lundi 4 août 2008

Mauritanie: nouvel épouvantail de l'Europe

Amnesty dénonce les conditions de rétention des migrants clandestins dans ce pays.

Les violations des droits de l’Homme envers les migrants africains se multiplient en Mauritanie, devenue en quelques années le point de transit favori des clandestins en partance pour l’Europe. Amnesty International dénonce les autorités locales et l’Union européenne. Elle exerce une pression accrue sur les pays africains dans sa lutte contre l’immigration clandestine, transformant de fait ces pays en « gendarmes de l’Europe ».

Le centre de détention de Nouadhibou, en Mauritanie © Amnesty International

« À l’époque, quand les Blancs venaient en Afrique par la mer, on ne les traitait pas de clandestins. Pourquoi aujourd’hui, quand nous essayons d’aller par la mer en Europe, on nous traite de clandestins ? ». Ce message, écrit par un migrant au centre de rétention de Nouadhibou au nord de la Mauritanie, traduit la frustration de milliers d’Africains qui, comme lui, n’ont pas pu gagner l’Europe. Baptisé "Guantanamito" ("Petit Guantanamo") par certains détenus, c’est là qu’échouent temporairement les migrants avant d’être expulsés hors du pays. Près de 3 300 d’entre eux sont passés par le centre en 2007. Nouadhibou est aujourd’hui pointé du doigt par Amnesty International pour ses conditions de détention, « de surpopulation et d’hygiène ne répondant pas aux normes internationales relatives aux personnes privées de liberté ».

Lire l'article de Hanan Ben Rhouma sur Afrik.com

Sur le même sujet, lire cet article paru sur december18, le portail pour la protection des droits des migrants

La Grèce s’apprête à régulariser ses immigrés de deuxième génération

La Grèce va enfin reconnaître l’existence de ses enfants d’immigrés. Cette semaine, le Parlement doit examiner un projet de loi attribuant une carte de séjour de cinq ans à plus de 120 000 clandestins d’un genre très particulier. Nés en Grèce de parents immigrés légaux résidant en Grèce depuis de nombreuses années, ayant suivi leur scolarité entière dans des établissements grecs, ils se découvrent illégaux le jour de leurs 18 ans.

Ils sont obligés de partir dans le pays de leurs parents, qu’ils ne connaissent pas en général et dont ils parlent souvent mal la langue. Là-bas, ils doivent faire les démarches, en partant de zéro, pour obtenir un visa de séjour pour la Grèce où demeure leur famille. Cette situation ubuesque est la conséquence du jus sanguinis - droit du sang - qui donne automatiquement la nationalité grecque à tout descendant de Grec, même à la énième génération, même s’il ne parle pas le grec et même s’il n’a aucun rapport avec la réalité grecque d’aujourd’hui ; mais qui ne la reconnaît pas à ceux qui vivent sur le sol hellénique s’ils ne sont pas nés au moins d’un père grec.

Lire la suite dans Libération

Genève: requérantes nigérianes dans les griffes de la prostitution

L'Aéroport international de Genève (AIG) est de plus en plus prisé pour les demandes d'asile. Mais cette porte d'entrée ne réussit pas aux jeunes Nigérianes: elles disparaissent trop souvent dans la nature pour alimenter les réseaux de prostitution.

Le phénomène n'est pas nouveau, mais les observateurs constatent une recrudescence. Entre début janvier et fin juillet, 149 demandes d'asile ont été déposées à l'AIG, a indiqué Gérard Maury, chef de la Police de la sécurité internationale (PSI). C'est presque autant, en sept mois, que les 160 dossiers décomptés en 2007.

En majorité, les requérants viennent des pays anglophones d'Afrique noire, comme le Nigéria, le Ghana et la Gambie. Dix-huit jeunes femmes du Nigéria, qui se disent mineures, ont atterri à Genève depuis le début de l'année (22 en 2007), relèvent les aumôniers de l'aéroport et l'association Elisa, qui offre un soutien juridique aux requérants.

