mardi 18 octobre 2011

Asile: allégement demandé pour l’aide d’urgence

Amnesty International, Solidarités sans frontières, l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés et l’Observatoire suisse du droit d’asile et des étrangers remettront aujourd’hui à la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga une pétition munie de plus de 20 000 signatures, indiquent ces organisations dans un communiqué.

Leur objectif est de réclamer un allégement du régime minimal de l’aide d’urgence auquel sont soumis les requérants d’asile déboutés ou frappés d’une décision de non-entrée en matière. Les auteurs de la pétition dénoncent un régime à leurs yeux trop restrictif, appliqué «de manière chicanière» par les autorités et poussant au surplus les intéressés vers l’illégalité. Depuis 2008, les requérants d’asile déboutés ne peuvent plus bénéficier de l’assistance sociale et sont soumis au régime de l’aide d’urgence.

Brève du Temps

«Qui a peur de l’homme noir?» Un jeu raciste?

Le débat fait rage en Valais. Des parents dénoncent le fait que leur fils métis s’est vu proposer ce jeu en cours de gym.

Faut-il bannir de notre vocabulaire la question «Qui a peur de l’homme noir?» De prime abord, ce jeu de poursuite, qui se pratique dans les cours de gymnastique et sous les préaux d’école, est tout ce qu’il y a de plus sympathique. Mais le nom que certains lui donnent suscite le débat en Valais. A Monthey, les parents de quatre enfants métis sont partis en guerre contre ce qu’ils qualifient de «racisme pur et simple».

L’histoire débute en mai 2010. Hedi Putallaz découvre alors une affichette sous le préau de l’école de son fils. Dans cette liste énumérant les jeux qui peuvent être pratiqués figure «Qui a peur de l’homme noir» Le sang de cet homme, marié à une Afro-Américaine, ne fait qu’un tour. Derrière ce terme, explique-t-il en substance, il y a l’idée que la personne de couleur fait peur et ne doit pas attraper les autres participants.

Le Valaisan prend contact avec la direction de l’établissement et obtient le retrait puis le changement du message. Tout aurait pu s’arrêter là si, le mois dernier, un professeur de gymnastique n’avait pas une nouvelle fois proposé au fils Putallaz de jouer à «l’homme noir».

Pour Hedi et son épouse, Aleiah, c’en est trop! Ils reprennent contact avec l’école. Puis avec le Service de l’enseignement valaisan. Leur exigence: «Une directive officielle du Canton doit dire que cette appellation est changée.» Car, précisent-ils, le terme reste utilisé dans d’autres écoles du canton. Leur credo: «Le Valais ne doit pas être considéré comme le Mississippi de la Suisse!»

«Anodin»

Selon Jean-François Lovey, chef du Service valaisan de l’enseignement, on en est bien loin: «Honnêtement, ce jeu me paraît anodin. La démarche de ces parents montre l’extrême correction de notre société devenue lisse. Elle pourrait même s’avérer contre-productive en suscitant le mépris.» S’il doit encore étudier le dossier, Jean-François Lovey se dit «peu ébranlé» par cette affaire. Sa conclusion: «Si, à l’échelle du canton, nous décidions d’appeler ce jeu «Qui a peur du loup?» nous nous mettrions aussi des gens à dos.»

Anecdotique? Absolument pas, rétorquent Hedi et Aleiah Putallaz, en regrettant le «déni» de certains. Certes, les enfants ne connaissent pas forcément l’histoire, et notamment l’esclavagisme, mais les adultes si. «Jouer à «l’homme noir , c’est comme retourner à ce passé hideux qu’ont vécu mes ancêtres», estime Aleiah Putallaz. «Si ce jeu s’appelait «Avez-vous peur de l’homme juif» ou « de l’homosexuel , comment réagiriez-vous?» renchérit son époux.

