mardi 15 novembre 2005

Le dernier combat pour l'asile de Jean Studer


François Nussbaum dans La Liberté et Le Courrier rapporte la dernière action parlementaire de Jean Studer au sein de la commission qui étudie les lois sur l'asile et les étrangers.

La révision des lois sur l'asile et sur les étrangers devrait s'achever lors de la session d'hiver des Chambres, qui s'ouvre dans deux semaines. Les dernières divergences touchaient notamment à l'aide d'urgence accordée aux requérants dont la demande d'asile a été refusée et qui ne coopèrent pas à leur renvoi.

«C'est ma dernière séance de commission, mais pas mon dernier combat contre une politique d'asile toujours plus critiquable par rapport aux engagements internationaux pris par la Suisse», a lancé Jean Studer à l'issue du point de presse. Un combat qui continue au niveau cantonal.
Car une marge de manoeuvre existe à ce niveau, comme les mesures d'intégration. Le nouveau conseiller d'Etat rappelle qu'outre l'aide d'urgence, des propositions allaient jusqu'à la suppression de toutes les prestations de l'Etat, y compris la scolarisation des enfants ou l'accès au juge, par exemple pour la victime d'une agression. l

lundi 14 novembre 2005

Rapport de l'ODM : diminution des demandes et des cas en suspens

Le controlling de la procédure et de l’exécution des renvois dans le domaine de l’asile, réalisé conjointement par la Confédération et les cantons, confirme la forte diminution, à tous les niveaux, des demandes et des cas en
suspens au cours du premier semestre 2005.


En comparaison avec le deuxième semestre 2004, le nombre d’entrées dans le système d’asile suisse (demandes d’asile, réouvertures de procédure, naissances) au premier semestre 2005 recule de 20 % pour s’établir à 5000 personnes. Pour la première fois depuis deux ans, le nombre de départs a également diminué : 10 600 personnes sont
sorties du système d’asile au cours de la période considérée. Par rapport au deuxième semestre 2004, on a enregistré une baisse de 2700 personnes, soit 20 %. Dans l’ensemble, l’effectif des étrangers relevant du domaine de l’asile a continué de diminuer, atteignant 50 100 personnes à la fin du premier semestre 2005, donc 9 % de moins qu’au semestre précédent.
Lire le communiqué officiel de l'ODM
Lire le communiqué d'AP

samedi 12 novembre 2005

Violences à Frambois


Suite à l'expulsion violente d'un requérant délinquant récalcitrant, l'ambiance à Frambois s'est dégradée cette semaine. Le problème trouve son origine dans le fait que le centre est prévu pour "accueillir" des simples requérants (et innocents de tout délits)en attente d'expulsion, mais lorsque la police place dans ce centre des délinquants multirécidivistes les difficultés ne tardent pas...

vendredi 11 novembre 2005

Sanction pour un escroc à l'asile

Double bénéficiaire de l'aide sociale française et suisse, un requérant d'asile a été débouté par le Tribunal fédéral. Il avait caché à l'Hospice général de Genève qu'il avait reçu un permis humanitaire en France où il touchait aussi des prestations.

En 2004, l'Hospice général avait démasqué ces abus. Claude Torracinta, président du conseil d'administration, avait confirmé la décision de lui couper les vivres. Parallèlement, le Service juridique avait déposé plainte pénale pour escroquerie.

Il s'était aperçu que ce ressortissant congolais, à qui il avait mis un logement à disposition à Genève et versé des prestations d'aide depuis 2001, roulait au volant d'une grosse cylindrée portant plaques françaises.

Outre-Jura, l'homme touchait aussi différentes aides allouées par les services sociaux. Il percevait notamment une aide au logement familial ainsi que le Revenu minimum d'insertion (RMI).

Mis en demeure de quitter son logement et privé d'aide sociale, le requérant a déposé en dernière instance un recours au TF, qui lui a opposé un large refus.
Lire la dépêche de l'ATS

Pas d'accord sur le forfait pour les NEM

La question du forfait payé par la Confédération au titre de l'aide d'urgence pour les NEM n'est toujours pas résolue. À Lucerne, Christoph Blocher et les cantons n'ont pas réussi à se mettre d'accord. Le ton est même monté d'un cran.

Depuis le 1er avril 2004, date à laquelle les requérants d'asile qui font l'objet d'une décision de non entrée en matière (NEM) ont été exclu de l'aide sociale, Berne verse aux cantons une indemnité de 600 francs par cas. La Confédération espère ainsi faire des économies et pousser les requérants à rentre chez eux.

Suite aux plaintes des cantons, qui doivent prendre en charge un nombre toujours croissant de NEM et dont les frais d'aide d'urgence explosent, Christoph Blocher a proposé dernièrement d'augmenter ce forfait à 1800 francs. Cette proposition est en consultation auprès des cantons jusqu'au 13 décembre.
Lire la dépêche de l'ATS et celle d'AP

Loubna Freih, directrice de Human Right Watch

Voici le portrait d'une des plus remuantes personnalités de la communauté des droits de l'homme de Genève, rédigé par Samuel Guardaz et publié dans le Temps.

