dimanche 20 juin 2010

En 2008, un réfugié sur quatre était afghan

A l’occasion de la journée des réfugiés, le 20 juin, le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies (UNHCR) publie son bilan annuel.

 
©PHOTOPQR/LA DEPECHE DU MIDI/XAVIER DE FENOYL/MAXPPP Familles kurdes accostées en Corse et placées au centre de rétention de Cornebarieu, près de Toulouse en janvier 2010.
©PHOTOPQR/LA DEPECHE DU MIDI/XAVIER DE FENOYL/MAXPPP
Familles kurdes accostées en Corse et placées au centre de rétention de Cornebarieu,
près de Toulouse en janvier 2010.

Le terme réfugié recouvre plusieurs réalités. En 2008, les 67 millions de personnes qui ont quitté leur région ou leur pays ne l’ont pas fait pour les mêmes raisons : 25 millions ont été poussés à partir pour des raisons climatiques et 42 millions d’autres ont fui les violences et la misère : 16 millions ont franchi des frontières et 26 millions se sont installés dans d’autres régions de leur propre pays.

Un réfugié sur quatre était Afghan

Cette population diverse, comparable à celle de la France, a tout quitté pour tenter de renaître. Des conditions insoutenables ont poussé 2,8 millions d’Afghans et près de deux millions d’Irakiens à fuir. Essentiellement au Pakistan et en Iran, pour les premiers, et en Syrie, en Jordanie et au Liban pour les seconds. En d’autres termes, il y a deux ans, un réfugié sur quatre venait d’Afghanistan.

Plusieurs pays d’Afrique centrale ont vu partir leurs ressortissants par centaines de milliers : La Somalie (560 000), le Soudan (419 000), la République démocratique du Congo (368 000). L’Amérique latine même : 374 000 Colombiens ont laissé leur pays derrière eux. Qui se souvient que 15 millions de Chinois ont dû aller se reloger ailleurs après le tremblement de terre dans le Sichuan ?

Moins de 1 % des réfugiés demande asile aux pays industrialisés

Toujours en 2008, les quatre-cinquièmes des réfugiés se sont installés dans des pays pauvres, parfois plus pauvres que celui qu’ils ont laissé derrière eux : le Pakistan, voisin oriental de l’Afghanistan, (1,8 million), la Syrie (1,1 million), l’Iran (I million). La moitié d’entre eux sont venus grossir des zones urbaines et un tiers a été accueilli dans des camps.

840 000 d’entre eux ont déposé une demande d’asile dans 154 pays.

383 000 demandes d’asile s’adressaient aux pays industrialisés. Soit moins de 1 % des réfugiés non climatiques.

En 2009, la France a délivré 10 373 cartes de réfugiés.

Trouvé sur le site du Secours Catholique

samedi 19 juin 2010

Seulement 251’000 réfugiés dans le monde sont revenus à leur foyer cette année

A l’occasion du Jour international de réfugiés, marqué le 20 juin, le Haut commissaire de l’ONU aux réfugiés, Antonio Guterres a averti que le retour des personnes à leurs foyers est de plus en plus difficile, en raison des conflits de plus en plus longs dans le monde. Le nombre de réfugiés dans le monde est resté relativement le même et il s’élève à 15,2 millions, dont seulement 251 000 réfugiés sont revenus à leurs foyers, a déclaré Guterres en présentant le rapport sur les tendances dans le monde en 2009. Selon lui, c’est le niveau le plus bas de retour volontaire de réfugiés au cours des 20 dernières années.

Trouvé sur Radio Srbija

Point de salut pour les Irakiens au Liban

Arrestations, détentions arbitraires, expulsions. Les Irakiens qui fuient leur pays et cherchent refuge au Liban ne sont pas au bout de leurs peines. Traités comme des immigrants illégaux, ils vivent dans la crainte d'être arrêtés une fois leur visa expiré. Quand ils en ont un, rapporte notre correspondante. Un article signé Janie Gosselin dans la Presse, Québec.

Irakienne réfugiée Liban

Amal a fui Bagdad avec ses trois plus jeunes enfants. Elle s'est installée à Sid el-Bouchrieh, en banlieue de Beyrouth, où vivent de nombreux Irakiens. Comme elle, la plupart prennent leur mal en patience. Ils espèrent s'envoler pour les États-Unis, le Canada ou l'Australie, un statut de réfugié en poche.