Un avis partagé par la Commission fédérale contre le racisme: la Constitution, rappelle-t-elle, interdit toute discrimination du fait, notamment, de la race. «Stigmatiser les personnes de couleur en tant que «bougres imbéciles» fait référence au temps du colonialisme; c’est inapproprié et dommageable aux personnes de peau noire ou foncée, précise sa présidente, Doris Angst. Une attitude que l’on peut par conséquent qualifier aujourd’hui de raciste.»

«Un combat juste»

De son côté, l’école primaire de Monthey fait baisser la pression. Pour son directeur, Hubert Grenon, ce jeu fait plutôt référence à l’homme en noir. Il ne faut donc pas y voir de discrimination. L’an dernier, après la première intervention du couple Putallaz, une directive orale est passée auprès des enseignants, leur suggérant l’appellation «Le loup dans la bergerie» . Peut-être cette consigne n’a-t-elle pas été entendue par tous? admet le directeur, en précisant que le professeur qui a récemment proposé ce jeu au fils Putallaz était un animateur extérieur. Quoi qu’il en soit, le directeur enverra un e-mail à tous les enseignants.

Hedi et Aleiah Putallaz, eux, attendent pour voir. Et maintiennent leur exigence: que le Canton intervienne. A défaut, menacent-ils, ils déposeront plainte. «Notre combat est juste. Dans un Etat de droit, personne ne peut dire que nous avons tort», conclut le père de famille. S’il le faut, assure-t-il, il ira jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme.

Caroline Zuercher dans la Tribune de Genève

Les jeunes nationalistes au front

« Nous sommes plus qu'inquiets ». Stéphane Gomez, président de la Ligue des Droits de l'Homme du Rhône ne cache pas sa colère depuis la création samedi d'un nouveau mouvement baptisé « Jeunesses nationalistes ».

Epaulé par la Licra et SOS Racisme, il vient d'écrire au préfet de région pour lui demander de dissoudre cette structure fondée par Alexandre Gabriac, ancien élu FN exclu par Marine Le Pen après la diffusion d'une photo le montrant en train de faire le salut nazi. « Il n'y a qu'à regarder leur charte ouvertement raciste ; elle stipule que les Français sont uniquement les personnes issues de souche européenne. Sans parler de leur emblème : un aigle évoquant celui des anciens mouvements nazis et fascistes ». Montré du doigt, Alexandre Gabriac assume ses idées et peste contre la « dédiabolisation du FN voulue par Marine Le Pen ». « Le Front n'est plus le Front, il y a beaucoup de gens orphelins qui ne se retrouvent plus dans ce parti. Nous voulons défendre la nation sans compromission», revendique le jeune homme.

20minutes.fr

lundi 17 octobre 2011

Elections USA : un favori veut électrocuter les clandestins

Aux Etats-Unis, la campagne pour les primaires bat son plein, un an avant l'élection présidentielle. Côté républicain, c'est Herman Cain qui a le vent en poupe. Favori dans le camp républicain, ce businessman surfe sur la vague des Tea Party et multiplie les déclarations tapageuses.

Dernière en date : il a proposé samedi, lors d'un déplacement dans le Tennessee, d'ériger des clôtures électriques qui seraient capables de tuer les immigrants qui tenteraient de passer frauduleusement la frontière avec le Mexique. Pour compléter le dispositif, il souhaiterait également autoriser les militaires à utiliser "de vraies armes avec de vraies balles" le long de cette frontière, afin de "la sécuriser pour de bon".

Brève de RTL.fr

dimanche 16 octobre 2011

Un cheval de Troie pour les droit-de-l'hommistes

Dans l'une de ses éditions, Radio France International rapporte des faits assez confus sur la situation des réfugiés ayant fui l'enfer de la guerre civile en Libye, qui se trouvent actuellement sur le sol algérien.

