jeudi 12 janvier 2006

Doudou Diene est à Neuchâtel


Le rapporteur spécial de l'ONU en visite officielle aujourd'hui à Neuchâtel. Doudou Diène a été reçu ce matin au Château de Neuchâtel par le conseiller d'Etat Bernard Soguel. Il s'est également entretenu avec une délégation de la Commission fédérale des étrangers et des membres du Bureau du délégué aux étrangers.

Une large coalition se mobilise contre la Lex Blocher

Lire l'article de Luc-Olivier Erard dans le Courrier
Un comité référendaire s'est constitué lundi à La Chaux-de-Fonds contre les lois sur l'asile et les étrangers votées en décembre par le Conseil national.

La mobilisation est générale. Ce sont une quarantaine d'organisations qui se sont réunies lundi soir à l'appel de Solidarités pour former un comité référendaire neuchâtelois contre les lois sur l'asile (Lasi) et sur les étrangers (Letr). Réunis à la Chaux-de-Fonds, associations, syndicats et partis ont fourbi leurs armes contre les deux lois votées en décembre dernier par le Conseil national sur proposition du Département fédéral de justice et police, et de son chef Christoph Blocher.
Ainsi, le Parti socialiste, les Verts, le POP, Solidarités, et les syndicats Unia et SSP forment le gros d'une troupe qui regroupe également une multitude d'organisations et d'associations, comme le Centre social protestant, Amnesty International, les Eglises, les associations d'immigrés, Attac, Eper, la Marche mondiale des femmes, des groupes d'aide aux immigrés comme Récif ou Appartenance, ou encore Médecins du monde.
Leur plan de bataille: une présence constante pendant trois mois sur tous les marchés des villes du canton et dans les villages. De tels comités sont déjà sur pied ailleurs en Suisse romande, comme dans le canton de Vaud et à Genève. Ainsi, la récolte des cinquante mille signatures nécessaires à l'aboutissement du référendum au niveau national paraît jouable pour les référendaires: «Ça ne devrait pas poser de problème», assure Marylise Ballarin, membre du comité. La campagne s'annonce, elle, plus ardue.
En effet, les Suisses ont, par le passé, régulièrement opté pour un durcissement de la législation sur les étrangers. Comment le groupe qui s'est constitué lundi espère-t-il cette fois remporter la votation? Pour Marylise Ballamin, c'est clair: les nouvelles dispositions vont trop loin quand elles «empêchent le regroupement familial pour les adolescents», quant elles «jettent la suspicion sur tous les mariages mixtes en les considérant comme de potentiels mariages blancs» et quand elles risquent aussi de laisser aux cantons la charge de s'occuper de l'aide d'urgence pour «des immigrants réduits pour la plupart à l'état de clandestins privés de tous droits».
Les référendaires espèrent donc convaincre la population de la nécessité d'empêcher l'entrée en vigueur des nouveaux textes, notamment grâce à la mobilisation presque inespérée dont ont témoigné les nombreuses organisations présentes lors de l'assemblée constitutive. Même les Eglises seront parties prenantes de la campagne, ce qui n'est pas allé sans mal, semble-t-il. Pour Marylise Ballarin, les Eglises neuchâteloises restent frileuses là où celles d'autres cantons, comme Vaud ou Genève, se sont impliquées plus largement.

Création d'un comité Neuchâtelois

Création d'un comité dans le pays de Neuchâtel(LEtr et LAsi) contre les Lex Blocher

mercredi 11 janvier 2006

La nouvelle revue de l'OSAR est disponible



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Jeune Burundaise en sursis


Martine Clerc nous fait part de la situation très difficile dans laquelle une jeune requérante burundaise est mise devant l'intransigeance de l'Etat:
Une pétition a été déposée hier au Grand Conseil. Elle demande aux députés de surseoir au renvoi de Diane Nahimana, requérante déboutée burundaise de 18 ans habitant Renens. Les autorités fé­dérales mettent en doute la véra­cité de son récit.