Trois de ces Nigérianes ont encore quitté la zone de transit de l'AIG mercredi dernier pour gagner le centre d'enregistrement des requérants d'asile à Bâle. La plupart du temps, les autorités perdent rapidement leur trace. "Elles disparaissent dès qu'elles ont un bon de sortie pour s'absenter du centre", explique M. Maury.

L'an dernier, 17 d'entre elles ont été retrouvées sous d'autres identités dans plusieurs pays d'Europe comme l'Italie et l'Allemagne, où elles alimentent des réseaux de prostitution. Il y a fort à craindre que les migrantes récemment arrivées à Genève se retrouvent dans le même cas, d'après le chef de la PSI.

La police genevoise ne peut pas faire grand-chose contre ce phénomène, que d'autres aéroports européens connaissent aussi. Les jeunes femmes lui échappent à partir du moment où elles se rendent dans les centres d'enregistrement de Vallorbe ou de Bâle. Pour Gérard Maury, elles sont victimes d'un "réseau mafieux très bien constitué".

(ats / 03 août 2008 08:59)

Les requérants d'asile ont un nouveau toit

Depuis le 1er juillet, le Centre d’accueil de demandeurs d’asile de la Clé, à Bienne, a rouvert ses portes. Il héberge essentiellement des familles.

popupLe Centre d’accueil de la clé, sis à la rue Centrale, avait fermé ses portes en 2005 pour sous-occupation. Le centre peut accueillir jusqu’à 76 personnes, mais n’en compte que 40 actuellement, les travaux de réfection du bâtiment n’étant pas terminés. Leur demande d’asile est en suspens auprès de l’Office des migrations. «Il s’agit avant tout de familles. Il n’y a pas de personnes ayant été frappées d’une non entrée en matière (NEM). Celles-ci doivent quitter le pays et sont donc placées dans des lieux moins attractifs qu’une ville», explique Florian Düblin. Le centre ne ressemble en rien à l’ancienne structure dans laquelle vivaient seuls des hommes célibataires.

samedi 2 août 2008

Un Suisse sans-papier à Berlin

C’était sans doute le seul sans-papiers suisse vivant en Allemagne. Adam Tellmeister a fui notre pays en 1986. Devenu artiste, il se prépare enfin à rentrer. Un article de Michel Verrier dans 24 Heures.

ARTISTE Fuyant ses obligations militaires en Suisse, Adam Tellmeister a vécu dans l’illégalité pendant dix-huit ans en Allemagne et en Hollande. Les faits qui lui sont reprochés étant prescrits, il s’apprête à revenir au pays. BERLIN, LE 14 JUILLET 2008 ANDREAS VOLLMER/T AZ BERLIN


Sur sa sonnette, un faux nom. Sur ses cartes de visite, la mention «ci­toyen suisse». Adam Tellmeister vit pourtant depuis plus de dix­huit ans à Berlin. Sans passeport ni assurance maladie. Un sans­papiers clandestin, mais pas in­cognito! Adam est un artiste. Dans son atelier sont exposées ses fresques et des montages virtuels 3D, éclairés avec des LED. Il a participé il y a quelques années à un projet graphique financé par la responsable de l’intégration des étrangers à Ber­lin, Barbara John, rassemblant des écoliers de l’Est et de l’Ouest.
Marqué par les images du Vietnam

Des petits drapeaux suisses sont plantés dans ses pots de fleurs. Ses peintures de Guillaume Tell croquent à la fois le héros, le résistant et le bour­reau d’enfant, selon Adam. Pas de doute, l’homme vient de Suisse.
Adam fuit son pays d’origine en 1986, lorsqu’il reçoit son or­dre de marche. Il ferait bien le service civil, mais cela n’existe pas encore. Le service militaire, par contre, le rebute. Il reste notamment marqué par les ima­ges de la guerre au Vietnam. Sur son ordre figure la mention: «Qui ne se présente pas sera considéré comme déserteur et encourt la prison.» Il décide de fuir à Venise. C’est là qu’il ap­prend à peindre des fresques et que lui vient l’idée de chercher refuge en Allemagne, en tant que requérant d’asile.
Hollande, Suisse puis RDA