De différentes nationalités, des milliers de réfugiés dont des Touareg reçus par les autorités civiles et militaires et pris en charge par le Croissant-Rouge algérien, reprochent, selon cette radio, le manque d'eau au centre d'accueil de Djanet. C'est pourtant là que des tentes ont été dressées avec toutes les commodités nécessaires, mêmes des médecins se sont portés volontaires pour aller au secours de ces sinistrés. Mais niant cette vérité, RFI qualifie ces réfugiés de détenus. Elle ne s'arrête pas là et accuse qu'ils sont interdits de quitter le centre sauf pour accomplir des tâches au profit des Algériens sans avoir été payés en échange.

On accuse même les Algériens d'user de menace d'armes après que des organisations internationales eurent été alertées. Ces affirmations sont étonnantes si l'on tient compte du fait que beaucoup de ces réfugiés sont à Constantine, à Annaba, à Tébessa, pour ne citer que ces régions. Que cherche donc RFI par la diffusion de ce reportage douteux? Il coïncide étrangement avec les événements du 17 Octobre 1961. Une tache noire dans l'histoire de la République française, qui suscite actuellement de vives tensions et des exigences pour que la France reconnaisse les massacres commis en cette date. «C'est une diversion», selon des politologues et des historiens. «On peut vérifier sur le terrain le contraire des faits présumés par cette radio», affirme-t-on. Ce n'est pas la première fois que l'Algérie est ciblée à propos de la situation des droits de l'Homme. Le 8 avril dernier, le département d'Etat américain avait dressé un tableau très sombre sur les droits de l'Homme en Algérie. Réagissant à cedit rapport, le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l'Homme (Cncppdh), Me Farouk Ksentini, n'avait pas manqué de qualifier le rapport du département d'Etat américain sur les droits de l'Homme en Algérie de «scandaleux» et «injurieux».

Une accusation infondée et gratuite qui n'a pour but que de ternir la réputation de l'Algérie, avait souligné Me Ksentini, qualifiant le contenu du rapport selon lequel la «traite des hommes» serait pratiquée en Algérie de «fiction et affabulation». cherche-t-on par là à fabriquer le mobile d'une ingérence? Ceci dit le nouvel ambassadeur des USA à Alger avait déclaré au mois d'août dernier à un organe de presse national, en réponse à cette même question: «Je préfère utiliser le mot coopération. La base pour garantir une sécurité effective commence par la préservation des droits des citoyens. De ce fait, nous nous devons d'être attentifs à la situation des droits de l'Homme tout en prenant en considération les paramètres sécuritaires. Il existe un lien étroit entre la question des droits de l'Homme et la sécurité. Le peuple algérien, tout comme le peuple américain, a le droit d'exprimer son avis sur la situation sécuritaire et le respect des droits de l'homme.»

La plus grande préoccupation des USA demeure la situation sécuritaire. Dans ce contexte précis, les USA sont de plus en plus inquiets par la circulation des armes lourdes en Libye et notamment au Sahel. Les Etats-Unis d'Amérique s'appliquent davantage pour leur opération lancée depuis peu, pour contrôler et récupérer ces armes. Pas moins de neuf équipes ont été chargées de cette mission et les USA envisagent d'envoyer des dizaines d'anciens GI's pour renforcer leur action en territoire libyen, actuellement secoué par de violents accrochages entre les frères ennemis.

C'est en pleine crise sociale sur son propre sol, qui connaît des manifestations populaires énormes relatives à la situation économique, que les Etats-Unis s'engagent à «traquer et sécuriser les armes conventionnelles disparues dans le cadre d'un programme de 30 millions de dollars», rapporte le Washington Post dans son édition de vendredi.
Le journal de la capitale fédéral souligne encore: «Cette opération pourrait se développer pour devenir l'une des trois plus grandes opérations de récupération d'armes jamais engagées par les Etats-Unis depuis celles d'Irak et d'Afghanistan.»

