Lire l'article de Luc-Olivier Erard dans le Courrier
Le paisible village de Vaumarcus va bientôt se tranformer en Europe miniature. A l'enseigne de «Tous différents, tous égaux», la branche suisse du Service civil international organise une conférence européenne contre le racisme. Du 14 au 19 novembre, quatre vingt organisations non gouvernementales pourront se rencontrer et échanger leurs expériences sur les rives du lac de Neuchâtel.
De l'Ouzbékistan au Danemark, de la Grande-Bretagne à la Macédoine, les spécialistes des droits humains, des migrations et du racisme présenteront leurs travaux.
Lien vers le site de l'organisateur
samedi 4 novembre 2006
vendredi 3 novembre 2006
Courrier des lecteurs de 24heures
24 heures
Des arguments mensongers
Pour justifier son «mal au ventre» à propos de la norme antiraciste, M. Blocher a expliqué – et exposé au Conseil fédéral – que de toute façon un groupe de travail avait déjà été chargé, dans son département, d’une révision de l’art. 261 bis du Code pénal.
Or, nous apprenons maintenant que c’est un gros mensonge (de plus) à l’opinion publique et – ce qui est encore plus grave – au Conseil fédéral. En fait, la seule révision en cours vise le renforcement de cette norme, pour y inclure la prohibition des signes nazis (croix gammées, etc.) Il n’avait pas été question, avant le voyage de M. Blocher en Turquie, de réviser la punissabilité du négationnisme (nier les génocides et crimes contre l’humanité). Un ministre de la Justice qui ment constamment, même à ses collègues, n’est plus tolérable.
Philippe Nordmann,
Lausanne
Une véritable muselière
Le tollé actuel sur la norme antiraciste du Code pénal est l’exemple même du climat de tabou qui l’entoure. Un climat qui tendrait à faire croire que celui qui ne se fait pas un devoir moral de lutter corps et âme contre le racisme est forcément un défenseur invétéré des doctrines racistes. Cette loi est, en réalité devenue un véritable «fousy tout» utilisé à toutes les sauces et, la plupart du temps, abusivement. Ainsi, les discothèques ne peuvent plus sélectionner leur clientèle et deviennent souvent des enclaves où les étrangers sont si surreprésentés que le Suisse y devient un étranger qu’aucune norme pénale ne défend contre l’expression bien banalisée «sale Suisse!» Le Suisse devrait pourtant bien faire preuve de tolérance envers ceux qui se sont autoproclamé représentants officiels des persécutés de toutes les époques. Ilyalà bien une ambiguïté. Mais malheur à celui qui osera en parler, car le courroux de la loi antiraciste s’abattra sur lui!
Une loi votée doit s’appliquer: c’est ce qu’on appelle l’Etat de droit. Mais une loi posant problème peut néanmoins être critiquée: c’est ce qu’on appelle la démocratie
David Vaucher,
Jeune UDC-Vaud, Orbe
Des arguments mensongers
Pour justifier son «mal au ventre» à propos de la norme antiraciste, M. Blocher a expliqué – et exposé au Conseil fédéral – que de toute façon un groupe de travail avait déjà été chargé, dans son département, d’une révision de l’art. 261 bis du Code pénal.
Or, nous apprenons maintenant que c’est un gros mensonge (de plus) à l’opinion publique et – ce qui est encore plus grave – au Conseil fédéral. En fait, la seule révision en cours vise le renforcement de cette norme, pour y inclure la prohibition des signes nazis (croix gammées, etc.) Il n’avait pas été question, avant le voyage de M. Blocher en Turquie, de réviser la punissabilité du négationnisme (nier les génocides et crimes contre l’humanité). Un ministre de la Justice qui ment constamment, même à ses collègues, n’est plus tolérable.
