mardi 2 novembre 2010

Frontex à la rescousse de la Grèce

L’aide réclamée par la Grèce pour lutter contre l’immigration clandestine est arrivée. 175 garde-frontières venant de 24 pays membres de l’Union Européenne sont ainsi déployés le long de sa frontière avec la Turquie.

Ils font partie du dispositif “Rabit” pour “Rapid Border Intervention”, géré par Frontex l’Agence européenne de surveillance des frontières extérieures. Certains de ces gardes-frontières sont spécialisés dans les auditions des migrants pour déterminer leur nationalité et leur parcours ou dans l’analyse de papiers d’identité. Aujourd’hui trois quart des clandestins qui entrent dans l’Union par la Grèce, ont transité par la Turquie.

euronews

« Le Maroc doit rapatrier les centaines de corps gisant dans des cimetières anonymes en Espagne »

Bien que son travail le mette au contact direct avec les morts, cet Espagnol avait le cœur qui ne vibrait que par la recherche du profit. Voyant dans le rapatriement de dépouilles d’immigrants clandestins un bon moyen de se faire de l’argent, il se lance dans l’aventure. Mais au lieu de l’argent, le thanatopracteur gagna quelque chose d’autre de plus précieux…

Il s’appelle Martin Zamora, tout juste âgé de 50 ans. Profession : croque-mort  à Los Barrios, un bourg  de la ville portuaire du Sud de l’Espagne, Algésiras. Depuis 12 ans, Martin y tient les pompes funèbres, mais c’est en 1999 que sa vie prit une tournure logique mais inattendue : 16 immigrants clandestins marocains font naufrage et échouent sur une plage proche d’Algésiras - morts. Martin y voit « un bon business » qui peut lui rapporter 4 000 euros par cadavre si jamais il  arrivait à « retrouver leurs familles » confie t-il dans le journal suisse «Le Temps» . Car autrement ils allaient tous finir dans des tombes anonymes.

Le jeu en valait la chandelle. Ce père de 7 enfants décide alors de se lancer à la recherche des familles des victimes. Au volant de sa fourgonnette, il prend la direction de Beni Mellal, dans l’espoir de retrouver les parents des naufragés. Armé de sa cupidité, il parcourt pendant des semaines, marchés et villages en exposant les effets des disparus (vêtements, montres, papiers..). Par chance, il atterrit dans un village d’où était partie une des victimes. Le bouche à oreille faisant le reste, Martin réussit à retrouver les familles des 16 cadavres !

De l’avidité à l’humanisme

Mais, c’est de là qu’une sorte de miracle se produit pour ce businessman de la mort : « Et là, ce fut un choc ! Je pensais faire du fric mais ces gens étaient misérables, avec juste de quoi manger jusqu’au lendemain ». Il espérait repartir avec des liasses de billets mais « finalement, j’ai mis 30 000 dirhams de ma poche!». A partir de ce jour, confie Martin, « quand je vois un naufragé ou un type en danger, je me vois à sa place, alors il faut que je l’aide, c’est plus fort que moi. »

De l’avidité, il est passé à la philanthropie (surtout envers les immigrés). En dix ans, il a transporté près de 600 dépouilles d’immigrants clandestins. Et ce n’est pas tout, Martin, bien qu’il conserve son nom, devient musulman (pas très accro certes à la prière et se réjouit d’un diabète qui l’empêche de faire le ramadan). Il se décarcasse à chaque naufrage pour récupérer les corps qu’il prépare pour ensuite se lancer à la recherche de leurs proches. Une véritable bataille du combattant pour ce thanatopracteur.

La fin justifie les moyens

En effet, reconnait cet homme qui a eu 7 enfants avec trois femmes : « Cela exige de la ténacité, jusqu’à six mois d’attente. Sans test ADN, par exemple, les juges retiennent le corps. » Pour récupérer un quelconque corps, Martin est obligé de faire avec les lenteurs administratives, ces fameux tests ADN, les tractations consulaires, en plus de l’autorisation du juge.

Mais c’est comme si Martin a fait du rapatriement des victimes de l’immigration son raccourci vers le Paradis. Les va-et viens interminables entre Algésiras et le Royaume lui ont fait connaitre « le Maroc comme [sa] poche, les routes en asphalte comme les pistes en terre ». Le bien finissant toujours par payer, Martin est aujourd’hui très sollicité par la communauté marocaine d’Espagne. Il est le recours dès qu’il s’agit de rapatriement de dépouille de Marocains morts sur la péninsule ibérique. Il estime à 3 000 le nombre de dépouilles d’immigrés qu’il a eu à acheminer vers le Royaume.

