A l'occasion de la journée des droits de l'enfant, un bilan de la situation helvétique est tiré, voici ce que dit Muriel Langenberger responsable de ce dossier auprès de Terre des Hommes.
«Nous commençons par demander à la Confédération l'élaboration d'une loi-cadre qui permettrait de réglementer, de regrouper et d'homogénéiser au niveau national dans un ministère tout ce qui se fait un peu partout pour l'enfance dans l'administration fédérale et dans les cantons», précise Muriel Langenberger, qui est aussi responsable de programmes à Terre des Hommes.
Ensuite, le Réseau propose un catalogue de 10 priorités, notamment pour lutter contre la discrimination, par exemple dans le domaine de l'adoption internationale et de l'asile.
«Il y aurait 1000 enfants non accompagnés qui arrivent chaque année en Suisse. Beaucoup sont sans papiers, déboutés et on ne sait pas très bien ce qu'ils deviennent. Ils sont donc des proies idéales pour les exploitants en tous genres», s'inquiète Muriel Langenberger.
Lire le dossier de Swissinfo.
lundi 21 novembre 2005
Tract de la coordination asile et du collectif sans-papiers

Cliquer sur l'image pour la voir en pleine fenêtre.
Ce tract a été distribué ce matin à 1000 exemplaires à Lausanne.
En voici une partie des textes de témoignages
Asile
Le 4 avril 2005, M.R est incarcéré à Frambois alors qu'il n'a commis aucun délit. C'est une prison. Une vraie prison avec des murs, des barreaux. Une prison pour
l'attente. L'attente d'une expulsion. Une expulsion hors du territoire suisse. Ça s'appelle "mesures de contrainte".
Il est en Suisse depuis environ huit ans. Il y avait déposé une demande d'asile ayant dû fuir l'Algérie. Après des mois d'incarcération, le 5 septembre 2005, il
est emmené à l'aéroport de Genève. Les autorités suisses ont décidé de l'expulser de force de Suisse, vers l'Algérie. Il refuse. A l'aéroport, il demande à parler
au commandant de bord. Il lui dit calmement qu'il est expulsé, sous mesures de contrainte, et qu'il ne veut et ne peut pas rentrer en Algérie.
Le commandant de bord refuse alors de l'embarquer. Il est ramené vers le fourgon en vue de son retour à la prison de Frambois. Les personnes responsables du
transport entre la prison et l'aéroport (ou autre police ?)le passent à tabac. Fort. Très fort.
Il est très violemment frappé : il est battu sur l'entier de son corps, au fond de son être. Humilié Dégradé. Anéanti. Les marques sur son corps témoignent de ce
qu'est la politique d'asile dans ce pays. Quand M. R. est ramené à la prison de Frambois, le directeur fait appel à un médecin afin qu'il établisse un constat médical ainsi qu'à la Ligue des Droits de l'Homme. Un autre rapport est également parvenu à Amnesty International.
Le 23 septembre, M. R. est libéré de Frambois... Six mois de prison pour rien.
Le 1er octobre, M. R. est trouvé mort dans l'appartement d'une amie, près d'un mois après son tabassage. Huit ans après son arrivée en Suisse et autant d'années d'enfer en Algérie. Les années en Suisse n'ont été qu'attente, souffrance, détresse, incertitude. Des années à ne pas savoir, des années sans avenir, juste un passé qui empêche le présent et qui détruit l'avenir.
NEM
Une fois je marchais dans la rue. Je ne cherchais pas de problème. La police m’a arrêté. Ils m’ont fouillé. J’avais seulement 5 Fr en poche. Ils m’ont demandé d’où venait cet argent. Ils m’ont conduit au poste de police. Je leur ai demandé pourquoi, ce que j’avais fait de mal. Ils m’ont mis en prison pour trois semaines. Après, ils se sont excusés. Je dormais dans le sous-voie à côté du Centre Fareas des Casernes. Un policier m’a dit : "Tu dois partir ". J’ai marché dans la ville jusqu’à 7 h. Je me suis faufilé dans le Centre Fareas sans qu’on me voie. J’ai été vers mes compatriotes dans la cuisine. Ils m’ont donné à manger. J’ai pu prendre une douche. Le soir, à 17 h, quand le Sécuritas est venu pour contrôler les papiers, j’ai dû partir. J’ai
marché toute la nuit jusqu’au matin.
