samedi 26 juillet 2008

Italie: état d'urgence face à l'immigration

Le gouvernement italien a décidé vendredi d'étendre à l'ensemble du territoire "l'état d'urgence face à l'immigration clandestine" déjà en vigueur depuis quelques années dans certaines régions de l'Italie.

L'état d'urgence permettra d'accélérer la construction de nouveaux centres d'accueil et de rétention d'immigrants clandestins, a indiqué le ministre de la Défense Ignazio La Russa.

Le nombre de débarquements d'immigrants clandestins au premier semestre 2008 a doublé par rapport à la même période de 2007, a précisé le ministre au cours d'une conférence de presse à Rome.

Le ministre de l'Intérieur Roberto Maroni a affirmé au cours d'une conférence de presse que l'état d'urgence était "une mesure technique, déjà utilisée dans le passé et utile pour recourir à des procédures (administratives) accélérées".

Selon M. Maroni les autorités ont dénombré l'arrivée de 10.611 personnes au cours des six premiers mois de 2008, contre 5.378 de janvier à juin 2007.

L'annonce de l'extension de l'état d'urgencea a été immédiatement critiquée vigoureusement par l'opposition.

"C'est une décision abominable", a estimé Giancarlo Bressa, vice-président du groupe parlementaire du Parti démocratique à la Chambre des députés. "Ce gouvernement est incapable de gouverner sur des sujets vrais et importants et cherche à faire peur aux gens", a-t-il ajouté.

"C'est un climat d'Etat policier", a surenchéri Rosy Bindi, vice-présidente de la Chambre.

Le gouverneur de la région des Pouilles, Nichi Vendola, a parlé "de morceau de fascisme".

Le tour de vis contre l'immigration mis en oeuvre par le gouvernement de Silvio Berlusconi dès son arrivée au pouvoir en mai a été notamment critiqué par le Parlement européen.

AFP

L’été, la saison des mariages forcés


La France refuse la nationalité à une musulmane radicale


vendredi 25 juillet 2008

Les expulsions de Roms, un leurre qui gonfle les chiffres d’Hortefeux


Les sans-papiers en Belgique


euronews
Les sans papiers, dossier sans issue ?
RTL Info.be -
Les trois demandeurs d’asile Iraniens ont passé leur 3e nuit en haut d’une grue à Bruxelles. Le dossier des sans papiers reste pour le moment au point mort, ...
Sans-papiers : Yves Leterme ne veut pas donner de faux espoirs Le Vif/L'Express
Nouvelle crise des sans-papiers en Belgique 24/07 18:41 CET euronews
Sans-papiers: délégation reçue par Leterme Le Vif/L'Express

Minarets

Un courrier de lecteur de 24 Heures

le-champion-de-la-peur La peur…
Tant que certains conseillers fédéraux préféreront suivre leurs pulsions personnelles au lieu de servir les intérêts de leur pays, qu’ils ont pourtant juré de défendre.
Tant que des juges assermen­tés pour appliquer le Code pénal trouveront des excuses aux criminels et chargeront les innocents.
Tant que des ecclésiastiques, chargés de défendre la morale et la religion, trafiqueront les textes sacrés pour soutenir l’homosexualité que le dogme rejette avec horreur.
Tant que des livres seront imposés aux petits enfants pour leur instiller la honte d’être Suisses et d’avoir eu des grands­parents qui auraient eu un comportement inadmissible dans le passé.
Tant que ce qui était bien et convenable dans notre civilisa­tion n’est qu’objet de moquerie aujourd’hui.
Eh bien, on ne pourra plus demander aux gens d’avoir une attitude sereine, un comporte­ment sain, bref d’agir en êtres libres. Seule la peur reste, do­mine.
C’est pourquoi l’ombre du minaret pose problème à une société qui a perdu, ou ne re­connaît plus ses propres repères.
Daly Chéhab,
La Tour-de-Peilz

jeudi 24 juillet 2008

Tension autour du fichage des Roms

Le gouvernement de Silvio Berlusconi veut recenser les Roms

ITALIE. Les campagnes d'identification ont commencé, à Rome, à Naples ou à Milan. Les collectes d'empreintes prévues en Campanie ont été qualifiées de discriminatoires par Bruxelles.

Eric Jozsef, Rome
Jeudi 24 juillet 2008


«Il paraît qu'ils veulent contrôler notre sang.» Sous un soleil de plomb, Naser Osmanovic vient de garer son camion rempli de ferraille sur le parking de via Mazzacurati qui jouxte Corviale, l'impressionnante barre de logements sociaux de la périphérie romaine qui, sur dix étages, s'étire sur un kilomètre de long.
Lire la suite dans le Temps

Drame de l'indifférence sur une plage italienne

L’opinion italienne s’interroge sur le comportement de baigneurs insensibles au sort de deux Roms mortes sur une plage près de Naples. Un article de Dominique Dunglas pour 24 Heures.
Indifférence devant la mort de deux enfants, et fascination pour une exécution capitale: la Péninsule s’interroge sur l’at­traction morbide démontrée par certains Italiens au cours des derniers jours.
Le drame s’est déroulé sa­medi dernier, sur la plage de Torregaveta, au nord de Na­ples. Viola et Cristina, deux Roms de 13 et 15 ans, étaient venues du camp nomade de Scampia pour tenter de vendre des briquets aux baigneurs. Les deux adolescentes n’ont pas ré­sisté à l’envie de se baigner, malgré une mer agitée. Une vague plus forte que les autres les a projetées contre des ro­chers.
Lorsque des baigneurs ont ramené les deux enfants sur la plage, elles avaient cessé de vivre. Couverts d’une serviette, les deux cadavres sont restés une heure sur la plage dans l’attente de l’ambulance. Une présence qui n’a pas dérangé les plagistes. L’insouciance a repris son cours, à quelques mètres des corps inanimés.

Couverts d’une serviette, les deux cadavres sont restés une heure sur la plage. Une présence qui n’a pas dérangé les plagistes. EPA


CNN a mis les images sur son site internet et The Inde­pendant en a fait sa une, avec un titre éloquent: «Les photos qui font honte à l’Italie.» Une indifférence d’autant plus cou­pable que, selon le quotidien britannique, elle serait le résul­tat de la campagne raciste du gouvernement envers les Roms. Dans le passé, pourtant, des baigneurs ont eu le même com­portement devant des victimes italiennes. Reste que de nom­breuses voix se sont élevées contre ce manque d’affectivité. «Ne pas respecter la mort et ne s’occuper que de soi est parfois pire que l’événement tragique en lui-même, a déclaré le cardi­nal de Naples, Giuseppe Cres­cenzio. L’indifférence n’est pas un sentiment humain.»
Simulacre d’exécution

A Milan, un parc d’attrac­tions propose un divertisse­ment moins tragique, mais peut-être plus inquiétant.
L’attraction se présente sous la forme d’un mannequin, tor­se- nu et attaché à une fausse chaise électrique. Pour 1 euro, il est possible d’assister au si­mulacre d’exécution. Le corps de latex est pris de soubresauts, le visage grimace et hurle de douleur.
Le réalisme est poussé au maximum. L’attraction vient des Etats-Unis. Ce n’est pas un hasard, expliquent des psycho­logues: «Ce voyeurisme mor­bide, estiment-ils, tend à légiti­mer la peine capitale.»

mercredi 23 juillet 2008

Faut-il régulariser les clandestins qui ont risqué leur vie?


Les déclarations restrictives du ministre espagnol du Travail, mardi, ont relancé le débat dans le pays européen le plus touché. La suite dans Rue89