jeudi 19 février 2009

Des clandestins se révoltent sur l'île italienne de Lampedusa

Au cours d'affrontements, le 18 février, entre immigrés et forces de l'ordre, un des quatre pavillons du Centre d'identification et d'expulsion de Lampedusa, en Italie, a été incendié. Photo Reuters/HOLe calme est revenu dans le Centre d'identification et d'expulsion (CIE) de l'île de Lampedusa, théâtre, mercredi 18 février, de violents affrontements entre immigrés et forces de l'ordre. Le bilan est d'une cinquantaine de blessés légers. Certains ont dû être hospitalisés après avoir été intoxiqués par la fumée de l'incendie de l'un des quatre pavillons.

Un nuage apparemment toxique s'est dégagé, ce qui a ravivé la colère des habitants de cette île située au sud de la Sicile. Depuis un mois, ils protestent contre la transformation de cette vieille caserne en véritable prison avec presque 900 immigrés, soit le double de ce qu'elle pourrait accueillir.

Lire la suite de cet article de Salvatore Aloïse dans le Monde

Violents heurts entre clandestins et forces de l'ordre à Lampedusa: voir la vidéo

Incendie d'un centre de rétention à Lampedusa: voir les photos

"Je suis clandestin, mais j'ai aussi des droits": lire ce témoignage sur lefaso.net

Un bureau d’experts pour prendre en charge les demandeurs d’asile

Réunir des experts pour aider les pays soumis à l’arrivée massive de demandeurs d’asile : c’est le but d’une proposition de la commission européenne. Un bureau spécifique pourrait être créé. Ses membres pourraient être envoyés dans les pays en situation d’urgence pour intervenir dans plusieurs domaines comme l’hébergement, le transport ou l’assistance médicale.

L’Union européenne est critiquée notamment par les Nations Unies. Car tous ses états n’accueillent pas le même niveau de demandeurs d’asile. Le commissaire européen pour la Justice appelle à plus de solidarité. Sans vouloir imposer de quotas aux 27.

Lire la suite sur le site d'Euronews

mercredi 18 février 2009

Jacques Chessex, les Chrétiens et l'antisémitisme

L’auteur d’Un Juif pour l’exemple nourrira une discussion organisée à Ropraz, par l’Eglise évangélique réformée, sur les liens tumultueux entre le christianisme et le judaïsme.

Qui mieux que Jacques Chessex pour introduire une soirée consacrée au christianisme et à l’antisémitisme? Dans son dernier roman à l’origine de débats passionnés, Un Juif pour l’exemple, l’écrivain vaudois met en lumière le rôle d’un pasteur dans le meurtre dont fut victime Arthur Bloch, en 1942 à Payerne. Lundi 23 février, dès 20 h, à l’Estrée à Ropraz, il ouvrira la discussion en lisant des extraits de son livre.

«Les chrétiens n’ont jamais fini de clarifier leur relation avec le judaïsme», soulignent les organisateurs, le service Solidarité de l’Eglise évangélique réformée dans la Haute-Broye et la Fondation de l’Estrée. Au fondement de la réflexion: «Jésus était Juif», il n’a jamais eu l’ambition de créer une nouvelle religion. Son objectif était le retour aux sources. Que s’est-il passé ensuite: scission, rejet? Deux familles distinctes sont apparues «prêtes, selon les siècles et les jeux de pouvoir, à se lancer l’anathème. Le XXe siècle nous a montré jusqu’où cela pouvait aller».

Pour débattre, quatre représentants des communautés juive, catholique et protestante sont attendus: Jean-Robert Allaz, vicaire épiscopal de l’Eglise catholique, Marc Elikan, enseignant passionné de littérature juive, Lionel Elkaim, assistant rabbinique à la synagogue de Lausanne et Antoine Reymond, membre permanent du Conseil synodal de l’Eglise réformée vaudoise.

Lundi 23 février, 20 h, L’Estrée à Ropraz, entrée libre

Suisses d'origine : pas d'argent, pas de patrie

Depuis 2006, Berne permet aux Suisses de la 3e génération de récupérer leur passeport à croix blanche. Dans le monde entier, des milliers de descendants d'Helvètes se sont mis à espérer. Mais l'administration fédérale procède à un tri aux conséquences dramatiques notamment pour les familles suisses d'Amérique latine. Sans argent, pas d'Helvétie ! Le droit du sang ne pèse pas lourd à 10'000 km de Berne... Enquête entre la Suisse et le Paraguay.