Ses enfants, âgés de 5 à 14 ans, ne vont pas à l'école. Sa fille de 12 ans reste avec son jeune frère pendant qu'elle travaille comme femme de ménage. Le plus vieux, Fadi, travaille dans une usine non loin de la maison. «J'ai très peur pour lui, je le surveille sans cesse», dit-elle.

Car les jeunes hommes d'origine irakienne sont surreprésentés au centre de détention de la Sûreté générale. Plus fréquemment contrôlés par les autorités, ils risquent davantage de se faire arrêter, faute de papiers en règle.

Il y aurait un peu plus de 45 000 Irakiens au Liban, selon l'Agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR). La majorité d'entre eux sont en situation illégale. Ils risquent la prison s'ils sont interpellés par les autorités.

Le Liban n'est pas signataire de la Convention sur les réfugiés. Il n'accorde aucun statut particulier à ceux qui fuient les violences et les persécutions. Seuls les réfugiés palestiniens bénéficient d'une loi leur permettant de demeurer au pays, sous certaines restrictions.

«En général, il n'y a pas de politique pour arrêter les Irakiens systématiquement, note toutefois Nadim Houry, directeur de Human Rights Watch au Liban. Mais il y a quand même des arrestations régulièrement. Les autorités ne veulent pas qu'ils se sentent trop confortables, ils maintiennent le sentiment d'insécurité.»

La prison ou l'Irak

Une centaine d'Irakiens sont actuellement détenus. Au début de 2008, ils étaient plus de 600. Une amnistie temporaire a permis d'en libérer un grand nombre.

Le Liban a ratifié la Convention contre la torture et ne peut renvoyer contre leur gré des étrangers vers un pays où ils risqueraient des mauvais traitements. Plusieurs Irakiens restent emprisonnés bien au-delà de leur peine, faute de solution de rechange. D'autres consentent à retourner dans leur pays, pour échapper à leurs conditions de détention. Une situation que dénoncent les organismes de défense des droits humains.

Dernièrement, six jugements favorables aux détenus irakiens ont été rendus contre l'État libanais. Il y a une dizaine de jours, un juge s'est prononcé en faveur de deux détenus irakiens. Il a condamné l'État à leur verser une compensation financière de 7 millions de livres libanaises chacun (4775$), une première.

«C'est sûr que c'est une victoire, qui montre l'indépendance des juges, souligne leur avocat, Nizar Saghieh. Sauf que les jugements ne sont pas exécutés.»

Les détenus qui ont eu gain de cause en décembre, par exemple, sont toujours emprisonnés. Ils avaient été condamnés à un ou deux mois de prison. Ils y sont maintenant depuis plus d'un an et demi.

Travail au noir

Malgré l'insécurité, des centaines d'Irakiens continuent de choisir le Liban. Il y est plus facile de travailler au noir qu'ailleurs dans la région. La politique et la religion peuvent aussi être des facteurs - la majorité des derniers arrivants sont chrétiens.

L'UNHCR tente de convaincre le gouvernement d'assouplir ses règles et de permettre un asile temporaire. Un comité interministériel qui se penche sur la question des réfugiés irakiens a été formé en avril dernier.

Plus de 8000 Irakiens sont actuellement enregistrés au UNHCR. Cela n'empêche pas leur arrestation, mais rend possible leur relocalisation et leur donne accès à plusieurs services, comme l'éducation et le suivi médical.

L'organisme Caritas coordonne les activités pour les Irakiens dans ses six centres. «Nous visons surtout les familles les plus vulnérables, explique Isabelle Saadé, coordonnatrice responsable du programme pour les Irakiens. Nous leur offrons un suivi médical et scolaire, notamment.»

Rêver d'Australie

Mais faute d'une loi au Liban et en l'absence d'une paix prochaine en Irak, la seule solution durable reste pour l'instant le transfert dans un pays tiers.

«Nous essayons de reloger le plus d'Irakiens possible vers un autre pays, parce qu'au Liban, l'intégration locale n'est pas une option. Le rapatriement n'est pas possible pour la plupart des Irakiens non plus. Il ne reste donc que la relocalisation», précise Laure Chedrawi, porte-parole de l'UNHCR au Liban.

