jeudi 30 novembre 2006

Le Jura relance le dossier de l'éligibilité des étrangers

Lire l'article du Temps
Dix ans après un premier essai rejeté en votation, le canton paraît disposé à permettre aux étrangers de briguer les mairies.

Le «contrat d'intégration» ne fait pas l'unanimité au sein du Parti socialiste

Lire l'article de Didier Estoppey dans le Courrier
Lire l'article de Stéphanie de Graffenried dans le Temps (payant)
Des voix romandes critiquent la nouvelle politique de fermeté du PS. Le débat promet d'être nourri samedi à Muttenz (BL)

...Interrogé sur la sensibilité différente des Romands concernant ce document, le Vaudois Pierre-Yves Maillard, vice-président du PSS, refuse de parler de véritable barrière de rösti. Lui-même soutient entièrement ce papier de position mais admet, s'agissant du «contrat d'intégration», que certaines précisions pourraient être apportées, par soucis de clarté. «Il serait peut-être utile de préciser que nous ne proposons pas de lien avec le permis de séjour», souligne-t-il. Et de rappeler que la section vaudoise demande sur certains points de se montrer plus dur que le texte élaboré par le parti suisse. «C'est le cas dans le domaine de la laïcité: les Vaudois estiment qu'il faudrait être encore plus ferme concernant les demandes de dispenses scolaires pour des motifs religieux....

Minaret de Langenthal: l'appel à la prière n'y sera pas lancé

Lire la dépêche de l'ATS
Aucun muezzin ne lancera d'appel à la prière depuis le minaret projeté à Langenthal (BE). La communauté musulmane de la localité s'est engagée par contrat à ne pas sonoriser le sanctuaire qu'elle projette de construire.

L'intégration doit rester un choix

Lire l'édito de Didier Estoppey dans le Courrier
La loi fédérale sur les étrangers (LEtr), acceptée en votation le 24 septembre, a déjà fait couler beaucoup d'encre. La multitude d'atteintes aux droits humains qu'elle permettra, couplée à la nouvelle loi sur l'asile, justifie pleinement cet intérêt. Une de ses dispositions est toutefois passée jusqu'ici relativement inaperçue: son article 54, qui ouvre la possibilité de lier une autorisation de séjour à la signature d'une convention d'intégration...

Lela Dgandagavhili est entrée en clandestinité

Lela Dgandagavhili, dont le dossier fait partie des «523» requérants
déboutés, n'a pas pris l'avion qui devait la reconduire en Géorgie, le
14 novembre. Elle redoutait des représailles et une situation politique
instable. Cette femme d'origine georgienne, en Suisse depuis huit ans et
n'ayant commis aucun délit, n'a jamais obtenu l'asile politique qu'elle
réclamait. Pourtant son dossier est épais: à l'époque sa vie était
menacée en raison d'accusations politiques pesant sur son mari. Même si
aujourd'hui encore Lela Dgandagavhili craint pour sa sécurité en
Géorgie, elle a été sommée par les autorités suisses de rentrer. Son
départ était prévu pour le 14 novembre, de l'aéroport de Genève (nos
éditions du 4 et du 14 novembre). Toutefois, la Géorgienne n'a pas pris
l'avion. Depuis plus de deux semaines, elle vit cachée, changeant
d'endroit tous les trois jours.

Actuellement, elle se trouve dans un statut extrêmement précaire:
clandestine et sans ressources financières, son seul soutien est la
Coordination Asile Vaud. Elle serait amenée à travailler au noir ou au
gris, afin de subvenir à ses besoins. Elle peut en tout temps se voir
appliquer les mesures de contraintes en vue de son expulsion, mais
encore faut-il qu'elle soit interpellée lors d'un contrôle d'identité
inopiné.I

La chasse aux sans-papiers est ouverte dans le canton de Vaud

La chasse aux sans-papiers est ouverte dans le
canton de Vaud, affirme le Collectif vaudois de soutien aux sans-
papiers (CVSSP). Le mouvement a dénoncé mercredi un renforcement du
harcèlement des clandestins.