Philippe Nordmann,
Lausanne
Une véritable muselière
Le tollé actuel sur la norme antiraciste du Code pénal est l’exemple même du climat de tabou qui l’entoure. Un climat qui tendrait à faire croire que celui qui ne se fait pas un devoir moral de lutter corps et âme contre le racisme est forcément un défenseur invétéré des doctrines racistes. Cette loi est, en réalité devenue un véritable «fousy tout» utilisé à toutes les sauces et, la plupart du temps, abusivement. Ainsi, les discothèques ne peuvent plus sélectionner leur clientèle et deviennent souvent des enclaves où les étrangers sont si surreprésentés que le Suisse y devient un étranger qu’aucune norme pénale ne défend contre l’expression bien banalisée «sale Suisse!» Le Suisse devrait pourtant bien faire preuve de tolérance envers ceux qui se sont autoproclamé représentants officiels des persécutés de toutes les époques. Ilyalà bien une ambiguïté. Mais malheur à celui qui osera en parler, car le courroux de la loi antiraciste s’abattra sur lui!
Une loi votée doit s’appliquer: c’est ce qu’on appelle l’Etat de droit. Mais une loi posant problème peut néanmoins être critiquée: c’est ce qu’on appelle la démocratie
David Vaucher,
Jeune UDC-Vaud, Orbe
Les nomades de plus en plus à l'étroit en Suisse
Lire le dossier de Swissinfo

Les défenseurs des tziganes veulent un plan d'action contre la discrimination. Selon eux, la situation se détériore et les mesures que propose le gouvernement sont insuffisantes.
Les défenseurs des tziganes veulent un plan d'action contre la discrimination. Selon eux, la situation se détériore et les mesures que propose le gouvernement sont insuffisantes.
Les gens du voyage manquent d’«aires» dans notre pays
Lire l'article d'Aymeric Desjardins dans 24heures en ligne

«Plus d'aires pour lutter contre les discriminations!» La Commission fédérale contre le racisme (CFR) et la Fondation «Assurer l'avenir des gens du voyage suisses» ont interpellé, hier, le Conseil fédéral sur les difficultés que rencontrent les quelque 30 000 nomades de Suisse du fait de la pénurie d'aires de séjour et de transit sur le sol helvétique. Une pénurie qui oblige les gens du voyage à vivre fréquemment dans l'illégalité.
Dans un rapport publié le 18 octobre dernier, le gouvernement reconnaît lui-même que les emplacements existants, 12 de séjours et 44 de transit, sont largement insuffisants. Il estime que pour répondre aux besoins des nomades, il faudrait créer 29 zones de séjour et 38 de transit supplémentaires. Mais le Conseil fédéral ne fait aucune proposition concrète. Et, c'est là que le bât blesse.
Une première réponse pourrait venir de la mise à disposition de terrains de l'armée, dont 10 000 seront vendus. «Il faut qu'au moins deux d'entre eux soient transformés en aires d'accueil dans chaque canton», estime le président de la Fondation, Werner Niederer.
Autre revendication, le stationnement sur le domaine public pendant quelques jours doit être légalement possible dans chaque commune, même en dehors des aires officielles. «Les autorités doivent, en outre, renoncer à intervenir contre les personnes stationnant sur sol privé quand le propriétaire du terrain est d'accord», ajoutent les deux organismes.
Les gens du voyage espèrent que leur situation s'améliorera ces cinq prochaines années. Dans le cas contraire, ils s'engageront pour «une solution contraignante au niveau fédéral».
«Plus d'aires pour lutter contre les discriminations!» La Commission fédérale contre le racisme (CFR) et la Fondation «Assurer l'avenir des gens du voyage suisses» ont interpellé, hier, le Conseil fédéral sur les difficultés que rencontrent les quelque 30 000 nomades de Suisse du fait de la pénurie d'aires de séjour et de transit sur le sol helvétique. Une pénurie qui oblige les gens du voyage à vivre fréquemment dans l'illégalité.
