mardi 5 février 2008
Avance des périmètres d'exclusion en Suisse Alémanique
Prévention et répression prévues contre le vandalisme.
Anne Fournier dans le Temps
Mardi 5 février 2008
La police de Coire pourrait dès cet été disposer d'une loi inédite en Suisse. Si les citoyens y consentent via les urnes le 24 février, la consommation d'alcool sera prohibée dans les quartiers entre minuit trente et sept heures. Le badaud nocturne, une bière à la main, pourrait être puni d'une amende de 50 francs. Les autorités justifient cette mesure par les remous constatés le week-end dans la capitale grisonne de 32000 habitants. «Le samedi, entre 3000 et 5000 jeunes viennent à Coire pour s'amuser. Nous avons parfois des excès de vandalisme», explique le chef de la police Ueli Caluori. Autres tours de vis: la mise en vigueur de vidéos surveillance et d'un article permettant d'exclure de certains périmètres les personnes perturbant l'ordre public.
Gare de Vallorbe: interdiction illégale!
En décembre dernier, une motion radicale adoptée par le Conseil communal demandait d’interdire la gare de Vallorbe aux requérants d’asile du centre d’enregistrement et de procédure (CEP) tout proche. Les motionnaires affirmaient que leur présence créait un sentiment d’insécurité dans la population.
Anticonstitutionnel
En raison de son caractère très restrictif, la Municipalité a choisi de soumettre la motion à l’analyse juridique du canton. La réponse est tombée hier: les mesures préconisées sont anticonstitutionnelles. «Interdire l’accès d’un lieu à une catégorie de personnes est contraire à la liberté personnelle, à la liberté de mouvement et à la liberté de réunion, garanties par les Constitutions fédérale et vaudoise », souligne le Service cantonal des communes.
Hier soir, le canton et la Municipalité affirmaient leur volonté de trouver des solutions conformes au droit pour résoudre le problème soulevé par la motion. Le conseiller d’Etat Philippe Leuba et le syndic Laurent Francfort rencontreront la semaine prochaine le directeur de l’Office fédéral des migrations, Eduard Gnesa.
Un article d'Isabelle Biolley dans 24 Heures
Vers le communiqué du Conseil d'Etat vaudois.
15'000 sans-papiers dans le canton de Vaud
une-pièce, avec leurs deux enfants.
«Le gouvernement ne va pas desserrer la vis, même s’il y a des chances que des mesures d’ouverture soient acceptées», espère la députée verte Sandrine Bavaud. A droite, on estime qu’il faut rester ferme face à ce phénomène. «Si on régularise, même au cas par cas, on risque de créer des brèches», avertit l’UDC Pierre-Yves Rapaz. «C’est une immense hypocrisie, juge Anne Papilloud, députée d’A gauche toute!. Dans les faits, il n’y a aucune volonté de renvoyer ces gens: ils sont nécessaires à l’économie »
«Nous ne voulons pas partir»
José et Rocio sont Equatoriens, comme nombre de sans-papiers. Il est plâtrier, elle fait des ménages. Là-bas, José était artificier dans une mine d'or pour un salaire de misère. Il est arrivé à Lausanne en 2001. «La soeur de ma femme a obtenu un permis ici», raconte-t-il, assis sur un tabouret de leur appartement d'une pièce. Rocio l'a rejoint en 2002.
La galère, José connaît. «Parfois, j'étais payé 10 fr. de l'heure, raconte-t-il. Il fallait tout le temps faire attention, à cause des contrôles.» Invivable? «On s'habitue», lâche Rocio. Aujourd'hui, cela fait deux ans qu'ils déclarent leur travail et ne cessent de demander leur régularisation. Ils ont déjà essuyé deux refus. Se rendent-ils compte que leurs chances sont minces? «Si tu n'es pas positif, alors ça ne peut pas marcher, insiste José, qui croit encore à un dernier recours. Il faut jouer avec la chance. Nous avons jusqu'au 30 mars pour partir, mais nous ne voulons pas.» En cas d'échec, le couple ne veut pas à nouveau rentrer dans la clandestinité. Trop risqué. Et si c'était à refaire, viendraient-ils en Suisse? «Non»
lundi 4 février 2008
Un drame relance la question des naturalisations
Voile et minaret, le face à face musulman
Nadia Karmous et Saïda Keller-Messahli défendent deux approches de la liberté de choix.
La Turquie pourrait (conditionnel de rigueur!) supprimer dans sa Constitution l'interdiction de porter le voile au sein de l'université. Deux personnalités musulmanes de notre pays, qui président, chacune, une association très typique, livrent au Temps leur réaction à cette nouvelle tombée samedi. Précisons qu'il s'agit de la propre opinion de ces personnes, et non pas de celle de leur association.
dimanche 3 février 2008
Les Pays-Bas avalisent la régularisation de 27.500 demandeurs d'asile
Le gouvernement néerlandais a avalisé vendredi, lors du Conseil des ministres, la régularisation de 27.500 demandeurs d'asile dans le cadre d'une mesure d'amnistie décidée en juin 2007.
Près 3.400 immigrants ont été déboutés et devront quitter les Pays-Bas. Ce chiffre est largement inférieur aux 80.000 personnes à régulariser que les opposants à cette mesure d'amnistie redoutaient. La mesure de régularisation prévoit que les immigrants doivent tous avoir trouvé un logement d'ici 2010.
Le gouvernement donne également priorité aux retours rapides des demandeurs déboutés, afin d'éviter que le nombre d'immigrants en attente d'expulsion n'augmente à nouveau. Le coût de cette régularisation a été estimé à 40 ou 50 millions d'euros dans un premier temps.
Dans un second temps, lorsque les immigrants régularisés trouveront un emploi ou d'autres ressources financières, cette somme devrait baisser à 35 millions d'euros. Le 12 juin dernier, le Parlement avait donné son feu vert à la régularisation des immigrés illégaux ayant demandé l'asile aux Pays-Bas avant avril 2001, mesure emblématique pour le gouvernement plus "social" issu des législatives de novembre 2006.
"L'amnistie générale", comme la surnomment les Néerlandais, prévoit que tout demandeur d'asile débouté arrivé avant 2001 aux Pays-Bas et dont l'expulsion n'a pas eu lieu obtienne un titre de séjour, ainsi que sa famille si elle l'a rejoint avant le 13 décembre 2006.
La lutte contre la pauvreté passe aussi par le climat
Communiqué de presse de la DDC
Programme d'adaptation aux changements climatiques (PACC)
Les avantages d'un Kosovo indépendant
de Prizren changera-t-il vraiment
après l'indépendance. (vario-press)
Lire également "La Serbie libérée du Kosovo ?", un article de Jacques Rupnik dans Libération