Ikram Ghioua dans l’Epression (Algérie)

Les jeunes diplômés étrangers ne sont pas bienvenus en France

Le ministère de l’intérieur empêche les jeunes diplômés étrangers d’obtenir le changement de statut nécessaire pour pouvoir travailler en France.

Non content d’expulser les immigrés clandestins, (l’objectif minimum “d’éloignements d’illégaux, impérieux à atteindre“ d’après lui a été fixé à 28.000 au minimum pour 2011), notre ministre de l’Intérieur a récemment décidé de faire diminuer l’immigration légale. Mu par la même logique comptable, son objectif déclaré est de ramener “dans un premier temps”, les titres de séjour délivrés par la France de 200.000 à 180.000 par an.

Comment s’y prendre ? Et bien en empêchant notamment les jeunes diplômés étrangers d’obtenir le statut nécessaire pour pouvoir travailler chez nous. Ils sont 280.000 étudiants étrangers (dont 40% de doctorants), ce qui fait de nous le troisième pays d’accueil après les Etats-Unis et l’Angleterre. Une véritable richesse culturelle pour notre pays, et un vivier de main d’œuvre super qualifiée pour nos entreprises et nos laboratoires de recherche ? Et bien non, pense monsieur Guéant qui déclarait début mai au Grand rendez-vous Europe1/Le Parisien : "Contrairement à une légende, il est inexact que nous ayons besoin de talents, de compétences" issues de l’immigration. Du coup, le 31 mai dernier, il a publié une circulaire. De quoi s’agissait-il ? De bloquer les demandes d’autorisation de travail des étrangers non européens, qui désirent rester en France après leur diplôme supérieur.

Le 11 août, en pleine trêve estivale, le même Claude Guéant a pris un arrêté qui limite à 14 la liste des métiers auxquels peuvent postuler les étrangers en France, sous réserve d’être payé un minimum de 1500 euros par mois. Pour tous les autres, il faut que l’entreprise qui souhaite embaucher un étranger prouve qu’elle n’a pas trouvé de candidat français valable ! Ainsi s’applique désormais au marché du travail ce que d’aucuns appellent la préférence nationale.

Enfin, pour peaufiner encore cette politique anti immigration en vue des élections présidentielles, un décret publié en septembre relève le niveau des conditions de ressources exigées aux étudiants qui veulent suivre des études en France à plus de 1500 euros par mois ! Le sésame du titre de séjour devient ainsi inaccessible pour la plupart des étudiants de valeur aux revenus modestes, issus des pays du tiers monde.
Résultat des courses ? Ils sont des centaines de jeunes talents étrangers désireux de mettre leurs compétences au service de notre pays, qui se retrouveront ipso facto hors la loi.

Cette situation ubuesque a récemment fait réagir les présidents des Grandes Écoles et des Universités, ainsi que le Collectif 31 mai (composé de diplômés étrangers de Sciences Po, Polytechnique, HEC, Essec,… ). Laurent Wauquiez, le ministre de l’enseignement Supérieur leur a répondu qu’il se refusait à faire abroger la circulaire Guéant, tout en concédant qu’il « fallait la corriger » et que « des directives seront données aux préfets », afin que le texte « ne soit pas sur interprété comme il l’a été ». Les centaines de diplômés étrangers dont les dossiers sont toujours bloqués en préfecture apprécieront ! D’autant que le silence des différents candidats à la primaire socialiste sur le sujet a été pour le moins assourdissant…

Espérons que la campagne électorale, sera l’occasion de porter le débat sur l’ouverture de notre pays à tous les talents, d’où qu’ils viennent.

Caroline de Hugo sur Place publique, le site des initiatives citoyennes

samedi 15 octobre 2011

Racisme, coups et torture dans les geôles de l’après-Kadhafi

Aveux extorqués, prisonniers battus, cellules surchargées où sont enfermés à la fois migrants, déplacés et soldats loyalistes, racisme contre la population libyenne noire : le rapport publié par Amnesty International «sonne comme une première alarme à l’intention des nouvelles autorités libyennes», explique Samira Bouslama, qui a mené la mission avec trois chercheuses.

