L'odyssée de la famille ukrainienne qui avait traversé en janvier dernier le Monte-Lema (TI) sous la neige ne se terminera pas en Suisse. Le Tribunal administratif fédéral confirme la décision de renvoi de l'Office fédéral des migrations.
jeudi 13 novembre 2008
Famille sauvée au Tessin: elle devra retourner en Ukraine
200 requérants d'asile hébergés à la protection civile
Les 19 centres bernois ne suffisent plus à accueillir les 20 à 25
nouveaux requérants d'asile attribués quotidiennement au canton par la
Confédération. Toutes les places disponibles sont occupées. Le gouvernement bernois a déjà obligé les villes de Bienne, de Berne ainsi que les communes de Köniz et d'Uetendorf à mettre à sa disposition des places dans des abris de la protection civile. A Berne, deux nouveaux locaux pouvant accueillir 200 requérants ont ouvert. La sécurité autour des centres incombe à la police.
La ville de Bienne a décidé de mettre à la disposition du canton les installations de la protection civile des Tilleuls et du Centre de formation professionnelle (CFP), à titre
d'hébergement d'urgence. Les autorités municipales compétentes préparent les
places en collaboration avec le service cantonal des migrations. Le centre de transit des Tilleuls ouvrira ses portes le lundi 17 novembre, celui du CFP une semaine plus tard.
L'encadrement des requérants sera assuré par l'association Asile Bienne et Région. Cette dernière dirige déjà neuf centres dans le canton, avec 656 places au total, et a plusieurs années d'expérience dans la prise en charge des requérants. La sécurité autour des centres incombe à la police. Asile Bienne et Région fera aussi appel aux prestations de la société Securitas en cas de nécessité. L'encadrement des centres sera assuré 24 heures sur 24. Les riverains seront informés directement
de ces mesures par une feuille volante.
Plus d'infos sur ce sujet, ainsi qu'un édito, dans notre édition de mercredi
Demandes d’asile en hausse: pourquoi?
La lettre du jour | La Tribune a rappelé dans son édition du 10 novembre les drames de l'immigration qui se jouent jour après jour en Méditerranée, depuis que la fermeture des frontières européennes oblige les migrants à choisir les voies les plus dangereuses.
Courrier des lecteurs | 12.11.2008 | 00:00
Genève, 10 novembre. – La Tribune a rappelé dans son édition du 10 novembre les drames de l'immigration qui se jouent jour après jour en Méditerranée, depuis que la fermeture des frontières européennes oblige les migrants à choisir les voies les plus dangereuses. En marge de cet article, vous soulignez l'augmentation du nombre des demandes d'asile en Suisse. L'Erythrée est en tête. Pourquoi ne pas dire que ce pays est devenu ces dernières années une des pires dictatures militaires, et que c'est là la raison de cette augmentation. Vous signalez que la Somalie est en seconde position. Pourquoi ne pas expliquer que cette hausse est directement liée à la reprise de la guerre civile dans ce pays? Et ainsi de suite. Dans le domaine de l'asile, quoi qu'on en dise, les fluctuations sont rarement le fait du hasard, et une mise en contexte est essentielle pour les comprendre. Face à ce que vous qualifiez d'«afflux» (30% à 40% de plus qu'en 2007, certes, mais 350% de moins qu'en 1998 et 1999…), vous annoncez un nouveau tour de vis législatif. Madame Widmer-Schlumpf pense-t-elle, avec ce projet de loi, ramener la paix et la démocratie en Erythrée et en Somalie? Ou s'agit-t-il plus simplement d'abandonner à leur sort ceux qui cherchent à fuir la violence et les violations des droits humains?
Yves Brutsch, Centre social protestant de Genève, secteur réfugiés
mercredi 12 novembre 2008
Tasers: les règles harmonisées entreront en vigueur le 1er janvier
Les règles régissant le recours aux moyens de contrainte policière, y compris les tasers, seront harmonisées dès le 1er janvier. Le Conseil fédéral a arrêté la date d'entrée en vigueur des nouvelles dispositions, qui ont suscité la polémique.
Ce cadre uniforme s'appliquera à partir de 2009 aux autorités fédérales et aux autorités cantonales agissant sur mandat de la Confédératon, par exemple pour des expulsions d'étrangers et des transports de détenus. Il vise à garantir que les policiers usent de la violence physique, de leurs armes et des moyens auxiliaires de manière appropriée aux circonstances et en portant atteinte le moins possible à l'intégrité des personnes concernées.