Parole d'ambassadeur: cette femme est une véritable teigne. Souriante et pleine de charme, toujours impeccablement mise, mais teigne. C'est-à-dire? Très au fait des dossiers, des rouages gouvernementaux et diplomatiques, et pas franchement du genre à lâcher prise dès lors qu'elle a harponné son interlocuteur. Autre regard, émanant celui-là d'un vieux routier de la Commission des droits de l'homme de l'ONU: dans les derniers jours de la session, quand cette mascarade annuelle se réduit à d'ultimes et inextricables marchandages politiques négociés en coulisses, elle fait partie des trois-quatre représentants d'ONG qui savent encore ce qui se passe réellement.

«C'est vrai? On dit ça? C'est gentil.» A 38 ans, Loubna Freih récolte avec modestie et presque en rougissant les fruits doux-amers de son activisme débridé. Depuis deux ans, elle est la directrice exécutive du bureau de Human Rights Watch (HRW) à Genève et a solidement installé, s'il en était encore besoin, la réputation de son organisation sur la place genevoise: quatre collaborateurs à plein-temps entourés d'un confortable réseau de soutien méthodiquement tissé dans cette ville où les gens, dit-elle, ont «une connaissance assez élevée en matière des droits de l'homme mais où l'on se heurte encore à beaucoup de conservatisme».

Moralité, plutôt que de porter le flambeau des droits de l'homme dans la rue, démarche utile mais qui ne suffit plus, elle est du genre à convier le banc et l'arrière-banc des milieux économiques genevois pour évoquer les questions qui fâchent. «Tous n'ont pas intériorisé leurs responsabilités dans ce domaine, déplore-t-elle, et certains ont même un discours totalement anachronique.» D'autres commencent à comprendre, en revanche, surtout quand ils sont cités dans des rapports méticuleusement documentés pour être légalement inattaquables.

Avant d'occuper le poste à plein-temps, cette incarnation d'une nouvelle génération de militants des droits de l'homme faisait la navette depuis New York, dont on croit qu'elle est sa patrie d'origine tellement les anglicismes truffent ses propos. Une explication à cela: c'est de l'autre côté de l'Atlantique que, dans les années 1990, cette Suissesse née à... Bagdad d'un père irakien, arrivée en Suisse à l'âge de 3 ans, est allé tisser les premiers fils de son engagement futur. «J'ai fait des études de journalisme à l'Université de New York. A l'occasion d'un stage au quotidien News Day, en 1992, j'ai été chargée des homicides. J'étais en permanence au QG de la police à Manhattan. On pensait que moi, la petite européenne, je saurais faire parler les policiers.» Toujours à New York, elle réalise aussi des documentaires, avec cette même prédilection pour l'exploration des zones d'ombre et de marginalité de la grande ville.

Journaliste free lance à Cuba, elle pose ensuite un premier jalon en rapportant la liste de personnalités fraîchement arrêtées. «C'est là que j'ai vraiment développé ma fibre droits de l'homme. Le régime venait de légaliser le dollar et j'ai assisté à la formation de cette société à deux vitesses entre les nantis et les autres.» Un retour en Suisse et ce qu'elle nomme une «parenthèse» WEF plus tard, elle remet le cap sur les Etats-Unis et Harvard pour un Master en administration publique orienté droits de l'homme. «Ce fut une grande découverte. Les droits de l'homme n'étaient plus seulement appréhendés comme le volet obligé d'une politique étrangère, mais comme un domaine à part entière, abordé avec une très forte notion de mise en application.» Son histoire familiale a-t-elle joué un rôle? Silence. S'est-elle seulement posé la question? «Je ne sais pas... Mon engagement doit faire partie d'une recherche, sans doute.»

Son credo: aller sur le terrain, faire remonter l'information et surtout savoir parler aux gouvernants au plus haut niveau en utilisant le même langage qu'eux. «La défense des droits de l'homme est devenue un travail de plus en plus technique, de plus en plus difficile et exigeant face à des gouvernants qui se sont armés de juristes et de techniciens très pointus dans ce domaine. Et il faut avoir cette force de volonté pour croire qu'on peut améliorer le système.» Le pense-t-elle, elle qui n'en finit pas de recenser les violations de ce vaste monde? «Pour ma part, je crois moins aux petits pas qu'aux moments opportuns, à la bonne personne présente au bon moment. L'histoire en est pleine.»

jeudi 10 novembre 2005

Le dix millième accès sur le blog Asile


Aujourd'hui le 10 novembre à 15h34, ce blog asile a reçu son dix millième accès (provenant d'environ 3000 internautes différents)...