Un autre jour, j’ai vu une dame, avec un petit chien. Elle a acheté un morceau de viande à la boucherie. Elle a mis le morceau dans la bouche de son chien. Moi, je n’avais pas mangé depuis trois jours »
Une des 175 "Ethiopienne"
Notre horizon d'espace et de temps est bouché car nous avons dû quitter notre pays et de plus, maintenant, nous sommes privés d'avenir. Interdits de travail, sans
revenus, nous devons vivre au jour le jour sans pouvoir faire de projets…et on nous demande de nous intégrer !
Nos enfants le ressentent et en souffrent. Que vont-ils devenir ? Voilà ce qui nous angoisse le plus »
samedi 19 novembre 2005
A travers les archives vidéos de la TSR
La TSR met depuis peu un fond d'archive vidéos à disposition, au sein de la thématique société, plusieurs clips illustrent la problématique des migrations en Suisse.
Lien vers le site des archives de la TSR
La fronde des parrains dans 24heures
Dans 24heures, Grégoire Nappey rend lui aussi compte de la conférence de presse des parrains vaudois:
Plus de 120 parrains et marraines soutiennent en ce moment une soixantaine de familles de requérants d’asile déboutés, dont environ une moitié est issue du groupe dit des «523». Réunissant leurs forces, ces citoyens qui apportent un soutien psychologique aux réfugiés veulent constituer un nouveau groupe de pression contre la politique «indigne» menée par le conseiller d’Etat Jean-Claude Mermoud.
Ils n’ont pas l’habitude de s’exposer face aux médias. Ils sont issus de différents milieux socio- professionnels, mais partagent au moins un point commun: la volonté d’apporter leur aide aux requérants d’asile déboutés. Ce sont des femmes et des hommes, aujourd’hui plus de 120 personnes, qui ont accepté de devenir marraines ou parrains de ces familles que le conseiller d’Etat Jean-Claude Mermoud veut renvoyer au Kosovo, en Bosnie ou ailleurs.
Il y a plusieurs mois, c’est le gouvernement lui-même qui donnait son aval à une «charte du partenariat solidaire». Chaque débouté ou famille de déboutés peut, si il ou elle le désire, compter sur l’appui de deux personnes, souvent un représentant des Eglises et un élu. Pierre-André Diserens est l’un de ces parrains: «Je me suis engagé par souci de justice. Le but, sur la durée, est d’accompagner ces personnes dans les différentes démarches, que ce soit au SPOP (n.d.l.r.: Service de la population) ou au Service d’aide au retour. Nous sommes des témoins qui protestent contre l’acharnement de l’Etat à vouloir faire partir ces gens.»
Pas opposés à tout renvoi
Unissant leurs voix, ces défenseurs ont d’abord voulu montrer qu’ils constituent une force avec laquelle il faut désormais compter. «Nous allons poursuivre notre vigilance et maintenir la pression sur le Conseil d’Etat», annonce le Père Jean-Pierre Barbey, médiateur Eglises-réfugiés.
Les parrains et marraines crient aussi à l’unisson leur indignation contre la politique et les pratiques de Jean Claude Mermoud et du SPOP. Exemples à l’appui. «Un petit Kosovar qui a dû repartir sous le régime de l’aide au retour parlait français comme un petit Vaudois», lâche Véra Tchérémissinoff, une marraine. «Ceux qui sont retournés chez eux se retrouvent dans des situations de grande détresse, psychique et matérielle», soupire Danielle Mamin, autre marraine.