Cette loi a fait couler passablement d'encre, en particulier en raison de la controverse autour des "tasers". Le gouvernement avait initialement renoncé aux pistolets à électrochocs vu la levée de boucliers qu'ils avaient suscitée avant les débats parlementaires.
Mais les Chambres ont fait fi de cette opinion et des mises en garde de la gauche quant aux risques liés à cette arme. Pour atténuer les craintes, le Département fédéral de justice et police a été chargé d'établir un rapport d'évaluation après deux ans d'application des nouvelles normes.
(ats)Difficultés pour l'hébergement des réfugiés
Afflux de requérants d'asile
URL de cet article: http://www.swissinfo.ch/fre/swissinfo.html?siteSect=105&sid=9958865&ty=ndLes arrivées de requérants d'asile ont encore connu une forte hausse en octobre. Pour faire face à cet afflux, le canton de Berne ouvre deux installations de la protection civile à Bienne. Genève planche sur des solutions pour augmenter ses capacités d'accueil.
En octobre, 2116 nouvelles demandes d'asile ont été déposées en Suisse, contre 1703 en septembre, d'après les chiffres publiés par l'Office fédéral des migrations (ODM). La hausse mensuelle atteint 24 %.
Elle confirme une tendance observée depuis plusieurs mois. Sur les neuf premiers mois de l'année, les demandes d'asile avaient déjà été 30% plus nombreuses que lors de la même période en 2007.
A Berne, toutes les places sont occupées, a annoncé mardi le canton qui parle de situation d'urgence dans le domaine de l'asile. Les 19 centres ne suffisent plus à héberger les 20 à 25 requérants d'asile attribués quotidiennement au canton par la Confédération. Dernière mesure prise: l'ouverture de deux abris de protection civile en ville de Bienne.
A Genève, l'Hospice général ne pousse pas encore de cri d'alarme, mais la situation devient tendue. Des lits ont déjà été rajoutés dans certains foyers et davantage de requérants doivent partager des chambres. En utilisant les structures existantes à leurs capacités maximales, l'institution peut encore faire face quelques mois.
Bienne - 11.11.2008
200 requérants d'asile hébergés à la protection civile
Les 19 centres bernois ne suffisent plus à accueillir les 20 à 25 nouveaux requérants d'asile attribués quotidiennement au canton par la Confédération. Toutes les places disponibles sont occupées. Le gouvernement bernois a déjà obligé les villes de Bienne, de Berne ainsi que les communes de Köniz et d'Uetendorf à mettre à sa disposition des places dans des abris de la protection civile. A Berne, deux nouveaux locaux pouvant accueillir 200 requérants ont ouvert. La sécurité autour des centres incombe à la police.
La ville de Bienne a décidé de mettre à la disposition du canton les installations de la protection civile des Tilleuls et du Centre de formation professionnelle (CFP), à titre
d'hébergement d'urgence. Les autorités municipales compétentes préparent les places en collaboration avec le service cantonal des migrations. Le centre de transit des Tilleuls ouvrira ses portes le lundi 17 novembre, celui du CFP une semaine plus tard.
L'encadrement des requérants sera assuré par l'association Asile Bienne et Région. Cette dernière dirige déjà neuf centres dans le canton, avec 656 places au total, et a plusieurs années d'expérience dans la prise en charge des requérants. La sécurité autour des centres incombe à la police. Asile Bienne et Région fera aussi appel aux prestations de la société Securitas en cas de nécessité. L'encadrement des centres sera assuré 24 heures sur 24. Les riverains seront informés directement de ces mesures par une feuille volante.
L'accueil de requérants sème la zizanie aux Hauts-Geneveys
http://www.rfj.ch/rtn/Actualite/Regionale/111108L-accueil-de-requerants-seme-la-zizanie-aux-Hauts-Geneveys.html11.11.2008 | 12:46
L’ambiance est tendue entre le Conseil général et le Conseil communal des Hauts-Geneveys. Le législatif reproche à l’exécutif d’avoir accepté l’accueil de requérants d’asile, dans l’abri de protection civile des Gollières, sans l’avoir informé.