Dans un rapport publié le 18 octobre dernier, le gouvernement reconnaît lui-même que les emplacements existants, 12 de séjours et 44 de transit, sont largement insuffisants. Il estime que pour répondre aux besoins des nomades, il faudrait créer 29 zones de séjour et 38 de transit supplémentaires. Mais le Conseil fédéral ne fait aucune proposition concrète. Et, c'est là que le bât blesse.
Une première réponse pourrait venir de la mise à disposition de terrains de l'armée, dont 10 000 seront vendus. «Il faut qu'au moins deux d'entre eux soient transformés en aires d'accueil dans chaque canton», estime le président de la Fondation, Werner Niederer.
Autre revendication, le stationnement sur le domaine public pendant quelques jours doit être légalement possible dans chaque commune, même en dehors des aires officielles. «Les autorités doivent, en outre, renoncer à intervenir contre les personnes stationnant sur sol privé quand le propriétaire du terrain est d'accord», ajoutent les deux organismes.
Les gens du voyage espèrent que leur situation s'améliorera ces cinq prochaines années. Dans le cas contraire, ils s'engageront pour «une solution contraignante au niveau fédéral».
Affaire classée par expulsion?
Lire cet article de Didier Estoppey dans le Courrier
L''''affaire n''''avait pas manqué de susciter un certain émoi et quelques gros titres. En juin 2004, en une année marquée par une série de bavures policières, des passants protestaient après avoir assisté à une scène dégradante: deux hommes à la peau noire soupçonnés d''''être des dealers étaient contraints par deux policiers à se déshabiller en pleine rue. Et en un lieu, le quai Gustave Ador, plutôt fréquenté en cette fin d''''après-midi estivale.
L''''affaire n''''avait pas manqué de susciter un certain émoi et quelques gros titres. En juin 2004, en une année marquée par une série de bavures policières, des passants protestaient après avoir assisté à une scène dégradante: deux hommes à la peau noire soupçonnés d''''être des dealers étaient contraints par deux policiers à se déshabiller en pleine rue. Et en un lieu, le quai Gustave Ador, plutôt fréquenté en cette fin d''''après-midi estivale.
Fragile sursis pour une famille à bout
Lire cet article de Marc Ismail dans 24heures en ligne
Fixé par les autorités cantonales au 24 octobre dernier, le départ forcé des Nebija n'a pas encore eu lieu. Suite à une «rencontre de la dernière chance», accordée grâce à une importante mobilisation, Fatmir et sa famille ont pu obtenir un dernier sursis. Et quelques concessions. Tout d'abord, la famille aiglonne ne sera finalement pas renvoyée au Kosovo, où de sérieuses menaces pèsent sur Fatmir, mais en Albanie, patrie de sa femme Alba. De plus, en lieu et place des 500 francs mentionnés sur le plan de vol initial, ce sont 7000 frs qui seront alloués aux Nebija, pour tenter de se reconstruire une nouvelle vie. Reste le problème important de l'AVS. Henri Rothen, directeur du Service de la population du canton de Vaud (SPOP), explique: «Dans les cas où les personnes sont originaires de pays avec lesquels la Suisse à des accords sur l'AVS, celle-ci n'est versée qu'à l'âge de la retraite. Lorsque de tels accords n'existent pas, le ressortissant peut toucher le capital de ses cotisations». Or, entre Suisse et Albanie, c'est ce deuxième cas de figure qui s'applique. Fatmir a donc lancé une procédure de naturalisation pour obtenir le passeport albanais, et toucher ses huit ans de cotisations AVS, sans attendre trente-deux ans.