Récemment, une dizaine de clandestins se sont vu convoquer au
Service cantonal de la population afin de convenir d'une date pour un
vol de retour. S'ils refusent de collaborer, les intéressés sont
menacés d'être soumis aux mesures de contrainte.

Enfoncés dans la clandestinité

«Le Conseil d'Etat fait preuve d'une grave et totale cécité qui ne
tient pas compte de la réalité», explique Me Jean-Michel Dolivo. «Les
12 000 à 15 000 sans-papiers du canton ne peuvent pas être renvoyés.
Le Conseil d'Etat cherche à leur faire peur. Ce faisant, il les
enfonce un peu plus dans le noir et la clandestinité».

Le rapport du Conseil d'Etat sur les clandestins, qui devrait être
soumis en janvier au Grand Conseil, annonce un renforcement des
pressions et de la répression sur les sans-papiers afin de les
obliger à partir. Le canton annonce même qu'il recourra au besoin aux
forces de police, souligne le collectif.

Pas tiré les leçons

Les défenseurs des sans-papiers estiment que le Conseil d'Etat n'a
pas tiré les leçons des 523. «Il est en train de mettre en place tous
les éléments d'une même crise», relève Me Dolivo.

Le gouvernement ne comprend pas qu'une importante partie de
l'opinion publique n'accepte pas le renvoi de personnes, certes sans
statut légal, mais qui vivent depuis de nombreuses années en Suisse
et sont très appréciées sur leur lieu de travail. C'est une politique
«autiste», relève le collectif de soutien.

Pour le CVSSP, le Conseil d'Etat a tort de dire qu'il ne peut rien
faire pour les quelque 300 sans-papiers qui se sont vu refuser par
Berne leur demande de permis humanitaire alors que le canton avait
donné un préavis positif. Le canton doit s'assurer que ces renvois
sont proportionnés et conformes aux droits fondamentaux et aux
conventions internationales signées par la Suisse.

mercredi 29 novembre 2006

Centre pour les requérants difficiles, l'avis des lecteurs de 24heures

L’isolement qu’envisage M. Mermoud a autant de partisans que d’adversaires. Mais ceux-ci incluent les adeptes de l’expulsion.
Non, pas besoin d’un centre spécial. Les requérants délinquants doivent être jugés et punis s’ils le méritent selon la même justice que tous les habitants de la Suisse.
NICOLAS MOREL
JOUXTENS-MÉZERY

Oui, il faut absolument séparer la mauvaise graine de la bonne.
MARKUS SCHÄLLEBAUM
LUTRY

La place des requérants délinquants ou violents n’est pas dans un camp spécial, elle est en dehors de ce pays qui les accueille et les tolère depuis bien trop longtemps.
Ces faux réfugiés prennent la place de ceux qui auraient vraiment besoin de la protection suisse.
GABRIEL UNTERNEHR
ORON-LA-VILLE

M. Mermoud veut regrouper les requérants «difficiles» à l’écart? A ce que je crois savoir, il y a des locaux disponibles à Savatan, dans les parages de l’Académie de police. Casernes fonctionnelles, grand air et possibilité de jouer au foot avec des apprentis policiers, ce serait peut-être une solution…
KYRIL GOSSWEILER
LAUSANNE

L’enfermement et l’exclusion sont visiblement la réponse à tout de l’UDC. Mais ce n’est pas une réponse constructive.
La solution réside dans une meilleure intégration et non dans la création de ghettos qui alimentent les clichés xénophobes et la haine de l’étranger. Que M. Mermoud réfléchisse à un traitement décent pour ces gens et qu’il cesse de les considérer comme des criminels!
STÉPHANIE PACHE
LAUSANNE

