vendredi 15 septembre 2006

Les opposants à la loi sur l’asile ont-ils baissé les bras?

Lire l'article de Vincent Bourquin dans la Tribune de Genève
Des militants socialistes et des membres d’organisation de défense du droit d’asile reprochent au PS de peu s’engager sur les lois migratoires.

MSF veut continuer à soigner les illégaux

Lire la dépêche de l'ATS
L'organisation Médecins Sans Frontières (MSF) se préoccupe des conséquences du nouveau droit d'asile et des étrangers. Les soins médicaux aux migrants sans autorisation de séjour sont punissables, au terme des deux lois soumises au peuple le 24 septembre.

jeudi 14 septembre 2006

Sondage SSR sur l'asile

A 10 jours de la votation sur les lois sur l'asile et les étrangers, le soutien des Suisses à ce double durcissement se confirme. 61% des Suisses disent OUI à la nouvelle loi sur l'asile, et 57% soutiennent la nouvelle loi sur les étrangers. Interview de Madeleine Amgwerd, conseillère nationale PDC jurassienne.

L'émission «Infrarouge» de la TSR braque les conseillers fédéraux

Lire l'édito du Temps
En voulant censurer Mix & Remix à Infrarouge, Christoph Blocher a marqué un autogoal. Il a donné de lui l'image d'un ministre ne supportant pas la critique...

Lire aussi l'édito de Peter Rothenbuhler
Pour une fois, Christoph Blocher, le grand communicateur, semble avoir mal négocié son «coup». En s'attaquant à la liberté d'expression d'un des meilleurs caricaturistes du pays, il s'attire évidemment l'ire et le rire de tous les défenseurs de la liberté d'expression...

Gilles Marchand: «Le département de Blocher a fait pression sur la TSR»

Lire l'interview de Gilles Marchand dans le Matin

L’obstination de Blocher déroute même les siens

Lire dans 24heures l'article de Vincent Bourquin
Le ministre de la Justice étudie la possibilité de porter plainte contre la TSR. Vives réactions dans le monde politique. Jusqu’à ses amis de l’UDC qui déplorent son manque d’humour.
Le chef du Département fédéral de justice et police étudie la possibilité de porter plainte contre la TSR. Vives réactions dans le monde politique.

Mix & Remix peut se réjouir. Même le Conseil fédéral parle de lui. Christoph Blocher a en effet informé hier ses collègues des caricatures diffusées durant l'émission Infrarouge de mardi soir ( 24 heures d'hier). Selon Oswald Sigg, le porte-parole du gouvernement, le chef du Département fédéral de justice et police (DFJP) réfléchit même au dépôt d'une plainte contre la Télévision suisse romande. Le Conseil suisse de la presse pourrait être saisi ou alors l'Autorité indépendante d'examen des plaintes en matière de radio-télévision. Mais selon Livio Zanolari, porte-parole du DFJP, aucune décision définitive n'a encore été prise.

Sous la Coupole fédérale, la colère de Christoph Blocher surprend. Même dans son propre camp. «Je suis étonné. D'habitude, il a le sens de l'humour et de l'autodérision. Cette réaction ne cadre pas avec la facilité qu'il a normalement à encaisser les coups», réagit le conseiller national UDC Oskar Freysinger qui ne cache d'ailleurs pas son admiration pour Mix & Remix: «C'est le meilleur caricaturiste de Suisse».

Coordinatrice romande de l'UDC, Gilberte Demont est une proche du conseiller fédéral. Elle aussi se dit surprise: «Moi je n'aurais pas réagi.» Et d'ajouter: «Notre parti prône la liberté d'expression.» Toutefois elle considère que la crédibilité d'un conseiller fédéral ne doit pas être attaquée. Et elle pense que si Silvia Blocher a réagi très vivement, c'est qu'elle n'a pas apprécié que son mari soit traité, par le biais des dessins de Mix & Remix de «raciste»: «Ce qu'il n'est absolument pas.».

«La Reine Silvia» est d'ailleurs au cœur de la polémique, puisque c'est elle qui a été la première à demander la non-diffusion de ces dessins. Selon un observateur averti de la scène fédérale, cette affaire prouverait que Christoph Blocher est un conseiller fédéral sous influence. «Il ne faut pas oublier que Silvia Blocher est au cœur de son dispositif depuis des années. C'est une dame de fer», affirme un élu démocrate-chrétien. Un radical se demande si Christoph Blocher ne tente pas simplement de jouer les victimes. Vice-président des radicaux suisses, Léonard Bender insiste: «Je suis un adversaire acharné de la censure.» Et de lancer tout sourire: «Touche pas mon pote.» Mix & Remix est en effet un de ses copains d'étude. Le président du PDC, Christophe Darbellay, réaffirme, lui, l'attachement de sa formation à la liberté d'expression.