Contrat écrit
«Pour signer mon plan de vol, il me faut une garantie, être sûr que les autorités suisses ne changeront pas d'avis lorsque je serai en Albanie. Cet argent, j'en ai absolument besoin, et tout de suite», s'inquiète un Fatmir à bout de nerfs. Même son de cloche du côté d'André Bader, membre de la Coordination asile Chablais: «Il faut une forme de contrat écrit. M. Nebija et sa famille s'engagent à quitter la Suisse, et les autorités lui garantissent de leur côté de lui verser rapidement cet argent. Il y a un certain cynisme à exiger que des gens dans la situation des Nebija attendent trente ans avant qu'on leur verse ce qui leur appartient».
Pourtant, les choses s'annoncent compliquées. «Je ne peux pas me prononcer sur ce cas précis, que je ne connais pas, admet Elie Benmoussa, directeur de la caisse AVS vaudoise, mais normalement, lorsque quelqu'un a cotisé aussi longtemps, il n'est pas possible de toucher son AVS avant la retraite, et ce même s'il est ressortissant d'un pays qui n'a pas d'accords avec la Suisse en la matière.»
Ballottés entre des avis contradictoires, les Nebija seront peut-être fixés sur leur sort aujourd'hui, une rencontre importante étant agendée avec les autorités vaudoises.
Fixé par les autorités cantonales au 24 octobre dernier, le départ forcé des Nebija n'a pas encore eu lieu. Suite à une «rencontre de la dernière chance», accordée grâce à une importante mobilisation, Fatmir et sa famille ont pu obtenir un dernier sursis. Et quelques concessions. Tout d'abord, la famille aiglonne ne sera finalement pas renvoyée au Kosovo, où de sérieuses menaces pèsent sur Fatmir, mais en Albanie, patrie de sa femme Alba. De plus, en lieu et place des 500 francs mentionnés sur le plan de vol initial, ce sont 7000 frs qui seront alloués aux Nebija, pour tenter de se reconstruire une nouvelle vie. Reste le problème important de l'AVS. Henri Rothen, directeur du Service de la population du canton de Vaud (SPOP), explique: «Dans les cas où les personnes sont originaires de pays avec lesquels la Suisse à des accords sur l'AVS, celle-ci n'est versée qu'à l'âge de la retraite. Lorsque de tels accords n'existent pas, le ressortissant peut toucher le capital de ses cotisations». Or, entre Suisse et Albanie, c'est ce deuxième cas de figure qui s'applique. Fatmir a donc lancé une procédure de naturalisation pour obtenir le passeport albanais, et toucher ses huit ans de cotisations AVS, sans attendre trente-deux ans.
Contrat écrit
«Pour signer mon plan de vol, il me faut une garantie, être sûr que les autorités suisses ne changeront pas d'avis lorsque je serai en Albanie. Cet argent, j'en ai absolument besoin, et tout de suite», s'inquiète un Fatmir à bout de nerfs. Même son de cloche du côté d'André Bader, membre de la Coordination asile Chablais: «Il faut une forme de contrat écrit. M. Nebija et sa famille s'engagent à quitter la Suisse, et les autorités lui garantissent de leur côté de lui verser rapidement cet argent. Il y a un certain cynisme à exiger que des gens dans la situation des Nebija attendent trente ans avant qu'on leur verse ce qui leur appartient».
Pourtant, les choses s'annoncent compliquées. «Je ne peux pas me prononcer sur ce cas précis, que je ne connais pas, admet Elie Benmoussa, directeur de la caisse AVS vaudoise, mais normalement, lorsque quelqu'un a cotisé aussi longtemps, il n'est pas possible de toucher son AVS avant la retraite, et ce même s'il est ressortissant d'un pays qui n'a pas d'accords avec la Suisse en la matière.»
Ballottés entre des avis contradictoires, les Nebija seront peut-être fixés sur leur sort aujourd'hui, une rencontre importante étant agendée avec les autorités vaudoises.
jeudi 2 novembre 2006
Genève: NEM
Lire l'article de Virginie Poyeton dans le Courrier
Le Grand Conseil discutera les 16 et 17 novembre d'un projet de loi relatif à l'aide d'urgence pour les requérants d'asile déboutés dont les personnes frappées d'une non-entrée en matière (NEM).
