mercredi 16 juillet 2008

Les affiches de la haine

Des diatribes violemment antisémites sont régulièrement placardées à proximité de la gare. Leur auteur étale sa haine en toute impunité, depuis des mois.

affiches antisémitisme

«20 à 40 millions de Juifs, c'est-à-dire (...) les plus riches et les plus puissants lobbies plus la majorité au Congrès, sont au pouvoir US.» L'auteur des affiches artisanales placardées rue de la Grotte, à Lausanne, étale son antisémitisme sans la moindre retenue. Depuis des mois, dans l'indifférence générale, il étale sa haine au grand jour, n'hésitant pas à joindre la recette du cocktail Molotov aux affiches dénonçant le «rêve judéo-américain».

Lire cet article du Matin


Lire les commentaires très pertinents de Dani:

"Le Matin ou l'hôpital qui se fout de la charité"

mardi 15 juillet 2008

Devenir français: les demandes traitées à la tête du client?

Dans une manifestation pour le port du voile à La Haye, en 2006 (Toussaint Kluiters/Reuters).Le refus d'accorder la nationalité française à une salafiste survient alors qu'une réforme va confier aux préfets l'examen des dossiers.

A lire sur Rue89

Initiative antiminarets

Deux courriers de lecteurs dans 24 Heures à propos de l’article intitulé «Initiative antiminarets, l’appel historique du Conseil fédéral» ( 24 heures du 9 juillet 2008):

Une disposition à refuser absolument
L’appel du Conseil fédéral est certes «historique», il a surtout le grand mérite d’être clair et de refuser cette igno­minie voulue par «certains»!
L’affaire des «caricatures da­noises » contre le prophète Mahomet est encore dans toutes les mémoires et il était juste de réagir vite, déjà pour rassurer la communauté mu­sulmane.
Dans un pays qui se dit épris de tolérance, il serait scandaleux qu’une telle dispo­sition figure un jour dans le texte suprême de l’Etat. Il faut se réjouir que les initiants d’une telle aberration – le «retour des moutons noirs» – se voient toujours plus isolés, à preuve le peu de soutiens politiques dont ils bénéficient, encore moins demain d’ailleurs. Le peuple et les cantons ne devront pas enten­dre le «chant des sirènes» au moment de voter! L’accepta­tion d’une telle hérésie aurait des conséquences in­commensurables, tant sur le plan international qu’interne alors que nous avons la grande chance de vivre en harmonie, chrétiens et musul­mans.
Ne démolissons (!) donc pas en un jour ce que nos ancêtres, nos politiques (en majorité…), nos Eglises ont réussi à cons­truire avec patience et temps.
La Suisse ne mériterait vrai­ment pas un tel affront, car ce qui réunit les Suisses, c’est leur volonté de vivre libres et leur volonté de voir leurs différen­ces respectées. Cette initiative est un véritable «minaret» de la honte!
David Gun et Claude Vauthey,
Moudon

Le minaret de la Grande Mosquée du Petit-Saconnex, à Genève (Salvatore di Nolfi)


Un minimum de tolérance

Ainsi, 115 000 inconscients demandent l’interdiction de la construction de minarets en Suisse. J’ai bien dit «incons­cients ». En effet, 310 000 musulmans vivent paisible­ment chez nous. Ils n’ont jamais empêché personne d’aller adorer Dieu dans son lieu de culte et nous les avons laissés libres d’adorer Allah.
De quoi se plaignent les ini­tiants de cette initiative dange­reuse pour la paix confession­nelle en Suisse?
Cette paix a pu être insti­tuée au prix d’une guerre entre cantons, le Sonderbund en 1847. Il y a eu des morts des deux côtés et une rancune tenace dans les cantons catho­liques. M. Freysinger ne peut pas savoir, lui qui était en Autriche. Il n’y a pas si long­temps que dans son canton on refusait l’inhumation des défunts protestants, qu’un mariage mixte ne pouvait être béni par le curé que si le conjoint protestant signait un papier garantissant que les enfants seraient élevés dans la foi catholique. (…) M. Freysin­ger n’a pu avoir connaissance de ces faits que parce que certains vieillards lui en ont fait part. Il a oublié la diffi­culté qu’il y a eu à vivre en­semble. Même dans certaines régions le feu couve encore et la paix est fragile. Notre grand babillard UDC prend fait et cause avec les inconscients car grâce à eux il fera oublier les déboires de son parti et on parlera de lui, ce qui est beau­coup plus important que de justifier la valeur de l’initia­tive.
Pourquoi susciter une éven­tuelle querelle avec ceux qui vivent actuellement en paix et ne demandent rien d’autre que d’avoir des locaux pour expri­mer leur foi? Cela ne demande de la part de la population qu’un minimum de tolérance… (…)
Claude Gonthier,
Rennaz

lundi 14 juillet 2008

Entre plage et barbelés

L'île de Lampedusa, au sud de la Sicile, est l'une des principales portes d'entrée de l'immigration clandestine en Europe. Une autoroute de l'immigration clandestine s'est développée entre Tripoli (Lybie) et la petite île.

clandestins rsr

Rien qu'en 2007, près de 17'000 immigrés africains et asiatiques ont débarqué sur les côtes de Lampedusa. Cette année, ce seuil devrait être largement dépassé; depuis plusieurs semaines, les autorités ne savent plus où donner de la tête.
Le centre local d'accueil temporaire (géré par les autorités italiennes, plusieurs ONG et financé par l'Union européenne) pour les réfugiés affiche complet en permanence, avec un nombre de résidents deux fois supérieur à sa capacité d'accueil.

