mercredi 3 mai 2006

Intégration des étrangers à améliorer en Suisse

Lire la dépêche de l'ATS
L'Office fédéral des migrations (ODM) préconise de renforcer les mesures pour mieux intégrer les étrangers. Les efforts doivent surtout porter sur la formation professionnelle et le marché du travail, selon deux rapports demandés par le ministre Christoph Blocher.
Le directeur de l'ODM est décidément remarquable dans son rôle de la voix de son maître, face au constat des difficultés d'intégration des étrangers, il ne propose aucune mesure. Mais en profite pour appeler à accepter les durcissements proposés par les lois Blocher. Sûr qu'en refusant l'aide sociale à des requérants déboutés on va beaucoup favoriser leur intégration...
Lire aussi l'édito de Didier Estoppey

Les requérants d’asile à l’assaut des bus, poubelle à la main et sourire aux lèvres


PASSAGE ÉCLAIR Dans son gilet blanc, le requérant mandaté pour l’opération Bus: Net dispose de quelques dizaines de secondes pour ramasser les déchets et vider les poubelles sous le regard des passagers. S’il s’éternise, il part avec le bus. / PHOTOS CHRIS BLASER

Ci-dessous l'article de Laurent Antonoff dans 24heures
L’opération Bus: Net est lancée conjointement par les TL et par la Fareas. Si les usagers font bon accueil aux nettoyeurs, elle sera reconduite, voire élargie. Bilan dans deux moi


On se croirait presque dans un stand de Formule 1. Les trolleybus arrivent à l'arrêt de Saint-François à un rythme plus que soutenu. Des articulés. Des avec remorques. Des oranges. Des blancs. Des verts. Poubelle en plastique bleue à la main, casquette vissée sur la tête et gilet blanc sur les épaules, l'équipe de requérants-nettoyeurs est fin prête. Le bus stoppe. Les hommes - et une femme - s'engouffrent dans les bus. Leur mission: nettoyer les véhicules en un temps record, entre 15 et 20 secondes, sous peine de devoir faire un bout de chemin avec les usagers, jusqu'au prochain arrêt. L'opération «Bus: Net» (24 heures du 28 avril), lancée conjointement par les Transports publics de la région lausannoise (TL) et la Fareas, a commencé ce mardi à Lausanne. Trois deux un: poutzez!

Sur les bancs en bois, le long de l'église Saint-François, les usagers attendent aussi les bus. On commente peu l'opération en cours. On est pressé. On a chaud. Un couple d'Africains lève les yeux au ciel, en apprenant que d'autres Africains touchent 300 francs par mois pour cette occupation. Une femme âgée trouve l'idée «sympathique». Parmi eux, des personnes se montrent plus intéressées. Normal. Elles sont responsables aux TL et à la Fareas. On parle image. «Il faut considérer cette opération comme un programme anti-désœuvrement. L'image ainsi donnée des requérants est meilleure que s'ils ne faisaient rien de leur journée. Cela fait partie de leur intégration dans la société», avance François Chevalier, responsable des programmes d'occupation et de l'entité «emploi» de la Fareas. Du côté des TL, après quelques heures de Bus: Net, on dispose déjà d'un retour des usagers. «Que du positif.» François Longchamp, responsable de projets: «C'est un petit plus que nous offrons à nos clients. Une touche de convivialité et de sourire. C'est friendly.»

C'est à la Fareas que revient l'initiative de l'opération Bus: Net. L'équipe est composée de neuf requérants d'asile, tous volontaires. Ils montent par équipes de deux dans les bus et ramassent cannettes, bouteilles vides et journaux gratuits. On ne parle pas de «nettoyage» mais de «surqualité.» Nuance. Pesée du mardi matin: 25 kg de détritus collectés, tout de même. Le travail de 20 heures par semaine, rémunéré 300 francs, a fâché tout rouge le syndicat SUD, accusant les organisateurs de pratiquer du dumping salarial (24 heures d'hier). «Il y a un malentendu. Il ne s'agit pas à proprement parler d'un travail. Un contrat de partenariat a été établi avec chaque requérant.» L'opération devrait durer huit semaines. Un bilan sera alors dressé. Sur cette base, Bus: Net sera reconduit, voire élargi. Ou arrêté.

mardi 2 mai 2006

Défendre migrants et salaires pour globaliser les luttes

Lire l'article de Michel Schweri dans Le Courrier

USA: mobilisation en faveur des immigrés

Lire le dossier de La Première

Europe : 70 millions d’étrangers fichés en 2007

Lire l'article dans le journal chrétien

Cet article présente le système d'information destiné à protéger l'Espace Schengen contre l'immigration clandestine. L'Etat policier est en marche...