Le Grand Conseil discutera les 16 et 17 novembre d'un projet de loi relatif à l'aide d'urgence pour les requérants d'asile déboutés dont les personnes frappées d'une non-entrée en matière (NEM).
mercredi 1 novembre 2006
Courrier des lecteurs de 24heures
Ne pas minimiser la traite atlantique!
En réponse à la lettre de M. Dominique Vanthier intitulée «Quelques vérités sur l’esclavage» ( 24 heures du 25 octobre 2006):
Il est bien curieux que M. Vanthier commence par le XVIIIe siècle quand il évoque la traite des Noirs. Procédant par amalgame, il nous aligne des roitelets indigènes, Jules César, des pirates et j’en passe. Mélangeant ainsi les époques et les événements pour relativiser la souffrance des Africains. Ils ne sont que des Noirs!
Je crois à la fraternité, mais face à l’arrogance, il faut rester ferme. Je ne connais pas une seule société qui n’ait pas connu l’esclavage comme institution sociale. Mais si dire cela équivaut à engager la responsabilité des Africains pour dégager celle des Européens dans la traite des Noirs, alors nous pataugeons dans le négationnisme.
La traite atlantique a ses traits propres: le caractère massif de la déportation d’un continent à un autre, sans aucune déclaration de guerre. Sa durée (quatre siècles!).
Son aspect commercial et financier ainsi que sa philosophie. 25 millions de déportés africains constitue le crime contre l’humanité le plus lourd que l’Europe refuse d’assumer. Car on sait que pour un seul Noir arrivant en Amérique cinq à sept Noirs mouraient en route.
Un auteur a dit que la mémoire des acteurs est toujours plus courte, alors que les souvenirs des victimes durent longtemps.
On ne peut parler de la prospérité de l’Europe, sans parler de la traite négrière, de l’esclavage négrier aux Amériques et de l’esclavage à domicile qu’on appelle aussi la colonisation. La seule mauvaise foi ne suffit pas à effacer un génocide qui mérite à être connu et assumé
Roger Puati,
pasteur, Lausanne
La paranoïa de l’Occident
M. Blocher parle de l’aide de la Suisse à l’Afrique et constate, avec justesse, que cette aide n’atteint pas les objectifs visés. Aussitôt on dit qu’il a traité les Africains de paresseux et d’incapables. Il parle de la liberté d’expression au sujet du génocide arménien et se voit traité de négationniste. A l’étranger, un théâtre allemand doit annuler un opéra de Mozart dont la mise en scène aurait pu choquer la communauté islamique (mais pas les Chrétiens). Quelques caricatures créent un tollé général chez nos frères musulmans. Et quelques paroles anodines, du pape ont failli mettre le feu à la planète.
Quelle est donc cette paranoïa qui saisit le monde occidental? Ces réactions me font penser au traité de Munich où les mêmes Occidentaux ont courbé l’échine devant un dictateur de triste mémoire. Un pur terrorisme intellectuel envahit peu à peu l’esprit des Occidentaux et les rend au plus haut point timorés.
Pourquoi ne crie-t-on pas sur les toits aux génocides que les Blancs ont perpétré et perpètrent encore en Afrique, depuis la traite des esclaves, le massacre des Boshimans, la tragédie du Rwanda et à la guerre terroriste faite par la France à la Côte d’Ivoire pour continuer à s’approprier ses richesses? Pourquoi ne dit-on rien du génocide actuel du peuple irakien et de la destruction de sa culture, vieille de plusieurs millénaires? Il n’est pas politiquement correct d’en parler tant ilyad’intérêts économiques et financiers en jeu. Sans parler du massacre des Indiens d’Amérique pour des besoins mercantiles… Quant à la Shoah – un des événements les plus terribles du XXe siècle – il est dommage pour la paix des âmes de ceux qui y ont laissé leur vie, que certains milieux juifs en fassent leur fond de commerce
Denis Mottet,
Lausanne
Les conditions d’un vraie aide
A propos des réactions aux «débordements» blochériens»: fustiger systématiquement un personnage politique sans essayer de comprendre ce qu’il veut dire est aussi du racisme. Il se trouve que «ceux qu’on n’aime pas au gouvernement» ont parfois – même exagérées – des paroles sensées. Il serait donc plus honnête de reconnaître que dans certains cas M. Blocher ou d’autres, n’ont pas forcément tort.