La suite sur le site de la RSR

dimanche 13 juillet 2008

Politique de l'immigration en Belgique

L’immigration et l’asile au centre de la réunion Leterme du jour
RTL Info.be - Il y a 5 heures
Après avoir engrangé un accord sur le plan socio-économique 2009-2011, le Comité ministériel se réunit ce dimanche matin sur le dossier de l'asile et de ...
Leterme n'ira pas au sommet UPM à Paris (radio VRT) Le Vif/L'Express
Belgique: Leterme jette ses dernières forces pour arracher un accord Tageblatt

samedi 12 juillet 2008

Minarets



L'UDC contre les minarets
Le président de l'UDC Toni Brunner pense que son parti recommandera le oui à l'initiative contre les minarets. Plus...
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· La mosquée de Genève veut éviter une situation «à la danoise»

Initiative contre les minarets: l'UDC devrait recommander le "oui"

Le président de l'UDC Toni Brunner pense que son parti recommandera le "oui". Le texte rencontre un large appui dans les milieux de l'UDC. Suite

Excision en Suisse

Burqa = nationalité française refusée

La burqa est-elle incompatible avec la nationalité française? Une Marocaine de 32 ans, mariée à un Français et mère de trois enfants nés en France, vient de se voir refuser la nationalité au motif qu'elle «a adopté, au nom d'une pratique radicale de sa religion, un comportement en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment le principe d'égalité des sexes».

Pour la première fois en France, le Conseil d'Etat, dans un arrêt du 27 juin, a pris en compte le niveau de pratique religieuse pour se prononcer sur la capacité d'assimilation d'une personne étrangère. Jusqu'à présent, dans la communauté musulmane, seules des personnes jugées proches de mouvements fondamentalistes ou ayant publiquement tenu des propos relevant de l'islam radical se sont vu refuser la nationalité française. Et aucune n'est allée au bout de la procédure.

Dans le cas de Faiza M., ce sont sa tenue vestimentaire et sa vie privée qui sont mises en avant pour confirmer le refus de la nationalité française. Invoquant le principe de liberté religieuse garanti par la Constitution et le fait qu'elle n'a, depuis son arrivée en France en 2000, «jamais cherché à remettre en cause les valeurs fondamentales de la République», Mme M. avait demandé au Conseil d'Etat d'annuler le décret de 2005 refusant sa demande pour «défaut d'assimilation».

La commissaire du gouvernement (chargée de donner un avis juridique), Emmanuelle Prada-Bordenave, a insisté sur les entretiens qu'a eus le couple avec les services sociaux et la police. A trois reprises, Faiza M. se serait présentée «recouverte du vêtement des femmes de la péninsule arabique, longue robe tombant jusqu'aux pieds, voile masquant les cheveux, le front et le menton et une pièce de tissu masquant le visage et ne laissant voir les yeux que par une fente».

«Vie recluse»

Le couple reconnaît «spontanément» son appartenance au salafisme. Ce courant de l'islam, qui prône une lecture littérale et rigoriste du Coran, s'inspire du mode de vie des premiers fidèles du prophète Mahomet. Faiza M. a affirmé qu'elle n'était pas voilée quand elle vivait au Maroc et a indiqué «qu'elle n'a adopté ce costume qu'après son arrivée en France à la demande de son mari et qu'elle le porte plus par habitude que par conviction».

«D'après ses propres déclarations, a souligné la commissaire du gouvernement, elle mène une vie presque recluse et retranchée de la société française. Elle n'a aucune idée sur la laïcité ou le droit de vote. Elle vit dans la soumission totale aux hommes de sa famille.» Faiza M. semble «trouver cela normal et l'idée même de contester cette soumission ne l'effleure même pas», a ajouté Mme Prada-Bordenave, estimant que ces déclarations sont «révélatrices de l'absence d'adhésion à certaines valeurs fondamentales de la société française».

Parallèlement, il est apparu que Mme M. «parle bien français», un critère habituellement retenu dans l'attribution de la nationalité et que, durant ses grossesses, elle a été suivie par un gynécologue homme.

Cette décision, qui est prise quelques semaines après l'annulation d'un mariage entre deux époux musulmans, au motif que la femme avait menti sur sa virginité, traduit l'émergence dans la société française de questions liées aux particularismes religieux et culturels. «Cette affaire montre que le droit est de plus en plus amené à se prononcer sur les conflits de valeurs que pose l'islam à la société», constate Didier Leschi, ancien chef du bureau des cultes au Ministère de l'intérieur, spécialiste de la laïcité. Sans possibilité de recours, Faiza M. pourra, selon les juristes, renouveler sa demande quand elle aura prouvé qu'elle «a fait siennes les valeurs de la République».