Avec sa collègue Brigitte Zilocchi, Jean-Pierre Barbey rappelle que les parrains ne sont pas opposés à tout renvoi de requérants. «Et puis, nous ne sommes pas une structure d’aide au retour. Le Conseil d’Etat a trop tendance à nous instrumentaliser dans ce sens alors que nous sommes là d’abord pour apporter une aide psychologique.» Une commission du Grand Conseil étudiera prochainement la réponse gouvernementale à la motion Melly contre les renvois forcés
Les parrains vaudois se révoltent
Après plusieurs mois de travail, les personnalités engagées dans les parrainages Eglise/Etat autour des réfugiés déboutés se rebiffent. Le Courrier et La Liberté en rendent compte ci-dessous
Après plusieurs mois de bons offices, les parrains des requérants d'asile déboutés se révoltent. Plusieurs d'entre eux se sont indignés hier des pressions exercées sur leurs protégés pour qu'ils partent. Soixante-trois parrainages ont été conclus depuis l'été, a indiqué devant la presse Brigitte Zilocchi, médiatrice Eglises- réfugiés pour l'Eglise réformée vaudoise (EERV). Chaque partenariat est cosigné par au moins deux parrains: un représentant des Eglises protestante, catholique ou de la communauté israélite et un élu du canton.
«Les déboutés sont placés dans une situation de vie impossible pour les pousser au départ. C'est inadmissible», a notamment témoigné un des parrains. Privées de travail et en plein désarroi, ces familles sont soumises à une grande pression pour souscrire à une aide au retour, ont dénoncé ces «témoins de la procédure».
Sur place, le chaos
Quant aux personnes retournées dans les pays de l'ex-Yougoslavie, leur situation est extrêmement difficile, à en croire les témoignages présentés. Les sommes touchées à titre d'aide au retour sont très vite dépensées. Les familles se retrouvent sans travail, sans argent, sans soins médicaux, parfois même sans logement digne de ce nom. L'une d'entre elles, rentrée en Bosnie, habite «dans une maison inachevée», relate Danielle Mamin, marraine et membre de la Coordination asile Riviera. «Ils n'ont ni porte, ni fenêtre, ni électricité, ni eau courante, ni cuisine, ni salle de bains.»
Pour Philippe de Vargas, ancien directeur de collège et parrain d'une famille de déboutés, la Suisse ne respecte pas le principe de non-refoulement, qui exclut le renvoi de personnes courant un risque dans leur pays d'origine. «En tant qu'autorité d'exécution, le canton doit aussi examiner cette question», ajoute-t-il. Philippe de Vargas craint pour la sécurité de ses protégés en cas de retour: le père, albanophone ayant vécu en Serbie, s'exposerait à des règlements de comptes. «Je ne comprends pas comment on peut avoir, dans un Etat de droit, une administration aussi sourde et aveugle», s'est-il insurgé.
Rôle plus large
Malgré leurs critiques, les parrains se défendent d'être opposés à tout retour. Mais ils refusent aussi d'être considérés comme des auxiliaires au retour, comme semble le concevoir le Conseil d'Etat. La Charte du partenariat solidaire, avalisée au printemps dernier par le gouvernement, ne réduit pas le rôle des parrains à l'accompagnement au retour des déboutés. Elle l'étend également à la perspective d'une «prolongation de leur séjour en Suisse».
Selon les parrains, les partenariats ont cependant pour vertu d'apporter un important soutien psychologique aux personnes concernées. Les Eglises espèrent augmenter encore le nombre de parrainages dans les semaines à venir. Cette action ne se limite pas au groupe dit «des 523». Elle concerne aussi les 175 Erythréens et Ethiopiens également menacés de renvoi. ATS/MR
Manifestation de requérants d'asile déboutés devant les escaliers du palais de Rumine le 1er novembre.
