Lire cet article de Didier Estoppey dans le Courrier
L''''affaire n''''avait pas manqué de susciter un certain émoi et quelques gros titres. En juin 2004, en une année marquée par une série de bavures policières, des passants protestaient après avoir assisté à une scène dégradante: deux hommes à la peau noire soupçonnés d''''être des dealers étaient contraints par deux policiers à se déshabiller en pleine rue. Et en un lieu, le quai Gustave Ador, plutôt fréquenté en cette fin d''''après-midi estivale.
vendredi 3 novembre 2006
Fragile sursis pour une famille à bout
Lire cet article de Marc Ismail dans 24heures en ligne
Fixé par les autorités cantonales au 24 octobre dernier, le départ forcé des Nebija n'a pas encore eu lieu. Suite à une «rencontre de la dernière chance», accordée grâce à une importante mobilisation, Fatmir et sa famille ont pu obtenir un dernier sursis. Et quelques concessions. Tout d'abord, la famille aiglonne ne sera finalement pas renvoyée au Kosovo, où de sérieuses menaces pèsent sur Fatmir, mais en Albanie, patrie de sa femme Alba. De plus, en lieu et place des 500 francs mentionnés sur le plan de vol initial, ce sont 7000 frs qui seront alloués aux Nebija, pour tenter de se reconstruire une nouvelle vie. Reste le problème important de l'AVS. Henri Rothen, directeur du Service de la population du canton de Vaud (SPOP), explique: «Dans les cas où les personnes sont originaires de pays avec lesquels la Suisse à des accords sur l'AVS, celle-ci n'est versée qu'à l'âge de la retraite. Lorsque de tels accords n'existent pas, le ressortissant peut toucher le capital de ses cotisations». Or, entre Suisse et Albanie, c'est ce deuxième cas de figure qui s'applique. Fatmir a donc lancé une procédure de naturalisation pour obtenir le passeport albanais, et toucher ses huit ans de cotisations AVS, sans attendre trente-deux ans.
Contrat écrit
«Pour signer mon plan de vol, il me faut une garantie, être sûr que les autorités suisses ne changeront pas d'avis lorsque je serai en Albanie. Cet argent, j'en ai absolument besoin, et tout de suite», s'inquiète un Fatmir à bout de nerfs. Même son de cloche du côté d'André Bader, membre de la Coordination asile Chablais: «Il faut une forme de contrat écrit. M. Nebija et sa famille s'engagent à quitter la Suisse, et les autorités lui garantissent de leur côté de lui verser rapidement cet argent. Il y a un certain cynisme à exiger que des gens dans la situation des Nebija attendent trente ans avant qu'on leur verse ce qui leur appartient».
Pourtant, les choses s'annoncent compliquées. «Je ne peux pas me prononcer sur ce cas précis, que je ne connais pas, admet Elie Benmoussa, directeur de la caisse AVS vaudoise, mais normalement, lorsque quelqu'un a cotisé aussi longtemps, il n'est pas possible de toucher son AVS avant la retraite, et ce même s'il est ressortissant d'un pays qui n'a pas d'accords avec la Suisse en la matière.»
Ballottés entre des avis contradictoires, les Nebija seront peut-être fixés sur leur sort aujourd'hui, une rencontre importante étant agendée avec les autorités vaudoises.
Fixé par les autorités cantonales au 24 octobre dernier, le départ forcé des Nebija n'a pas encore eu lieu. Suite à une «rencontre de la dernière chance», accordée grâce à une importante mobilisation, Fatmir et sa famille ont pu obtenir un dernier sursis. Et quelques concessions. Tout d'abord, la famille aiglonne ne sera finalement pas renvoyée au Kosovo, où de sérieuses menaces pèsent sur Fatmir, mais en Albanie, patrie de sa femme Alba. De plus, en lieu et place des 500 francs mentionnés sur le plan de vol initial, ce sont 7000 frs qui seront alloués aux Nebija, pour tenter de se reconstruire une nouvelle vie. Reste le problème important de l'AVS. Henri Rothen, directeur du Service de la population du canton de Vaud (SPOP), explique: «Dans les cas où les personnes sont originaires de pays avec lesquels la Suisse à des accords sur l'AVS, celle-ci n'est versée qu'à l'âge de la retraite. Lorsque de tels accords n'existent pas, le ressortissant peut toucher le capital de ses cotisations». Or, entre Suisse et Albanie, c'est ce deuxième cas de figure qui s'applique. Fatmir a donc lancé une procédure de naturalisation pour obtenir le passeport albanais, et toucher ses huit ans de cotisations AVS, sans attendre trente-deux ans.
