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dimanche 17 mai 2009
Apprendre le français
Racisme: la loi plus souple que la rue
En blanchissant fin avril l'affiche de l'UDC qui stigmatisait l'islam, le Tribunal fédéral a rendu un jugement qui met une fois encore en lumière une vérité qui peine à s'imposer: la justice se montre beaucoup moins sévère avec les actes ou propos présumés racistes que ne l'imagine l'inconscient collectif. L'autocensure ou le politiquement correct coupent l'herbe sous le pied de la loi. Ce qui n'empêche pas la multiplication des plaintes pour discrimination raciale ou incitation à la haine raciale.
samedi 16 mai 2009
En Italie, l'immigration clandestine est désormais un délit
Les députés italiens ont adopté sous la pression de l'extrême droite une loi controversée qui fait de l'immigration clandestine un délit. Le vote a été acquis par 297 voix contre 255 avec trois abstentions.
La loi crée un délit « d'immigration et de séjour » clandestins, puni d'une amende de 5 à 10 000 euros. Elle rend possible la dénonciation à la justice de tout immigrant en situation irrégulière. Elle porte de deux à six mois la durée de rétention des immigrants dans les centres d'identification et d'accueil.
Désormais, le fait de louer un logement à un immigrant clandestin ou de l'héberger pourra être puni de peines allant jusqu'à trois ans de prison.
Lois de Mussolini
« Nous fermons les portes (de l'immigration) et nous ne les entrouvrons que pour ceux qui viennent pour travailler et s'intégrer », résumait le chef du gouvernement. Silvio Berlusconi s'appuie sur les 76 % d' Italiens qui soutiennent la position du gouvernement sur l'immigration.
La gauche et les associations de défense des immigrés ont dénoncé des mesures « liberticides » et même le « retour à la logique des lois raciales de l'époque de Mussolini ». La Conférence des évêques italiens s'est émue.
Toutefois selon un responsable de la Commission européenne, la loi italienne rejoint des dispositions déjà en vigueur ailleurs en Europe et l'Union européenne (UE) ne devrait rien trouver à y redire. « Les Italiens ont visiblement consulté à Bruxelles et sont allés jusqu'aux limites dans le sens restrictif, sans toutefois dépasser les bornes », a ajouté ce responsable
Un article de la Voix du Nord, photo AFP
vendredi 15 mai 2009
Prononciation et grammaire
Révision générale
Être ou avoir
La négation simple
Vocabulaire : la maison (de Emmanuelle Certenais)
les articles définis et indéfinis
Les adjectifs possessifs
Les chiffres
Présent de l'indicatif (de Carine Lejeail)
Les présentations (questions / réponses)
La place des adjectifs (avant / après le nom)
Vocabulaire : la famille, les périodes de la vie (de Chort Gabrielle)
...

La négation
Bon / mauvais / bien / mal
Le genre des noms (la / le)
Les pronoms relatifs simples (qui / que / dont / où)
La journée et les activités quotidiennes (de Thierry Sadiki)
Les pronoms relatifs simples (qui / que / où) ...


Subjonctif ou indicatif ?
Les verbes à préposition (à / de /rien)
Les accords du participe passé
Les expressions idiomatiques
Les registres de langue
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MÉDITERRANÉE - L'Italie durcit sa politique d'immigration clandestine, l'ONU s'inquiète
Par Cyriel Martin dans Le Point
L'immigration clandestine provoque des remous entre l'Italie et la communauté internationale (photo : une embarcation de migrants approche l'île italienne de Lampedusa, en septembre 2008) © AFP PHOTO / MARINE NATIONALE
Le vote de cette loi - qui doit encore être approuvée au Sénat pour entrer en vigueur - intervient alors que l'Italie est critiquée en Europe pour avoir refoulé à deux reprises ces derniers jours des embarcations chargées d'un demi-millier de clandestins vers la Libye, sans même offrir la possibilité aux candidats à l'entrée sur son territoire de déposer une demande d'asile. Une politique que Rome justifie par une vague d'immigration sans précédent. Selon le ministère de l'Intérieur, l'Italie a vu arriver 36.900 migrants par la mer en 2008 - en quasi-totalité en provenance des côtes libyennes -, un chiffre présenté en hausse de 75 % par rapport à 2007.
Accord avec la Lybie
"C'est une violation de la loi européenne", a prévenu mardi le haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés. Ron Redmond a envoyé une lettre à Rome pour lui exprimer la "grave préoccupation" du HCR, et demander aux autorités italiennes d'accepter sur leur territoire les migrants se trouvant être des candidats à l'asile, une demande explicitement "appuyée" dans la soirée par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. L'inquiétude des Nations unies est également alimentée par le fait que la Libye, n'ayant pas signé la Convention de 1951 stipulant les droits des réfugiés, "ne possède pas de loi sur l'asile ni de système de protection des réfugiés".
Lundi, c'est le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe - une organisation paneuropéenne non institutionnelle - Thomas Hammarberg, qui a dénoncé une "initiative unilatérale de l'Italie remettant en cause le droit de demander l'asile" et nie "la possibilité de fuir des situations de répression et de violences". Des déclarations "totalement infondées", lui a alors rétorqué le sous-secrétaire d'État italien aux affaires étrangères. "Le gouvernement italien respecte rigoureusement les normes internationales et européennes, renforcées par des accords internationaux avec des pays, qu'ils soient de transit ou d'origine des clandestins" a affirmé Alfredo Mantica, regrettant des déclarations "non vérifiées".
La lutte de l'Italie contre l'immigration clandestine vers l'Europe a enregistré un tournant le 7 mai dernier avec, pour la première fois, l'acceptation par Tripoli de reprendre des clandestins recueillis par la marine italienne. Des centaines de clandestins ont été secourus par des vedettes italiennes, mais ont été débarqués non à Lampedusa ou en Sicile, mais en Libye, d'où ils étaient partis pour gagner l'Europe. Jamais auparavant Tripoli n'avait accepté le retour de migrants partis de ses côtes. Cette politique est défendue par l'Italie comme une solution au conflit récurrent qui l'oppose à Malte sur la question des immigrés clandestins. Les deux pays se rejettent en effet régulièrement la responsabilité de secourir et d'accueillir les migrants. Des milliers d'entre eux périssent chaque année en tentant de quitter l'Afrique sur des embarcations de fortune.