Après plusieurs mois de bons offices, les parrains des requérants d'asile déboutés se révoltent. Plusieurs d'entre eux se sont indignés hier des pressions exercées sur leurs protégés pour qu'ils partent. Soixante-trois parrainages ont été conclus depuis l'été, a indiqué devant la presse Brigitte Zilocchi, médiatrice Eglises- réfugiés pour l'Eglise réformée vaudoise (EERV). Chaque partenariat est cosigné par au moins deux parrains: un représentant des Eglises protestante, catholique ou de la communauté israélite et un élu du canton.
«Les déboutés sont placés dans une situation de vie impossible pour les pousser au départ. C'est inadmissible», a notamment témoigné un des parrains. Privées de travail et en plein désarroi, ces familles sont soumises à une grande pression pour souscrire à une aide au retour, ont dénoncé ces «témoins de la procédure».
Sur place, le chaos
Quant aux personnes retournées dans les pays de l'ex-Yougoslavie, leur situation est extrêmement difficile, à en croire les témoignages présentés. Les sommes touchées à titre d'aide au retour sont très vite dépensées. Les familles se retrouvent sans travail, sans argent, sans soins médicaux, parfois même sans logement digne de ce nom. L'une d'entre elles, rentrée en Bosnie, habite «dans une maison inachevée», relate Danielle Mamin, marraine et membre de la Coordination asile Riviera. «Ils n'ont ni porte, ni fenêtre, ni électricité, ni eau courante, ni cuisine, ni salle de bains.»
Pour Philippe de Vargas, ancien directeur de collège et parrain d'une famille de déboutés, la Suisse ne respecte pas le principe de non-refoulement, qui exclut le renvoi de personnes courant un risque dans leur pays d'origine. «En tant qu'autorité d'exécution, le canton doit aussi examiner cette question», ajoute-t-il. Philippe de Vargas craint pour la sécurité de ses protégés en cas de retour: le père, albanophone ayant vécu en Serbie, s'exposerait à des règlements de comptes. «Je ne comprends pas comment on peut avoir, dans un Etat de droit, une administration aussi sourde et aveugle», s'est-il insurgé.
Rôle plus large
Malgré leurs critiques, les parrains se défendent d'être opposés à tout retour. Mais ils refusent aussi d'être considérés comme des auxiliaires au retour, comme semble le concevoir le Conseil d'Etat. La Charte du partenariat solidaire, avalisée au printemps dernier par le gouvernement, ne réduit pas le rôle des parrains à l'accompagnement au retour des déboutés. Elle l'étend également à la perspective d'une «prolongation de leur séjour en Suisse».
Selon les parrains, les partenariats ont cependant pour vertu d'apporter un important soutien psychologique aux personnes concernées. Les Eglises espèrent augmenter encore le nombre de parrainages dans les semaines à venir. Cette action ne se limite pas au groupe dit «des 523». Elle concerne aussi les 175 Erythréens et Ethiopiens également menacés de renvoi. ATS/MR
Manifestation de requérants d'asile déboutés devant les escaliers du palais de Rumine le 1er novembre.
Naturalisation par le peuple, l'UDC dépose son initiative
L'UDC (Union démocratique du centre, parti de la droite dure) a déposé vendredi son initiative visant à maintenir les naturalisations par votation populaire.
Le texte, muni de 102'871 signatures, demande que les communes puissent organiser la procédure comme elles l'entendent. Et que le candidat débouté n'ait aucune voie de recours.
Lire le dossier de Swissinfo
vendredi 18 novembre 2005
Témoignage de sans-papiers dans 24heures
Aline Andrey dans 24heures nous raconte l'histoire de la famille Carvajal de retour à Quito. Il est aussi très intéressant de relire l'article qu'Aline Andrey avait écrit avant leur départ.
Après le rejet de leur demande de régularisation, la famille Carvajal ne pouvait imaginer retourner dans la clandestinité. Elle a ainsi pris le chemin du retour. Après quelques mois à Quito, la réadaptation reste difficile et les regrets tenaces.