Ilyaceredoutable effet d’aimant de l’Europe qui amène des étrangers à immigrer massivement, y compris au risque de leur vie. C’est un échec cuisant pour les dirigeants de leurs pays d’origine qui avouent ainsi leur inaptitude au développement local.
Le problème récurrent de l’aide au tiers-monde a trouvé définitivement sa réponse: «On ne peut aider personne si cette personne ne fait pas la moitié du chemin» (ce qu’entendait M. Blocher en disant «les Africains sont paresseux»).
C’est aux gouvernements d’entreprendre des réformes dans leur pays et à nous de cesser notre partenariat si favorable à l’apparition de mafias ou à ces familles dirigeantes bien loties en comptes dans les paradis fiscaux. Quant à la Suisse, suffisamment affaiblie par ses options récentes d’économie globalisée, elle doit bien combattre sa propre pauvreté avant d’accueillir quiconque.
Lorsque nous aurons rééquilibré le système, nous serons aptes à accepter les étrangers. Mais aujourd’hui, hélas, «charité bien ordonnée commence par soi-même», comme le peuple vient de le confirmer. C’est sans doute cela que M. Blocher exprimait avec maladresse et quelques relents de xénophobie, mais qui ne rend pas ses propos stupides pour autant
Yorick Delaunay,
La Croix-sur-Lutry
En réponse à la lettre de M. Dominique Vanthier intitulée «Quelques vérités sur l’esclavage» ( 24 heures du 25 octobre 2006):
Il est bien curieux que M. Vanthier commence par le XVIIIe siècle quand il évoque la traite des Noirs. Procédant par amalgame, il nous aligne des roitelets indigènes, Jules César, des pirates et j’en passe. Mélangeant ainsi les époques et les événements pour relativiser la souffrance des Africains. Ils ne sont que des Noirs!
Je crois à la fraternité, mais face à l’arrogance, il faut rester ferme. Je ne connais pas une seule société qui n’ait pas connu l’esclavage comme institution sociale. Mais si dire cela équivaut à engager la responsabilité des Africains pour dégager celle des Européens dans la traite des Noirs, alors nous pataugeons dans le négationnisme.
La traite atlantique a ses traits propres: le caractère massif de la déportation d’un continent à un autre, sans aucune déclaration de guerre. Sa durée (quatre siècles!).
Son aspect commercial et financier ainsi que sa philosophie. 25 millions de déportés africains constitue le crime contre l’humanité le plus lourd que l’Europe refuse d’assumer. Car on sait que pour un seul Noir arrivant en Amérique cinq à sept Noirs mouraient en route.
Un auteur a dit que la mémoire des acteurs est toujours plus courte, alors que les souvenirs des victimes durent longtemps.
On ne peut parler de la prospérité de l’Europe, sans parler de la traite négrière, de l’esclavage négrier aux Amériques et de l’esclavage à domicile qu’on appelle aussi la colonisation. La seule mauvaise foi ne suffit pas à effacer un génocide qui mérite à être connu et assumé
Roger Puati,
pasteur, Lausanne
La paranoïa de l’Occident
M. Blocher parle de l’aide de la Suisse à l’Afrique et constate, avec justesse, que cette aide n’atteint pas les objectifs visés. Aussitôt on dit qu’il a traité les Africains de paresseux et d’incapables. Il parle de la liberté d’expression au sujet du génocide arménien et se voit traité de négationniste. A l’étranger, un théâtre allemand doit annuler un opéra de Mozart dont la mise en scène aurait pu choquer la communauté islamique (mais pas les Chrétiens). Quelques caricatures créent un tollé général chez nos frères musulmans. Et quelques paroles anodines, du pape ont failli mettre le feu à la planète.
