mardi 22 janvier 2008

L'immigration indispensable

Lire cette réflexion de Frédéric Lemaître dans Le Monde
La commission présidée par Jacques Attali sur la croissance devait proposer, mercredi 23 janvier, à Nicolas Sarkozy d'ouvrir largement les frontières à l'immigration. Le sujet est d'autant plus sensible que, loin d'avoir préparé les esprits à une telle évolution, le président mène, depuis qu'il est élu, la politique inverse. Pourtant, tout indique que la rupture préconisée par la commission Attali est nécessaire, tant le gouvernement, dans ce domaine, fait fausse route.

Officiellement, la politique de Nicolas Sarkozy et de Brice Hortefeux présente une double caractéristique : d'un côté, on expulse massivement - et avec objectifs chiffrés à la clé - des clandestins. De l'autre, on accueille - voire on régularise - au cas par cas et sans indiquer de chiffres en fonction des besoins de l'économie. C'est le principe de l'immigration choisie, tel que défini par la France. La réalité est plus complexe : nonobstant les discours du gouvernement, environ 200 000 étrangers entrent chaque année en France et environ 100 000 la quittent.

Sur la politique des quotas cet interview de Pierre Henry, président de France Terre d'Asile:

"La politique des quotas est contraire à notre Constitution"

Que vous inspire la création d'une commission, chargée de réfléchir à une réforme pour instaurer des "quotas professionnels" ?

- C'était prévisible. Après la question polémique de l'ADN, cette annonce montre que nous sommes partis sur un politique d'immigration choisie. La question des quotas est une vieille idée née au XIXe siècle aux Etats-Unis qui avaient, à l'époque, interdit l'immigration chinoise. En 1965, les quotas ethniques sont abandonnés, sous la pression du mouvement des droits civique du pays.
Brice Hortefeux essaie de faire du neuf avec du vieux. La théorie, très conservatrice, montre qu'elle n'a jamais fonctionné nulle part. Sur la base professionnelle, tous les experts savent que les quotas ne sont jamais atteints pour les professions qualifiées. Il s'agit simplement pour le gouvernement de lancer un pavé dans la mare. Le moment choisi n'est pas anodin, deux jours avant les conclusions du rapport Attali. D'un côté donc, le rapport Attali promet une politique beaucoup plus ouverte en matière de visa et d'immigration car elle participe à la croissance. D'un autre, la politique des quotas est contraire à notre Constitution. Nicolas Sarkozy contente ainsi à la fois son électorat conservateur, tout en cultivant une vision cosmopolite.

Et finalement cette réaction venue d'Afrique
Politique anti-immigration L’impératif de résultat sépare des familles et inquiète les populations.

Paru le Mardi 22 Jan 2008

La politique de l’immigration zéro et des quotas d’expulsion réclamée par Nicolas Sarkozy, est depuis quelques semaines, en train de prendre des ampleurs inquiétantes. L’arrestation et la conduite massive et aveugle de sans-papiers dans des zones d’attente provisoire, (Zapi), sont au centre des débats. L’impératif de chiffres que les politiques réclament à la police est une porte ouverte à toutes les dérives.

Le «burqini», une burqa pour la plage

Lire l'article du Matin
DR
Le burqini - contraction de «burqa» et de «bikini» - a été inventé en Australie pour que les musulmanes voilées puissent profiter de la plage.

lundi 21 janvier 2008

Drame de la migration au Tessin

Une mère ukrainienne et ses cinq enfants, dont un seul majeur, ont été sauvés au Tessin alors qu'ils s'étaient égarés, certains à pieds nus, sur le Monte Lema. Ces réfugiés erraient, légèrement vêtus, dans la montagne enneigée.