Les derniers vœux de Martin

Toutefois, la crise financière qui force de nombreux Marocains résidant en Espagne à regagner le bled impacte également les activités de notre businessman de la mort. Les barques de clandestins atterrissent de moins en moins sur les plages espagnoles (45,7% de moins en 2009, comparé à 2008). Un tout qui ne fait pas les affaires de Martin qui pense immigrer lui aussi vers le Brésil, le pays de son actuelle femme.

Avant de partir, il espère tout de même voir un de ses plus grands rêves se réaliser : « obtenir que les 300 ou 400 cadavres de clandestins qui gisent, anonymes, dans des cimetières espagnols, soient rapatriés, avec le financement de l’Etat marocain. » A bon entendeur…

Oumar Baldé sur yabildi.com


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rapatriement corps clandestins maroc

 

La Suède cesse de renvoyer les demandeurs d'asile en Grèce

La Suède a décidé mardi de cesser de renvoyer les demandeurs d'asile vers la Grèce en raison des conditions difficiles de détention des migrants clandestins dans ce pays, a déclaré le directeur général des services d'immigration suédois.

"Depuis aujourd'hui (mardi) 17h00, nous nous abstenons de renvoyer les demandeurs d'asile vers la Grèce", malgré l'accord Dublin-II qui prévoit qu'un Etat membre renvoie les immigrés clandestins dans le pays où ils ont fait leur entrée dans l'Union européenne, a déclaré Dan Eliasson. Les raisons de cette décision sont que "la situation des demandeurs d'asile en Grèce se détériore constamment" et que "la Cour européenne des droits de l'Homme a demandé aux Etats membres de l'UE de se retenir de renvoyer les demandeurs d'asile en Grèce", a-t-il précisé.
D'autres pays, comme la Norvège et l'Autriche, ont pris ce type de décision. Actuellement en Suède une centaine de personnes sont concernées par la décision prise mardi, selon M. Eliasson. "Pour le moment, nous avons pris cette décision, nous n'avons pas encore décidé de ce que nous allions faire avec ces personnes", a-t-il ajouté en estimant qu'il faudrait aux autorités suédoise quelques jours de réflexion avant de se prononcer sur ce sujet.
Le 20 octobre, l'ONU a dénoncé les conditions de détention "inhumaines" réservées en Grèce aux migrants ayant illégalement franchi la frontière. L'UE a déployé 175 garde-frontières en Grèce pour aider ce pays à lutter contre un afflux de migrants clandestins venus de Turquie.

AFP relayée par 7sur7.be

Irak: les chrétiens préparent leur valise pour éviter le cercueil

Bassam Youssef n'avait jamais pensé quitter l'Irak mais après avoir échappé dimanche au massacre dans une cathédrale au coeur de Bagdad, il a décidé de rejoindre l'exode de dizaines de milliers de ses coreligionnaires et d'abandonner son pays qu'il aimait tant.