Amal est bien consciente de la situation. Elle ne rêve que d'une chose: rejoindre son aînée, mariée et installée en Australie. «Je ne veux plus jamais retourner en Irak, dit-elle. Les enfants ont peur. Je n'ai plus rien là-bas. Je préfère aller chez ma fille.»

Pas un incendie d’origine criminelle

 

incendie collombey

Des mentors pour les migrants

Mettre en relation un Suisse et un étranger exerçant le même métier afin de favoriser l’insertion professionnelle: une initiative pilote de l’Entraide Protestante.

Son métier d’informaticien, l’Ivoirien Aboubakar Touré l’a appris et pratiqué à Abidjan. Au bénéfice d’un permis B, cela fait huit ans qu’il cherche un poste en Suisse. Seulement voilà, ici, tout est différent: le marché du travail, les CV… «J’ai eu des entretiens pour des postes correspondant à mes qualifications, mais il n’y a jamais eu de suite.»

Grégoire Laufer, lui, est ingénieur à Lausanne. Depuis quelques semaines, les deux hommes se rencontrent tous les lundis afin de bétonner le dossier d’Aboubakar et de le mettre au fait des impératifs du marché suisse. «Je cherche un réseau pour m’intégrer dans le tissu économique. Grégoire m’a donné des informations très utiles; il m’a aidé à faire le point sur mes acquis et à organiser mes papiers.» «Je l’aide à identifier les cartes qu’il a ou n’a pas, détaille le mentor bénévole. Les élèves ingénieurs suisses ont déjà de la peine à s’intégrer dans le monde professionnel, alors un étranger ne doit pas laisser de place au hasard.»

C’est l’Entraide Protestante Suisse (EPER) qui a lancé ce programme pilote, baptisé Mentorat Emploi Migration (MEN), afin de permettre aux migrants de bénéficier de l’expérience et des conseils d’un professionnel de leur branche implanté dans le canton de Vaud ou de Genève. «Comme M. Touré, beaucoup ne peuvent pas faire valoir leurs compétences en Suisse, explique Anne-Claude Gerber, responsable du projet. L’idée, c’est surtout de remédier au problème du manque de contacts avec le milieu professionnel.»

Le programme est destiné aux migrants genevois et vaudois originaires d’un pays hors Union européenne. Condition: se débrouiller en français et être au bénéfice d’une formation ou d’une expérience professionnelle. Le mentor bénévole doit pour sa part suivre une miniformation d’une soirée. Avant de commencer leur collaboration, les deux parties signent un contrat d’une année au maximum.

Dentisterie et soudure

L’EPER a enregistré à ce jour une trentaine de demandes de professionnels originaires de Madagascar, de Mongolie ou encore de Turquie. Une dizaine d’entre eux ont déjà trouvé leur mentor. «Nous cherchons encore des volontaires dans des domaines tels que la soudure sur métal, l’architecture, la vente en textile, la dentisterie ou le transport maritime», annonce Anne-Claude Gerber.

M. N. / 24 Heures

La liste complète des postes à pourvoir est disponible sur www.mentoratemploimigration.ch L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés est présente aujourd’hui, de 14 h à 18 h, à Lausanne, sur la place de l’Europe. Elle participe à la manifestation Feel for Africa (concerts de 9 h 30 à 1 h 30), organisée par le Forum des étrangers à l’occasion de la Journée des réfugiés.

jeudi 17 juin 2010

Au moins 400’000 réfugiés et déplacés au Kirghizistan, selon l’ONU

 

REUTERS/Stringer

Les violences interethniques dans le sud du Kirghizstan ont fait selon les dernières estimations de l'ONU «au moins 400.000 réfugiés et déplacés», a indiqué jeudi à l'AFP une porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU, Elisabeth Byrs.

«Selon les dernières estimations des agences onusiennes, il y a au moins 400.000 personnes réfugiées et déplacées» suite aux violences qui ont explosé la semaine dernière dans le sud de ce pays d'Asie centrale, a expliqué Elisabeth Byrs.

«Notre estimation du nombre de déplacés est désormais de 300.000 personnes», a-t-elle ajouté se référant à un bilan de situation établi par les agences humanitaires de l'ONU.

Le nombre de réfugiés en Ouzbékistan voisin est quant à lui «estimé entre 75.000 et 100.000 personnes, en comptabilisant seulement les adultes», a encore précisé la porte-parole de l'ONU.

