mardi 10 mars 2009

L'accueil de contingents de réfugiés à l'étude

La Suisse pourrait renouer avec une vieille tradition en matière d’asile: l’accueil de contingents de réfugiés. Un groupe de travail rendra son rapport en juin. Un article de Cédric Waelti dans 24 Heures.

Hier, la Commission fédérale pour les questions de migration (CFM) a plaidé pour cette solution. «Il y a actuellement seize millions de réfugiés vivant dans des camps à travers le monde. La Suisse, avec sa tradition humanitaire, se doit d’être solidaire», insiste le président de la CFM, Francis Matthey.

C’est l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) qui a sollicité l’aide de la Suisse afin d’accueillir des groupes de réfugiés. Des contingents de 200 à 300 personnes viendraient compléter les chiffres actuels. «Les requêtes individuelles continueraient d’être traitées», précise Yann Golay, porte-parole de l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR). «Ces contingents permettent de soulager des pays qui comptent déjà beaucoup de réfugiés sur leur territoire.»

Selon la CFM, ce sont «principalement les grandes villes» qui devraient héberger les nouveaux arrivants. «L’intégration est plus facile si les structures existent déjà», rappelle Francis Matthey. 20 à 30 millions par année seraient débloqués pour financer ces opérations humanitaires.

Les contingents ne nécessitent pas d’adaptation de la loi sur l’asile. Celle-ci autorise déjà l’arrivée de tels groupes. Jusqu’à la fin des années 90, et la vague de réfugiés provenant des Balkans, la Suisse avait l’habitude d’accueillir des blocs de plusieurs centaines de migrants.

Des échos positifs

Dans un contexte différent, un retour à cette tradition est-il envisageable? «Nous avons des échos assez positifs de l’administration», glisse Yann Golay. Au final, c’est la ministre Eveline Widmer-Schlumpf qui tranchera. Chez les parlementaires de gauche, on juge l’idée intéressante. Tout en restant vigilant. «Il ne faudrait pas que ces contingents se fassent au détriment des procédures individuelles», prévient le conseiller national Carlo Sommaruga (PS/GE). C’est précisément le calcul que faisait l’ancien ministre Christoph Blocher. Aujourd’hui, l’UDC ne veut plus louvoyer sur le sujet. «Ces contingents vont dans le mauvais sens», conclut André Reymond (UDC/GE).

Médecins du monde fait le point sur les problèmes de santé rencontrés par les migrants

Quelles sont les pathologies les plus courantes parmi les migrants ?

« Il y a pas mal de problèmes dermatologiques, des infections de la peau, de l'eczéma, des petits abcès. Il y a aussi des gastrites, liées au stress. On soigne beaucoup de problèmes traumatologiques et rhumatologiques, comme des entorses et parfois même des fractures. Avec l'hiver et l'arrivée du froid, les rhumes et les angines se sont multipliés.

Sur les trente personnes que nous soignons à chaque consultation, je dirais qu'il y a quatre ou cinq malades sérieux. Les autres viennent pour de la bobologie. Ils expriment un besoin fort d'être rassurés, d'être touchés.

  »

A lire dans la Voix du Nord

lundi 9 mars 2009

Semaine contre le racisme

Héros de La forteresse, Fahad retrouve la liberté


ASILE | Sorti samedi de la cellule zurichoise d’où il attendait son expulsion pour l’Irak via la Suède, Fahad K. , héros du film La forteresse, a retrouvé son ami Fernand Melgar à Sainte-Croix, grâce à un effet suspensif du tribunal.



Fahad
© JOANA ABRIEL | Il y avait de l’émotion dans la ferme de René et Anne-Lise Tanner, qui entourent Fahad. «Je me sens bien ici», dit-il.

Christian Aebi | 09.03.2009 | 00:06

La poignée de main est chaleureuse, le regard plein d’émotion. Fahad K. savourait un moment de répit, ce week-end dans la ferme des Tanner, à Sainte-Croix. «Je suis si heureux d’être là», souffle en anglais le héros du film La forteresse du réalisateur lausannois Fernand Melgar.

Samedi matin, le jeune Irakien, requérant d’asile de 24 ans, était encore dans une cellule zurichoise en attente de son expulsion pour l’Irak, via la Suède. Il a finalement été relâché. Momentanément. Le temps que le Tribunal administratif fédéral (TAF) statue sur son recours. «Il ne savait pas où aller. A Zurich, les autorités l’ont laissé partir dans la nature en lui disant de revenir lundi», explique Elise Schübs, sa représentante juridique. La médiatisation de cette affaire, grâce au film dont Fahad était l’un des protagonistes, a sans doute joué un rôle, avance Fernand Melgar.

Samedi soir, La forteresse était précisément l’un des favoris à la cérémonie de remise des Prix du cinéma suisse samedi soir.