Les Ukrainiens ont été retrouvés dans la neige près du sommet du Monte Lema.
Les Ukrainiens ont été retrouvés
dans la neige près du sommet
du Monte Lema
(digilander.libero.it)

Selon les premières constatations de la police cantonale tessinoise, il s'agit d'une famille ukrainienne qui voulait demander l'asile en Suisse. Ils ont manifestement pénétré dans le pays par la frontière verte. La mère et ses enfants ont été récupérés par un hélicoptère de la Rega. Trois d'entre eux souffraient de gelures. Ils ont été emmenés à l'hôpital de Lugano.
Cette famille a pu être sauvée grâce au fait qu'elle disposait d'un appareil de radio. Un radio-amateur italien a en effet entendu des appels au secours lancés en anglais. Il en a déduit que quelqu'un pourrait se trouver en détresse en Suisse, a indiqué la police cantonale tessinoise.
Le radio-amateur a alerté les autorités tessinoise est a maintenu le contact avec la centrale de la police et avec la famille en difficulté. Un autre radio-amateur, dans le Malcantone tessinois, est aussi entré en liaison. La famille égarée ne pouvait pas donner d'indications sur sa localisation.
Grâce à l'aide des radio-amateurs, les malheureux ont finalement pu être localisés près de la frontière italienne. Ils se trouvaient en dessous de la cabane du Monte Lema et la nuit n'était heureusement pas encore tombée.
La mère est âgée de 47 ans, a précisé la porte-parole de la Rega au Tessin. Le plus jeunes des fils a 9 ans. Les autres enfants sont deux filles de 10 et 13 ans, un garçon de 15 ans et un jeune homme de 21 ans.

Une dépêche de l'ATS
Lire également l'article "Drame de la migration clandestine" sur Swissinfo

L'enfer du travail au noir

Mépris des ouvriers clandestins, arnaques, logements insalubres… Dans son dernier long-métrage, Ken Loach présente un tableau sombre de la Grande-Bretagne. Et en Suisse, que filmerait-il? Regard de trois spécialistes. Un article de Caroline Zuercher dans 24 Heures.


Dans It’s a Free World, Ken Loach
condamne les dérives de l’économie
souterraine britannique. Sa caméra
montre des hommes et des femmes
exploités par la propriétaire d’une
petite agence au croisement entre
travail temporaire et trafic
d’ouvriers clandestins.

L’enfer du travail au noir. Dans It’s a Free World, le cinéaste Ken Loach condamne les dérives de l’économie souterraine britannique. Sa caméra montre des hommes et des femmes exploités par Angie, propriétaire d’une petite agence située au croisement entre travail temporaire et trafic d’ouvriers clandestins. Ce tableau correspond-il à la réalité suisse? Nous sommes allés au cinéma avec Aldo Ferrari, secrétaire vaudois du syndicat UNIA, Roger Piccand, chef du Service de l’emploi de l’Etat de Vaud, et Olivier Sandoz, directeur général adjoint de la Fédération des entreprises romandes à Genève.

«Cette description est une caricature, nous sommes proches du Moyen Age!» s’exclame Roger Piccand à la sortie de la séance. «Je suis convaincu qu’en Grande-Bretagne, ce tableau est une réalité», répond Aldo Ferrari. Nos trois critiques s’accordent toutefois sur un point: en Suisse, de telles situations n’existent pas.

Commissions tripartites, contrôles et CCT

A l’écran, l’Anglaise Angie ne craint pas les pouvoirs publics, les peines prononcées dans ce genre de cas n’en étant pas réellement. En Suisse, rappellent nos spécialistes, les commissions tripartites (patrons, syndicats, administration) effectuent des contrôles sur le terrain. Sans oublier les conventions collectives de travail (CCT) et leurs garde-fous. «Si une entreprise ne respecte pas les règles, ses concurrents ne manqueront pas de réagir en raison de la concurrence déloyale», ajoute Olivier Sandoz.

«Les politiciens ont longtemps fermé les yeux, persuadés que le travail au noir était bon pour l’économie, précise Roger Piccand. Mais les choses ont changé.» Depuis le 1er janvier et l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur le travail au noir, le ton s’est durci et aujourd’hui, un employeur peu regardant risque de payer le prix fort (lire notre édition de samedi). D’autant que l’ouverture du marché aux travailleurs de l’Union européenne permet de recruter tout à fait légalement les ouvriers nécessaires à l’économie.