Des cas de diarrhées et de dysenterie pourraient apparaître, selon un témoignage recueilli mercredi par Libération.fr auprès du CICR.

Source AFP dans Libération

Lire également Kirghizstan : la détresse des réfugiés ouzbèks fuyant les violences interethniques sur le site euronews ainsi que le diaporama proposé sur RFI

Genève pourrait à son tour interdire la burqa

Champions de la laïcité, les radicaux genevois ressortent une vieille loi qui proscrit la soutane. Le texte bannirait les vêtements religieux tels que la burqa. Un article de Judith Mayencourt dans 24 Heures.

L’ œil pétillant de malice, Jean Romain ne cache pas son plaisir: «Vous allez voir, ça va faire boum à Genève.» Le philosophe, essayiste et désormais député radical au Grand Conseil vient de déposer, avec son parti, un projet de modification de la loi sur le culte extérieur. Un texte, revisité, qui devrait prendre dans ses filets les vêtements religieux – et en premier lieu la burqa.

Adoptée en 1875, alors que le Kulturkampf déchire le pays, la loi sur le culte extérieur est l’un des piliers de la laïcité genevoise. Le texte, toujours en vigueur, même s’il est tombé en désuétude, proscrit la soutane dans l’espace public. Jean Romain propose aujourd’hui de remplacer l’interdiction du costume ecclésiastique par celle du costume religieux – toutes croyances confondues. Dans son argumentaire, le radical en précise les limites: oui aux accessoires religieux (kippa, foulard, croix ou col romain), mais non au costume, à savoir un ensemble de vêtements et d’accessoires conçus pour être portés ensemble, ou alors un vêtement unique recouvrant l’ensemble du corps. Vous avez dit burqa? «Oui, mais pas seulement», reconnaît Jean Romain, qui vise aussi les juifs orthodoxes ou les raéliens en tunique blanche.

«Nombreux avantages»

Opportunisme médiatique? L’homme s’en défend et désigne la montée des intolérances religieuses, ainsi qu’une menace réelle pour la paix confessionnelle. «Des temps plus troublés nous attendent», affirme-t-il, avant de dérouler tous les avantages de sa proposition: le texte est non discriminatoire. Ensuite, le Tribunal fédéral en a déjà constaté la conformité avec le droit supérieur. Et enfin, il ne concerne que les personnes résidant à Genève, et non les touristes, dont le canton a toujours respecté la totale liberté religieuse.

A Genève, où les esprits sont chauds dès qu’il s’agit d’une question religieuse, le débat ne fait que commencer. Dans le canton d’Argovie, en revanche, on affine déjà la proposition. La commission parlementaire chargée en mai de préparer un projet d’initiative cantonale, renonce à une interdiction de la burqa, jugée arbitraire et disproportionnée. Elle lui préfère une interdiction plus générale de se masquer en public, exception faite du carnaval ou en cas de problème de santé. Le projet passera devant le parlement cet automne .

La police ghanéenne enquête sur des cas de clandestins balancés en mer

Accra, Ghana - La police de la région nord du Ghana mène des enquêtes sur un incident relatif à trois passagers clandestins ivoiriens qui seraient balancés en plein Océan Atlantique par le capitaine d'un navire chinois.

La police rapporte que deux parmi les passagers clandestins, Omar Secei et Djiba Kamarah, ont survécu après plus de 12 heures en mer mais que le troisième a péri, noyé.
Le navire mis en cause, MV Run Ning 3, a été arraisonné par la police ghanéenne.
La police cite l'un des présumés rescapés, Kamarah, qui déclare que lui et les autres ont été découverts par l'officier principal du navire qui, avec l'aide de ses hommes, les ont balancé en mer malgré leur appel à la pitié.
Il indique avoir été sauvé par un bateau de la marine ghanéenne.
L'autre migrant clandestin, Secei, serait en observation dans un hôpital au port occidental de Takoradi, au Ghana, alors que Kamarah aide la police à mener des enquêtes.

Accra - Pana sur le site Afrique en ligne

France: réforme de la naturalisation généralisée dès juillet

La double instruction des dossiers de naturalisation sera définitivement supprimée le mois prochain pour être confiée aux seules préfectures.

