcera notamment les mesures de répression. Des employeurs vaudois évoquent ce sujet tabou.
ous ne sommes pas concernés par ce pro­blème. » A l’instar de François Dussart, directeur du Beau -Rivage Palace à Lausanne, les employeurs sont peu bavards lorsque l’on évoque le travail au noir. Pourtant, les secteurs de l’hôtellerie et du bâtiment sont les premiers demandeurs de travailleurs clandestins.
Le sujet est sensible et diffi­cilement quantifiable. Selon Roger Piccand, chef du Service de l’emploi de l’Etat de Vaud, 80% des infractions constatées en 2006 dans l’hôtellerie­restauration concernent la vio­lation des conventions collecti­ves de travail, même mineures. Sévèrement sanctionné en 2004 pour avoir employé des travailleurs au noir, Jean-­Jacques Gauer, directeur du Lausanne-Palace, voit d’un bon oeil le durcissement de la répression: «La loi actuelle est hypocrite et pas du tout adap­tée à la réalité du terrain.» Pour preuve, les difficultés qu’il rencontre à recruter du personnel pour des tâches peu
qualifiées. Désormais en règle, Jean-­Jacques Gauer s’interroge tout de même sur l’efficacité des mesures répressives: «A l’épo­que, nous avons reçu des amendes et versé des primes de départ. Mais ces tra­vailleurs clandestins sont tou­jours en Suisse.»
«Il serait suicidaire d’embaucher au noir»

Du côté du Beau-Rivage Pa­lace, le directeur se défend d’avoir fait appel à des clan­destins, parmi les trente-cinq nationalités présentes dans l’établissement. Par peur des sanctions notamment.
Même son de cloche chez un responsable d’une grande en­treprise romande de construc­tion: «Nous n’avons jamais employé de clandestins. D’ailleurs, on n’en compte presque plus dans la branche.» Un avis qui va à l’encontre du nombre d’infractions dénon­cées par la commission de con­trôle des chantiers. «Il serait suicidaire, pour les grandes entreprises, d’embaucher au noir. On ne va pas mettre en péril notre secteur d’activité pour quelques francs», expli­que le responsable.
Selon lui, la situation est tout autre dans les petites en­treprises, qui embauchent du personnel à la tâche. Il n’évo­que toutefois pas de cas précis. Tout comme les employeurs interrogés, cet entrepreneur n’a pas pris connaissance en détail de la nouvelle législa­tion. Il espère que son applica­tion «stoppera cette gan­grène » qui nuit à la profes­sion.