Contrat écrit
«Pour signer mon plan de vol, il me faut une garantie, être sûr que les autorités suisses ne changeront pas d'avis lorsque je serai en Albanie. Cet argent, j'en ai absolument besoin, et tout de suite», s'inquiète un Fatmir à bout de nerfs. Même son de cloche du côté d'André Bader, membre de la Coordination asile Chablais: «Il faut une forme de contrat écrit. M. Nebija et sa famille s'engagent à quitter la Suisse, et les autorités lui garantissent de leur côté de lui verser rapidement cet argent. Il y a un certain cynisme à exiger que des gens dans la situation des Nebija attendent trente ans avant qu'on leur verse ce qui leur appartient».
Pourtant, les choses s'annoncent compliquées. «Je ne peux pas me prononcer sur ce cas précis, que je ne connais pas, admet Elie Benmoussa, directeur de la caisse AVS vaudoise, mais normalement, lorsque quelqu'un a cotisé aussi longtemps, il n'est pas possible de toucher son AVS avant la retraite, et ce même s'il est ressortissant d'un pays qui n'a pas d'accords avec la Suisse en la matière.»
Ballottés entre des avis contradictoires, les Nebija seront peut-être fixés sur leur sort aujourd'hui, une rencontre importante étant agendée avec les autorités vaudoises.
jeudi 2 novembre 2006
Genève: NEM
Lire l'article de Virginie Poyeton dans le Courrier
Le Grand Conseil discutera les 16 et 17 novembre d'un projet de loi relatif à l'aide d'urgence pour les requérants d'asile déboutés dont les personnes frappées d'une non-entrée en matière (NEM).
Le Grand Conseil discutera les 16 et 17 novembre d'un projet de loi relatif à l'aide d'urgence pour les requérants d'asile déboutés dont les personnes frappées d'une non-entrée en matière (NEM).
mercredi 1 novembre 2006
Courrier des lecteurs de 24heures
Ne pas minimiser la traite atlantique!
En réponse à la lettre de M. Dominique Vanthier intitulée «Quelques vérités sur l’esclavage» ( 24 heures du 25 octobre 2006):
Il est bien curieux que M. Vanthier commence par le XVIIIe siècle quand il évoque la traite des Noirs. Procédant par amalgame, il nous aligne des roitelets indigènes, Jules César, des pirates et j’en passe. Mélangeant ainsi les époques et les événements pour relativiser la souffrance des Africains. Ils ne sont que des Noirs!
Je crois à la fraternité, mais face à l’arrogance, il faut rester ferme. Je ne connais pas une seule société qui n’ait pas connu l’esclavage comme institution sociale. Mais si dire cela équivaut à engager la responsabilité des Africains pour dégager celle des Européens dans la traite des Noirs, alors nous pataugeons dans le négationnisme.
La traite atlantique a ses traits propres: le caractère massif de la déportation d’un continent à un autre, sans aucune déclaration de guerre. Sa durée (quatre siècles!).
Son aspect commercial et financier ainsi que sa philosophie. 25 millions de déportés africains constitue le crime contre l’humanité le plus lourd que l’Europe refuse d’assumer. Car on sait que pour un seul Noir arrivant en Amérique cinq à sept Noirs mouraient en route.
Un auteur a dit que la mémoire des acteurs est toujours plus courte, alors que les souvenirs des victimes durent longtemps.
On ne peut parler de la prospérité de l’Europe, sans parler de la traite négrière, de l’esclavage négrier aux Amériques et de l’esclavage à domicile qu’on appelle aussi la colonisation. La seule mauvaise foi ne suffit pas à effacer un génocide qui mérite à être connu et assumé
Roger Puati,
pasteur, Lausanne
La paranoïa de l’Occident
M. Blocher parle de l’aide de la Suisse à l’Afrique et constate, avec justesse, que cette aide n’atteint pas les objectifs visés. Aussitôt on dit qu’il a traité les Africains de paresseux et d’incapables. Il parle de la liberté d’expression au sujet du génocide arménien et se voit traité de négationniste. A l’étranger, un théâtre allemand doit annuler un opéra de Mozart dont la mise en scène aurait pu choquer la communauté islamique (mais pas les Chrétiens). Quelques caricatures créent un tollé général chez nos frères musulmans. Et quelques paroles anodines, du pape ont failli mettre le feu à la planète.
Quelle est donc cette paranoïa qui saisit le monde occidental? Ces réactions me font penser au traité de Munich où les mêmes Occidentaux ont courbé l’échine devant un dictateur de triste mémoire. Un pur terrorisme intellectuel envahit peu à peu l’esprit des Occidentaux et les rend au plus haut point timorés.