La Confédération permet aux Suisses de la 3e génération de récupérer le passeport à croix blanche... à condition de montrer bourse pleine.

Temps Présent

Jeudi 19 février 2009

20:05 sur TSR1

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Nyon accueille ses premiers réfugiés

Une trentaine de migrants sont arrivés dans l’abri PC des Oies. Un passage en douceur, facilité par une organisation aux petits soins. Un article de Gilles Biéler pour 24 Heures.

«C’est la pire des solutions.» Responsable du  Cécile Ehrensperger, responsable des secteurs Nord et Ouest à l'EVAMsecteur Nord et Ouest à l’Etablissement vaudois d’accueil des migrants (EVAM), Cécile Ehrensperger ne cache pas les difficultés à accueillir une centaine de personnes dans un abri de protection civile. Mais fait tout pour y mettre un peu de lumière. Car depuis hier, les premiers réfugiés dits «Dublin» (lire ci-dessous) du contingent nyonnais dorment dans la commune. En sous-sol, sans fenêtre ni autre aération que le bruit incessant de la ventilation.

Une trentaine de personnes ont découvert leur nouveau lieu d'hébergement. Ils y resteront trois à six mois au maximum. Nyon, le 16 février 2009 (Anne Rouèche)Ainsi, au matin, les responsables du site de s’inquiéter de la réaction de leurs «invités». «Nous avons vraiment pris le temps de leur expliquer la situation, mais rien ne dit qu’ils auront pleinement réalisé qu’ils ne pourront pas, pour la plupart, rester en Suisse», constate la responsable, qui a préféré leur éviter un assaut de la presse. Ce même si tout s’est finalement bien passé. «Mieux vaut leur laisser le temps d’arriver.»

 

Efforts d’aménagement

En à peine plus d’un mois, les services de l’EVAM ont fourni des efforts considérables pour offrir un semblant de chaleur à un lieu qui en manque cruellement (au propre comme au figuré, puisqu’il y a moins de deux semaines, le thermomètre à l’intérieur affichait deux degrés en dessous de zéro). Il y a d’abord ces deux spacieuses salles de détente avec téléviseur et canapés, appelées à évoluer, à vivre avec leurs occupants. Sans compter les matelas neufs et d’autres aménagements plus anecdotiques tels ces désodorisants dans chaque dortoir (cinq à quinze places, plus un de vingt-cinq lits). «On a vraiment cherché à améliorer au maximum les conditions dans lesquelles certains vivront pendant trois, voire six mois. Cela dit, il y a encore six ou sept ans, certains réfugiés passaient jusqu’à deux ans dans des abris. Alors que, cette fois, il s’agit vraiment d’une solution d’urgence…»

Pour autant, comment s’assurer, surtout dans ce cadre de vie, que l’une ou l’autre de la centaine de personnes appelées à rejoindre Nyon ne prendra pas la poudre d’escampette? «Rien! Ils ne sont pas en prison et font ce qu’ils veulent! On n’est pas là pour les enfermer, mais pour leur assurer des conditions de vie décentes… Ils ont le droit de recevoir des visites, d’amener de l’alcool, de s’amuser, de sortir le soir…»

Pas de faux espoirs

Cela, alors que toute la journée sont proposées diverses activités à l’Esp’Asse. Une structure d’accueil de jour qui n’existe pas dans les autres centres. «La situation, avec cet hébergement en abri, exigeait que nous prenions des mesures différentes. Nous avons donc engagé deux animateurs chargés d’occuper les journées des personnes que nous accueillons.» Et pas question ici de donner des cours, mais juste d’occuper les migrants. «Donner des cours de français, par exemple, c’est leur laisser croire qu’ils pourront rester. Et l’on ne respecte pas quelqu’un en lui donnant de faux espoirs…»

Quant aux problèmes de sécurité, aux éventuelles frictions entre cultures différentes (ici cohabiteront Irakiens, Sri Lankais, Somaliens, Nigérians…), Cécile Ehrensperger n’a aucun souci. Certes, il y a eu ce coup de couteau la semaine dernière au centre de Sainte-Croix, «mais c’est un cas isolé! Ces gens ont l’habitude de s’adapter à d’autres coutumes et les risques de violence sont les mêmes que partout ailleurs, lorsqu’on rassemble plusieurs personnes dans un même lieu.»