Maryam Jamal, une jeune fille discrète qui a tout d’une grande

Photo Florian Cella

Jean-Marc Rappaz dans 24heures fait le bilan de l'année de Maryam Jamal, l'athlète ex-requérante d'asile de Lausanne.

N’ayant pu obtenir le passeport suisse, Maryam Jamal court dé-sormais sous les couleurs du Bah-reïn. Mais elle a décidé de conti-nuer à s’entraîner à Lausanne sous la férule de Jacky Delapierre et de Jean-François Pahud. Avant d’attaquer une saison placée sous le signe de la revanche, l’entourage de la championne a fait le bilan de l’année et pré-senté les objectifs 2006.

Les habitués de la Pontaise con-naissent bien cette silhouette frêle. Et les aspirants à l’école de recrues ont dû l’admirer ou la haïr à plus d’une reprise. Quoi de plus terrible, lorsqu’on s’essouffle sur la piste lors des tests physiques imposés par l’ar-mée, que de se faire doubler avec une facilité quasi «arro-gante» par ce petit bout de femme qui aligne les tours de piste comme un métronome. La piste, c’est là que Maryam Jamal, ex Zenebech Tola, se sent le mieux. En conférence de presse, cette jeune fille de 21 ans, arrivée chez nous il y a trois ans et demi pour y demander l’asile, se fait petite dans son coin, laissant la parole à sa famille sportive d’adoption. Pour entendre sa voix après cinquante minutes de confé-rence, on lui demande genti-ment si elle a fait des progrès en français. «Ça va», répond-elle avant de passer le relais à ses proches, qui s’empressent d’af-firmer qu’elle a fait d’énormes progrès et qu’elle va suivre des cours tous les après-midi. «Elle est surtout timide», promet Jacky Delapierre, le big boss d’Athlétissima. A regarder Ma-ryam dans son survêt rouge, assise bien sagement sur sa chaise, on les croit sans autre.

Reine des chronos
Il reste donc à écouter Jacky Delapierre, qui gère tout l’ad-ministratif pour la championne, et Jean-François Pahud, respon-sable de l’aspect sportif. Deux hommes qui investissent dans la championne originaire d’Ethio-pie, pour qui la Berne Fédérale n’a pas voulu faire de déroga-tion, même dans la perspective d’une potentielle médaille olympique pour la Suisse. Tant mieux pour le Bahreïn. Et un coup de chapeau au passage pour ses deux mentors qui don-nent de leur temps bénévole-ment alors que les agents avides de pourcentage ne manquent pas. Le bilan sportif 2005? Il est conforme aux voeux de Jean­ François Pahud. Bien sûr, l’image dominante pour le grand public reste celle du 1500 mètres des Mondiaux d’Hel-sinki et du coup de Jarnac des Russes qui ont oeuvré en bande avec pour résultat une «déce-vante» 5e place de Maryam. «Je n’ai pas été très surpris. Aussi bien à l’échauffement avant sa demi-finale que lors de celui précédant la finale, j’ai senti qu’elle n’était pas très bien.» Globalement, le tableau de la saison est néanmoins impres-sionnant avec 22 courses rem-portées sur 26, une 18e perfor-mance mondiale sur 800 mètres, le meilleur temps de la saison sur 1500 mètres ainsi que sur 3000 mètres et le 19e chrono mondial lors du seul 5000 mè-tres qu’elle a couru. Tout sim-plement remarquable pour cette reine de la piste qui a élu domicile à Vers-chez-les-Blanc, dans un logement appartenant à la conseillère d’Etat radicale Jacqueline Maurer. Et qui peut légitimement nourrir de grands espoirs pour les JO de Pékin. Pas sûr que la Suisse y obtienne, elle, une médaille en athlétisme.

mercredi 9 novembre 2005

Images du réseau de Solidarité de la Suisse Orientale


Voici, rien que pour vos yeux une des superbes images qui proviennent de l'autre côté de la Suisse. En cliquant sur l'image elle apparait en grand format.
Les droits de ces photos appartiennent à l'Eglise réformée de St-Gall, à la même adresse vous trouverez une dizaine d'autres clichés, et les légendes des images. L'adresse du réseau de solidarité est la suivante www.solidaritaetsnetz.ch/

Und es sind Menschen auf der Flucht - Et ils sont en fuite - And They Are People on the run



Le réseau de solidarité de la Suisse Orientale www.solidaritaetsnetz.ch/ nous annonce la publication d'un livre comportant 12 récits de vie de NEM
Les textes sont (selon la langue dans laquelle l'histoire a été racontée) en allemand, anglais, français et portugais, donc c'est non seulement intéressant pour les Suisses Allemands, mais aussi pour les Romands.
Le vernissage aura lieu le 17. novembre à 20:00 dans une salle de la gare de st. Gall.
Voir également la page d'infos sur le site de l'Eglise réformée de St-Gall également cette page
Voir aussi les photos
Pour commander le livre
Flyer de promotion et de commande (en allemand)