vendredi 1 février 2008
Stratégie européenne pour les Roms.
Stratégie européenne pour les Roms.
Par Richard Werly dans le Temps
Le Parlement européen a voté jeudi une résolution sur une stratégie européenne à l'égard des 8 à 12 millions de Roms vivant dans l'Union. Sur proposition de deux eurodéputées hongroise et... rom, Viktoria Mohácsi et Livia Járóka, le texte adopté invite la Commission «à mettre en place une unité chargée des Roms, appelée à coordonner leur intégration et à faciliter la coopération entre les Etats membres». Le lancement d'un grand programme de microcrédit est souhaité. La question des Roms est, dans l'UE comme en Suisse, au centre de la controverse sur l'extension de la libre circulation à la Roumanie et à la Bulgarie. Elle est devenue politiquement ultrasensible depuis qu'en novembre 2007, suite à un assassinat impliquant un tzigane roumain, l'Italie a adopté un décret-loi permettant d'expulser les Roms.
Par Richard Werly dans le Temps
Le Parlement européen a voté jeudi une résolution sur une stratégie européenne à l'égard des 8 à 12 millions de Roms vivant dans l'Union. Sur proposition de deux eurodéputées hongroise et... rom, Viktoria Mohácsi et Livia Járóka, le texte adopté invite la Commission «à mettre en place une unité chargée des Roms, appelée à coordonner leur intégration et à faciliter la coopération entre les Etats membres». Le lancement d'un grand programme de microcrédit est souhaité. La question des Roms est, dans l'UE comme en Suisse, au centre de la controverse sur l'extension de la libre circulation à la Roumanie et à la Bulgarie. Elle est devenue politiquement ultrasensible depuis qu'en novembre 2007, suite à un assassinat impliquant un tzigane roumain, l'Italie a adopté un décret-loi permettant d'expulser les Roms.
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jeudi 31 janvier 2008
Retirer la nationalité devrait devenir plus facile.
Par Valérie de Graffenried dans le Temps
Ceux qui ont acquis la nationalité suisse de manière frauduleuse ou qui ont l'intention de le faire n'ont qu'à bien se tenir. Le Conseil fédéral vient d'approuver un projet de la Commission des institutions politiques (CIP) du Conseil national qui veut prolonger de trois ans le délai permettant d'annuler une naturalisation acquise de façon irrégulière. But poursuivi: lutter plus efficacement contre les mariages blancs.
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mercredi 30 janvier 2008
La Municipalité de Vallorbe attend le soutien de Berne
Malaise à la gare de Vallorbe. La présence des requérants d’asile indispose une partie des habitants. Le syndic espère trouver une solution avec Berne. Un article de Pierre Blanchard dans 24 Heures.

Coincée entre la falaise et la route cantonale, surplombant la ville, la grande bâtisse accueille 240 personnes en quête d’un avenir plus serein. Le centre de requérants d’asile n’a rien du camp de vacances même s’il est logé dans un ancien hôtel. Rien à faire. Attendre seulement. Il y a bien la gare et son hall chauffé à quelques encablures, mais ils n’y sont pas les bienvenus.
Le syndic Laurent Francfort déplore que la motion des radicaux demandant l’interdiction de l’accès de la gare aux requérants donne une image tronquée de Vallorbe. Pour lui, le noeud du problème c’est le peu d’investissement de la Confédération dans l’encadrement des requérants d’asile. Il a l’impression que Berne a abandonné sa ville.
Dialogue avec la Confédération
A sa demande, une délégation de la Municipalité, des représentants de l’ODM (Office fédéral des migrations) et des CFF se rencontreront pour la deuxième fois vendredi.
Chaque partie reconnaît l’existence du problème, mais Berne prône une politique des petits pas alors que le syndic de Vallorbe espère que des mesures concrètes soient rapidement mises en oeuvre. Selon lui, les requérants doivent avoir un lieu de rencontre approprié en dehors du centre d’enregistrement et de procédure (CEP), et c’est à la Confédération de le financer.
Pour la Confédération, le déménagement du centre de Genève à Vallorbe, en 2000, a été une aubaine qui lui a permis de réaliser, sur le loyer, une économie de 1 million de francs par an. Dans la Cité de Calvin les requérants se fondaient plus facilement dans l’anonymat des habitants de la ville. Les statistiques confirment cette impression: à Vallorbe, ils représentent, 8,6% de la population, contre 0,33% à Bâle, 1,2% à Kreuzlingen et 3% à Chiasso.
