Lire la dépêche de l'ATS
Le Gouvernement suisse «considère son engagement contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie comme une tâche permanente». Il se défend contre les critiques émises par le comité de l'ONU contre la discrimination raciale.
Le Conseil fédéral a publié hier un texte de 109 pages montrant comment la Suisse applique la Convention des Nations Unies sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale (CERD).
Le rapport recense en particulier l'évolution juridique et politique en Suisse. Mais «dans une société multiculturelle, il ne suffit pas de lois pour combattre les tendances racistes». C'est sa réponse au comité de l'ONU, qui s'est dit «préoccupé au plus haut point par la persistance en Suisse d'attitudes hostiles envers les noirs, les musulmans et les demandeurs d'asile». Lors de sa visite helvétique en janvier, le rapporteur de l'ONU sur le racisme Doudou Diène avait lui aussi estimé que «la Suisse connaît une situation de racisme, de xénophobie et de discrimination».
Le gouvernement admet avoir «conscience de l'attitude hostile» à laquelle sont confrontées certaines minorités. Il rétorque en présentant les efforts faits pour favoriser l'intégration des étrangers. Ainsi, «l'intégration est aussi l'idée maîtresse de la nouvelle loi sur les étrangers», adoptée en septembre par le peuple, écrit-il dans son rapport. Il ne mentionne néanmoins pas la controverse que ce texte a suscité parmi les milieux proches des étrangers, tout comme la loi sur l'asile adopté le même jour.
Parmi les points noirs, le rapport rappelle le refus des projets destinés à favoriser la naturalisation des jeunes étrangers en 2004. La construction de lieux de culte, en particulier pour les musulmans, a «ému l'opinion publique ces derniers temps», relève encore le Conseil fédéral. Pour lui, chaque cas doit être examiné à la lumière de critères tels que l'intérêt public, le principe de proportionnalité et la liberté de croyance. Pour ce qui est de la norme pénale antiracisme, le texte ne fait pas état des travaux de révision lancés récemment par Christoph Blocher. Il rappelle en revanche ses réponses à des motions de la droite dure demandant la suppression de la norme, qu'il a fermement rejetée.
Pour le Conseil fédéral, l'article du code pénal sanctionnant celui qui aura incité publiquement à la haine ou à la discrimination raciale, ethnique ou religieuse est l'«expression concrète des efforts entrepris par la Suisse»
mercredi 1 novembre 2006
mardi 31 octobre 2006
Discrimination raciale: le CF répond aux critiques de l'ONU
Lire la dépeche de l'ATS
Le gouvernement suisse "considère son engagement contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie comme une tâche permanente". Dans un rapport, il se défend contre les critiques émises par le comité de l'ONU contre la discrimination raciale.
Le gouvernement suisse "considère son engagement contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie comme une tâche permanente". Dans un rapport, il se défend contre les critiques émises par le comité de l'ONU contre la discrimination raciale.
Courrier des lecteurs de 24heures
Un affront fait au peuple
A la suite de la lettre de M. Claude Alain Voiblet intitulée «Avoir honte?
mais de quoi?» ( 24 heures du 19 octobre 2006):
Suite au résultat de la votation sur l’asile et les étrangers, tous les médias se mobilisent contre l’acceptation du peuple souverain de ces lois notamment de nombreux journaleux de la RSR et la TSR. Rien n’empêche ces personnes de quitter leurs villas des quartiers chics ou leurs fermes rénovées ou joli vignoble pour rejoindre le «Café du Commerce» des quartiers «popu» actuellement tant dénigrés par la gauche alors, qu’à une certaine époque, l’auditoire de cet endroit faisait leur beurre… Les temps changent. Même le POP préfère le «cinq étoiles»! Venez visiter ces quartiers dont l’ «onrichissemon» prôné par la gauche avec la bouche en cul-de-poule, n’est devenu que dégradations des immeubles, destructions des infrastructures, incivilités, violences en tous genres, problèmes de voisinages et mal vivre des anciens résidents.