Au volant de son taxi jaune, Mario Carvajal sillonne les rues de Quito, concentré dans la circulation chaotique de la capitale équatorienne. De retour dans son pays d’origine depuis quelques mois avec sa famille, il n’a pas perdu de temps. Toutes les économies de ses cinq ans de vie passés en Suisse ont été investies dans son véhicule. Son revenu mensuel dans le meilleur des cas: 300 dollars par mois, à raison de six jours de travail par semaine. Un salaire moyen qui ne suffit pas, à Mario Carvajal et son épouse Alicia Bosquez, pour vivre de manière indépendante: rien que la scolarisation de leurs filles se monte à 150 dollars par mois.
Depuis leur arrivée le 28 juillet, ils logent chez la mère et la soeur d’Alicia Bosquez, dans un petit appartement de trois pièces au sud de Quito. «Avec l’AVS et le 2e pilier encore en Suisse, nous pourrons peut-être changer de logement», espère Alicia Bosquez. Fatiguée, les traits tirés, elle a passé les premières semaines à se battre avec la bureaucratie pour scolariser ses filles et demander les attestations nécessaires pour le retrait de ses cotisations. «Au service de la population à Lausanne, on m’a dit que je n’avais pas besoin de signer la déclaration de sortie du pays et aujourd’hui je dois prouver que j’ai bien quitté la Suisse pour récupérer l’AVS et la LPP, raconte-t-elle amère. Et ici tout est tellement lent et compliqué, sans compter la pollution, le chaos et l’insécurité dans les rues, qui a augmenté depuis notre départ. Je n’ai pas osé sortir durant le premier mois.»
Une situation professionnelle précaire
C’est en français que les membres de la famille parlent entre eux, alors qu’en Suisse l’espagnol prédominait. «J’écoute de la musique et regarde des films français pour ne pas oublier la langue, relève Alicia Bosquez. J’espère que ça m’aidera à trouver un emploi, tout comme mes certificats de travail suisses. Mais j’ai des doutes, car à 39 ans je suis déjà considérée comme vieille ici.» Durant la discussion, Mario Carvajal se lève parfois pour contrôler si son taxi est toujours devant la maison. «Les vols sont fréquents et les assurances n’existent pas», dit-il, le regard anxieux.
Dans le petit salon, malgré la chaleur des lieux, le fossé entre la famille restée au pays et les Carvajal est flagrant. «Elle a beaucoup changé. Elle n’est plus pareille », murmure Marie-Sol, la soeur d’Alicia Bosquez. Chez cette dernière, l’adaptation est difficile, le rêve de repartir toujours très présent: «Nous nous sommes trompés. Nous n’aurions jamais dû revenir ici. En Suisse j’avais tout, sauf le permis. Je ne crois pas que les racines sont toujours là où l’on naît. J’ai l’impression d’être très loin, je me sens plus étrangère ici que dans mon propre pays… enfin, je veux dire, qu’en Suisse.»
jeudi 17 novembre 2005
La droite veut "clarifier" la politique vaudoise des sans-papiers
Le député radical Buhlmann déjà célèbre pour sa motion qui s'en prend aux enseignants récidive dans le dossier des sans-papiers, voici le compte rendu de Jean-Michel Jacot Descombes dans l'édition Nord Vaudois de 24Heures.
La droite prend à contre-pied la gauche sur le dossier des sans-papiers
»Député radical, Gérard Bühlmann estime que le canton doit avoir la volonté politique d’agir contre le travail au noir. C’est dans ce sens qu’il a déposé une interpellation mardi au Grand Conseil. Une de plus puisque plusieurs interventions sur les sans-papiers, mais issues de la gauche, se trouvent déjà — ou seront bientôt — sur la table du gouvernement. Et dans ce but, il souhaite au préalable que le Conseil d’Etat tente de dresser un panorama du travail illicite, notamment de son impact sur l’économie vaudoise.