«Blocher est un danger pour la démocratie»

Très sévère, le socialiste Christian Levrat: «Il ne faut pas sous-estimer cet incident. Je suis très inquiet de la dérive que prend notre culture démocratique.» Et selon le conseiller national fribourgeois, c'est la troisième fois que Christoph Blocher dérape dans cette campagne sur l'asile et les étrangers: «Il a voulu utiliser le viol commis à Rhäzüns en insistant sur l'origine des auteurs. Par ailleurs, il a sans cesse insisté sur le fait que Rolf Bloch (n.d.l.r.: l'industriel est membre du comité bourgeois pour le deux fois non) était juif. Et maintenant il y a cet épisode de la censure. Pascal Couchepin avait raison: Christoph Blocher est un danger pour la démocratie».

Le porte-parole du Département fédéral de justice et police, Livio Zanolari, rejette toutes ces attaques. Il considère que cet incident n'a rien à voir avec une volonté de censure ou un refus de la critique: «Il y a un problème de fond. Est-ce correct de diffuser des images ou des caricatures pendant qu'une personne parle sans que celle-ci ne les voie?» Pour lui, certains dessins de Mix & Remix avaient carrément une connotation raciste. «Les deux autres fois où Monsieur Blocher avait participé à cette émission, ces caricatures étaient de l'ironie fine. Mais pas cette fois.», affirme encore son porte-parole.

mercredi 13 septembre 2006

Interdits d'asile est paru


Exclus du droit d’asile, de l’assistance sociale, des hommes, des femmes, des enfants, errent à travers la Suisse, voire l’Europe, pour chercher un mieux être dans leur vie. La plupart du temps, ils s’enfoncent dans leur « Non-être », en perdant leur espérance.

Interdits d’Asile retrace avec minutie ce qui s’est passé en Suisse, pour arriver à un tel désastre. Une large place est laissée aux témoignages des personnes concernées et aux photos couleurs.
Avec les contributions de François Couchepin, ancien chancelier de la Confédération, Marianne Huguenin, syndique, députée nationale et médecin, Minh Son Nguyen, avocat et professeur à l’UNIL, Anne-Catherine Menétrey, députée nationale, Michel Bavarel, journaliste, Jean-Pierre Zurn, pasteur, Yves Christen, député national, Brigitte Zilocchi, médiatrice Eglise Réfugiés, Jean-Pierre Barbey, médiateur Eglise Réfugiés, Elise Shubs, licenciée en sciences politiques, Bernard Borel, médecin et député au Grand Conseil vaudois, Jean-Samuel Grand, imprimeur-éditeur et avec la collaboration de Jean-Michel Gunz, photographe, qui a couvert l’ensemble de la démarche éditoriale.

Interdits d’Asile est édité par Point d’Appui, espace multiculturel des Eglises réformée et catholique du canton de Vaud et les Editions Ouverture. Il sortira de presse début septembre 2006. Il peut être obtenu en souscription jusqu’au 30 novembre 2006 au prix spécial de Fr. 20.– au lieu de Fr. 29.– auprès de la Diffusion Ouverture, CP 13, 1052 Le Mont-sur-Lausanne, tél. 021 652 16 77 ou fax 021 652 99 02, courriel : ouverture@bluewin.ch

Les dessins dont Blocher ne voulait pas




Blocher et "Infrarouge": la presse condamne

tsr.ch - Info - Blocher et "Infrarouge": la presse condamne
La presse romande a largement commenté mercredi la tentative de Christoph Blocher de faire modifier l'enregistrement d'Infrarouge diffusé mardi soir sur la TSR. En cause: les caricatures de Mix & Remix.

Infrarouge avec Blocher

Pas d'accord, Monsieur Blocher..."

Cette émission est rediffusée vendredi 15 septembre, à 10h25 et 14h55, sur TSR 2

EXCLUSIF ! C’est dans Infrarouge que Christoph Blocher a accepté l’unique débat contradictoire de la campagne sur la révision des lois sur l’asile et les étrangers.

Ces textes qui durcissent la pratique actuelle et que ses adversaires désignent sous le nom de "lex Blocher" ont suscité une levée de boucliers sans précédents dans les groupements, associations de défense du droit d’asile et des droits humains en général. Ils les jugent indignes de la Suisse et de sa tradition. C’est avec des militants de ces organisations que le conseiller fédéral UDC – pour qui ces textes sont le seul moyen de freiner l’afflux de ce qu’il appelle les faux réfugiés - a accepté de débattre pendant une heure.


Regardez l'émission

La presse condamne Blocher,
Le Matin
Le Temps et la Tdg

Voir les dessins de Mix et Remix