Il serait bon de consulter les rapports de police sur l’augmentation des interventions. Pourquoi pas un reportage sur ces quartiers jadis conviviaux? Arrêtez de parler de peur. Par cette votation - même si nous ne faisons pas partie de l’UDC nous exprimons notre ras-le-bol, et c’est peu dire. Le comble: demander à ce peuple souverain d’accepter l’augmentation de la redevance TV… Elle n’est pas belle, celle-là?
Serge Reymond,
ancien militant socialiste, Chavannes-près-Renens
NORME ANTIRACISTE
Une démarche limpide
En réponse à la lettre de Mme Myriam Tétaz intitulée «Article antiraciste: c’est à M. Blocher d’avoir honte!» ( 24 heures du 26 octobre 2006):
Il ne fait pas beau se trouver dans la majorité des électeurs de ce pays qui ont accepté les lois sur l’asile et les étrangers, mais je persiste et signe… Mme Tétaz, vice-présidente d’«A Gauche Toute» veut tromper l’électeur par des effets de manches en proposant des vessies pour des lanternes. Non Madame, il n’y a pas à avoir honte de M. Blocher, mais bien de ceux - dont vous semblez faire partie - qui n’acceptent pas le choix démocratique des électeurs.
La différence entre vos milieux et M. Blocher est que notre conseiller fédéral, chef du département de la justice, lance une démarche limpide, proposant d’en appeler au peuple, pour ouvrir le débat d’actualité sur l’abrogation de l’article sur le racisme, voté par le peuple il y a plus de douze ans.
Nos concitoyens feront la différence entre une démarche parfaitement démocratique et les appels à la désobéissance civique lancés par vos troupes contre les lois sur l’asile et les étrangers, - donc contre une décision démocratique plébiscitée par le peuple suisse et les Vaudois en particulier…
Claude-Alain Voiblet,
président du Groupe UDC au Conseil communal, Lausanne
A la suite de la lettre de M. Claude Alain Voiblet intitulée «Avoir honte?
mais de quoi?» ( 24 heures du 19 octobre 2006):
Suite au résultat de la votation sur l’asile et les étrangers, tous les médias se mobilisent contre l’acceptation du peuple souverain de ces lois notamment de nombreux journaleux de la RSR et la TSR. Rien n’empêche ces personnes de quitter leurs villas des quartiers chics ou leurs fermes rénovées ou joli vignoble pour rejoindre le «Café du Commerce» des quartiers «popu» actuellement tant dénigrés par la gauche alors, qu’à une certaine époque, l’auditoire de cet endroit faisait leur beurre… Les temps changent. Même le POP préfère le «cinq étoiles»! Venez visiter ces quartiers dont l’ «onrichissemon» prôné par la gauche avec la bouche en cul-de-poule, n’est devenu que dégradations des immeubles, destructions des infrastructures, incivilités, violences en tous genres, problèmes de voisinages et mal vivre des anciens résidents.
Il serait bon de consulter les rapports de police sur l’augmentation des interventions. Pourquoi pas un reportage sur ces quartiers jadis conviviaux? Arrêtez de parler de peur. Par cette votation - même si nous ne faisons pas partie de l’UDC nous exprimons notre ras-le-bol, et c’est peu dire. Le comble: demander à ce peuple souverain d’accepter l’augmentation de la redevance TV… Elle n’est pas belle, celle-là?
Serge Reymond,
ancien militant socialiste, Chavannes-près-Renens
NORME ANTIRACISTE
Une démarche limpide
En réponse à la lettre de Mme Myriam Tétaz intitulée «Article antiraciste: c’est à M. Blocher d’avoir honte!» ( 24 heures du 26 octobre 2006):
Il ne fait pas beau se trouver dans la majorité des électeurs de ce pays qui ont accepté les lois sur l’asile et les étrangers, mais je persiste et signe… Mme Tétaz, vice-présidente d’«A Gauche Toute» veut tromper l’électeur par des effets de manches en proposant des vessies pour des lanternes. Non Madame, il n’y a pas à avoir honte de M. Blocher, mais bien de ceux - dont vous semblez faire partie - qui n’acceptent pas le choix démocratique des électeurs.