Les effets d’une lutte contre une invasion inexistante


La Méditerranée voit mourir dans ses eaux de nombreux réfugiés, faute d’une politique migratoire ouverte. Seule une minorité de réfugiés parviennent en Europe.


Lu dans L'Humanité

Nous ne pourrions pas accueillir toute la misère du monde. Là est la doctrine des États du Vieux Continent, qui construisent l’Union européenne (UE) comme une forteresse. Ainsi, le Parlement de Strasbourg a adopté, le 18 juin dernier, la « directive de la honte », qui autorise les États européens à détenir jusqu’à dix-huit mois un immigré au seul motif qu’il réside de manière irrégulière sur leur territoire. Dernier avatar de cette politique : le pacte sur l’immigration et l’asile, proposé par Nicolas Sarkozy dans le cadre de la présidence française de l’UE. Ce projet officialise à l’échelle européenne la « politique d’immigration choisie », « en fonction des besoins du marché du travail ». L’immigration familiale doit être « mieux régulée ». Le texte adopté par les ministres de l’Intérieur à Cannes le 7 juillet prévoit une limitation des régularisations, et érige en principe les reconduites à la frontière. Par ailleurs, le rôle de l’agence Frontex qui contrôle les frontières de l’Union européenne est renforcé.

Cette restriction du droit d’asile en vigueur ces dernières années conduit de nombreux ressortissants de pays africains à rejoindre l’UE en rémunérant des passeurs, au péril de leur vie. C’est ainsi que, sur des embarcations de fortunes, de nombreux réfugiés rejoignent les Canaries (Espagne), l’île de Lampedusa (Italie), Ceuta et Melilla (enclaves espagnoles sur la côte marocaine) ou traversent le détroit de Gibraltar pour rejoindre la péninsule ibérique. Selon l’ONG Fortress Europe, au cours du seul mois de juin, 185 personnes ont trouvé la mort au large des côtes européennes. Au total, ce sont plusieurs milliers de réfugiés qui perdent la vie tous les ans dans la mer Méditerranée.

En lançant l’idée qu’une politique migratoire ouverte lancerait un « appel d’air » selon la rédaction initiale du pacte sur l’immigration, la droite européenne tord la réalité. Seule une minorité des réfugiés parviennent en Europe. Le rapport 2007 du Haut Commissariat aux réfugiés (HCR), publié en juin dernier, montre que 80 % des réfugiés restent dans leur région d’origine. Ainsi 83 % des réfugiés africains restent sur le continent. Seule une minorité rejoint l’Europe. Des chiffres confirmés par le classement des pays qui accueillent le plus de réfugiés. Ainsi, le premier pays d’accueil est le Pakistan, loin devant avec 2,3 millions de réfugiés. La Syrie étant deuxième avec 1,5 million. Le premier pays européen est l’Allemagne, en quatrième position, avec 578 900 réfugiés. Le Royaume-Uni, deuxième pays européen en termes d’accueil, n’est que 8e avec 300 000 réfugiés. Loin de corroborer l’idée d’un raz-de-marée sur le monde industrialisé, le rapport de l’agence de l’ONU montre que ce sont les pays en difficulté qui reçoivent le plus migrants.

Gaël De Santis

Une Marocaine se voit refuser la nationalité française parce qu'elle porte la burqa




Fazia M. est une Marocaine de 32 ans, mariée à un Français et mère de trois enfants nés en France.

LIBERATION.FR : vendredi 11 juillet 2008


Quelques semaines après l'annulation d'un mariage entre deux époux musulmans, au motif que la femme avait menti sur sa virginité, une nouvelle affaire, révélée vendredi par le quotidien Le Monde, pose la question de l'acceptation des particularismes religieux et culturels dans la société française.

Fazia M. est une Marocaine de 32 ans, mariée à un Français et mère de trois enfants nés en France. Elle vit en France depuis 2000, parle français et a demandé la nationalité française. Demande refusée, au seul motif qu'elle porte la burqa. «Pour la première fois en France, le Conseil d'Etat, dans un arrêt du 27 juin, a pris en compte le niveau de pratique religieuse pour se prononcer sur la capacité d'assimilation d'une personne étrangère», rapporte Le Monde.

Fazia M. «a adopté, au nom d'une pratique radicale de sa religion, un comportement en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment le principe d'égalité des sexes», a estimé le Conseil d'Etat, qui se prononce sur le cas de Fazia M. après un premier refus de la nationalité en 2005 pour «défaut d'assimilation».

Le couple, relate Le Monde, reconnaît son appartenance au salafisme, un courant rigoriste de l'islam.

«D'après ses propres déclarations (Fazia M.) mène une vie presque recluse et retranchée de la société française. Elle n'a aucune idée sur la laïcité ou le droit de vote. Elle vit dans la soumission totale aux hommes de sa famille», souligne Emmanuelle Prada-Bordenave, la commissaire du gouvernement chargée de donner un avis juridique et qui a eu plusieurs entretiens avec le couple, interrogée par le quotidien. D'après elle, ces déclarations sont «révélatrices de l'absence d'adhésion à certaines valeurs fondamentales de la société française».