«En votant massivement le durcissement de la loi sur l’asile, bien des Vallorbiers ne se sont pas rendu compte qu’ils acceptaient implicitement une plus grande pression du centre sur leur quotidien», ajoute Laurent Francfort.
Plus de pression
Depuis le printemps 2006, la prise en charge des demandeurs d’asile a profondément été modifiée, avec pour conséquence l’augmentation de la durée des séjours dans les centres. Leur moyenne a passé de 10 à 60 jours. Ce séjour plus long permet aux candidats à l’asile de prendre leurs marques et leur présence devient plus visible. Sur le site de la gare de Vallorbe, le malaise a été en grandissant au point que le Parti radical a déposé, lors du dernier Conseil communal, la controversée «motion Jaillet». Le Département de l’intérieur a demandé un avis de droit sur sa recevabilité. Une étude qui devrait aboutir dans les jours à venir.
Laurent Francfort place beaucoup d’espoirs
dans la réunion de vendredi, où les autorités
communales, fédérales et les CFF se mettront
autour d’une table.
VALLORBE, LE 29 JANVIER 2008
Michel Duperrex
dans la réunion de vendredi, où les autorités
communales, fédérales et les CFF se mettront
autour d’une table.
VALLORBE, LE 29 JANVIER 2008
Michel Duperrex
Coincée entre la falaise et la route cantonale, surplombant la ville, la grande bâtisse accueille 240 personnes en quête d’un avenir plus serein. Le centre de requérants d’asile n’a rien du camp de vacances même s’il est logé dans un ancien hôtel. Rien à faire. Attendre seulement. Il y a bien la gare et son hall chauffé à quelques encablures, mais ils n’y sont pas les bienvenus.
Le syndic Laurent Francfort déplore que la motion des radicaux demandant l’interdiction de l’accès de la gare aux requérants donne une image tronquée de Vallorbe. Pour lui, le noeud du problème c’est le peu d’investissement de la Confédération dans l’encadrement des requérants d’asile. Il a l’impression que Berne a abandonné sa ville.
Dialogue avec la Confédération
A sa demande, une délégation de la Municipalité, des représentants de l’ODM (Office fédéral des migrations) et des CFF se rencontreront pour la deuxième fois vendredi.
Chaque partie reconnaît l’existence du problème, mais Berne prône une politique des petits pas alors que le syndic de Vallorbe espère que des mesures concrètes soient rapidement mises en oeuvre. Selon lui, les requérants doivent avoir un lieu de rencontre approprié en dehors du centre d’enregistrement et de procédure (CEP), et c’est à la Confédération de le financer.
Pour la Confédération, le déménagement du centre de Genève à Vallorbe, en 2000, a été une aubaine qui lui a permis de réaliser, sur le loyer, une économie de 1 million de francs par an. Dans la Cité de Calvin les requérants se fondaient plus facilement dans l’anonymat des habitants de la ville. Les statistiques confirment cette impression: à Vallorbe, ils représentent, 8,6% de la population, contre 0,33% à Bâle, 1,2% à Kreuzlingen et 3% à Chiasso.
«En votant massivement le durcissement de la loi sur l’asile, bien des Vallorbiers ne se sont pas rendu compte qu’ils acceptaient implicitement une plus grande pression du centre sur leur quotidien», ajoute Laurent Francfort.
Plus de pression
Depuis le printemps 2006, la prise en charge des demandeurs d’asile a profondément été modifiée, avec pour conséquence l’augmentation de la durée des séjours dans les centres. Leur moyenne a passé de 10 à 60 jours. Ce séjour plus long permet aux candidats à l’asile de prendre leurs marques et leur présence devient plus visible. Sur le site de la gare de Vallorbe, le malaise a été en grandissant au point que le Parti radical a déposé, lors du dernier Conseil communal, la controversée «motion Jaillet». Le Département de l’intérieur a demandé un avis de droit sur sa recevabilité. Une étude qui devrait aboutir dans les jours à venir.
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Le CEP en bref
Le CEP de Vallorbe
Michel Duperrex
NOM: Centre d’enregistrement et de procédure (ex-CERA, Centre d’enregistrement des requérants d’asile). Il a ouvert ses portes le 15 novembre 2000.