Quelle est donc cette paranoïa qui saisit le monde occidental? Ces réactions me font penser au traité de Munich où les mêmes Occidentaux ont courbé l’échine devant un dictateur de triste mémoire. Un pur terrorisme intellectuel envahit peu à peu l’esprit des Occidentaux et les rend au plus haut point timorés.
Pourquoi ne crie-t-on pas sur les toits aux génocides que les Blancs ont perpétré et perpètrent encore en Afrique, depuis la traite des esclaves, le massacre des Boshimans, la tragédie du Rwanda et à la guerre terroriste faite par la France à la Côte d’Ivoire pour continuer à s’approprier ses richesses? Pourquoi ne dit-on rien du génocide actuel du peuple irakien et de la destruction de sa culture, vieille de plusieurs millénaires? Il n’est pas politiquement correct d’en parler tant ilyad’intérêts économiques et financiers en jeu. Sans parler du massacre des Indiens d’Amérique pour des besoins mercantiles… Quant à la Shoah – un des événements les plus terribles du XXe siècle – il est dommage pour la paix des âmes de ceux qui y ont laissé leur vie, que certains milieux juifs en fassent leur fond de commerce
Denis Mottet,
Lausanne
Les conditions d’un vraie aide
A propos des réactions aux «débordements» blochériens»: fustiger systématiquement un personnage politique sans essayer de comprendre ce qu’il veut dire est aussi du racisme. Il se trouve que «ceux qu’on n’aime pas au gouvernement» ont parfois – même exagérées – des paroles sensées. Il serait donc plus honnête de reconnaître que dans certains cas M. Blocher ou d’autres, n’ont pas forcément tort.
Ilyaceredoutable effet d’aimant de l’Europe qui amène des étrangers à immigrer massivement, y compris au risque de leur vie. C’est un échec cuisant pour les dirigeants de leurs pays d’origine qui avouent ainsi leur inaptitude au développement local.
Le problème récurrent de l’aide au tiers-monde a trouvé définitivement sa réponse: «On ne peut aider personne si cette personne ne fait pas la moitié du chemin» (ce qu’entendait M. Blocher en disant «les Africains sont paresseux»).
C’est aux gouvernements d’entreprendre des réformes dans leur pays et à nous de cesser notre partenariat si favorable à l’apparition de mafias ou à ces familles dirigeantes bien loties en comptes dans les paradis fiscaux. Quant à la Suisse, suffisamment affaiblie par ses options récentes d’économie globalisée, elle doit bien combattre sa propre pauvreté avant d’accueillir quiconque.
Lorsque nous aurons rééquilibré le système, nous serons aptes à accepter les étrangers. Mais aujourd’hui, hélas, «charité bien ordonnée commence par soi-même», comme le peuple vient de le confirmer. C’est sans doute cela que M. Blocher exprimait avec maladresse et quelques relents de xénophobie, mais qui ne rend pas ses propos stupides pour autant
Yorick Delaunay,
La Croix-sur-Lutry
Charlie Hebdo se penche sur la Genève de l'après-24 septembre
Lire la'rticle de Didier Estoppey dans le Courrier
Un dessinateur de l'hebdomadaire satirique est venu prendre la température de ce canton réputé ouvert qui vient pourtant, comme la Suisse, de voter le repli et les «lex Blocher»
Un dessinateur de l'hebdomadaire satirique est venu prendre la température de ce canton réputé ouvert qui vient pourtant, comme la Suisse, de voter le repli et les «lex Blocher»
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