La différence entre vos milieux et M. Blocher est que notre conseiller fédéral, chef du département de la justice, lance une démarche limpide, proposant d’en appeler au peuple, pour ouvrir le débat d’actualité sur l’abrogation de l’article sur le racisme, voté par le peuple il y a plus de douze ans.
Nos concitoyens feront la différence entre une démarche parfaitement démocratique et les appels à la désobéissance civique lancés par vos troupes contre les lois sur l’asile et les étrangers, - donc contre une décision démocratique plébiscitée par le peuple suisse et les Vaudois en particulier…
Claude-Alain Voiblet,
président du Groupe UDC au Conseil communal, Lausanne
La droite populiste la plus puissante d'europe
Lire le dossier de swissinfo

En Europe, aucun parti de la droite populiste n'est aussi fort que l'Union démocratique du centre en Suisse. Ce succès trouve son origine dans le système politique helvétique.
C'est la thèse que défend le politologue berlinois Oliver Geden dans une analyse comparative entre UDC et FPÖ autrichien. Il s'en explique à swissinfo.
En Europe, aucun parti de la droite populiste n'est aussi fort que l'Union démocratique du centre en Suisse. Ce succès trouve son origine dans le système politique helvétique.
C'est la thèse que défend le politologue berlinois Oliver Geden dans une analyse comparative entre UDC et FPÖ autrichien. Il s'en explique à swissinfo.
Ton mesuré après les propos de Blocher
Lire l'article de Denis Masmejan dans le Temps
La commission de politique extérieure du Conseil des Etats a salué le fait que la visite de Christoph Blocher à Ankara ait «contribué à améliorer les relations entre la Suisse et la Turquie». Réunie en fin de semaine dernière, la commission a cependant indiqué, lundi, qu'elle était unanime à estimer que les interventions des conseillers fédéraux à l'étranger devaient être l'expression «d'une même volonté politique», et donc faire l'objet au préalable d'une concertation au sein du collège gouvernemental.
La commission de politique extérieure du Conseil des Etats a salué le fait que la visite de Christoph Blocher à Ankara ait «contribué à améliorer les relations entre la Suisse et la Turquie». Réunie en fin de semaine dernière, la commission a cependant indiqué, lundi, qu'elle était unanime à estimer que les interventions des conseillers fédéraux à l'étranger devaient être l'expression «d'une même volonté politique», et donc faire l'objet au préalable d'une concertation au sein du collège gouvernemental.
lundi 30 octobre 2006
A cet article 261 bis
Lire l'opinion d'Edmond Aubert dans 24 heures
Depuis longtemps, la perspective de voir M. Blocher réélu en 2007, puis de le voir plus tard président de la Confédération (avec tout le poids symbolique, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur du pays, qu’implique une telle charge) n’enchante guère la plupart des Suisses. Et son récent dérapage n’a rien arrangé.
Selon la presse, M. Blocher aurait déclaré que l’article 261 bis de notre Code pénal lui faisait «mal au ventre». Il est indéniable que M. Blocher a très mal choisi le moment et l’endroit pour prononcer un tel aveu. Mais, quel que soit le peu de sympathie qu’inspire le personnage, on ne peut lui donner tort sur le fond.
L’article 261 bis a été accepté par le peuple en septembre 1994 malgré les réserves de beaucoup d’esprits libéraux (le Parti libéral vaudois, précisément, avait recommandé son rejet). Rappelons que, dans son principe, il permet de punir ceux qui incitent à la haine ou à la discrimination raciale. Ce serait très bien s’il ne contenait pas aussi des dispositions créant une véritable justice d’exception et de vrais délits d’opinion. Plutôt que d’analyser ces dispositions, illustrons par un exemple ce que certains tribunaux en ont fait.