FONCTION: Indépendamment de la manière dont les requérants sont entrés en Suisse, ils doivent tous se présenter dans l’un des quatre CEP ouverts en Suisse (Vallorbe, Chiasso, Bâle et Kreuzlingen). C’est là que les réfugiés attendent l’acceptation ou le refus de leur demande d’asile.
RÉSIDENTS: Le nombre de requérants varie au gré des arrivées et des départs. La capacité du CEP est de 270 places. Actuellement, ce sont environ 240 demandeurs d’asile (80% d’hommes) qui sont logés dans le centre.
HEURES DE SORTIE: En dehors des entretiens liés à la procédure d’asile, les requérants peuvent sortir du centre de 8 h à 12 h et de 13 h à 17 h 30. De plus, ils sont libres de leurs mouvements durant le week-end. Ceux qui ont de la famille dans notre pays en profitent pour rendre visite à leurs proches. Après chaque sortie, ils doivent justifier la provenance des marchandises en leur possession.
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Requérants plus visibles et moins rassurants
«Je peux vous citer dix dames âgées qui m’ont dit qu’elles ne viendraient plus faire leurs courses à Vallorbe. Elles viennent de Bretonnières, Premier, etc., et elles ont peur de traverser la gare.» C’est Jean-Luc Martignier, boucher, qui le dit.

De l’insécurité à la gare de Vallorbe? Un sentiment en tout cas, pour bon nombre d’habitants, né de l’omniprésence de requérants d’asile à ses abords.
Lundi, 10 h 30. Ils sont une vingtaine d’Africains réunis devant l’entrée de la gare.
Comme chaque jour. Le soleil brille et ils restent à l’extérieur, à siroter des bières. «Mais quand il pleut, ils peuvent être une quarantaine à l’intérieur à faire la fête», glisse une femme qui travaille à la gare. Du coup, les CFF ont… retiré les bancs qui se trouvaient à l’intérieur de l’édifice et fermé les salles d’attente.
Dehors, les réfugiés discutent. Bruyamment. Refusent toute photo et prétendent ne parler qu’anglais. Pourtant, un Ivoirien s’approche spontanément. «Je suis là depuis le 7 janvier», explique-t-il. «Nous interdire d’aller à la gare? Je ne suis pas au courant. Nous, on est des étrangers, ce n’est pas nous qui décidons. Si on nous interdit de venir ici, on ira ailleurs.» Là est le problème. A Vallorbe, les requérants sont condamnés à l’oisiveté. La situation a empiré aux yeux de la population car depuis quelques mois, leurs heures de sortie ont été étendues. Le CEP accueille aussi de plus en plus de réfugiés (actuellement 240) et ces derniers restent à Vallorbe parfois 60 jours.
S’ils vont à la gare, c’est parce que c’est le lieu public chauffé le plus proche du centre. Et aussi parce que l’Aravoh (Association auprès des requérants d’asile de Vallorbe oecuménique et humanitaire) y a son local. Là-bas, la présidente Christiane Mathys est surnommée Mama Africa. Les 45 bénévoles de l’association s’y relaient pour accueillir avec un peu de chaleur un millier de réfugiés par semaine. Dans cette pièce exiguë (60 m2 ), deux Africains jouent aux dames, un autre lit le journal. Ils sont une dizaine à papoter devant un café. «Je suis convaincue que l’on n’a jamais réglé le moindre problème en dressant des murs et en isolant un groupe de personnes», s’insurge Christiane Mathys à l’évocation de la motion Jaillet. Si elle passe la rampe, l’association devra bien sûr changer de local. «Quand je pense que, à l’époque, nous avions eu le soutien des autorités pour déménager ici…» A sa création, l’Aravoh avait son quartier général en ville.
La solution, toute simple, est évoquée par un réfugié: «Il nous faudrait un autre endroit où on pourrait se réunir, boire un verre et se distraire.» Reste à trouver le financement.
Interdire la gare aux requérants?
C’est le remède prôné par le Conseil
communal en décembre dernier,
pour mettre un terme à
l’omniprésence des demandeurs
d’asile qui gênent les usagers.
C’est le remède prôné par le Conseil
communal en décembre dernier,
pour mettre un terme à
l’omniprésence des demandeurs
d’asile qui gênent les usagers.
De l’insécurité à la gare de Vallorbe? Un sentiment en tout cas, pour bon nombre d’habitants, né de l’omniprésence de requérants d’asile à ses abords.