Mais à la mairie d’Essen, où il fait sa première demande offi­cielle, on ouvre des yeux ronds, comme le raconte le quotidien berlinois Die Tageszeitung, qui brossait hier le portrait du sans­papiers. Un requérant d’asile suisse, ça ne peut être sérieux! «Ils ont demandé où était la caméra cachée», raconte Adam. Accueilli dans les milieux du Mouvement de la paix, dans la Ruhr, il participe notamment à une action culturelle transfor­mant un monument aux morts de la guerre en monument du souvenir aux déserteurs exécu­tés. Ce qui lui vaut d’atterrir en prison, de perdre son avocat et de voir s’envoler tout espoir d’ob­tenir le droit d’asile.
Il passe à nouveau la frontière pour aller chercher refuge en Hollande, où la police lui fournit des papiers provisoires. Les fonc­tionnaires le baptisent Swiss­Tell, un pseudonyme qu’il marie avec son nom de famille pour devenir Adam Tellmeister.
L’artiste voyageur fait ensuite un court retour à Zurich pour défendre un objecteur de cons­cience, le temps de peindre un graffiti. Il est arrêté, condamné pour désertion et parvient à s’en­fuir, profitant d’un passage aux toilettes du tribunal. De retour à Berlin, il décide en 1989 de trou­ver refuge en ex-RDA. Nouveau déboire: il dépose sa demande d’asile au moment où les foules se pressent autour du mur, qui va tomber. Il lui reste, en souve­nir, un document du Ministère de l’intérieur de l’ex-RDA attes­tant de sa démarche. Puis, au début des années 2000, il prend contact avec l’ambassade de Suisse en Allemagne. Ses «mé­faits » sont prescrits, il n’attend plus aujourd’hui que son passe­port helvétique. Une renais­sance: Adam prépare son retour au pays et sa première expo, à Lucerne, l’an prochain.

vendredi 1 août 2008

Aix-en-Provence ne s'embarrasse pas de ses Roms

Et soudain, l’urgence… Le 15 juillet dernier, la commune d’Aix-en-Provence a brusquement estimé qu’il était « urgent » de demander l’expulsion de cinquante-sept Roms, d’origine serbe, du terrain municipal qu’ils occupent pour certains d’entre eux depuis plus de trois ans.

Une décision que l’adjoint au maire à la sécurité et à la police de la ville d’Aix, Jules Susini, justifie sans prendre de gants :

« Le camp se situe en plein massif de l’Arbois, sur le domaine forestier, il y a donc un risque d’incendie. La commune a aménagé une aire d’accueil juste à côté, équipée et conforme. Il suffirait que ces familles se déplacent de cinquante mètres.

Sauf qu’elles sont d’origine serbe et, à côté, il y a des “Yougo”. Donc elles refusent d’y aller. On ne va pas commencer à faire des aires pour les uns et pour les autres… Je ne fais pas de différence, ce sont tous des gens du voyage… »

A lire sur Rue89

mardi 29 juillet 2008

A Cointrin, des requérantes sans protection

La procédure «aéroport», accélérée, est utilisée avec des personnes menacées, accuse le réseau d'aide Elisa.

