jeudi 27 septembre 2007

Table ronde sur les affiches de l'UDC

IMAGES ET MEMOIRE

Quelques interrogations et réflexions
sur la communication politique en général,
les moutons noirs et les moutons blancs en particulier.


Jeudi 4 octobre 2007, à 20 h 00,

Table ronde

à la Fondation L’Estrée, à Ropraz.

Appel du mouvement moutons de garde



Parce que le monde n'est ni tout blanc ni tout noir ;
Parce que chacun-e doit pouvoir s'exprimer dans le respect de l'autre ;
Parce qu'aucune solution ne trouve ses racines dans la haine ou le rejet de l'autre et de ses différences ;

Nous, habitantes et habitants de Suisse, appelons les partis politiques, les lobbies et les médias du pays à refuser et condamner sans relâche toute démarche attisant la haine, la peur, le racisme ou la xénophobie.
Signez la pétition

L'obscure helvétie vue d'ailleurs

Lire l'article de Stéphane Bussard dans le Temps
La campagne électorale menée par l'UDC en vue des élections fédérales du 21 octobre prochain n'est pas passée inaperçue à l'étranger. Des Etats-Unis au Royaume-Uni et de la France à l'Allemagne, les affiches représentant trois moutons blancs chassant un mouton noir valent à la Confédération des qualificatifs qui sont loin de la douceur chocolatée et alpine dont se targue le pays...
Ainsi que l'article de Valérie de Graffenried qui met en évidence les dangers que fles moyens financiers illimités de l'UDC fait porter à la démocratie

L'amendement ADN-regroupement familial est refusé

Lire l'article du Monde
La commission des lois du Sénat a infligé, mercredi 26 septembre, une sévère réécriture au projet de loi sur l'immigration, le texte emblématique que Nicolas Sarkozy avait tenu à inscrire au menu de la session extraordinaire du Parlement et qui doit être débattu en séance au Palais du Luxembourg à partir du 2 octobre.

Les églises se taisent face à la campagne de l'UDC

"Ni moutons noirs ni moutons blancs, le racisme ne passera pas par nous".

Mardi dernier à Lausanne, ils étaient 2000 à contester la venue du Conseiller fédéral Christoph Blocher au Comptoir suisse. Sur la place de la Palut, plusieurs intervenants ont dit pourquoi il est, pour eux, urgent de dénoncer la politique blochérienne ainsi que la récente campagne d'affichage de l'UDC sur le renvoi des étrangers criminels qualifiée unanimement de "raciste". Parmi eux, la directrice du Centre Social Protestant vaudois, Hélène Küng.
Mais d'autres chrétiens, dont certains engagés de longue date aux côtés des laissé-pour-compte et des migrants, ont choisi de ne pas participer à la manifestation de mardi. C'est le cas de Michel Racloz, responsable du Département Solidarités de l'Eglise catholique vaudoise.

Hautes Fréquences s'interroge : au nom de l'Evangile faut-il oui ou non, prendre position contre un parti gouvernemental et son leader ? Ceci au moment où des voix de plus en plus nombreuses, notamment celles de chrétiens engagés évoquent une dérive raciste et une menace pour la démocratie ?

Pourquoi, à la différence de la Fédération des communautés israélites de Suisse, la Conférence des évêques et la Fédération des Eglises protestantes de Suisse ont-elless choisi de ne pas prendre position officiellement face à cette campagne électorale ?

Trois chrétiens engagés s'expriments : Hélène Küng, Michel Racloz et Antoine Reymond, membre du Conseil synodal réformé vaudois, qui s'exprimera également au nom de l'Eglise catholique vaudoise.

Ecoutez l'émission Haute Fréquence qui développe ce sujet

Résumé hyper court des interventions:
Hélène Küng qui de part son travail au côté des migrants peut constater la précarité de leur situation s'étonne du silence des églises et va poursuivre son questionnement auprès des autorités écclésiales pour obtenir des clarifications.

Pour Michel Racloz, c'est l'utilisation par l'UDC de symboles chrétiens (les moutons,mais aussi le ciel (associé aux Suisses) et l'enfer (associé aux étrangers)) pour les transformer en armes de propagandes au service de l'exclusion qui pose problé. De même le fait que Christoph Blocher n'hésite pas à insister sur le fait qu'il est fils de pasteur.

Antoine Reymond, le porte-parole de l'EERV commence par qualifier ces affiches d'inacceptables et déclare que le mutisme des églises s'explique par la crainte d'alimenter inutilement la polémique. Mais l'engagement de l'EERV auprès des requérants d'asile fut suffisament marqué pour que cette sourde réprobation soit éloquente (is it?)...

mercredi 26 septembre 2007

Les Etats rejettent les naturalisations par les urnes définitives

Lire la dépêche de l'ATS
Un refus de naturalisation doit être motivé, même en cas de votation populaire sur la demande d'un candidat au passeport suisse. Fort de cet avis, le Conseil des Etats a recommandé le rejet de l'initiative de l'UDC par 28 voix contre 7.

La Chambre des cantons a jugé que le contre-projet indirect qu'elle a élaboré est plus à même de clarifier la procédure tout en respectant l'Etat de droit. Celui-ci autorise l'octroi de la nationalité suisse par le peuple à la condition que les refus soient motivés et puissent faire l'objet d'un recours. Le texte des démocrates du centre, baptisé "pour des naturalisations démocratiques", demande pour sa part que les décisions soient définitives.