Lundi, 10 h 30. Ils sont une vingtaine d’Africains réunis devant l’entrée de la gare.
Comme chaque jour. Le soleil brille et ils restent à l’extérieur, à siroter des bières. «Mais quand il pleut, ils peuvent être une quarantaine à l’intérieur à faire la fête», glisse une femme qui travaille à la gare. Du coup, les CFF ont… retiré les bancs qui se trouvaient à l’intérieur de l’édifice et fermé les salles d’attente.
Dehors, les réfugiés discutent. Bruyamment. Refusent toute photo et prétendent ne parler qu’anglais. Pourtant, un Ivoirien s’approche spontanément. «Je suis là depuis le 7 janvier», explique-t-il. «Nous interdire d’aller à la gare? Je ne suis pas au courant. Nous, on est des étrangers, ce n’est pas nous qui décidons. Si on nous interdit de venir ici, on ira ailleurs.» Là est le problème. A Vallorbe, les requérants sont condamnés à l’oisiveté. La situation a empiré aux yeux de la population car depuis quelques mois, leurs heures de sortie ont été étendues. Le CEP accueille aussi de plus en plus de réfugiés (actuellement 240) et ces derniers restent à Vallorbe parfois 60 jours.
S’ils vont à la gare, c’est parce que c’est le lieu public chauffé le plus proche du centre. Et aussi parce que l’Aravoh (Association auprès des requérants d’asile de Vallorbe oecuménique et humanitaire) y a son local. Là-bas, la présidente Christiane Mathys est surnommée Mama Africa. Les 45 bénévoles de l’association s’y relaient pour accueillir avec un peu de chaleur un millier de réfugiés par semaine. Dans cette pièce exiguë (60 m2 ), deux Africains jouent aux dames, un autre lit le journal. Ils sont une dizaine à papoter devant un café. «Je suis convaincue que l’on n’a jamais réglé le moindre problème en dressant des murs et en isolant un groupe de personnes», s’insurge Christiane Mathys à l’évocation de la motion Jaillet. Si elle passe la rampe, l’association devra bien sûr changer de local. «Quand je pense que, à l’époque, nous avions eu le soutien des autorités pour déménager ici…» A sa création, l’Aravoh avait son quartier général en ville.
La solution, toute simple, est évoquée par un réfugié: «Il nous faudrait un autre endroit où on pourrait se réunir, boire un verre et se distraire.» Reste à trouver le financement.
"C'est une idée choc !"
Interview express de Yann Jaillet, conseiller communal radical, auteur de la motion. Par Vincent Maendly dans 24 Heures.
– Non. Cette motion a été interprétée comme une mesure discriminatoire contre les gens du CEP, mais ce n’est pas la volonté de base de notre texte.
C’est-à-dire?
– La volonté de mettre fin au squat de la gare, qui est occupée toute la journée. Les usagers ne peuvent plus passer, il y a sans cesse du brouhaha, des déchets. Cela crée un sentiment d’insécurité. Or la gare est le portail de Vallorbe. Mais si tout cela était le fait d’un groupe de jeunes Vallorbiers par exemple, cela ne changerait rien.
– Il s’agit tout de même d’une idée choc…
– Oui, on peut le dire, c’est assez choc. Notre but était aussi de réveiller un peu tout le monde. Il semble qu’il n’était plus possible de dialoguer avec les autorités bernoises. Nous voulons faire avancer les choses et je crois que c’est en train de marcher! Je rappelle aussi que si la motion a été déposée par le Parti radical, elle a été très largement soutenue par les autres partis. C’est l’affaire de toute une population.
– Cela dit, croyez-vous que votre motion est recevable sur le plan du droit?
– Beaucoup de gens ont émis des doutes à ce sujet mais, à mon avis, elle a des chances.
Elle fixe un but à la Municipalité, mais lui laisse toute latitude dans les moyens à mettre en oeuvre pour y parvenir.
– Et si la motion est malgré tout jugée irrecevable?
– L’important, c’est que le problème soit résolu. Une mesure qui a les mêmes effets serait la bienvenue.
«Nous voulons faire avancer les choses et je crois que c’est en train de marcher!»
– En voulant interdire aux requérants l’accès à la gare, n’y êtes-vous pas allé un peu fort? – Non. Cette motion a été interprétée comme une mesure discriminatoire contre les gens du CEP, mais ce n’est pas la volonté de base de notre texte.