Lire cet article du Temps

Condamnée pour avoir tardé à faire soigner son fils

Un bébé a été victime d’un oedème cérébral. Clandestine, sa mère a repoussé l’hospitalisation de peur d’être expulsée. Un article de Fedele Mendicino dans 24 Heures.
Une chute de poussette, une glissade dans la baignoire, un coup porté à la tête? Personne ne le saura jamais. Seule certitude, un bébé de 5 mois et demi a frôlé la mort à Genève, en 2005, après son hospitalisation à la suite d’un oedème cérébral.
Pour avoir tardé à l’emmener aux urgences alors qu’il était dans un semi-coma, sa mère vient d’être condamnée à 20 000 francs pour tort moral. Elle a été reconnue coupable de lésions corporelles graves par négligence et violation du de­voir d’assistance. Clandestine en Suisse, cette femme de mé­nage roumaine de 32 ans crai­gnait d’être expulsée en se ren­dant à l’Hôpital cantonal.
Les faits sont graves, estime le Tribunal de police, qui rap­pelle que l’enfant souffre au­jourd’hui de problèmes de vue, il boite et la mobilité de sa main gauche est affectée. Une «puni­tion » suffisante pour la mère, estiment les juges, qui ont dé­cidé de ne pas infliger de peine de prison à une femme qui a passé déjà un mois de détention préventive à Champ-Dollon: «Elle a été effondrée d’appren­dre les conséquences qu’allaient avoir sur son enfant les lésions subies. Elle continuera à assu­mer l’éducation et les soins à son fils, qui requerra une atten­tion plus importante qu’un autre enfant de son âge.»
Jours de panique

Le drame remonte au prin­temps 2005. Lundi 25 avril, le bébé fait des poussées de fièvre. Un ami de l’accusée, vivant avec elle à Plainpalais, se rend à la pharmacie. On lui conseille un gel dentaire et une visite chez le médecin. Le soir même, l’enfant a des convulsions. Il pleure sans cesse. Son regard se fait tou­jours plus vague. L’homme, qui admet avoir bercé «parfois for­tement » le bébé, conseille à la mère d’aller à l’hôpital. Mais cette dernière n’ose pas: «Je n’ai pas de papiers et mon fils n’a pas d’assurance maladie», dit­elle.
L’état du bambin empire de jour en jour. Apathique, il res­pire toujours plus mal et ne pleure plus. Le 29 avril, elle se résout à contacter une associa­tion de sages-femmes qui em­mène le petit aux urgences. Ce dernier passera plusieurs jours aux soins intensifs. Quelques semaines plus tard, la clandes­tine et son ami sont inculpés.
Pas un «bébé secoué»

Les charges pesant sur la mère sont plus lourdes. L’affaire se termine devant le Tribunal de police: «L’ami de ma cliente s’en est sorti avec une peine pécuniaire avec sursis», expli­que Me Saskia Ditisheim. Mais le tribunal écarte la piste du «bébé secoué».
«Je vais recourir contre la condamnation, explique l’avo­cate.
Ma cliente n’avait plus confiance dans l’hôpital et le service social. Elle avait accou­ché aux HUG et on l’avait ren­voyée chez elle après deux jours. Ensuite, elle s’était ren­due au service de la jeunesse pour un suivi social et une personne lui avait évoqué le placement de son fils dans un foyer.» Elle a pris peur, conclut l’avocate, en ajoutant que les séquelles de la victime ne sont pas aussi graves que celle pré­vues au début de l’affaire.
Risques d’épilepsie

Ce n’est pas l’avis de la partie civile, représentée par la cura­trice de l’enfant, Me Anne Rei­ser. Au cours du procès, elle cite un médecin sur «les consé­quences futures quasi certaines, en particulier à l’adolescence, sous forme de crises d’épilepsie ou de sautes d’humeur, pour laquelle une surveillance sera très certainement nécessaire». Aujourd’hui, la mère et l’enfant vivent ensemble.
Mais l’accusée, qui est tou­jours sans papiers, reste mena­cée d’expulsion. En 2004, elle était venue en Suisse avec la promesse d’un mariage qui n’a jamais eu lieu.

Mutilée à la hachette, elle voit sa demande d'asile refusée

«Invraisemblance»: c'est le motif avancé par l'Office fédéral des migrations pour refuser la demande d'asile d'Eva (prénom d'emprunt), faite en juin depuis l'aéroport de Cointrin. Après recours, le Tribunal administratif fédéral a confirmé le jugement le 11 juillet.