Au printemps, 1996, l’ouvrage de Roger Garaudy intitulé Les mythes fondateurs de la politique israélienne était saisi en pleine librairie et le libraire inculpé.
Il n’est pas utile de se remémorer qui était Roger Garaudy. D’abord communiste, il se laissera gagner ensuite par une passion aussi généreuse que quasi obsessionnelle: celle du dialogue. Dialogue entre les philosophies, les religions, les cultures, les civilisations.
Dans l’ouvrage incriminé, Garaudy, avec le soutien de l’abbé Pierre, s’est peut-être laissé entraîner à des positions extrêmes. Il y considère que les souffrances que le nazisme a infligées aux juifs ont été suffisamment atroces pour qu’on n’en rajoute pas, que vainqueurs et victimes de ce régime odieux en ont fait un usage calculé et condamnable, qu’une lutte contre le «sionisme» politique est inséparable d’une vraie lutte contre l’antisémitisme, qu’il ne s’agit nullement d’envisager la destruction de l’Etat d’Israël, mais sa désacralisation.
C’en était trop pour certaines ligues bien-pensantes, qui obtinrent le procès auquel il a été fait allusion.
C’est le même esprit d’Inquisition qui vient de triompher à l’Assemblée nationale française à propos du «génocide arménien ». Il ne s’agit plus de laisser les historiens faire honnêtement leur travail. Il s’agit de décréter une Vérité d’Etat, Vérité quasi coranique, pour laquelle toute contestation entraînera désormais des poursuites judiciaires. Que cette Vérité d’Etat corresponde à la réalité, cela ne nous semble faire l’objet d’aucun doute. Qu’on le qualifie ou non de «génocide», ilyabel et bien un massacre collectif des Arméniens chrétiens, considérés comme alliés des Russes, lors du conflit entre l’Empire ottoman et l’Empire tsariste durant la Première Guerre mondiale de 1914 à 1918. Et, bien entendu, ces événements abominables ont laissé dans le coeur des Arméniens qui ont échappé à ce massacre, des blessures qui ne pourront jamais être cicatrisées.
Mais cela n’empêche pas que la récente décision de l’Assemblée nationale française, aussi bien que la présence dans notre Code pénal, de l’article 261 bis et d’une partie de son contenu, soient détestables.
Et quand M. Blocher comparaîtra (comme nous tous) devant le Grand Trône blanc décrit par l’Apocalypse, son mal de ventre à propos de l’article 261 bis de notre Code pénal ne pourra que lui être imputé à décharge par le Juge suprême de l’Univers.
Depuis longtemps, la perspective de voir M. Blocher réélu en 2007, puis de le voir plus tard président de la Confédération (avec tout le poids symbolique, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur du pays, qu’implique une telle charge) n’enchante guère la plupart des Suisses. Et son récent dérapage n’a rien arrangé.
Selon la presse, M. Blocher aurait déclaré que l’article 261 bis de notre Code pénal lui faisait «mal au ventre». Il est indéniable que M. Blocher a très mal choisi le moment et l’endroit pour prononcer un tel aveu. Mais, quel que soit le peu de sympathie qu’inspire le personnage, on ne peut lui donner tort sur le fond.
L’article 261 bis a été accepté par le peuple en septembre 1994 malgré les réserves de beaucoup d’esprits libéraux (le Parti libéral vaudois, précisément, avait recommandé son rejet). Rappelons que, dans son principe, il permet de punir ceux qui incitent à la haine ou à la discrimination raciale. Ce serait très bien s’il ne contenait pas aussi des dispositions créant une véritable justice d’exception et de vrais délits d’opinion. Plutôt que d’analyser ces dispositions, illustrons par un exemple ce que certains tribunaux en ont fait.