C’est-à-dire?
– La volonté de mettre fin au squat de la gare, qui est occupée toute la journée. Les usagers ne peuvent plus passer, il y a sans cesse du brouhaha, des déchets. Cela crée un sentiment d’insécurité. Or la gare est le portail de Vallorbe. Mais si tout cela était le fait d’un groupe de jeunes Vallorbiers par exemple, cela ne changerait rien.
– Il s’agit tout de même d’une idée choc…
– Oui, on peut le dire, c’est assez choc. Notre but était aussi de réveiller un peu tout le monde. Il semble qu’il n’était plus possible de dialoguer avec les autorités bernoises. Nous voulons faire avancer les choses et je crois que c’est en train de marcher! Je rappelle aussi que si la motion a été déposée par le Parti radical, elle a été très largement soutenue par les autres partis. C’est l’affaire de toute une population.
– Cela dit, croyez-vous que votre motion est recevable sur le plan du droit?
– Beaucoup de gens ont émis des doutes à ce sujet mais, à mon avis, elle a des chances.
Elle fixe un but à la Municipalité, mais lui laisse toute latitude dans les moyens à mettre en oeuvre pour y parvenir.
– Et si la motion est malgré tout jugée irrecevable?
– L’important, c’est que le problème soit résolu. Une mesure qui a les mêmes effets serait la bienvenue.
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Témoignage de Fernand Melgar
«Les gens se précipitent pour entreprendre des travaux qui se déroulent en ce moment dans le froid»
Depuis le début du mois de décembre, l’équipe du cinéaste Fernand Melgar passe ses journées dans les entrailles du CEP pour tourner un documentaire sur le quotidien des demandeurs d’asile et des personnes qui les encadrent. Pour lui le regroupement des requérants sur le site de la gare est un pis-aller qui l’attriste: «S’ils passent leur temps à boire des verres sur le perron, c’est pour tromper le temps et faire face à l’inactivité qui leur est imposée. » La caméra capte la réalité de la vie, mais l’oeil du cinéaste se refuse à porter des jugements sur la politique d’asile.
«J’ai assisté à l’ouverture des inscriptions pour les candidats aux travaux d’utilité publique, organisés conjointement par le service forestier de la commune et les responsables du centre. J’ai été surpris de voir les gens se précipiter pour entreprendre des travaux qui se déroulent en ce moment dans le froid», rapporte Fernand Melgar.
Les places pour ces travaux sont limitées à cinq par semaine. Cette occupation permet également aux requérants d’être reconnus dans leur dignité d’être humain.
«Les candidats à l’asile ont un état d’esprit proche de celui des pionniers. Ils sont prêts à déployer une énergie considérable pour vivre plus dignement. En travaillant, ils peuvent s’échapper un instant de leurs préoccupations et évacuer les tensions liées à l’attente de la décision de l’ODM qui influencera grandement leur avenir», commente encore le cinéaste.
Depuis le début du mois de décembre, l’équipe du cinéaste Fernand Melgar passe ses journées dans les entrailles du CEP pour tourner un documentaire sur le quotidien des demandeurs d’asile et des personnes qui les encadrent. Pour lui le regroupement des requérants sur le site de la gare est un pis-aller qui l’attriste: «S’ils passent leur temps à boire des verres sur le perron, c’est pour tromper le temps et faire face à l’inactivité qui leur est imposée. » La caméra capte la réalité de la vie, mais l’oeil du cinéaste se refuse à porter des jugements sur la politique d’asile.
«J’ai assisté à l’ouverture des inscriptions pour les candidats aux travaux d’utilité publique, organisés conjointement par le service forestier de la commune et les responsables du centre. J’ai été surpris de voir les gens se précipiter pour entreprendre des travaux qui se déroulent en ce moment dans le froid», rapporte Fernand Melgar.
Les places pour ces travaux sont limitées à cinq par semaine. Cette occupation permet également aux requérants d’être reconnus dans leur dignité d’être humain.
«Les candidats à l’asile ont un état d’esprit proche de celui des pionniers. Ils sont prêts à déployer une énergie considérable pour vivre plus dignement. En travaillant, ils peuvent s’échapper un instant de leurs préoccupations et évacuer les tensions liées à l’attente de la décision de l’ODM qui influencera grandement leur avenir», commente encore le cinéaste.
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