«C’est un des cas les plus cho­quants que j’aie vus! L’histoire de Diane est parfaitement cohé­rente et dramatique.» François de Vargas, initiateur de la péti­tion déposée hier au Grand Con­seil avec plus de 2000 paraphes, ne désarme pas. Le cas de cette jeune Burundaise, arrivée en Suisse en novembre 2003 à l’âge de 16 ans, l’a profondément tou­ché. Il explique le parcours de cette requérante déboutée qui devrait quitter la Suisse au 9 fé­vrier: «Diane Nahimana est or­pheline. Ses parents ont été égor­gés en 1993, pratiquement en sa présence. Plus tard, sa soeur a disparu et elle-même a été enle­vée par des rebelles en septem­bre 2003, avant de pouvoir s’échapper. Si elle retourne là­bas, elle n’a plus que sa grand­mère âgée.» Ces affirmations sont claire­ment mises en doute par les auto­rités fédérales, qui ont rejeté le recours de la jeune femme. Dans sa réponse, la Commission de recours en matière d’asile (CRA) écrit que la requérante aurait «faussement affirmé la mort de ses parents» et qu’elle disposerait encore aujourd’hui au Burundi d’un réseau familial. L’accent est mis sur l’absence de preuves ou la fausseté des documents produits. Joint hier, le porte-parole de l’ODM refuse de s’exprimer sur une situation concrète.
Aujourd’hui, Diane Nahimana se morfond dans son petit appar­tement de Renens. Elle a dû quitter prématurément son stage de six mois d’aide-infirmière dans un EMS lausannois, après avoir fréquenté pendant plus d’un an l’Office de perfectionne­ment de transition et d’insertion (OPTI). Une place à l’Hôpital de Lavaux lui est encore promise...
si elle obtient une autorisation de séjour. François de Vargas tem­pête: «La CRA dit avoir fait une enquête. Alors qu’elle nous montre ses documents! Qu’ils nous disent où sont les parents de Diane, s’ils sont vivants!» Il rappelle que des rapports d’Am­nesty font état de nombreux en­lèvements et violences sexuelles sur les jeunes filles.
Une demande de réexamen du dossier a été déposée à Berne.

Racisme inquiétant

Voici la réaction de Karl Grünberg d'accor-sos racisme sur le cas relevé par Joëlle Fabre dans 24 heures.
Aucune statistique ne permet d’affirmer que les étrangers sont plus souvent contrôlés par la police que les Suisses. «Mais malheureusement, nous recevons fréquemment des témoignages qui vont dans ce sens», dit Karl Grünberg, secrétaire général d’ACOR-SOS Racisme, tout en précisant que les personnes qui se plaignent d’avoir fait l’objet de «contrôles au faciès» ne sont pas toujours des jeunes. Il évoque le cas récent d’un retraité originaire d’Afrique du Nord qui n’en pouvait plus d’être interpellé sur le site de la gare de Lausanne, où il adorait se promener.
D’après Karl Grünberg, la tendance à caractériser les comportements sociaux selon des critères ethniques a considérablement augmenté ces trois dernières années et pas seulement dans le contexte policier: «L’idée que certaines couleurs ou que certaines nationalités sont plus menaçantes que d’autres progresse de façon inquiétante dans l’ensemble de la société.» Cela dit, SOS Racisme déclare entretenir «de bons contacts avec la police lausannoise, dont certains responsables font de grands efforts pour collaborer à un travail de changement des mentalités». L’association souhaite une amélioration de la formation, ainsi que «des directives et des règlements qui définissent clairement ce qu’est un comportement raciste et comment l’éviter»

Marre d’être interpellés parce qu’on n’a pas l’air d’ici


Joëlle Fabre dans 24heures donne la parole à deux jeunes qui s'estime victime de délit de faciès:

Lors d’une intervention policière à la sortie du Loft à Lausanne dans la nuit du 29 au 30 dé­cembre dernier, Ali et Arash, 21 et 23 ans, Suisses d’origine ira­nienne, ont été dénoncés pour «scandale sur la voie publique et entrave à l’action de la po­lice ». De leur côté, ils dénoncent l’attitude discriminatoire des policiers lausannois à leur en­contre et sont décidés à ne pas payer l’amende qui leur sera infligée.