 

Dublin, c’est quoi?

Par «cas Dublin», on entend des personnes ayant déjà été enregistrées dans un autre pays de l’Espace Schengen. La Suisse en étant membre depuis décembre 2008, elle a désormais accès à une base de données européenne recensant toutes les demandes d’asile de l’Espace. Ainsi, un réfugié tentant sa chance en Suisse après s’être déjà enregistré ailleurs est censé être renvoyé dans le pays tiers. Pour autant que celui-ci ne refuse pas d’entrer en matière. Dans ce cas, le migrant intégrerait la procédure classique de demande d’asile en Suisse.

mardi 17 février 2009

Kosovo, un an, et tant à faire

Petit à petit, le nouvel Etat prend forme. Ces dernières semaines, la mise en place des nouvelles institutions du Kosovo s’est accélérée. Mi-janvier, les Forces de sécurité du Kosovo, un embryon d’armée, ont vu le jour. La semaine dernière, le Kosovo s’est doté d’un Conseil de sécurité et de services de renseignement.

Un article de Jean-Arnaud Dérens à lire dans le Temps

Naim MalajLire également dans le Temps: "L'indépendance a amélioré l'intégration des Kosovars en Suisse", entrevue de Valérie de Graffenried avec Naim Malaj, premier chargé d'affaires du Kosovo en Suisse.

L'asile à la Une des journaux télévisés de la TSR

A voir sur le site de la TSR:

Mais aussi, concernant l'immigration au larges de l'Espagne:

lundi 16 février 2009

Tambouille à l'italienne

Ou quand une petite ville toscane décide de préserver son identité gastronomique en interdisant l'installation de lieux de cuisine ethnique.

Lire cet article de Philippe Ridet dans le Monde ou l'on parle "purification gastronomique" et "racisme culinaire".

Sur le même sujet (en italien): "E Lucca vieta kebab e couscous" dans le Corriere della Sera.

Vent de xénophobie en Hongrie

Après un fait divers, l’opinion accable la communauté rom. Un article signé Maurin Picard dans le Temps.

Les pavés de Budapest ont résonné des bruits de bottes tout au long du week-end, comme une sombre réminiscence d’un passé tragique. Vendredi et samedi, l’extrême droite hongroise en pleine résurrection a manifesté dans la capitale, protestant contre la hausse de la criminalité dans le pays. Un millier de manifestants, sympathisants pronazis pour la plupart, crâne rasé et rangers aux pieds, ont défilé sous le drapeau à pois rouges, censé incarner la Hongrie millénaire mais emblématique de l’ancien parti nazi des Croix Fléchées, qui dirigea brièvement le pays en 1944. Ils exigeaient le rétablissement de la peine capitale pour les crimes de sang, pointant du doigt la communauté rom (tsigane) en butte à la vindicte populaire.

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Le HCR met la Suisse sous pression

La démarche est plutôt inhabituelle: le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) intervient auprès du Conseil fédéral et du parlement pour que la Suisse renoue avec sa tradition d’accueil de contingents de réfugiés, abandonnée en 1996. Un article de Valérie de Graffenried dans le Temps.

Réfugiés hongrois en 1956. La Suisse en avait accueilli près de 12'000. Buchs, 8 novembre 1956 (Keystone)Il le fait via un livre*, qui retrace notamment les témoignages de neuf réfugiés accueillis en Suisse par groupes. L’ouvrage sera distribué aux conseillers fédéraux, aux 246 parlementaires, à des représentants des cantons et des villes. Et le chef du Bureau de liaison pour la Suisse et le Liechtenstein au HCR, Hans Lunshof, a été jusqu’à solliciter un entretien avec le président de la Confédération, pour lui en parler de vive voix, a appris Le Temps.

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