"Maintenant, c'est décidé je pars. Je vais faire une demande d'asile aux Etats-Unis le plus tôt possible. C'est clair qu'ils ne veulent plus de nous dans ce pays qui est le mien", affirme cet employé au service clientèle d'une compagnie de téléphonie mobile.
Dimanche, il s'est rendu à la cathédrale syriaque catholique Sayidat al-Najat (Notre-Dame du Perpétuel secours) pour assister à la messe, dans le quartier de Karada, quand l'inimaginable s'est produit.
"Un quart d'heure après le début de la messe, nous avons entendu des explosions et des bruits d'arme automatique, puis les terroristes ont pénétré par la porte principale dans l'église", raconte ce jeune de 21 ans rencontré lundi sur le lieu de l'attentat.
"Le père Athir a interrompu son sermon, et le père Wassim a tenté de mettre dans une pièce une cinquantaine de fidèles, dont moi. Il a ensuite essayé de parlementer avec les assaillants mais ils l'ont immédiatement abattu, ainsi que le père Athir", a-t-il ajouté.
Selon lui, les attaquants, armés de kalachnikovs, de grenades et vestes d'explosifs, ont immédiatement ouvert le feu. "C'était la panique. Les terroristes ont jeté une grenade sur sept fidèles qui tentaient de s'échapper".
En ce jour de Toussaint, la fête des morts, la majorité des chrétiens réunis près du lieu de l'attaque pensent qu'il vaut mieux préparer ses valises pour éviter le cercueil.
La communauté chrétienne d'Irak, l'une des plus anciennes au monde, ne compte plus que 500.000 âmes contre 800.000 avant l'invasion de 2003.
"Nous n'avons plus notre place ici. Qu'est ce qu'ils veulent de nous? Que leur a-t-on fait? Ils ont tué des innocents qui priaient. Ils désirent nous voir partir, et que fait le gouvernement? Absolument rien", s'élève plein de douleur Mgr Pios Kasha, le vicaire épiscopal syrien catholique de Bagdad.
Selon lui, "tout le monde va partir. Ils attendent la fin de l'année scolaire et partiront". Il n'y a plus que 20.000 syriaques catholiques en Irak contre 60.000 avant 2003.
La cathédrale ressemblait lundi à un champ de bataille. Des balles ont criblé le fronton où est inscrit "Gloire à Dieu au ciel et paix sur la terre". Un bas relief de la Vierge est égratigné par des éclats. Le sol et les murs sont maculés de sang et des morceaux de chair étaient visibles.
"Ils nous chassent du pays. Ils ne nous veulent plus ici. C'est un désastre. Pourquoi toute cette haine?", s'indigne Athir Adam, un fonctionnaire de 28 ans.
"C'est notre fin. Nous allons quitter le pays. Le gouvernement sera content puisqu'il ne fait rien pour nous protéger".
Même sentiment d'amertume chez Aymane George, un étudiant de 23 ans qui ne pense plus qu'à partir: "Je vis avec mon père et mon frère. J'étais attaché à ce pays mais c'est fini. Nous allons le quitter comme l'ont fait les autres".
L'attaque de dimanche a été revendiquée par l'Etat islamique d'Irak, branche irakienne d'Al-Qaïda, qui a indiqué dans un communiqué qu'elle visait "l'un des repaires obscènes de l'idolâtrie qui était toujours utilisé par les chrétiens d'Irak comme quartier-général pour le combat contre (...) l'islam".
Le 12 octobre, à l'occasion du synode sur le Moyen-Orient au Vatican, l'archevêque de Kirkouk s'était inquiété de l'"exode mortel" des chrétiens d'Irak, affirmant que ceux-ci veulent "vivre en paix et en liberté au lieu de survivre".

Un article trouvé dans le Progrès

Attaque d'une église à Bagdad: la France propose d'accueillir 150 chrétiens irakiens

Le ministre français de l'Immigration Eric Besson a indiqué lundi qu'à la suite de l'attaque contre une église à Bagdad, qui a fait plus de 50 morts, la France était prête à accueillir 150 personnes, en priorité des "personnes blessées dans l'attentat et leurs familles".

"A la suite de l'initiative prise par le président de la République (Nicolas Sarkozy), à l'automne 2007, d'accueillir en France des Irakiens appartenant à ces minorités religieuses vulnérables, la France a reçu à ce jour 1.300 personnes, dans le cadre d'une opération conduite en partenariat avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) et l'Association d'Entraide aux Minorités d'Orient (AEMO)", selon un communiqué du ministre.

"Dans le cadre de ce programme, et à la suite de l'attentat du 31 octobre 2010, Eric Besson a demandé à ses services d'accueillir 150 personnes supplémentaires, en accordant la priorité aux personnes blessées dans l'attentat et à leurs familles", ajoute le texte.

Les réfugiés accueillis bénéficient ensuite en France d'un accompagnement social et administratif par les services de l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration.

Une messe au coeur de Bagdad, la veille de la Toussaint, s'est terminée en carnage après une attaque d'Al-Qaïda qui a fait 46 morts parmi les fidèles, en majorité des femmes et des enfants. Sept membres des services de sécurité et cinq assaillants ont aussi trouvé la mort lorsque les commandos irakiens ont donné l'assaut pour mettre un terme à la prise d'otages dans la cathédrale syriaque catholique.