Dans l’épineux dossier des requérants déboutés issus du groupe des «523», les parlementaires de droite ont souvent émis une crainte: que la gauche fasse des concessions pour ensuite mieux rebondir sur la question des sans-papiers. L’intervention de Gérard Bühlmann s’inscrirait-elle ainsi dans une perspective d’occuper le terrain avant un débat sur les clandestins qui ne saurait tarder? L’intéressé dément: «Ce sont deux problèmes différents. Ce que je veux, c’est une vraie politique concernant la problématique du travail au noir.»
«Le problème à la racine»
Sur ce sujet, la gauche a déjà marqué son territoire à plusieurs reprises. Dans les grandes lignes, les interventions demandent une régularisation, si ce n’est de tous les clandestins, du moins de ceux qui sont au bénéfice d’un contrat de travail. «Les solutions proposées par la gauche ne sont que des palliatifs, rétorque Gérard Bühlmann. Il faut prendre le problème en amont, à la racine, avec une politique migratoire cohérente.» Reste, selon lui, à connaître d’abord l’étendue du phénomène. Dans le canton, le nombre de clandestins est évalué entre 15 000 et 20 000 selon différentes statistiques. Dans son interpellation, le député radical demande au Conseil d’Etat s’il dispose de chiffres plus précis. «Les sans-papiers sont connus de nombreux services de l’administration puisque leurs enfants sont scolarisés, rappelle-t-il. Ils sont peut-être soignés et assurés. Ils sont connus de tous ou presque, sauf du contrôle des habitants. Quelle hypocrisie!» Le radical demande aussi que l’impact du travail au noir sur l’économie vaudoise soit également mesuré. Avec donc, pour objectif final, que le canton mène une politique active contre le phénomène, «y compris contre les patrons qui profitent de la situation. Je rappelle que le canton s’est doté d’une nouvelle loi sur l’emploi. Il dispose donc des outils pour lutter contre le travail illicite. Il s’agit juste d’avoir la volonté politique d’appliquer la loi.»
La droite prend à contre-pied la gauche sur le dossier des sans-papiers
»Député radical, Gérard Bühlmann estime que le canton doit avoir la volonté politique d’agir contre le travail au noir. C’est dans ce sens qu’il a déposé une interpellation mardi au Grand Conseil. Une de plus puisque plusieurs interventions sur les sans-papiers, mais issues de la gauche, se trouvent déjà — ou seront bientôt — sur la table du gouvernement. Et dans ce but, il souhaite au préalable que le Conseil d’Etat tente de dresser un panorama du travail illicite, notamment de son impact sur l’économie vaudoise.
Dans l’épineux dossier des requérants déboutés issus du groupe des «523», les parlementaires de droite ont souvent émis une crainte: que la gauche fasse des concessions pour ensuite mieux rebondir sur la question des sans-papiers. L’intervention de Gérard Bühlmann s’inscrirait-elle ainsi dans une perspective d’occuper le terrain avant un débat sur les clandestins qui ne saurait tarder? L’intéressé dément: «Ce sont deux problèmes différents. Ce que je veux, c’est une vraie politique concernant la problématique du travail au noir.»
«Le problème à la racine»
Sur ce sujet, la gauche a déjà marqué son territoire à plusieurs reprises. Dans les grandes lignes, les interventions demandent une régularisation, si ce n’est de tous les clandestins, du moins de ceux qui sont au bénéfice d’un contrat de travail. «Les solutions proposées par la gauche ne sont que des palliatifs, rétorque Gérard Bühlmann. Il faut prendre le problème en amont, à la racine, avec une politique migratoire cohérente.» Reste, selon lui, à connaître d’abord l’étendue du phénomène. Dans le canton, le nombre de clandestins est évalué entre 15 000 et 20 000 selon différentes statistiques. Dans son interpellation, le député radical demande au Conseil d’Etat s’il dispose de chiffres plus précis. «Les sans-papiers sont connus de nombreux services de l’administration puisque leurs enfants sont scolarisés, rappelle-t-il. Ils sont peut-être soignés et assurés. Ils sont connus de tous ou presque, sauf du contrôle des habitants. Quelle hypocrisie!» Le radical demande aussi que l’impact du travail au noir sur l’économie vaudoise soit également mesuré. Avec donc, pour objectif final, que le canton mène une politique active contre le phénomène, «y compris contre les patrons qui profitent de la situation. Je rappelle que le canton s’est doté d’une nouvelle loi sur l’emploi. Il dispose donc des outils pour lutter contre le travail illicite. Il s’agit juste d’avoir la volonté politique d’appliquer la loi.»