Angie, elle, trie avec mépris ses ouvriers dans une arrière-cour glauque, renvoyant sèchement les plus âgés. Elle diffère les paiements et certains ne seront pas rétribués. Au passage, elle arnaque les illégaux sur leurs logements, estimant qu’ils peuvent utiliser les mêmes lits à des heures différentes… Qu’en est-il des firmes de travail temporaire helvétiques? «Dans l’ensemble, les choses se passent de façon assez correcte, en particulier dans les moyennes et grandes entreprises de placement», résume Aldo Ferrari.

Ken Loach, version suisse

Toutefois, les scandales existent. Nos interlocuteurs rappellent la découverte, en 2004 à Moudon, d’une vingtaine d’Equatoriens en situation irrégulière logés dans des combles non aménagés et non isolés. Pour une quinzaine de mètres carrés délimités par des draps, le propriétaire empochait 300 francs par mois. «Il ne faut pas se voiler la face, admet Olivier Sandoz. Comme partout, il y a des bons et des mauvais employeurs. Et des employés exploités, on en trouve, notamment dans l’économie domestique. Mais il s’agit de cas isolés.»

Chez nous aussi, Ken Loach pourrait filmer des sans-papiers. Mais aujourd’hui, précisent nos interlocuteurs, son intrigue ne se déroulerait probablement plus dans la restauration ou le bâtiment. «Les salaires sont généralement respectés, mais il peut y avoir des problèmes avec les horaires», explique Roger Piccand. «Ouais… dans l’hôtellerie, les revenus ne sont pas toujours corrects, nuance Aldo Ferrari. Mais c’est vrai, la situation est en train de s’améliorer, avec le renforcement des contrôles liés aux mesures d’accompagnement à la libre circulation.»

«Le film de Ken Loach démontre la nécessité d’effectuer des inspections, d’être scrupuleux et d’avoir des syndicats forts, conclut le syndicaliste. Nous voyons les dangers de l’économie thatchérienne, qui a assoupli sa législation sur le travail au maximum.»

Sur l’idéologie, nos trois cinéphiles d’un soir divergent. «L’aspect pernicieux de ce long-métrage est de faire croire que plus un système est libéralisé, plus c’est la jungle, regrette Roger Piccand. Mais regardez la France, son économie centralisée se porte bien plus mal et il y a davantage de chômeurs qu’en Angleterre.» Olivier Sandoz n’est pas en reste: «Pour moi, le libéralisme, c’est la liberté et la responsabilité. Dans ce film, on ne voit ni l’un, ni l’autre. Et surtout, si quelqu’un triche, cela ne doit pas remettre en cause le système.»

samedi 19 janvier 2008

Camps de rétention toujours plus nombreux

Plus de 30 000 étrangers non européens vivent dans des centres fermés sur tout le continent. Demandeurs d’asile ou en instance d’expulsion, ils sont retenus à l’abri des regards dans des conditions souvent insalubres.


Dans un camp de rétention
à Malte (AFP)

On en trouve dans des hangars de chemins de fer, des vieux silos à céréales, des usines désaffectées, des annexes de prison et même sur un bateau ancré dans le port de Rotterdam. De l’Irlande à la Bulgarie, de la Finlande à l’Espagne, les camps de rétention pour étrangers se sont multipliés dans l’Union européenne. La plupart sont apparus au cours de la dernière décennie, l’Europe devenant de moins en moins favorable à l’accueil de migrants.On dénombre aujourd’hui 224 camps de rétention disséminés dans l’UE. Ils peuvent accueillir plus de 30 000 personnes au total – des demandeurs d’asile et des clandestins en attente d’expulsion. “La rétention est une mesure très grave dans une société démocratique : l’Etat prive les gens de leur liberté quand ils sont condamnés pour crime grave”, observe Katrine Camilleri, juriste à Malte auprès du Service jésuite pour les réfugiés. Les plus petits de ces centres accueillent quelques dizaines de personnes, les plus grands plus d’un millier.
Un réseau s’est ainsi discrètement formé, sans grande surveillance ni beaucoup de règles, remettant parfois en service d’anciens sites, comme celui de Rivesaltes, dans le sud de la France, qui fut l’un des plus grands camps d’internement de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