Selon la carte publiée par votre journal, il n’y a pas de centre de requérants de Lausanne à Genève. Alors pourquoi ne pas créer le «camp» dans cette région?
DIDINE NICOLLERAT
BEX

Oui, bien sûr, avec les miradors, champs de mines et barbelés. Liberté et patrie!
CYRILLE CHATTON
NYON

Pourquoi garder les requérants difficiles? On est sympa de les accueillir, les nourrir, leur fournir tout ce dont ils ont besoin pour vivre, et comment nous remercient-ils? En étant des dealers. Ils ne méritent pas de rester chez nous
PATRICIA GIGANDET
LUTRY

La Suisse ne peut pas renvoyer ses réfugiés difficiles. Ils n’ont aucune pièce d’identité et ne sont donc citoyens d’aucun pays. Au lieu de les exclure de la société, essayons de les intégrer. Peut-être qu’un travail les dissuadera de vendre de la drogue ou de commettre des actes criminels.
VINCENT BÜRGY
CUGY

Notre législation va à l’envers du bon sens: on accepte et entretient à grands frais des requérants délinquants qui provoquent l’insécurité et l’on renvoie chez eux les travailleurs au noir qui s’occupent de personnes âgées ou handicapées et qui n’occasionnent pas de frais. Il faudrait changer la loi.
MICHEL PASSERA
LE MONT-SUR-LAUSANNE

On dirait qu’on parle de chiens dangereux qu’on aimerait virer… Ces gens restent des humains et c’est honteux de parler de «camp» quand on sait la connotation de ce mot au niveau historique.
Comment voulez-vous que ces gens-là fassent des efforts s’ils ne voient dans nos yeux que de la haine et de la peur
LUCIE HARALAMBIS
VEVEY

Oui, un camp très isolé et gardé par l’armée, avec assignation à territoire, est hautement souhaitable.
PIERRE LIARDON
LAUSANNE

Des miradors dans le ciel vaudois et helvétique?… Non merci!
CHRISTIAN VULLIOUD
LE BRASSUS

Cette proposition est scandaleuse et indigne du canton de Vaud! Si ces personnes ont commis un délit, elles doivent être punies selon la loi. Mais s’il n’y a pas motif à les condamner, il serait honteux, inhumain et arbitraire de les enfermer dans des camps. Ça fait frémir.
ROMAIN FELLI
LAUSANNE

La Grande Bretagne s’excuse pour son rôle dans la « Traite des Noirs

Lire l'article de l'APA (Gabon)
La Grande Bretagne s’est formellement excusée pour le rôle qu’elle a joué dans le commerce triangulaire, à la suite de plusieurs réunions ministérielles a appris APA mardi de source officielle.

Centre pour les requérants difficiles, le débat à Forum

Au lendemain du vote des habitants de Bex en faveur de la fermeture du centre de requérants d'asile qui se trouve dans leur ville, le conseiller d'Etat vaudois Jean Claude Mermoud propose de regrouper les requérants "difficiles" dans un camp, pour résoudre une partie des problèmes liés à l'asile dans le canton. Débat entre Jean-Claude Mermoud, conseiller d'Etat UDC, et Yves Sancey, animateur de la Coordination asile.
Ecoutez le débat sur la Première
Consultez le dossier sur ce sujet sur le site de la Première

TF: un ex-requérant d'asile impliqué dans un meurtre sera extradé

Lire la dépêche de l'ATS
Soupçonné d'être impliqué dans le rapt et le meurtre du frère d'un célèbre footballeur géorgien, un ex-requérant d'asile sera extradé. Le Tribunal fédéral (TF) a donné son aval.

Arrêté en Suisse en février dernier sur la base d'un mandat d'arrêt d'un juge de Tbilissi, ce Géorgien de 39 ans serait mêlé à l'enlèvement du frère d'une star du football géorgien. Après avoir exigé 600'000 dollars, les ravisseurs avaient tué la victime, de peur d'être découverts.