C’est leur version contre la ver­sion de la police de Lausanne.
Pour Ali et Arash, la coupe est pleine. Fatigués de faire ré­gulièrement l’objet de contrôles policiers pendant que leurs amis à peau claire ne sont, disent-ils, «jamais suspectés», ces deux jeunes Suisses d’ori­gine iranienne ont décidé d’al­ler jusqu’au bout. Ils ne s’ac­quitteront pas de l’amende d’au minimum 100 francs qui atter­rira dans leur boîte aux lettres — le montant doit encore être fixé par la commission de po­lice.
Dénoncés pour «scandale sur la voie publique et entrave à l’action de la police», ils contes­tent l’un et l’autre avoir eu des comportements justifiant une telle sanction. Ils accusent au contraire l’attitude discrimina­toire de la police qui ne les aurait pas interpellés sur la base d’éléments objectifs, mais sur des critères subjectifs tels que leur couleur de peau: «Pour­quoi venir me chercher, moi, parmi dix autres gars? s’inter­roge Arash. C’est clair et net, c’est ma gueule qui est sus­pecte. » Il est vrai que leur pote Alexandre, blond aux yeux bleus, n’a pas eu à décliner son identité cette nuit-là. Ce dernier revient sur les événements: «En sortant du Loft, j’ai porté assis­tance à un type qui avait le visage ensanglanté suite à une bagarre. Il était bourré. J’es­sayais de le calmer, il a com­mencé à s’exciter sur moi. Les securitas du Flon sont arrivés, puis la police, avec plusieurs voitures. C’est là qu’Arash sort du Loft. Alors qu’il n’a visible­ment rien à voir dans la situa­tion, trois policiers l’interpellent et lui demandent ses papiers. J’avais beau leur répéter que c’était moi, et pas lui, qu’il fallait interroger, ils ont refusé de m’écouter.» A son tour, Ali sort du club, voit Arash entouré de policiers et demande ce qui se passe. Réponse: «Vos papiers!» «J’ai donné ma carte d’identité. Les sécus ont dit à la police qu’on n’avait rien à voir dans la ba­garre. Même le type qui sai­gnait a confirmé. Néanmoins, on est resté plus d’une demi­heure dans le froid, encerclés par la police, avec des chiens et des lacrymos prêts à l’usage.» Ali et Arash reconnaissent avoir protesté et utilisé un lan­gage «cool». «Mais nous n’avons ni haussé le ton ni proféré d’insultes», précisent­ils. Jennifer, 21 ans, a assisté à la scène: «Ils n’ont rien fait de mal. A la limite, je dirais que je mérite l’amende plus qu’eux puisque j’ai demandé aux poli­ciers de se justifier sur un ton énervé. Je ne vois pas pourquoi certains se font contrôler et pas d’autres. Cette attitude raciste m’a rendue furieuse et m’a donné honte d’être Suisse.» Gislaine Carron, porte-parole de la police de Lausanne, réfute ces accusations: «On ne con­trôle pas pour le plaisir, on contrôle les gens qui correspon­dent à un signalement ou ceux dont le comportement n’est pas adéquat ou suspect.» Elle évo­que le contexte tendu des nuits lausannoises, en rappelant qu’à 4 heures du matin, la situation est souvent assez confuse: «Il y a énormément de personnes ex­citées et avinées. Les policiers se font régulièrement insulter et même frapper. Dans le cas pré­cis, tout est parti d’un malen­tendu avec le service de sécurité du Loft. Arash a été désigné comme l’agresseur du blessé. Ali s’est ensuite interposé. Le contrôle a duré dix minutes. L’agent de sécurité du Loft est revenu dire qu’il s’était trompé et que ces deux personnes n’avaient rien à voir là-dedans. Les trois agresseurs n’ont pas été retrouvés

Doudou Diène parle d'intégration avec Blocher

Le rapporteur de l'ONU sur le racisme Doudou Diène a poursuivi sa visite de cinq jours en Suisse. Il a rencontré à Berne les conseillers fédéraux Pascal Couchepin et Christoph Blocher, avec qui il a évoqué les problèmes liés aux migrations.