Lire la suite de cet article paru dans le Courrier International le 10 janvier 2008

Tisserands du Monde

Les bénévoles de l'association yverdonnoise Les Tisserands du monde offrent une aide alimentaire aux requérants d'asile qui en ont besoin, sur le modèle des Cartons du coeur: "Notre action pourrait être risible si, derrière, il n'y avait pas des pleurs." Vincent Maendly, pour 24 heures, a suivi une de leurs tournées.


Les bénévoles de l'association
Les Tisserands du monde offrent
des sacs de victuailles aux requérants
d'asile dans le besoin. Créée il y a un an,
l'association ne compte que cinq membres actifs.
YVERDON, LE 16 JANVIER 2008
Olivier Allenspach



Un groupe de requérants d'asile patientent devant le numéro 10 de la rue Haldimand, à Yverdon. Il est un peu plus de 15 h et, comme chaque mercredi, ils attendent une camionnette blanche. Celle des Tisserands du monde, qui ne tarde d'ailleurs pas à débouler.

Les Tisserands du monde? Une association caritative créée il y a un an et qui offre des sacs d'aliments aux requérants d'asile peinant à joindre les deux bouts. Aujourd'hui, c'est Marie-Guillemette et Ali* qui font la tournée. Laquelle passe fatalement par la rue Haldimand, où sont logés bon nombre de requérants.

La nourriture est emballée dans des sacs-poubelle «peu élégants mais ô combien pratiques et résistants», glisse Marie-Guillemette. La distribution peut commencer, dans le calme. L'ambiance est détendue et la verve d'Ali n'y est pas étrangère. Ce trentenaire, originaire du Moyen-Orient, parvient à communiquer sa bonne humeur malgré son français hésitant. Lui aussi est requérant. Le bénévolat, c'est une manière «d'aider les autres» et «d'être actif». «Car j'aime travailler!» lance-t-il.

Un peu de roublardise

Arrive Momo*, hilare, qui lui aussi souhaite avoir un sac de nourriture. Refusé. «Il n'y a pas droit: il habite à la rue de la Faïencerie et c'est le vendredi qu'on livre là-bas», dit en souriant Marie-Guillemette. Or, chaque foyer a droit à une livraison par semaine, pas plus. «On s'est fait avoir au début, mais maintenant on reconnaît les visages.» Qui plus est, les bénévoles ont une feuille de route et les noms de chaque bénéficiaire. Tous les requérants n'en sont pas, cela dépend d'une entrevue avec un assistant social de l'EVAM (Etablissement vaudois d'accueil des migrants, ex-Fareas).

Le duo de choc ne s'occupe pas que des requérants. Petit détour à la rue Saint-Roch, où habite un étudiant africain. «Il ne mangeait pas tous les jours», souffle Marie-Guillemette. «Alors, vous avez trouvé un emploi?» s'enquiert-elle. «Non pas encore, mais je continue de chercher!» Les échanges sont généralement brefs et courtois. «Quand on livre la nourriture, on n'a pas beaucoup de temps pour discuter, observe la bénévole. On le fait lors des cafés-contacts que l'on organise, c'est une autre de nos activités.» C'est même à cette occasion que de nombreux requérants sollicitent l'aide alimentaire.

750 francs par mois

La tournée se poursuit dans le quartier des Moulins. Ali connaît par coeur chaque palier où il doit déposer son chargement. Chaque sac pèse entre 10 et 15 kilos: c'est lui qui les porte. Une mère de famille kurde invite ses «anges gardiens» à boire un café. Elle vit seule avec son jeune fils dans un studio loué par l'EVAM et touche 750 francs par mois. Soit environ 14 francs par jour et par personne pour les détenteurs de permis provisoires. Les déboutés n'ont, eux, que l'aide d'urgence: 9 fr. 50 par jour. Dans ce quartier, les visites s'enchaînent à un rythme soutenu.