A voir ses doigts mutilés et à écouter son récit, Eva a pourtant l'air crédible. Témoin gênant d'une excision, cette chrétienne originaire de Gambie a été charcutée par des hommes pour éviter qu'elle n'aille dénoncer à la police ce qu'elle a vu. Car si la mutilation génitale est interdite en Gambie, elle n'en est pas moins largement pratiquée par l'ethnie majoritaire. Menacée de mort, elle a pu se réfugier chez un pasteur, qui l'a aidée à fuir vers la Suisse.

Hier, l'Office des migrations a réaffirmé son point de vue: «Des phalanges coupées ne sont pas un indice suffisant pour accepter une demande d'asile», déclare son porte-parole Jonas Montani.

Mais à l'heure où la mutilation génitale commence à être pourchassée pénalement en Suisse, le paradoxe est soulevé: «On condamne ici des pratiques sans les reconnaître quand elles sont la source de souffrances ailleurs», regrette Michel Ottet, membre de l'association Elisa qui a offert son soutien juridique à Eva.

Lire cet article du Temps sur le même sujet

dimanche 27 juillet 2008

Tollé en Italie après l'état d'urgence face aux clandestins

Face au tollé provoqué par la mesure, le gouvernement italien a défendu samedi sa décision d'étendre à tout le pays l'état d'urgence pour faire face à un afflux d'immigrés clandestins.

Le gouvernement italien a défendu samedi sa décision d'étendre à tout lepays l'état d'urgence pour faire face à un afflux d'immigrés clandestins.

Des parlementaires de gauche ont accusé le gouvernement du président du Conseil Silvio Berlusconi d'exacerber les peurs et d'exagérer le problème de l'immigration clandestine par cette décision, prise vendredi, qui donne des pouvoirs supplémentaires à la police et aux autorités locales.

"Ou sont les masses d'immigrés clandestins se pressant aux portes de nos villes ? Et quels sont les risques pour l'ordre public ?", a demandé la députée de gauche et ancienne ministre Rosy Bindi.

"La réalité ne compte pas pour ce gouvernement. Ce qui compte en revanche c'est l'impact d'annonces qui servent à justifier le climat d'Etat policier", a-t-elle ajouté.

Le parlementaire centriste Rocco Buttiglone a estimé que ces mesures "inhumaines et extraordinaires" n'étaient pas nécessaires et que la simple application de la législation existante était suffisante.

Un groupe de parlementaires de l'opposition a demandé au gouvernement de venir s'expliquer sur cette décision inopinée devant le parlement.

"BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN"

Mgr. Agostino Marchettto, secrétaire du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des itinérants, s'est joint au débat en déclarant que le terme d'"urgence" n'était pas négatif en soi tout en soulignant que l'Italie devait respecter les droits de tous les immigrés et de tous les réfugiés.

Des parlementaires du Peuple de la liberté, la coalition de Berlusconi, ont rejeté les critiques de la gauche, accusée de montrer trop zélée et de faire preuve d'irresponsabilité.

"C'est beaucoup de bruit pour rien", a déclaré Fabrizio Cicchitto, le chef de la formation de Berlusconi à la chambre basse du parlement, pour qui la décision prise vendredi par le gouvernement n'est qu'une extension de mesures déjà existantes.

L'état d'urgence était déjà en vigueur dans les provinces méridionales de Sicile, des Pouilles et de Calabre avant son extension vendredi à tout le territoire.

Le ministre de l'Intérieur, Roberto Maroni, qui doit s'exprimer sur cette question mardi devant le parlement, a expliqué que la mesure avait été rendue nécessaire par le doublement du nombre de clandestins arrivant sur les côtes italiennes.

Plus de 130.000 clandestins sont arrivés sur le littoral italien au cours des sept premiers mois de l'année, soit 8.000 de plus que l'année dernière. Les organisations qui viennent en aide aux immigrés clandestins reconnaissent que leur nombre a augmenté après avoir enregistré une baisse l'année dernière mais il reste, selon elles, dans la moyenne des années précédentes.

Version française Gwénaelle Barzic