L'ancien ministre sénégalais s'est enquis auprès du chef du Département fédéral de l'intérieur (DFI) des éventuelles manifestations de racisme ou de discrimination en Suisse, a indiqué le porte-parole du département Jean-Marc Crevoisier. Il s'est aussi renseigné sur les solutions proposées à ces questions ou les programmes d'intégration pratiqués.

M. Couchepin a reconnu que le racisme existe en Suisse, où il ne prend toutefois pas une tournure dramatique. Le conseiller fédéral a cité comme exemple sa ville natale de Martigny, où les contacts entre Suisses et étrangers sont favorisés par plusieurs biais, notamment par une "Fête des cinq continents", a indiqué M. Crevoisier.

Lire la dépêche de l'ATS

mardi 10 janvier 2006

Contrôle sanitaire réduit pour les requérants d'asile

Carole Pantet dans 24heures revient sur les conséquences sanitaires des restrictions budgétaires dans le domaine de l'asile:
Depuis le début de l’année, les requérants d’asile arrivant à Val­lorbe ne subissent plus automa­tiquement de dépistage contre la tuberculose. La Confédération espère ainsi économiser près de 2,5 millions de francs, sur la base de 10 000 requérants par année.

La Croix-Rouge suisse a quitté le CERA (Centre d’enregistrement des requérants d’asile) de Val­lorbe le 31 décembre dernier. L’organisation, qui était en charge des examens médicaux des requérants d’asile dans les CERA, s’est retirée silencieuse­ment, perdant dix-huit postes au passage.
L’Office fédérale de la santé publique (OFSP) a en effet dé­cidé d’alléger les contrôles sani­taires aux frontières et de man­dater la société zurichoise ORS Service en lieu et place de la Croix-Rouge suisse. «On re­grette vraiment cette décision, mais nous ne pouvons qu’en prendre acte. Nous ne sommes pas en position de juger», réagit Hans Beat, chef du département migration de la Croix-Rouge suisse à Berne.
Jusqu’au début de cette an­née, chaque requérant subissait une radiographie de dépistage et un test tuberculinique lors de son arrivée au CERA. Il recevait aussi le programme de vaccination suisse. «L’OFSP a reçu un programme de renon­cement à certaines tâches. Le choix de supprimer la radiogra­phie et le test tuberculinique a été fait selon un rapport entre le coût et le résultat (lire l’enca­dré).
Et les vaccins se feront désormais dans les cantons», explique Gilbert Forestier, res­ponsable de la division CERA à l’Office des migrations.
Selon l’OFSP, environ 450 radiographies du thorax étaient nécessaires pour déter­miner un cas de tuberculose contagieuse. «A vrai dire, nous avons déjà hésité à supprimer ce test en 1992, rappelle Peter Helbling, collaborateur scienti­fique à l’OFSP. Mais nous n’étions pas encore prêts à al­ler de l’avant. Ce qui a déclen­ché la décision, c’est leur coût important (n.d.l.r.: 440 francs par requérant) ». Pour Peter Helbling, ces tests étaient cer­tes utiles, mais trop onéreux. «Il est préférable d’utiliser cet argent ailleurs. Par exemple en donnant plus de moyens aux infirmières qui suivent les tu­berculeux pour qu’elles puis­sent s’assurer qu’ils prennent leur traitement.» En effet, en Suisse, seule la moitié des re­quérants d’asile possiblement infectés commencent un traite­ment et tous ne le terminent pas.