Un peu plus loin, une famille de Roms reçoit sa première livraison. La mère ne parle pas français et c'est son fils qui fait office de traducteur. «Vous devez voir l'assistant social demain, n'est-ce pas? Eh bien, on vous livre déjà, mais n'oubliez pas d'aller le voir quand même, hein?»

Trente et un sacs plus tard, le soleil se couche et la tournée s'achève. Marie-Guillemette est heureuse. «On pourrait avoir de la compassion pour les pauvres, pour moi c'est un honneur de les rencontrer. Ils ont une richesse que les autres n'ont pas. Notre action pourrait être risible si, derrière, il n'y avait pas des pleurs...»

*Prénoms fictifs

vendredi 18 janvier 2008

Les Bâlois veulent sauver leur balayeur fétiche de l'expulsion


Du fan de foot à la présidente de la commission de naturalisation, toute une ville se mobilise contre l'expulsion de son plus célèbre cantonnier... et accessoirement pirate de l'air.

Heinrich Ueberwasser
Dalip Singh Khalsa est défendu par de nombreux Bâlois. Un graphiste lui a même dessiné un logo de soutien (à g.).

Lire la suite dans Le Matin
Ou l'article original en allemand dans le Tages Anzeiger

Der Basler Publikumsliebling hat vor 23 Jahren ein Flugzeug ...


Der bekannte Strassenputzer Dalip Singh Khalsa war an einer Flugzeugentführung beteiligt.

Hausse du nombre de demandeur d'asile Tamoul

Lire cette dépêche de l'ATS publiée dans 20 minutes

La fin de la trêve au Sri Lanka risque de se traduire par une nouvelle vague de réfugiés tamouls.



Les conditions de vie des Sri Lankais se péjorent de jour en jour. (AP)
En 2007, l'ODM a déjà constaté une nette hausse des demandes d'asile de ce pays. Les violences ont redoublé d'intensité depuis plusieurs semaines.


Et pour comprendre les causes géopolitiques de cette nouvelle, lire cette analyse du Temps

Mariage avec un(e) migrant(e), situation «kafkaïenne»

De nombreux migrants qui veulent épouser une personne de nationalité suisse se heurtent à de plus en plus de difficultés. La Plateforme pour les sans-papiers, qui réunit églises, syndicats et oeuvres d'entraide a tiré jeudi la sonnette d'alarme et organisera une table ronde mercredi prochain à Berne pour interpeller les autorités.
Pour en parler, Forums recevait Anne-Catherine Ménétrey, présidente de la Plateforme, et Yves Nidegger, Conseiller national UDC genevois.

Attention, étrangers !

En Suisse, la xénophobie est une réalité quotidienne. Elle est encouragée par les partis populistes qui ont aujourd'hui le vent en poupe. Mais ces formations politiques n'ont pas le monopole de la méfiance à l'égard des étrangers. Cette dernière est aussi répandue dans de larges couches de la population qui jugent les étrangers menaçants ou leur accordent une moindre valeur.
(...)
Par rapport à la France et surtout à la Grande-Bretagne, les migrants qui vivent en Suisse restent quasiment invisibles. S'ils sont pris en compte par l'opinion publique, c'est en tant que cas problématiques, à titre de représentants d'une culture étrangère ou éventuellement de victimes, mais pour ainsi dire jamais en tant qu'acteurs politiques potentiels, susceptibles de faire valoir leurs intérêts et leurs droits, et de formuler des exigences dans l'espace politique.

Lieu de rencontre d’une communauté étrangère dans une zone industrielle.
Pourquoi les étrangers
en Suisse restent-ils
invisibles du point
de vue politique?


Lire la suite de cet article (format pdf), signé Urs Haffner pour le texte et Roberto Ceccarelli pour les photos, paru dans la revue Horizons, que publie le Fonds National Suisse pour la recherche scientifique.