Schengen/Dublin et la politique de migration dans l'UE
Harald Greib dans la revue électronique Newropeans, nous propose une réfexion trèa complète sur la question "quelle politique d'immigration voulons nous construire" en voici l'accroche
Après l'afflux des rescapés des guerres civiles dans les Balkans en Europe, les épaves pleines à craquer des Africains échouées sur les plages d'Andalousie, les assauts sur les barrières frontalières des enclaves espagnoles au Maroc, c'est aujourd'hui les émeutes dans les banlieues françaises qui ont mis les phares de l'actualité sur l'immigration et les immigrés. Sous prétexte que les frontières soient ouvertes en Europe (à lire les Etats membres ne contrôlent plus la présence des personnes sur leurs territoires), nombreux sont les commentaires qui exigent la définition et l'application d'une politique d'immigration européenne commune. "Comme les accords de Schengen créent un espace de libre circulation pour tout le monde qui se trouve à l'intérieur, il faut définir qui peut y entrer pour l'intégralité de l'espace, donc au niveau européen."
mercredi 16 novembre 2005
Les organisateurs du concert néo-nazi de Gamsen sous les verrous
La police valaisanne a interpellé 18 personnes ayant joué un rôle dans l'organisation d'un concert néonazi clandestin à Gamsen (VS) le 17 septembre dernier. Agés de 20 à 30 ans, ils sont tous dénoncés au juge pour discrimination raciale.
Les éléments recueillis lors de la manifestation illicite ont permis de poursuivre l'enquête. Plusieurs perquisitions ont été effectuées et du matérial a été saisi. Deux des individus ont été placés en détention préventive, a communiqué mardi la police.
Les organisateurs sont Haut-Valaisans à l'exception de deux Bas-Valaisans, un Zurichois, un Argovien, un Vaudois et un Bâlois. La police a également enquêté sur les membres des cinq orchestres étrangers qui se sont produits. Les informations fournies à la police fédérale pourrait déboucher sur des interdictions d'entrée sur sol helvétique, précise le communiqué.
L'enquête menée en Valais pourrait se poursuivre dans d'autres cantons. La manifestation avait réuni quelque 400 extrémistes de droite provenant de Suisse et de pays limitrophes. Sur place lors de la manifestation, la police avait contrôlé l'identité d'une soixantaine de personnes et procédé à des contrôles sur les routes et à la douane de Gondo.
Lire la dépêche de l'ATS
Les éléments recueillis lors de la manifestation illicite ont permis de poursuivre l'enquête. Plusieurs perquisitions ont été effectuées et du matérial a été saisi. Deux des individus ont été placés en détention préventive, a communiqué mardi la police.
Les organisateurs sont Haut-Valaisans à l'exception de deux Bas-Valaisans, un Zurichois, un Argovien, un Vaudois et un Bâlois. La police a également enquêté sur les membres des cinq orchestres étrangers qui se sont produits. Les informations fournies à la police fédérale pourrait déboucher sur des interdictions d'entrée sur sol helvétique, précise le communiqué.
L'enquête menée en Valais pourrait se poursuivre dans d'autres cantons. La manifestation avait réuni quelque 400 extrémistes de droite provenant de Suisse et de pays limitrophes. Sur place lors de la manifestation, la police avait contrôlé l'identité d'une soixantaine de personnes et procédé à des contrôles sur les routes et à la douane de Gondo.
Lire la dépêche de l'ATS
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