"Avec cette décision, la France est fidèle à sa tradition républicaine de l'asile, et à son héritage de solidarité avec les minorités religieuses présentes en Orient depuis deux millénaires, et qui sont aujourd'hui les victimes d'une violence abjecte et inhumaine", ajoute M. Besson.

AFP

"Quand on fait sa pub, comme l'UDC, on se moque de la vérité"

Fulvio Pelli refuse l’arbitraire de l’initiative UDC. Interview Xavier Alonso, Berne, pour 24 Heures.

Le président du PLR est déçu d’EconomieSuisse. Il ne le cache pas. Le contre-projet – soutenu par le Conseil fédéral, le PLR, le PDC et le PBD – manque d’argent pour faire campagne contre l’initiative sur l’expulsion des étrangers criminels. Fulvio Pelli estime que quelque 150 000 à 180 000 f rancs seulement ont été récoltés pour affronter la puissante machine UDC. Mais «même avec peu de moyens on peut faire une bonne campagne. Surtout quand on a raison», pense le Tessinois.

Le contre-projet est à la peine dans les sondages. Pourquoi?

La campagne UDC sur son initiative a commencé il y a longtemps. Celle sur notre contre-projet vient de démarrer. Je suis confiant. A la fin, les Suisses comprendront et préféreront les avantages du contre-projet.

Votre slogan est «Ferme, mais juste!». Que doit-on retenir, ferme ou juste?

Tout d’abord «ferme». Le problème des étrangers criminels existe. Les textes de loi qui en traitent ne sont pas très connus. Et le principe de l’expulsion existe comme possibilité, mais pas comme règle. Nous sommes convaincus que le principe de l’expulsion est approprié. Mais la justice pour s’appliquer correctement doit respecter certaines règles. Comme la proportionnalité, qui doit tenir compte de la gravité des jugements prononcés. Ça, c’est le «juste».

Ce contre-projet est-il un texte vraiment motivé pour le PLR ou une réaction à la votation sur les minarets l’automne dernier?

Notre texte est une tentative pour avoir une règle claire. Qui permettrait à la Suisse de ne pas être en contradiction avec plusieurs principes du droit national et international. Car, si l’initiative va dans la bonne direction, elle est manichéenne. Et inapplicable. Par rapport à l’initiative, le contre-projet est une opération parallèle – car ferme – mais contraire – car elle respecte la loi et les principes du droit national et international .

La campagne animée par l’UDC est émotionnelle. Vous répondez par des arguments juridiques. Est-ce suffisant?

No us le verrons le jour de la votation… Il y a effectivement une tendance à l’émotionnel qu’exploite l’UDC. Mais notre réponse – le contre-projet – est meilleure et correcte. C’est le devoir et la responsabilité du PLR de la proposer. Nous l’avons fait au parlement aussi, mais l’UDC et le PS l’ont refusée: le résultat, c’est deux ans de retard!

Les chiffres des expulsions d’étrangers criminels commencent seulement à être disponibles. Ils démontrent que la loi actuelle est suffisante lorsque les magistrats font leur travail. N’est-ce pas dommage?

Les informations sont données dans la mesure où elles sont demandées. L’UDC a lancé son initiative pour capter un climat bien davantage que pour répondre à un problème. Quand on fait sa pub, comme l’UDC, on se moque de la vérité. Nous pensons tout de même qu’il est dommage que la possibilité de l’expulsion soit cachée dans les textes. La Suisse a besoin de cohérence et de visibilité sur cette thématique sécuritaire.

Le PS reste sur sa position de deux fois non, mais fait savoir qu’entre les deux textes il faut choisir le moindre mal: le contre-projet. C’est bon pour vous?

Evidemment, le peuple pourrait dire deux fois oui: à l’initiative et au contre-projet! Et la troisième question, la subsidiaire, sera la plus importante. Je suis donc satisfait de constater que le PS donne une indication raisonnable à ses membres.

Mais, quoi qu’il arrive, l’UDC n’a-t-elle pas déjà gagné et imposé le thème?

L’UDC est spécialiste dans l’activité de poser des questions auxquelles on doit répondre par oui! Mais elle l’est beaucoup moins quand il faut apporter des réponses applicables. Nous essayons de transformer cette initiative en quelque chose de constructif.

Demain dans nos colonnes: Christoph Blocher défend l’initiative de l’UDC.