L’ONG a pu visiter onze centres de détention à Zawiya, Tripoli et Misrata. Selon elle, les prisonniers «sont presque toujours détenus sans décision légale et pour la plupart sans autorisation du parquet général». Ils sont placés en détention par des conseils locaux, parfois militaires, ou des brigades armées «et bien loin de tout contrôle du ministère de la Justice».

Les délégués de l’organisation se sont entretenus avec «une centaine de prisonniers en août et septembre», indique Samira Bouslama. Aucun ne s’était vu présenter un mandat d’arrêt, et beaucoup «avaient en fait été enlevés chez eux par des ravisseurs non identifiés qui font des raids chez les combattants ou les fidèles présumés de Kadhafi», dit le rapport.

Fouet

Selon la chercheuse, les prisonniers qui leur ont été soumis (le plus jeune avait 16 ans et le plus âgé 77 ans) «n’ont pas été pris les armes à la main». Pour la plupart, il s’agissait de gens sortis de leur maison, de fidèles du Guide et notoirement connus comme tels, de migrants subsahariens, ou alors de Libyens noirs suspectés d’avoir soutenu le régime de Kadhafi. Une majorité de Noirs ont été arrêtés parce que noirs. Ils se sont plaints à chaque fois de racisme et d’un comportement esclavagiste. Selon eux, «leurs "frères" libyens ne les voient pas comme Libyens, mais comme des Africains», insiste la chercheuse.

Cette dernière a aussi interrogé deux geôliers à Misrata. «Pourquoi traitez-vous si mal les Noirs ?» Réponse des deux geôliers : «Ils ont soutenu le régime. On leur a donné des terres. On a pris soin d’eux pendant toutes ces années et, quand la révolution a éclaté, ils ont pris les armes contre nous. Ce sont des esclaves.»

Au moins deux gardiens, dans des centres de détention différents, ont admis frapper les prisonniers pour leur extorquer des «aveux» plus rapidement. Sur le sol de l’un des centres, les délégués d’Amnesty International ont retrouvé un bâton, une corde et un tuyau en caoutchouc, qui pourraient servir à frapper les prisonniers, y compris sur la plante des pieds - méthode de torture baptisée falaqa. Dans un centre de détention, ils auraient entendu des bruits de coups de fouet et des cris provenant d’une cellule proche.

Selon le rapport, les prisonniers sont soumis aux coups et à la torture, plus particulièrement au début de leur détention. Comme une sorte de «bienvenue» à leur arrivée. Entre un tiers et la moitié des prisonniers sont des personnes originaires d’Afrique subsaharienne soupçonnées d’être des mercenaires. Un homme originaire du Niger, initialement présenté à Amnesty International comme étant «un mercenaire et un tueur», s’est effondré et a expliqué qu’il avait «avoué» après avoir été frappé sans discontinuer deux jours durant. Il a nié avoir participé aux combats. Les Libyens noirs, notamment originaires de la région de Tawargha, qui a servi de base aux forces pro-Kadhafi lors de leurs manœuvres visant à reprendre le contrôle de Misrata, sont particulièrement vulnérables, souligne le rapport. «On leur fait signer des confessions extorquées sous la torture. Ils signent un document qui va les condamner…»

«Isolés»

Le Conseil militaire de Tripoli a été alerté le mois dernier par Amnesty International concernant ces cas de torture. Pour toute réponse : «Ce sont des agissements à mettre sur le compte de quelques cas isolés.» Vendredi, l’ONU a fait part de son inquiétude concernant «les cas de 7 000 prisonniers» détenus dans 67 centres de détention. Salira Bouslama se montre, elle, très inquiète : «Comment vont être traités les prisonniers de Syrte et de Bani Walid, les deux dernières villes qui résistent ?»