«Il a meilleure mine»
Dès qu’il a appris la nouvelle, Fernand Melgar(Photo en compagnie de Fahad) a fait jouer son réseau pour trouver un toit provisoire à son ami. Il lui a fallu deux coups de fil. Les Tanner, de Sainte-Croix, ont accepté. «Tout naturellement.» Ce ne sont ni des babas, ni des tiers-mondistes. C’est une famille d’agriculteurs. «C’est ça la Suisse que j’aime! s’exclame le réalisateur. Il y a dans ce pays des gens qui ont une vraie idée de l’accueil et de l’asile.»

Lundi, il accompagnera Fahad à Zurich. Le requérant doit y déposer une demande d’aide d’urgence. «Nous allons tout faire pour qu’il puisse rester dans le canton de Vaud, poursuit Fernand Melgar. Nous avons tout pour lui: l’hébergement, un encadrement pour reprendre ses études, des bénévoles disponibles.»

Hier, dans la petite ferme de Sainte-Croix, Fahad enchaînait les interviews sous l’œil bienveillant d’Anne-Lise Tanner. Elle connaît Fahad du temps où il résidait au centre de la Fareas de Sainte-Croix. Elle y œuvre comme bénévole. «Il a meilleure mine que sur les dernières photos que j’ai vues dans le journal» dit-elle. J’ai été le chercher à la gare d’Yverdon, samedi soir. On s’est tombé dans les bras. C’était émouvant.»

Condamné à mort
Etudiant en physique à Bagdad, Fahad est considéré comme traître par les milices islamistes pour avoir collaboré en tant qu’interprète pour les forces américaines. «Le renvoyer, c’est une condamnation à mort», soupire Fernand Melgar, qui multiplie les actions et les appels à l’aide. Il a notamment écrit à deux reprises à la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf.

Fahad avait fui l’Irak en 2007, il a traversé l’Europe, de la Grèce à la Suède, rebondissant contre les limites juridiques de l’Accord de Dublin. «C’est une vraie patate chaude!» dénonce Fernand Melgar. Après la Suède, Fahad était arrivé à Vallorbe alors que le réalisateur lausannois entamait son film La forteresse , sur la réalité de l’accueil des requérants. Fahad deviendra l’un des personnages principaux du film. Début mars, l’Office des migrations a refusé d’entrer en matière sur sa deuxième demande d’asile. Fahad devait quitter la Suisse le 2 mars. Le Tribunal administratif a désormais suspendu son renvoi.

Asile: famille ukrainienne de retour dans son pays


Asile: famille ukrainienne de retour dans son paysCe matin une famille ukrainienne a été renvoyée dans son pays depuis Cointrin. [Reuters] 

La famille ukrainienne qui avait été secourue sur le Monte-Lema, au Tessin, en janvier 2008 a quitté la Suisse ce matin. Elle est partie de Cointrin ce matin, à bord d'un vol spécial. Cette mère et ses 5 enfants ont accepté l’option d’un départ volontaire et d’un retour dans leur pays d’origine après le rejet de leur demande d’asile. Par notre correspondante à Bellinzone, Nicole Della Pietra.

dimanche 8 mars 2009

Tuvalu, les nouveaux réfugiés

Histoire vivante se penche cette semaine sur un phénomène éternel: les mouvements migratoires. L'histoire de l'humanité s'est faite à travers ces déplacements, justifiés par des raisons aussi nombreuses que variées. Or, un nouveau facteur a vu le jour ; le réchauffement climatique, à l'origine d'une nouvelle catégorie de réfugiés.
Pendant toute la semaine, RSR La 1ere revient la problématique des migrations et des réfugiés. Elle reçoit Geneviève Ferone, docteur en droit international économique et le géographe, économiste et démographe Gérard-François Dumont, professeur à l'université de Paris-Sorbonne.
Sur le même thème, TSR 2 propose le dimanche 8 mars à 23:35 le documentaire de Hervé Corbière, Morad Aït-Habbouche et Thierry Pasquet: « Tuvalu, les nouveaux réfugiés », petit archipel du Pacifique-Sud menacé par la montée des eaux. En cas d'annulation en raison de la Coupe Davis, une autre retransmission est prévue le lundi 9 mars, à 23:45 sur TSR2.

La suite sur le site d'Histoire Vivante

La lettre de Fernand Melgar à Mme Widmer-Schlumpf

Fernand Melgar lance un appel à la conseillère fédérale: «Madame Widmer-Schlumpf, dites quelque chose!»