Xavier Alonso Berne

lundi 1 novembre 2010

Cinquante ruptures de contrat à l'ODM

L'Office fédéral des migrations, l'ODM, vient d'annuler une cinquantaine de contrats presque du jour au lendemain. Cinquante "chargés d'auditions" sont concernés par la décision du Département fédéral de justice et police qui a jugé ces engagements illégaux, révèle la RSR. Les plus "chanceux" pourront continuer leur travail d'audition, mais seulement jusqu'à fin juin 2011. Les autres risquent tout simplement le licenciement.

Ces 50 collaborateurs chargés d'auditionner les requérants d'asile lorsqu'ils déposent une demande en Suisse ont reçu un courriel de l'ODM le 1er octobre leur annonçant que leur contrat n'était pas conforme à la loi sur le personnel de la Confédération et qu'il était donc illégal. Ces contrats prévoyaient un travail à durée indéterminée, sur appel, à taux variable, avec une indemnité financière pour travail irrégulier. Ils ont été annulés sur le champ par le Département fédéral de justice et police.

Ces personnes ont ensuite eu le choix: soit de prendre la porte, soit de repostuler à l'ODM, pour faire le même travail qu'avant, mais sous d'autres conditions. Toutes n'ont pas repostulé. Dix d’entre elles sont licenciées, selon le syndicat SSP. Les autres ont reçu leur nouveau contrat jeudi dernier, à retourner signé ce lundi 1er novembre. Elles n'ont donc eu que deux jours ouvrables pour se décider et s'informer de leurs nouvelles conditions de travail.

Conditions moins intéressantes

Les nouvelles conditions de travail sont moins favorables: un salaire horaire, suppression de l'indemnité pour travail irrégulier, donc une perte de salaire allant jusqu'à un tiers pour certains. Et surtout, un travail pour 8 mois seulement, alors qu'il y a un mois encore, ces collaborateurs étaient engagés à l'ODM avec un contrat à durée indéterminée, depuis plus de 3 ans pour certains. La plupart des engagements ont été passés lorsque le Département fédéral de justice et police était dirigé par Christoph Blocher, quelques-uns ont été concrétisés sous le règne d’Eveline Widmer-Schlumpf. Le DFJP a ainsi mis 3 ans à se rendre compte de l'illégalité de ces contrats.

Parmi les informations récoltées par la RSR, ces chargés d'auditions "sur appel" étaient plus utiles il y a trois ans qu'aujourd'hui. Le Département de justice et police les avait engagés pour "rattraper le retard" dans les auditions. A l’époque, des milliers de dossiers étaient en suspens au sein de l'ODM.

Pendant des années, ces salariés de l'ombre ont fait jusqu'à deux auditions par jour. Alors que le rythme normal est d'une audition quotidienne. Un travail acharné qui a porté ses fruits: le retard est aujourd'hui presque comblé, les demandes d'auditions et les "cas en suspens" ont diminué. Christoph Blocher et Eveline Widmer-Schlumpf laissent là un dossier pour le moins épineux dans les mains de Simonetta Sommaruga. La nouvelle conseillère fédérale socialiste entre justement en fonction aujourd'hui à la tête du DFJP.

RSR /Valérie Hauert /ad

Le regard de Jacob Berger sur l'actualité de la semaine …

 

Un sujet du cinéaste Jacob Berger pour le journal télévisé de la TSR

Drones may track migrants

The notice appeared quietly on the website of Frontex, Europe's agency to fight undocumented migration. It called for expressions of interest in demonstrating "Small UAVs (Unmanned Aerial Vehicles) and Fixed systems for Land border surveillance" at its workshop.