Jean-Louis Le Touzet dans Libération

Sans papiers : rassemblement devant la permanence du député de Fougères

À l’appel de RESF (Réseau éducation sans frontières), une cinquantaine de personnes se sont rassemblées, ce samedi, en fin de matinée devant la permanence du député Thierry Benoit (Alliance centriste), à Fougères.

Ils entendaient dénoncer la situation de cinq familles sans papiers du pays de Fougères, déboutées de leur demande d’asile, qui se « retrouvent sans hébergement ou en hébergement d’urgence et qui chaque soir ne savent pas où elles vont dormir ».

RESF poursuit son mouvement en appelant à d’autres rassemblements mercredi 19 octobre à 16 h 30, devant la sous-préfecture de Fougères, puis à 17 h 30, devant la mairie.

Des hommes passent trois jours dans le compartiment moteur d'un car

Les deux clandestins de 21 et 24 ans sont montés dans le compartiment moteur d'un bus de tourisme en Italie avec l'intention de se rendre en France. Lors d'une halte sur l'aire de repos de Pratteln (BL), ils ont décidé de poursuivre leur route à pied sur la bande d'arrêt d'urgence. Les Palestiniens n'avaient rien mangé depuis trois jours, a précisé la police. Ils ont aussitôt déposé une demande d'asile en Suisse.

Les deux clandestins de 21 et 24 ans sont montés dans le compartiment moteur d'un bus de tourisme en Italie avec l'intention de se rendre en France. Lors d'une halte sur l'aire de repos de Pratteln (BL), ils ont décidé de poursuivre leur route à pied sur la bande d'arrêt d'urgence.

Les Palestiniens n'avaient rien mangé depuis trois jours, a précisé la police. Ils ont aussitôt déposé une demande d'asile en Suisse.

ATS

Au chevet des enfants réfugiés sahraouis

Enfants réfugiés du monde (ERM) renforce son action près des réfugiés sahraouis. L'association forme sage-femmes et infirmières.

Formation des infirmières du Sahara occidental à l’Ecole de Santé 

Cela fait 35 ans que l'association Enfants réfugiés du monde Pays de la Loire (ERM) met en place des actions auprès des Sahraouis réfugiés depuis 35 ans. Ils survivent dans un désert aride, hostile, au sud-ouest de l'Algérie, près de Tindouf, répartis dans quatre camps. « Nous savons que nous devons rester à leurs côtés pour qu'ils ne deviennent pas des oubliés du désert », a souligné Jean-Noël Dugast, président de l'association, lors de l'assemblée générale du 7 octobre.

Missions dans les camps. Chaque année ERM ouvre de nouvelles formations de sage-femmes, d'infirmières pédiatriques. L'équipe d'infirmières formatrices est composée de Suzanne Guillou, Colette Blais, Christine Blagny et Anne-Marie Jamesse. Monique Baron assure la gestion de l'école. L'équipe existante a effectué trois missions : novembre 2010 (33 jours), février 2011 (11 jours) et mai 2011 (31 jours). Elles ont établi un bilan sur les évaluations des formations d'infirmières et de sage-femmes. Un nouveau bâtiment est en cours d'achèvement pour accueillir les classes d'élèves sage-femmes et de pédiatrie, des chambres et des labos.

Accueil des enfants l'été. Un groupe de neuf enfants sahraouis, âgés de 8 à 10 ans, a été accueilli dans la région du 29 juin au 20 août (Rezé, Blain, Saint-Nazaire). Temps partagé entre l'accueil dans les familles, centres de loisirs de l'Arpej et centre de vacances. Le bilan de santé effectué à leur arrivée a révélé une malnutrition certaine.

Dans les pistes de travail, ERM envisage une éventuelle activité autour de l'enseignement du français et un renforcement du réseau des familles d'accueil pour être en capacité d'accueillir à nouveau des enfants les prochaines années.

Ouest-France