Le Conseil général s’est réuni en assemblée extraordinaire hier soir. Il a voté un arrêté pour modifier les compétences administratives du Conseil communal. L’exécutif ne pourrait plus louer l’abri PC,plus de 5 jours à des civils, sans l’autorisation du législatif.
Le Service des communes de Neuchâtel estime que cet arrêté n’est pas recevable. Si cette position était confirmée, le Conseil général envisagerait de lancer une initiative populaire pour donner la parole aux habitants des Hauts-Geneveys. /mv
L'afflux de requérants met les centres d'accueil sous pression
ASILE - Pour répondre à la hausse des demandes, l'Hospice général adapte son dispositif d'hébergement. Sans ouvrir de nouveaux lieux pour l'instant.
La tendance se confirme. Après plusieurs années de baisse, le nombre de requérants d'asile a sensiblement augmenté cette année en Suisse. Entre janvier et septembre, 681 demandeurs sont arrivés à Genève, ce qui représente une hausse de 48% par rapport à la même période en 2007. Avec une accélération depuis le mois d'août. Cette nouvelle donne pose immanquablement des problèmes d'hébergement.
Les parents immigrés sur les bancs d’école
Des cours de français seront offerts à des parents migrants au Centre de vie enfantine et à l’APEMS des Jardins de Prélaz.
Pendant que leurs enfants s’amuseront à côté, les parents prendront place en classe pour bûcher leur français.
Le Bureau lausannois pour l’intégration des immigrés a lancé, hier, un projet pilote: des cours de français seront offerts à des parents migrants dans le cadre du Centre de vie enfantine et de l’Accueil pour enfants en milieu scolaire (APEMS) des Jardins de Prélaz. Des cours qui seront donnés par l’association Français en jeu. L’idée? Rendre l’apprentissage du français plus accessible, plus aisé et surtout, proche du quotidien, selon la direction de la Sécurité sociale.
Par la suite, l’offre pourrait être développée, notamment sous la forme de contes interculturels, destinés aux parents et à leurs enfants. J. PI.
Demandes d'asile en hausse
L’augmentation est de 24,3% depuis septembre. Genève s’inquiète, Bienne ouvre des abris PC.
Le nombre des demandeurs d’asile en Suisse a encore fortement augmenté en octobre dernier. Pas moins de 2116 demandes ont été déposées, soit 24,3% de plus qu’en septembre, selon les chiffres publiés hier par l’Office fédéral des migrations (ODM). Au cours des dix premiers mois de 2008, 12 467 requêtes ont été déposées, soit une hausse de 37% par rapport à la même période de l’année précédente.
A nombre de 407, ce sont une fois de plus les requérants venant d’Erythrée qui ont été les plus nombreux en octobre, suivis des ressortissants de Somalie (308), d’Irak (183) et du Sri Lanka (166).
Réseau saturé
Face à la poussée du nombre de requérants d’asile, Genève commence à plancher sur des solutions pour augmenter ses capacités d’accueil. Si la hausse se poursuit au même rythme, son réseau d’hébergement sera saturé au début de l’an prochain. Le canton, se voit attribuer 5,6% des personnes demandant l’asile en Suisse. Pour faire face à l’afflux de demandeurs d’asile, le canton de Berne ouvre deux installations de la protection civile en ville de Bienne. ATS / AP
mardi 11 novembre 2008
Interdiction des minarets: une initiative fondamentaliste
Lu dans le Temps
La commission des institutions politiques du Conseil national a clairement rejeté l'initiative pour l'interdiction des minarets. Il ne fait pas de doute que le parlement en fera de même. Malgré cela, il faut s'attendre à une campagne de votation entachée des dérapages dont l'extrême droite suisse est coutumière: affiche choquante, propos haineux et arguments fallacieux. Avant que le débat ne vire à l'émotionnel, analysons les enjeux sociétaux qui se cachent derrière cette initiative simpliste.
