mercredi 23 juillet 2008
Faut-il régulariser les clandestins qui ont risqué leur vie?
mardi 22 juillet 2008
Les amoureux sans frontières face aux lois sur l'immigration
samedi 19 juillet 2008
Naturalisation d'un jeune annulée
L'assemblée communale de Schwyz avait naturalisé en avril 2007 le jeune homme contre l'avis de l'exécutif. Ce dernier avait relevé que si le casier de l'adolescent était vierge, celui-ci avait été épinglé pas moins de 66 fois à l'école. En 2006, il en avait même été exclu pendant trois jours.
Un député UDC a déposé un recours auprès du tribunal administratif cantonal contre la décision du législatif schwyzois. Il a obtenu gain de cause en août 2007 et le jeune garçon s'est vu finalement refuser sa nationalité suisse. La Cour cantonale a jugé qu'en raison de son attitude à l'école, l'adolescent ne bénéficie pas d'une réputation sans tache, comme l'exige la loi cantonale sur les naturalisations.
Un carnet bien garni
Le Tribunal fédéral vient de débouter le jeune homme, qui a tenté de s'opposer à la décision cantonale. Les juges de Mon Repos constatent que la description du comportement scolaire de l'adolescent s'appuie sur une riche documentation. Le cahier des charges pédagogique exige des enseignants de consigner de telles informations.
Utiliser des données récoltées dans le cadre scolaire pour une procédure de naturalisation ne pose aucun problème du point de vue du droit constitutionnel, ont relevé plus loin les juges lausannois. Les autorités ont le droit de rassembler des données précises sur les postulants. Pour les jeunes, cela signifie justement obtenir des informations sur leur attitude à l'école.
Enfin, la cour administrative cantonale n'a pas violé la séparation des pouvoirs, a poursuivi le Tribunal fédéral, même si elle a invalidé une décision prise par un législatif communal.
vendredi 18 juillet 2008
Le HCR appelle l'Europe à rester ouverte aux demandeurs d'asile
ONU (Communiqués de presse)
ONU (Communiqués de presse) -
M. Guterres a souhaité que le projet de Pacte européen sur l'Immigration et l'Asile soutienne la construction d'une 'Europe de l'Asile'. ...
L'Europe cadenassée
Après la « directive retour », adoptée le 18 juin par les eurodéputés du Parlement de Strasbourg, place au « pacte sur l'immigration et l'asile »... C'est sûr, la Croisette a vécu des moments plus glamours ! Défendu par Brice Hortefeux, le ministre français de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire, et érigé au rang de priorité de la présidence française de l'Union européenne, le texte a été présenté le 7 juillet dernier au Conseil européen de Cannes sur la justice, les affaires intérieures et l'immigration. La version finale, amendée pour tenir compte des réticences espagnoles, a fait l'objet d'un large consensus, accréditant l'idée que l'immigration, hantise de Nicolas Sarkozy, est en passe de devenir une obsession européenne.
Lire la suite dans Jeune Afrique
mercredi 16 juillet 2008
Les affiches de la haine
Des diatribes violemment antisémites sont régulièrement placardées à proximité de la gare. Leur auteur étale sa haine en toute impunité, depuis des mois.
«20 à 40 millions de Juifs, c'est-à-dire (...) les plus riches et les plus puissants lobbies plus la majorité au Congrès, sont au pouvoir US.» L'auteur des affiches artisanales placardées rue de la Grotte, à Lausanne, étale son antisémitisme sans la moindre retenue. Depuis des mois, dans l'indifférence générale, il étale sa haine au grand jour, n'hésitant pas à joindre la recette du cocktail Molotov aux affiches dénonçant le «rêve judéo-américain».
mardi 15 juillet 2008
Devenir français: les demandes traitées à la tête du client?
Le refus d'accorder la nationalité française à une salafiste survient alors qu'une réforme va confier aux préfets l'examen des dossiers.
Initiative antiminarets
Deux courriers de lecteurs dans 24 Heures à propos de l’article intitulé «Initiative antiminarets, l’appel historique du Conseil fédéral» ( 24 heures du 9 juillet 2008):
Une disposition à refuser absolument
L’appel du Conseil fédéral est certes «historique», il a surtout le grand mérite d’être clair et de refuser cette ignominie voulue par «certains»!
L’affaire des «caricatures danoises » contre le prophète Mahomet est encore dans toutes les mémoires et il était juste de réagir vite, déjà pour rassurer la communauté musulmane.
Dans un pays qui se dit épris de tolérance, il serait scandaleux qu’une telle disposition figure un jour dans le texte suprême de l’Etat. Il faut se réjouir que les initiants d’une telle aberration – le «retour des moutons noirs» – se voient toujours plus isolés, à preuve le peu de soutiens politiques dont ils bénéficient, encore moins demain d’ailleurs. Le peuple et les cantons ne devront pas entendre le «chant des sirènes» au moment de voter! L’acceptation d’une telle hérésie aurait des conséquences incommensurables, tant sur le plan international qu’interne alors que nous avons la grande chance de vivre en harmonie, chrétiens et musulmans.
Ne démolissons (!) donc pas en un jour ce que nos ancêtres, nos politiques (en majorité…), nos Eglises ont réussi à construire avec patience et temps.
La Suisse ne mériterait vraiment pas un tel affront, car ce qui réunit les Suisses, c’est leur volonté de vivre libres et leur volonté de voir leurs différences respectées. Cette initiative est un véritable «minaret» de la honte!
David Gun et Claude Vauthey,
Moudon
Le minaret de la Grande Mosquée du Petit-Saconnex, à Genève (Salvatore di Nolfi)
Un minimum de tolérance
Ainsi, 115 000 inconscients demandent l’interdiction de la construction de minarets en Suisse. J’ai bien dit «inconscients ». En effet, 310 000 musulmans vivent paisiblement chez nous. Ils n’ont jamais empêché personne d’aller adorer Dieu dans son lieu de culte et nous les avons laissés libres d’adorer Allah.
De quoi se plaignent les initiants de cette initiative dangereuse pour la paix confessionnelle en Suisse?
Cette paix a pu être instituée au prix d’une guerre entre cantons, le Sonderbund en 1847. Il y a eu des morts des deux côtés et une rancune tenace dans les cantons catholiques. M. Freysinger ne peut pas savoir, lui qui était en Autriche. Il n’y a pas si longtemps que dans son canton on refusait l’inhumation des défunts protestants, qu’un mariage mixte ne pouvait être béni par le curé que si le conjoint protestant signait un papier garantissant que les enfants seraient élevés dans la foi catholique. (…) M. Freysinger n’a pu avoir connaissance de ces faits que parce que certains vieillards lui en ont fait part. Il a oublié la difficulté qu’il y a eu à vivre ensemble. Même dans certaines régions le feu couve encore et la paix est fragile. Notre grand babillard UDC prend fait et cause avec les inconscients car grâce à eux il fera oublier les déboires de son parti et on parlera de lui, ce qui est beaucoup plus important que de justifier la valeur de l’initiative.
Pourquoi susciter une éventuelle querelle avec ceux qui vivent actuellement en paix et ne demandent rien d’autre que d’avoir des locaux pour exprimer leur foi? Cela ne demande de la part de la population qu’un minimum de tolérance… (…)
Claude Gonthier,
Rennaz