Les militants du 1er Mai défendent les réfugiés

Lire l'article de la Tribune de Genève en ligne

Extrait:
Tous unis derrière une seule revendication officielle: la lutte contre les deux lois fédérales sur l'asile et les étrangers. Quelques drapeaux italiens flottent au-dessus de la mêlée. «Nous avons vécu l'exclusion dans les années 70, explique Carmen, nous sommes aujourd'hui solidaires avec les nouveaux immigrants.»

Le 1er mai à Bienne

Lire l'article du Journal du Jura en ligne :
Extrait:
La révision de la loi sur l'asile préoccupe également Hans-Jürg Fehr. «Ce texte ne combat pas les abus, il combat la politique d'asile, a-t-il clamé sous les ovations du public. Le système «pas de passeport, pas de permis» est absurde: la plupart des requérants se font confisquer leurs papiers! Nous ne voulons pas d'une Suisse à la Blocher, à la Maurer ou à la Mörgeli. Nous voulons une politique d'asile dans l'esprit d'Henry Dunant!» a clamé le conseiller national sous une nouvelle salve d'applaudissements.

SUD se fâche contre «l’exploitation des réfugiés"

Lire l'article de Jérôme Ducret dans 24heures
Le syndicat critique fortement la convention signée entre les Transports publics de la région lausannoise et la fondation qui s’occupe des demandeurs d’asile.
Cette réaction se réfère à cette information.

«Dumping salarial, exploitation de personnes au statut pré­caire »… c’est ainsi que la fédé­ration syndicale SUD voit le travail qui est confié dès aujourd’hui aux requérants d’asile dans les bus ( 24 heures du 28 avril) des Transports pu­blics de la région lausannoise (TL), grâce à un accord avec la Fareas, la fondation qui gère l’accueil de ces requérants dans le canton de Vaud.
Les nettoyeurs interviennent de jour, en montant dans les bus à l’arrêt à Saint-François. Ils doi­vent enlever les détritus divers qui peuvent se trouver à l’inté­rieur du véhicule. Pour ce travail, ils reçoivent un montant de 300 francs par mois (20 heures par semaine), qui vient s’ajouter au forfait d’assistance versé par la Fareas. Pour le nettoyage plus conséquent des bus (carrosserie, châssis), les TL font appel à une entreprise, le soir.
«Un petit calcul montre que cela représente un peu plus de trois francs de l’heure, s’énerve Aristides Pedraza, secrétaire syn­dical SUD. Il existe une conven­tion collective de travail dans le domaine du nettoyage, qui sti­pule un salaire horaire de 16 francs 50, pour un début! Et ces personnes devraient avoir un contrat, fût-ce à durée détermi­née. Quand en plus on parle de leur redonner une dignité… nous pourrions attaquer les TL et la Fareas auprès des prud’hommes ou d’une autre instance compétente.» «Nous avons signé une con­vention avec les TL qui parle de travaux d’utilité publique, comme c’est le cas des travaux entrepris pour la commune de Bex, par exemple, réagit Emma­nuelle Marendaz Colle, chargé de communication de la Fareas. A notre avis, il n’y a pas de concurrence, parce les TL n’ont pas vraiment besoin de genre de prestation, ils ne confie­raient pas ce travail à quelqu’un d’autre. Pour les requérants, tous volontaires, c’est l’opportu­nité de nouer des contacts, de viser peut-être un jour, si leur demande est acceptée, un em­ploi ailleurs. Je trouve douteux qu’un syndicat défendant les requérants d’asile se batte con­tre ça.»

lundi 1 mai 2006

Micheline Calmy-Rey critique à nouveau les lois Blocher

Lire l'article de Valérie de Graffenried dans le Temps

Citation de la conseillère fédérale:
«Je ne vous cacherai pas mes craintes concernant les évolutions récentes des lois sur l'asile et sur les étrangers ainsi que leurs conséquences tant sur le plan intérieur que sur notre crédibilité et notre image à l'extérieur».
Lire également le dossier de Swissinfo

dimanche 30 avril 2006

Wochen Zeitung: Markus Rauh veut créer un comité bourgeois de soutien aux référendums

Lire l'article en allemand de la WOZ

Résumé: le président du conseil d'administration de Swisscom a l'intention de créer un comité bourgeois pour contrer les lois Blocher. Il recherche du soutien, le trouvera-t-il ?