drone"In the domain of land border surveillance, there is a wide spectrum of possible technical means that can be employed to provide effective surveillance including: daylight and infrared cameras, ground radars, fixed ground sensors, mobile systems, manned aircraft and satellites," the notice read.
"However, it is clear that Unmanned Aerial Vehicles (UAVs) could also play an important role in further enhancing border surveillance in the future, though they face a number of technical and other challenges."
Cautious as this sounds, Frontex has been particularly interested in introducing UAVs, or Drones as they are more popularly known, for European border surveillance. Frontex spokesman Michal Parzyszek says the agency has researched this possibility extensively this year.
Frontex declined to give IPS details on development or deployment of any UAVs.
But the development of an integrated European Surveillance System (EUROSUR) in which Frontex has leading influence has been attracting producers of security equipment such as Drones and other surveillance systems.
The European Security Research and Innovation Forum (ESRIF) that ran between 2007 and 2009 brought together individuals and groups from the research community, the private business security sector, and European institutions. Frontex has been a key voice in the forum.
The agency set up in 2004, and that became operational the following year, is the European Union front to tackle unwanted migration. Frontex coordinates sea patrol, reconnaissance flights, naval and land operations, and ropes in experts to identify the country of origin of detained irregular migrants.
Frank Slijper from the anti-militaristic initiative Campagne Tegen Wapenhandel tells IPS that the forum has been more than a meeting place for exchange of opinion on security issues.
"ESRIF was the place in Europe where these supply and demand actors met in a structured formalised setting," he said. "A win-win situation really for all sides on the forum. Such initiatives are steps that enable military integration at a later point."
Slijper added: "Note the number of arms companies on board of ESRIF, who post 9/11 have set up special (homeland) security divisions in their companies as that has been a new growth market for their companies."
Frontex chaired the third working group (WG3) of the forum. Ben Hages, researcher with the Transnational Institute, says WG3 brought together 80 members - 20 from the 'demand side' (government and state agencies) and 60 from the 'supply side' (industry).
During the last two years Frontex has been a regular participant in forums promoting the securitisation of border controls in Europe, alongside groups lobbying in favour of corporate interests such as the Aerospace and Defence (ASD) association, which promotes the aeronautics industry as a strategic priority for Europe, and the Security Defence Agenda (SDA), a Brussels based think tank that provides a platform for the meeting of EU institutions and the North Atlantic Treaty Organisation (NATO) with government officials and representatives of industry, international and specialised media, think-tanks, academia and NGOs.
A new provision will now allow the agency the option of acquiring equipment directly, and this could turn it from a talking participant into a customer. The new regulation No: 2010/0039, which IPS has read, confirms the militarisation of border surveillance and migration control.
It gives Frontex the capacity to collect and process personal data of suspects for involvement in illicit border activities, acquire equipment for border surveillance, integrate common core curricula in the training of national border guards and to develop and operate a system for exchanging classified information.
The regulation envisages an "increasing role in research and development for the control and surveillance of external borders," which would make the agency a key player between the European institutional apparatus and the emerging European homeland security industry.

Apostolis Fotiadis pour Inter Press Service


Le communiqué est paru discrètement sur le site de Frontex, Agence européenne pour la lutte contre l’immigration irrégulière. Il s’agit d’un appel d’offres pour faire la démonstration « de petits drones ou UAV (Unmanned Aerial Vehicles, véhicules aériens sans pilote) et de dispositifs fixes pour la surveillance des frontières terrestres » dans le cadre de l’un de ses séminaires.

« En matière de surveillance des frontières terrestres, une large gamme de moyens techniques appropriés pour un contrôle efficace est disponible. Elle inclut des caméras lumière de jour et infrarouges, des radars et détecteurs au sol, des dispositifs mobiles, des avions habités et des satellites. », explique le communiqué.

« Cependant, il est clair que les drones pourraient jouer un rôle important dans l’amélioration de la surveillance des frontières dans le futur, même s’il faut surmonter un certain nombre de difficultés techniques et autres. »

Aussi circonspecte que cette formulation paraisse, Frontex s’intéresse de près à l’introduction de drones pour surveiller es frontières européennes. Michal Parzyszek, le porte-parole de Frontex, a déclaré que l’agence a avait longuement étudié cette possibilité au cours de l’année écoulée.

Frontex a refusé de donner à IPS des détails sur la mise au point ou le déploiement des drones.

Mais le développement d’un système européen intégré de surveillance des frontières (EUROSUR), dans lequel Frontex a une influence majeure, a attiré les industriels en équipements de sécurité et de sûreté, parmi lesquels des drones et autres moyens de surveillance.

Le Forum européen de la recherche et de l’innovation en matière de sécurité (ESRIF), qui s’est déroulé entre 2007 et 2009, a rassemblé des personnes et des groupes de chercheurs, le secteur de la sécurité privée ainsi que des institutions européennes. Frontex est l’un des principaux protagonistes de ce forum.