Stéphanie Germanier - le 07 mars 2009, 23h14
Le Matin Dimanche

Elle s'était déclarée très émue après avoir découvert le film «La forteresse». Eveline Widmer-Schlumpf le sera-t-elle aussi par le sort réservé au héros du documentaire, Fahad, un requérant d'asile irakien? Dans une lettre envoyée hier à la conseillère fédérale et lue dans la soirée à la cérémonie des Quartz à Lucerne, le réalisateur Fernand Melgar, qui est devenu l'ami du requérant, en appelle à la clémence de la Grisonne. Fahad avait obtenu un sursis de trois mois. En détention préventive jusqu'à hier soir, le jeune homme a été libéré dans l'après-midi. Il regagnait hier dans la soirée une famille d'accueil à Sainte-Croix. S'il n'a pas reçu de prix lors de la cérémonie, Fernand Melgar a tout de même savouré une autre victoire: celle de la relaxation de son protégé, menacé de mort en Irak et dont le sort demeure malgré tout en suspend.

Madame la Conseillère fédérale,

Vous m'avez fait l'honneur d'assister à la première de la Forteresse en
août dernier au Festival de Locarno. Après la projection, vous m'avez
sincèrement félicité pour la profonde humanité de mon film et son
absence de parti pris.

Vous avez donc vu Fahad, les images de Fahad dans le film. Vous avez vu
sa gentillesse, son humour, sa sagesse et son désarroi. Il est devenu
mon ami.

Vous avez vu qu'il demande asile et protection car il est menacé de
mort par des milices islamiques dans son pays, l'Irak. Ces dernières le
considèrent comme un traître parce qu'il a travaillé comme interprète
pour l'armée américaine.

J'étais opposé à la guerre américaine en Irak et j'ai manifesté avec
des millions d'autres pour tenter de l'empêcher. Mais il y a eu la
guerre et je ne suis pas Irakien. Je suis Suisse.

Et vous aussi, Madame la Conseillère fédérale, qui êtes une des « Sept
Sages » de notre pays, une grande femme politique, d'une rare probité
intellectuelle et spirituelle.

C'est à ce titre que j'ose vous poser publiquement une question qui me
hante : en votre âme et conscience, Madame la Conseillère, avec tout le
respect et l'estime que j'ai pour vous, pouvez-vous accepter l'idée que
notre Pays se rende complice, par une lâcheté phénoménale à la Ponce
Pilate, des tortionnaires qui, dans quelques jours peut-être,
écraseront les doigts de Fahad à coups de marteau et l'égorgeront?

Cet horrible scénario peut se produire « pour de vrai » dans une
semaine ou dans un mois. Et TOUT LE MONDE le sait, en est conscient.
Cette situation est terrible, insupportable.

Je vous le demande humblement et sincèrement, Madame la Conseillère, je vous en conjure : dites quelque chose.

Fahad libéré hier soir

Fahad, le requérant d'asile irakien, héros du film «La forteresse», a été libéré hier soir, mais son sort reste en suspens. Fernand Melgar lance un appel à la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf

Un article à lire dans le Matin

samedi 7 mars 2009

Les Roms sont harcelés par la police jusque dans leur sommeil

   OLIVIER CHAVAZ    

GenèveRÉPRESSION - Indésirables sous les ponts, chassés des squats, amendés pour mendicité, les Roms roumains vivent un hiver difficile. 
Descentes de police musclées, confiscations d'argent et condamnations pour séjour illégal. A Genève, la répression visant les Roms ne connaît pas de répit. Elle semble même s'être accentuée ces dernières semaines. «Ils sont devenus les souffre-douleur des agents», s'indigne Me Dina Bazarbachi, présidente de Mesemrom. «Nous avons dénoncé à la cheffe de la police une intervention brutale dans un squat à Vernier et nous nous apprêtons à faire de même pour un autre cas survenu au début de la semaine à la Servette», indique l'avocate qui préside l'association de soutien aux mendiants roumains, confirmant une information de la Tribune de Genève. Il y a d'abord un cas remontant à la nuit du 17 au 18 février. Une dizaine de Roms, dont deux enfants, dorment dans un bâtiment vide situé au chemin de la Renfile. Selon leurs témoignages, une patrouille de gendarmerie débarque vers 22h et fait usage de gaz lacrymogènes à l'intérieur sans leur laisser le temps de déguerpir. Deux personnes se blessent en sautant du premier étage. «Les policiers rigolaient en assistant à leur fuite», affirme Me Bazarbachi. La cheffe de la police Monica Bonfanti a ordonné l'ouverture d'une enquête interne. 