Pourquoi l'extrême droite s'en prend-elle aux minarets? En Suisse, deux mosquées (à Genève et Zurich) possèdent leur minaret, qui n'est d'ailleurs pas utilisé pour les appels à la prière. A cela s'ajoutent des petites constructions qui n'ont pas toujours une fonction religieuse, comme le minaret construit pour des motifs esthétiques par le chocolatier suisse Philippe Suchard en 1865 à Neuchâtel. En somme, pour voir un minaret en Suisse, il faut bien le chercher... Les initiants ne pouvant pas directement attaquer une religion ou ses temples (les mosquées) sans que leur initiative soit invalidée, car contraire au ius cogens, ils se sont rabattus sur un de ses éléments architecturaux symboliques. Dès lors, bien que ses auteurs s'en défendent, il est clair que ce ne sont pas les minarets que l'initiative vise en réalité, mais l'islam.
Les porteurs de l'initiative cherchent à faire croire que l'islam est fondamentalement incompatible avec les valeurs démocratiques occidentales. Ils épousent ainsi pleinement les thèses des intégristes islamistes qui ne prétendent pas autre chose: nos civilisations seraient antagoniques, elles doivent donc se faire la guerre. C'est la définition du fondamentalisme. Cette vision est dangereuse socialement, car elle pousse les musulmans occidentaux - notamment les jeunes - dans un conflit de loyauté entre leur culture d'origine et celle de leur pays d'accueil.
De ce conflit interne, certains iront vers une assimilation totale (du moins apparente), mais d'autres, se sentant rejetés, se radicaliseront. Car le rejet entraîne l'humiliation, l'humiliation la rancœur et la rancœur la haine. Le fondamentalisme des uns alimente le fondamentalisme des autres.
En référence à l'histoire de la Suisse et à sa paix confessionnelle chèrement acquise, nous devons pleinement condamner cette conception des choses et affirmer que l'Islam et ses adeptes ont leur place en Suisse. On peut être en même temps un bon musulman et un bon citoyen suisse. Pour cela, il faut renoncer aux intégrismes qui affirment, d'une part, qu'un «vrai» musulman doit appliquer les dispositions de la Charia même si elles sont contraires aux lois d'Etat et, d'autre part, qu'un «vrai» Suisse ne peut être que chrétien. Renvoyer dos à dos ceux qui prêchent l'intolérance de l'autre est le seul chemin qui mène à une coexistence heureuse des différences.
Après avoir établi le principe du vivre ensemble, il importe d'aborder sans gêne ni angélisme les aspects pratiques qui en découlent. Car respecter fondamentalement une religion ne veut pas dire en accepter tous les comportements qui en découlent. Pour le catholicisme, par exemple, nous pouvons valoriser son message d'amour universel, sans pour autant accepter l'interdiction du divorce, de l'avortement ou la discrimination à l'égard des femmes au sein de son Eglise.
Il en va de même pour l'islam. Encore faut-il faire une distinction entre les pratiques qui tiennent réellement de la religion (notamment les cinq piliers de l'islam) et celles qui prennent prétexte de la religion pour justifier une vision conservatrice patriarcale de la société. A ce titre, l'excision, le mariage forcé et les discriminations à l'égard des femmes (pratiques qui ne touchent de loin pas que l'islam) doivent pleinement tomber sous le coup de la loi.
De plus, si chaque coutume minoritaire doit trouver son espace d'expression, l'Etat doit en fixer les limites, ainsi qu'il l'a fait au sujet du port du voile dans les écoles, des cours de natation mixtes ou des discriminations à la naturalisation. Une fois les règles posées, sur le terrain, la recherche du dialogue doit toujours être favorisée, car un changement de comportement par conviction aura toujours plus de valeur qu'un changement sous la contrainte.
Un élu UDC a déclaré soutenir l'initiative anti-minarets parce que «les musulmans en Suisse doivent être moins revendicatifs et plus discrets». Non, qu'ils soient fiers et prennent leur juste place au sein d'une société démocratique. Ni plus, ni moins. C'est la base d'un Etat laïc fort.
lundi 10 novembre 2008
Requérants d'asile sans logis
VAUD. Les centres d'accueil vaudois sont proches de la saturation. Marco Danesi Lundi 10 novembre 2008 On avait presque oublié Bex. L'opération policière de la semaine passée contre des trafiquants de drogue rallume pourtant l'intérêt des médias pour la commune du Chablais vaudois. Comme en novembre 2006 lors d'une autre descente anti-dealers. Ou comme une année auparavant quand des émeutes avaient secoué la petite ville. Une expédition punitive contre un garagiste auteur de graffitis racistes à l'égard des requérants avait dégénéré en affrontement ouvert avec la police. |