Questionnaires informatisés
Désormais, la tuberculose est donc dépistée grâce à un simple questionnaire informa­tisé disponible en 28 langues. Une infirmière diplômée inter­roge le requérant pendant une vingtaine de minutes sur son état de santé. Le questionnaire aboutit à un nombre de points qui poussent ou non le person­nel soignant à envoyer le re­quérant chez un médecin qui effectuera alors radiographie et frottis d’expectoration. Lors de ce même entretien, le re­quérant reçoit une information sur le mode de fonctionnement du système de santé suisse et visionne une vidéo de préven­tion contre le sida.
Cette mesure d’économie dans le domaine de la santé des requérants d’asile n’est pas une première. Elle fait suite à la suppression en 2005 des con­sultations médicales individuel­­les, testées en programme pi­lote à Vallorbe et Chiasso. «Les requérants doivent, de­puis lors, faire part de leurs problèmes de santé aux agents de sécurité ou au personnel de la maintenance qui communi­quent leur demande à l’admi­nistration », explique Sandra Antrilli, conseillère juridique au Service d’aide juridique aux exilés de Vallorbe. Avec l’aug­mentation prévue pour avril 2006 de la durée de séjour dans les CERA, cet accès res­treint aux soins inquiète parti­culièrement les associations

Le rapporteur spécial sur le racisme de l'ONU est en Suisse


Valentin Zubler dans 24heures est allé interroger ce haut fonctionnaire Sénégalais actuellement en mission dans notre pays:


» Doudou Diène ne badine pas avec la xénophobie. Un peu partout dans le monde, «la bête est sortie du bois», déplore le rapporteur spécial de l'ONU sur le racisme. Et en Suisse? C'est justement afin d'y répondre que l'ancien diplomate sénégalais a entrepris, hier, une visite-enquête de cinq jours à Bellinzone, Berne, Bâle et Neuchâtel.

Au cours de son voyage, Doudou Diène rencontrera les conseillers fédéraux Pascal Couchepin et Christoph Blocher, ainsi que des représentants des autorités cantonales, d'ONG et de communautés de migrants. Le tout avant de soumettre, en mars, un rapport provisoire à la prochaine session de la Commission des droits de l'homme.

- Pourquoi cette visite?


- Toutes les sociétés traversent un processus de multiculturisation. Je souhaite savoir ce qu'il en est en Suisse. Mais je m'interroge surtout sur le nombre de votations et de référendums, dans ce pays, concernant les étrangers. La démocratie directe est une bonne chose, mais pourquoi tant de scrutins sur cet objet? Par ailleurs, j'aimerais connaître les raisons du refus par le peuple des deux projets de naturalisation facilitée des jeunes étrangers en septembre 2004.

- Vos premiers éléments de réponse?

- Avant les votations, la presse dénonçait certains discours xénophobes. Et je me souviens d'une affiche inquiétante représentant des mains brunes prêtes à s'emparer de passeports suisses (n.d.l.r.: le placard de l'UDC).

- Votre venue intervient alors que le Parlement vient d'adopter deux lois sur l'asile et les étrangers, combattues en référendum.

- Les crispations identitaires sont communes à beaucoup de pays. Elles se traduisent notamment par l'adoption de lois qui criminalisent les requérants ou les immigrés. Mon enquête déterminera si tel est le cas ici.

- Vous insistez sur la nécessité d'interdire les partis ne cachant pas leurs penchants xénophobes.

- C'est ce qu'exigent les Conventions internationales. Or, la rhétorique traditionnelle des partis d'extrême droite est récupérée par les partis démocratiques.

- Comment jugez-vous les efforts d'un pays?


- D'abord, j'évalue la stratégie politique et l'appareil juridique mis en place contre le racisme. Mais aussi les efforts en matière de culture et d'éducation.

- Vous allez rencontrer des responsables du FC Bâle. Racisme et sport font-ils trop bon ménage?

- J'ai déjà dénoncé la montée du racisme dans le sport, notamment le football. D'ailleurs, je regrette profondément les récents heurts entre la Suisse et la Turquie pour la qualification de la Coupe du monde 2006. Les grandes fédérations doivent s'engager.