Au printemps, 1996, l’ouvrage de Roger Garaudy intitulé Les mythes fondateurs de la politique israélienne était saisi en pleine librairie et le libraire inculpé.
Il n’est pas utile de se remémorer qui était Roger Garaudy. D’abord communiste, il se laissera gagner ensuite par une passion aussi généreuse que quasi obsessionnelle: celle du dialogue. Dialogue entre les philosophies, les religions, les cultures, les civilisations.
Dans l’ouvrage incriminé, Garaudy, avec le soutien de l’abbé Pierre, s’est peut-être laissé entraîner à des positions extrêmes. Il y considère que les souffrances que le nazisme a infligées aux juifs ont été suffisamment atroces pour qu’on n’en rajoute pas, que vainqueurs et victimes de ce régime odieux en ont fait un usage calculé et condamnable, qu’une lutte contre le «sionisme» politique est inséparable d’une vraie lutte contre l’antisémitisme, qu’il ne s’agit nullement d’envisager la destruction de l’Etat d’Israël, mais sa désacralisation.
C’en était trop pour certaines ligues bien-pensantes, qui obtinrent le procès auquel il a été fait allusion.
C’est le même esprit d’Inquisition qui vient de triompher à l’Assemblée nationale française à propos du «génocide arménien ». Il ne s’agit plus de laisser les historiens faire honnêtement leur travail. Il s’agit de décréter une Vérité d’Etat, Vérité quasi coranique, pour laquelle toute contestation entraînera désormais des poursuites judiciaires. Que cette Vérité d’Etat corresponde à la réalité, cela ne nous semble faire l’objet d’aucun doute. Qu’on le qualifie ou non de «génocide», ilyabel et bien un massacre collectif des Arméniens chrétiens, considérés comme alliés des Russes, lors du conflit entre l’Empire ottoman et l’Empire tsariste durant la Première Guerre mondiale de 1914 à 1918. Et, bien entendu, ces événements abominables ont laissé dans le coeur des Arméniens qui ont échappé à ce massacre, des blessures qui ne pourront jamais être cicatrisées.
Mais cela n’empêche pas que la récente décision de l’Assemblée nationale française, aussi bien que la présence dans notre Code pénal, de l’article 261 bis et d’une partie de son contenu, soient détestables.
Et quand M. Blocher comparaîtra (comme nous tous) devant le Grand Trône blanc décrit par l’Apocalypse, son mal de ventre à propos de l’article 261 bis de notre Code pénal ne pourra que lui être imputé à décharge par le Juge suprême de l’Univers.
Un an aprés Ceuta et Mellila
Lire ce communiqué d'Amnesty repris par le site marocain Casafree
Un an après les évènements tragiques de Ceuta et Melilla, les enquêtes sur les actions des forces de sécurité marocaines et espagnoles impliquées ne sont toujours pas terminées et aucune mesure préventive n’a été adoptée.
Un an après les évènements tragiques de Ceuta et Melilla, les enquêtes sur les actions des forces de sécurité marocaines et espagnoles impliquées ne sont toujours pas terminées et aucune mesure préventive n’a été adoptée.
Darbellay sonne la charge
Lire dans le Journal du Jura en ligne
Président du PDC suisse depuis deux mois, Christophe Darbellay a sonné la charge samedi contre la polarisation de la politique suisse.
Il a en outre appelé la communauté musulmane de Suisse à se distancer de sa minorité islamiste. Christophe Darbellay présidait pour la première fois l'assemblée des délégués de son parti, réunis à Granges-Paccot(FR). A un an des élections fédérales du 21 octobre 2007, il a condamné très fermement la polarisation de la vie politique.