Camerounais, Chinois, Algériens, un florilège de nationalités était représenté hier à la préfecture de police de Paris. Le ministre de l'Immigration y présidait une cérémonie de naturalisation d'une vingtaine de ressortissants étrangers. L'occasion pour Eric Besson de faire un premier bilan de la réforme de la naturalisation lancée depuis le 1 er janvier 2010 et d'annoncer sa généralisation en juillet. Expérimenté dans 21 préfectures, le nouveau dispositif a supprimé la double instruction des dossiers de naturalisation, par les préfectures d'abord, puis par l'administration centrale. « C'était un facteur d'allongement inutile des délais de traitement des demandes et cela portait le délai moyen de réponse à 20 mois, avec des écarts très importants entre préfectures », a rappelé hier le ministre.

Seules responsables

Désormais, les préfectures sont seules responsables de l'instruction du dossier qui est ensuite transmis, quelle que soit l'issue, à l'administration centrale. L'acquisition de la nationalité se faisant toujours par décret du Premier ministre. Selon les chiffres du ministère, les délais de traitement dans les 21 préfectures concernées, sont passés de 10 à 4 mois pour les décisions défavorables, et de 12 à 5 mois pour les décisions de naturalisation. La nouvelle procédure a également permis de réduire les stocks de demandes en instance de 24 % (- 39 % à Paris). Au passage, la réforme va entraîner une réduction d'un quart des effectifs de la direction chargée de l'accueil et de l'immigration au ministère. Quant au taux de décisions favorables, le ministre s'est voulu rassurant : « Le taux d'acceptation dans ces 21 préfectures était de 70 % pour l'année 2009. Il est de 76 % avec la nouvelle procédure, sur les quatre premiers mois de l'année 2010. Ces chiffres signent un cinglant démenti à tous ceux qui nous accusaient de vouloir restreindre l'accès à la nationalité française. » Une crainte effectivement exprimée par des associations telles que SOS Racisme. Reste à savoir si ce bilan sur les cinq premiers mois de l'expérimentation sera reconduit l'an prochain pour s'assurer de l'homogénéité des décisions rendues par les préfectures. La déconcentration des décisions, si elle permet de simplifier les procédures, peut aussi engendrer une rupture d'égalité si toutes les demandes ne sont pas traitées de la même manière. Le conflit qui oppose actuellement le ministère et les syndicats sur la question de la régularisation des sans-papiers par les préfectures, s'il touche un tout autre sujet, pose le problème dans les mêmes termes.

MARIE BELLAN, Les Echos

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Les conditions de naturalisation

Toute personne étrangère majeure possédant un titre de séjour peut déposer une demande de naturalisation auprès de la préfecture du lieu de son domicile. Les conditions à remplir sont les suivantes  :
-résider en France de manière habituelle et continue avec sa famille depuis cinq ans ;
-avoir une connaissance suffisante de la langue française et des droits et devoirs conférés par la nationalité française ;
-ne pas avoir subi de condamnations graves par la justice.
Chaque année, près de 110.000 étrangers accèdent à la nationalité française, soit 4 % de la population étrangère, contre moins de 2 % dans les autres grands pays européens.

Plus de 15’000 réfugiés massés à la frontière ouzbèque

Plus de 15.000 réfugiés se sont massés à la frontière kirghizo-ouzbèque, fuyant les affrontements interethniques qui ont secoué pendant quelques jours la région de Djalal-Abad (sud du Kirghizstan), a déclaré mercredi le Service de sécurité nationale du pays (GSNB).
Plus de 12.000 personnes avaient déjà traversé la frontière, a annoncé l'agence d'informations 24.kg, se référant au GSNB.
Les affrontements ont débuté le 11 juin à Och à la suite d'une bagarre entre les Kirghiz et la minorité ouzbèque de cette ville située dans le sud du pays. Le gouvernement intérimaire a décrété l'état d'urgence. Samedi dernier, les troubles se sont étendus à la région de Djalal-Abad, amenant les autorités à y introduire l'état d'urgence également. Les violences ont fait 187 morts et plus de 1.900 blessés, selon les informations les plus récentes.
D'après le Service de sécurité nationale, les participants aux troubles "sont toujours en possession d'environ 40 fusils d'assaut, de 70 armes à canon lisse, d'un grand nombre de bâtons et de barres à béton et d'une quantité importante de mélange incendiaire".

RIA Novosti