Une traque sans répit

Enfin, vendredi et lundi derniers, deux autres opérations ont été menées dans des maisons vouées à la démolition sises à la route de Meyrin. La seconde, qui s'est produite au milieu de la nuit, se serait également mal passée. «Selon ce qu'on m'a rapporté, l'attitude des policiers était étrange. Ils ont notamment braqué leurs torches électriques sur les femmes qui se rhabillaient», ajoute la présidente de Mesemrom. Depuis, portes et fenêtres ont été démontées et le propriétaire, une fondation HBM, a fait dresser une immense palissade pour condamner l'accès à la parcelle. Trop nombreux pour tous dormir dans l'abri d'urgence de la Ville de Genève (lire ci-dessous), les mendiants roms sont maintenant systématiquement délogés quand ils s'installent sous les ponts ou dans des lieux désaffectés. 
Et le harcèlement se poursuit le jour, quand les Roms font la quête dans les rues de Genève. Selon Dina Bazarbachi, les procédures réglementaires pour les saisies d'argent – autorisées par la loi, à titre d'avance – et les notifications d'amendes ne sont pas suivies. «C'est l'anarchie! Une fois sur deux, on ne leur établit même pas de quittance. Certains ont même été contraints de payer pour d'autres. Au début de l'année, nous avons fait opposition à 300 contraventions.» 
Enfin, trois mendiants ont même reçu dernièrement des ordonnances de condamnation du Parquet pour infraction à la loi fédérale sur les étrangers. Motif: ils n'ont pas présenté de passeport mais une carte d'identité lors de contrôles. «Pour passer les trois mois autorisés sur notre territoire, ils doivent être porteurs d'un passeport. Ces personnes en possèdent tous un. Mais, pensant bien faire, elles ont spontanément tendu aux policiers leur carte d'identité, car leur adresse en Roumanie y figure», explique Me Bazarbachi. La présidente de Mesemrom plaidera leur cause à la fin du mois devant le Tribunal de police, en compagnie de plusieurs confrères. I



article

«ILS PRÉFÈRENT ÊTRE AUTONOMES»

   OLIVIER CHAVAZ    

«Ces évacuations créent un certain désarroi au sein de la communauté rom et accentuent la demande pour un hébergement d'urgence. Mais quand ils ont le choix, ils préfèrent être autonomes», réagit Philippe Bossy, le responsable du secteur exclusion à la Ville de Genève. Selon lui, plus d'une centaine de Roms seraient actuellement à Genève. Au maximum, trente d'entre eux peuvent passer la nuit à l'abri PC des Vollandes, qui compte 100 places. Un tournus est établi et les plus fragiles (femmes seules, personnes âgées, malades) ne sont jamais refusés. Quant aux femmes avec enfants, elles sont envoyées à l'Armée du salut. «C'est une question d'équilibre. Un groupe, quel qu'il soit, ne doit pas être trop important, au risque de créer des problèmes de cohabitation», ajoute Philippe Bossy. Si la plupart des Roms croisés à Genève sont originaires du nord-est de la Roumanie, d'autres clans sont apparus cet hiver. Des Slovaques, et aussi des familles roumaines qui ont récemment dû quitter la France et l'Espagne où elles vivaient depuis plusieurs années. Victimes du durcissement des lois, ces gens errent à la recherche d'un nouveau point de chute. «Mais il ne s'agit en aucun cas de réseaux mafieux», précise le fonctionnaire

vendredi 6 mars 2009

Les minarets, le débat de la honte

Les minarets, le débat de la honte

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J’ai honte. J’ai honte des propos tenus par des parlementaires suisses sur l’islam. Bien sûr, ils ont des objectifs politiques. Mais la fin ne justifie absolument pas les moyens. Surtout sur une question aussi émotionnelle que la religion. Un élu a une responsabilité éthique et morale. Il ne peut pas aller à la tribune pour dire n’importe quoi, comme déclarer qu’un jour, toutes nos églises seront remplacées par des mosquées. Que les Suissesses devront être voilées. Qu’on ne pourra plus manger de porc. Que la charia sera notre nouveau système juridique.

C’est archifaux et ceux qui véhiculent ces propos le savent parfaitement. Ils veulent juste profiter des peurs de la population pour gagner des voix. Totalement irresponsable. Et extrêmement dangereux. Tant sur le plan intérieur qu’extérieur. Un tel discours empli de haine crée des amalgames et peut pousser à la radicalisation de musulmans vivant ici.

Au niveau international, ce débat sur les minarets est catastrophique pour l’image de la Suisse. Que vont penser les télespectateurs d’Al-Jazeera qui ont entendu toutes ces inepties? Imaginons que dans un pays à majorité musulmane, on tienne les mêmes propos sur les chrétiens, vous vous sentiriez profondément blessés et fâchés.

Débattre de la politique d’intégration en Suisse. Tout à fait d’accord. Mais ce n’est pas du tout ce que veut l’UDC avec cette initiative. Elle surfe sur le soi-disant choc des civilisations, si cher à George Bush. Et le plus inquiétant, c’est que ces mensonges et cette haine vont durer des mois, jusqu’à la votation populaire. Dommage que le Conseil fédéral et le parlement n’aient pas eu le courage de déclarer cette initiative anticonstitutionnelle. Et éviter ainsi une campagne nauséabonde.

Vincent Bourquin