Il a distribué des coups à droite et à gauche, avec encore plus de virulence pour la «droite dure», accusée de mettre en danger la paix confessionnelle. La droite populiste a perdu son thème de prédilection après la votation sur l'asile et les étrangers: elle tente de le «réchauffer» en mettant en cause la norme antiraciste, a grondé le conseiller national valaisan. De l'avis de M. Darbellay, le vrai problème, ce ne sont pas les minarets, mais les idées fondamentalistes d'une petite minorité de musulmans. Il a appelé la communauté musulmane de Suisse à se distancer des islamistes.
Il l'a enjointe à prendre la parole pour dire à tous ses membres quelles sont les règles du jeu en Suisse. «Une majorité silencieuse n'est pas une majorité», a-t-il ajouté. La Suisse est un Etat qui offre des chances équivalentes à tous, indépendamment de la race, du niveau de vie ou de la confession. Cet ordre juridique prime sur toutes les religions, a dit M. Darbellay. «Cela signifie qu'en Suisse, nous ne tolérons aucune société parallèle qui connaît sa propre loi comme par exemple la Charia», a- t-il poursuivi. L'égalité entre les hommes et les femmes n'est «pas négociable». Après avoir accablé la droite dure qui «va à Ankara lancer sa campagne électorale», M. Darbellay a dit le fond de sa pensée à la gauche. Il a stigmatisé le «débat axé sur la jalousie», empreint d'une logique qui refuse le principe du mérite. Tout cela débouche sur la récolte de signatures pour une initiative populaire qui «demande en substance que l'Etat limite les revenus». Le président du PDC s'en est aussi pris à certains patrons et à leurs parachutes dorés: «par leur comportement, ils ont donné du grain à moudre à ceux qui attisent la jalousie». Les quelque 200 délégués ont applaudi leur nouveau président.
Président du PDC suisse depuis deux mois, Christophe Darbellay a sonné la charge samedi contre la polarisation de la politique suisse.
Il a en outre appelé la communauté musulmane de Suisse à se distancer de sa minorité islamiste. Christophe Darbellay présidait pour la première fois l'assemblée des délégués de son parti, réunis à Granges-Paccot(FR). A un an des élections fédérales du 21 octobre 2007, il a condamné très fermement la polarisation de la vie politique.
Il a distribué des coups à droite et à gauche, avec encore plus de virulence pour la «droite dure», accusée de mettre en danger la paix confessionnelle. La droite populiste a perdu son thème de prédilection après la votation sur l'asile et les étrangers: elle tente de le «réchauffer» en mettant en cause la norme antiraciste, a grondé le conseiller national valaisan. De l'avis de M. Darbellay, le vrai problème, ce ne sont pas les minarets, mais les idées fondamentalistes d'une petite minorité de musulmans. Il a appelé la communauté musulmane de Suisse à se distancer des islamistes.
Il l'a enjointe à prendre la parole pour dire à tous ses membres quelles sont les règles du jeu en Suisse. «Une majorité silencieuse n'est pas une majorité», a-t-il ajouté. La Suisse est un Etat qui offre des chances équivalentes à tous, indépendamment de la race, du niveau de vie ou de la confession. Cet ordre juridique prime sur toutes les religions, a dit M. Darbellay. «Cela signifie qu'en Suisse, nous ne tolérons aucune société parallèle qui connaît sa propre loi comme par exemple la Charia», a- t-il poursuivi. L'égalité entre les hommes et les femmes n'est «pas négociable». Après avoir accablé la droite dure qui «va à Ankara lancer sa campagne électorale», M. Darbellay a dit le fond de sa pensée à la gauche. Il a stigmatisé le «débat axé sur la jalousie», empreint d'une logique qui refuse le principe du mérite. Tout cela débouche sur la récolte de signatures pour une initiative populaire qui «demande en substance que l'Etat limite les revenus». Le président du PDC s'en est aussi pris à certains patrons et à leurs parachutes dorés: «par leur comportement, ils ont donné du grain à moudre à ceux qui attisent la jalousie». Les quelque 200 délégués ont applaudi leur nouveau président.
dimanche 29 octobre 2006
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