Lire le dossier de Swissinfo

Moins d’Etat, c’est moins de sécurité

«Immigration et sécurité», pour Pierre-Yves Maillard, ces thèmes sont au centre des préoccupations du Parti socialiste.

- L’UDC aborde un certain nombre de thèmes préoccupants que l’ensemble du sérail politique, la gauche inclus, n’a pas voulu aborder.

- Il y a pourtant une volonté… Nous avons toujours dit que la question de l’immigration toute seule n’avait pas de sens. Il fallait l’intégrer dans la question économique. Peut-être que nous n’avons pas bien su expliquer. En réalité, stigmatiser les étrangers ne résout pas les problèmes. On a pu voir dimanche soir à la TV française que des Suisses étaient impliqués dans un réseau de prostitution juvénile en République dominicaine. Face à cette situation comment devraient se comporter les autorités dominicaines? Faire une campagne d’affiche massive pour expliquer qu’il faut expulser les Suisses et leurs familles au moindre délit. Ou diligenter une enquête ciblée sur le réseau de prostitution et le démanteler. En l’occurrence, en Suisse, on a systématiquement la première réponse. On voit que la prostitution se développe, le trafic de drogue explose, le trafic de cocaïne explose. Que fait le ministre de la sécurité et de la justice à qui on a confié la tâche de lutter contre le crime organisé? Il soutient une campagne d’affichage et une énième révision de la Constitution ou de la loi sur l’asile et sur les étrangers. Alors qu’on l’a déjà révisé 4 ou 5 fois et que cela n’a strictement aucun effet sur le terrain. Les problèmes existent: on les voit, et il ne faut surtout pas les minimiser. Agissons. Mais arrêtons de faire comme si les 1,7 million d’étrangers qui vivent dans ce pays, ceux qui travaillent dans la fouille dans nos chantiers en pleine ville de Lausanne, ceux qui travaillent dans les sous-sols du CHUV, ceux qui nettoient les toilettes des EMS et s’occupent de nos personnes âgées, arrêtons de faire comme si c’était ceux-là qui étaient responsables de l’incurie de nos autorités à résoudre des problèmes réels. (...)

- Si la sécurité est un problème central, pourquoi le PS ne s’en empare-t-il pas? Il pourrait briguer ce département au Conseil fédéral?

- Pour le PS, les questions sociales et la question du service public sont prioritaires. Elles ont d’ailleurs un impact sur la question de la sécurité. Et on a surtout l’impression, ces quatre années, que nos conseillers fédéraux ont dû avoir une politique défensive. Dans la question du service public, M. Leuenberger a surtout évité qu’il y ait une action agressive, néolibérale, menée par l’UDC. Et la politique étrangère, c’est important. C’est aussi l’image de la Suisse dans le monde. Dans le débat public, le PS doit commencer à avoir une position rationnelle. Ruth Metzler, pour la sécurité, avait une approche équilibrée. Elle ne confondait pas les étrangers et les criminels. On avait une ministre qui disait les étrangers nés ici et qui ne posent pas de problème ont le droit à une naturalisation facilitée. En même temps, elle développait un ministère public pour pouvoir lutter contre le crime organisé. Ensuite, vous avez l’inverse! La mise en cause de la naturalisation facilitée, la critique des étrangers, avec dans le fond, un discours qui dit pour mieux lutter contre le crime, il faut éviter de naturaliser. C’est le message de l’UDC. Or si on veut lutter contre la criminalité des étrangers, il faut lutter contre le crime. Pour cela, il faut des moyens policiers, d’investigation, de poursuite pénale et de sanction. Et les étrangers qui ne sont pas des criminels, il faut les intégrer. (...)


mardi 25 septembre 2007

Genève: rive dorée, rive voilée

Genève, ville cosmopolite... rien de nouveau... Mais Genève, théâtre de débats très politisés comme la question du port du voile, le racisme latent, le travail précaire, le sait-on vraiment ?

La Série

lundi 24 septembre 2007

Pour Alfred Donath Christoph Blocher est "xénophobe

Lire la dépêche de l'ATS
Le président de la Fédération suisse des communautés israélites (FSCI) estime que le comportement "limite" de l'UDC influence l'extrême-droite. Pour Alfred Donath, Christoph Blocher est "xénophobe, mais pas antisémite".

Dans une interview accordée à la "Südostschweiz am Sonntag", Alfred Donath considère que la politique de l'UDC va jusqu'à la limite de ce qui est encore permis et acceptable. La façon dont l'UDC encense le nationalisme inquiète les juifs de Suisse, souligne M. Donath. "Ce parti ne considère pour ainsi dire comme Suisses que les descendants directs de Guillaume Tell".

Conséquence, les Juifs ont parfois l'impression de ne pas être pris pour des citoyens suisses à part entière. En ce sens, la rhétorique de l'UDC encourage les antisémites à exprimer leurs sentiments, explique le président de la FSCI.

Les étrangers peuvent voter: sur internet ...


C'est une première: le site www.auslaenderstimmrecht.ch permet aux 1,6 millions d'étrangers de Suisse de prendre part aux élections fédérales du 21 octobre. Le résultat demeurera cependant virtuel.

Les concepteurs de cet isoloir électronique espèrent cependant que leur projet donne lieu à une initiative en faveur du droit de vote des étrangers en Suisse.

Alors que ni Suisses ni les Suisses de l'étranger ne pourront se prononcer via Internet lors des élections fédérales de cet automne, les étrangers de Suisse disposent eux déjà d'un isoloir virtuel pour s'exprimer. Seul inconvénient, le résultat de leur vote restera également virtuel.

Lire le dossier de Swissinfo