L’agence, établie en 2004 et opérationnelle l’année suivante, est le bras armé commun de l’Union européenne pour lutter contre les migrations non désirées. Frontex coordonne les patrouilles en mer, les vols de reconnaissance, les opérations navales et terrestres, et apprend aux experts à identifier les pays d’origine des migrants clandestins placés en garde à vue.

Frank Slijper, de l’initiative antimilitariste Campagne Tegen Wapenhandel, précise que le forum était bien plus qu’un espace de partage d’opinions sur les problèmes de sécurité.

« L’ESRIF est le lieu officiel européen de rencontre structurée entre les acteurs de l’offre et de la demande d’équipements et de technologies de sécurité, dit-il. En réalité, tout le monde au forum avait à y gagner. De telles initiatives font progresser l’intégration militaire. »

Slijper ajoute : « Remarquez la quantité de compagnies dans le secteur de l’armement qui font partie de l’ESRIF et ont créé en leur sein une division spécialisée dans les enjeux de sécurité du territoire suite au 11 septembre, puisque c’était un nouveau marché en croissance pour elles. »

Frontex a présidé le troisième groupe de travail (WG3) du forum. Ben Hages, chercheur au Transnational Institute, indique que WG3 a rassemblé 80 membres - 20 du côté de la demande (agences gouvernementales et d’État) et 60 du côté de l’offre (industrie).

Durant les deux dernières années, Frontex a été un participant régulier dans les forums promouvant la « sécurisation » des contrôles aux frontières en Europe, s’alignant sur les positions de groupes de lobby tels que l’ASD (Aerospace and Defence Association) qui défend l’industrie de l’aéronautique en tant que priorité stratégique pour l’Europe, et le SDA (Security and Defence Agenda), un think tank basé à Bruxelles qui constitue une plateforme de rencontre entre institutions européennes et de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), fonctionnaires, représentants de l’industrie, médias internationaux et spécialisés, think tanks, universitaires et ONG.

Une nouvelle clause permet désormais à l’agence d’acquérir de l’équipement directement, ce qui pourrait la faire passer du rôle d’intermédiaire à celui de client. La nouvelle régulation 2010/0039, dont IPS a pris connaissance, confirme la militarisation de la surveillance des frontières et du contrôle des migrations.

Elle donne à Frontex la capacité de rassembler et de traiter les données personnelles des suspects impliqués dans des activités illégales aux frontières, d’acquérir l’équipement nécessaire à la surveillance des frontières, d’intégrer un processus d’intelligence collective pour former les gardes-frontières, d’augmenter et de gérer l’échange d’informations confidentielles.

La réglementation envisage une « augmentation du rôle de la recherche-développement dans le contrôle et la surveillance des frontières externes », ce qui donnerait à l‘agence une position majeure entre la machine administrative des institutions européennes et l’industrie européenne émergente en matière de sécurité du territoire.

Traduit de l'anglais par Cendrine Lindman pour Rinoceros, portail d'information international pour un monde juste et solidaire

L'initiative provoquerait un bras de fer juridique

Un oui au texte de l’UDC sur le renvoi des étrangers criminels provoquerait un conflit avec la Cour européenne des droits de l’homme.

Spécialiste en droit international, président de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) de 1998 à 2007, le Bâlois Luzius Wildhaber prévient que «cette initiative n’est clairement pas compatible avec le droit international». La principale pierre d’achoppement serait l’automatisme du renvoi des étrangers criminels. Et de prédire «un conflit durable et coûteux» avec la CEDH en cas d’acceptation populaire. Les tribunaux suisses ne pourraient plus examiner les circonstances concrètes du comportement individuel incriminé, ce qui, dans de nombreux cas, constituerait une violation de la Convention européenne des droits de l’homme. De ce fait, les personnes concernées pourraient porter plainte à Strasbourg.

Si un jugement est invalidé par Strasbourg, la Suisse doit s’incliner, rappelle Luzius Wildhaber. L’adoption de l’initiative de l’UDC par le peuple aurait donc pour conséquence que le Tribunal fédéral rendrait des jugements en sachant qu’il devrait, le cas échéant, bientôt les corriger. «Cela pourrait conduire à un conflit permanent», estime le Bâlois. Et aussi à d’importants frais. Si le plaignant obtient gain de cause à Strasbourg, il a droit à des dommages-intérêts, que la Suisse devrait payer.

ATS relayée par 24 Heures