Pourquoi ne crie-t-on pas sur les toits aux génocides que les Blancs ont perpétré et perpètrent encore en Afrique, depuis la traite des esclaves, le massacre des Boshimans, la tragédie du Rwanda et à la guerre terroriste faite par la France à la Côte d’Ivoire pour continuer à s’approprier ses richesses? Pourquoi ne dit-on rien du génocide actuel du peuple irakien et de la destruction de sa culture, vieille de plusieurs millénaires? Il n’est pas politiquement correct d’en parler tant ilyad’intérêts économiques et financiers en jeu. Sans parler du massacre des Indiens d’Amérique pour des besoins mercantiles… Quant à la Shoah – un des événements les plus terribles du XXe siècle – il est dommage pour la paix des âmes de ceux qui y ont laissé leur vie, que certains milieux juifs en fassent leur fond de commerce
Denis Mottet,
Lausanne
Les conditions d’un vraie aide
A propos des réactions aux «débordements» blochériens»: fustiger systématiquement un personnage politique sans essayer de comprendre ce qu’il veut dire est aussi du racisme. Il se trouve que «ceux qu’on n’aime pas au gouvernement» ont parfois – même exagérées – des paroles sensées. Il serait donc plus honnête de reconnaître que dans certains cas M. Blocher ou d’autres, n’ont pas forcément tort.
Ilyaceredoutable effet d’aimant de l’Europe qui amène des étrangers à immigrer massivement, y compris au risque de leur vie. C’est un échec cuisant pour les dirigeants de leurs pays d’origine qui avouent ainsi leur inaptitude au développement local.
Le problème récurrent de l’aide au tiers-monde a trouvé définitivement sa réponse: «On ne peut aider personne si cette personne ne fait pas la moitié du chemin» (ce qu’entendait M. Blocher en disant «les Africains sont paresseux»).
C’est aux gouvernements d’entreprendre des réformes dans leur pays et à nous de cesser notre partenariat si favorable à l’apparition de mafias ou à ces familles dirigeantes bien loties en comptes dans les paradis fiscaux. Quant à la Suisse, suffisamment affaiblie par ses options récentes d’économie globalisée, elle doit bien combattre sa propre pauvreté avant d’accueillir quiconque.
Lorsque nous aurons rééquilibré le système, nous serons aptes à accepter les étrangers. Mais aujourd’hui, hélas, «charité bien ordonnée commence par soi-même», comme le peuple vient de le confirmer. C’est sans doute cela que M. Blocher exprimait avec maladresse et quelques relents de xénophobie, mais qui ne rend pas ses propos stupides pour autant
Yorick Delaunay,
La Croix-sur-Lutry
En réponse à la lettre de M. Dominique Vanthier intitulée «Quelques vérités sur l’esclavage» ( 24 heures du 25 octobre 2006):
Il est bien curieux que M. Vanthier commence par le XVIIIe siècle quand il évoque la traite des Noirs. Procédant par amalgame, il nous aligne des roitelets indigènes, Jules César, des pirates et j’en passe. Mélangeant ainsi les époques et les événements pour relativiser la souffrance des Africains. Ils ne sont que des Noirs!
Je crois à la fraternité, mais face à l’arrogance, il faut rester ferme. Je ne connais pas une seule société qui n’ait pas connu l’esclavage comme institution sociale. Mais si dire cela équivaut à engager la responsabilité des Africains pour dégager celle des Européens dans la traite des Noirs, alors nous pataugeons dans le négationnisme.
La traite atlantique a ses traits propres: le caractère massif de la déportation d’un continent à un autre, sans aucune déclaration de guerre. Sa durée (quatre siècles!).
Son aspect commercial et financier ainsi que sa philosophie. 25 millions de déportés africains constitue le crime contre l’humanité le plus lourd que l’Europe refuse d’assumer. Car on sait que pour un seul Noir arrivant en Amérique cinq à sept Noirs mouraient en route.
Un auteur a dit que la mémoire des acteurs est toujours plus courte, alors que les souvenirs des victimes durent longtemps.
On ne peut parler de la prospérité de l’Europe, sans parler de la traite négrière, de l’esclavage négrier aux Amériques et de l’esclavage à domicile qu’on appelle aussi la colonisation. La seule mauvaise foi ne suffit pas à effacer un génocide qui mérite à être connu et assumé
Roger Puati,
pasteur, Lausanne
La paranoïa de l’Occident
M. Blocher parle de l’aide de la Suisse à l’Afrique et constate, avec justesse, que cette aide n’atteint pas les objectifs visés. Aussitôt on dit qu’il a traité les Africains de paresseux et d’incapables. Il parle de la liberté d’expression au sujet du génocide arménien et se voit traité de négationniste. A l’étranger, un théâtre allemand doit annuler un opéra de Mozart dont la mise en scène aurait pu choquer la communauté islamique (mais pas les Chrétiens). Quelques caricatures créent un tollé général chez nos frères musulmans. Et quelques paroles anodines, du pape ont failli mettre le feu à la planète.
Quelle est donc cette paranoïa qui saisit le monde occidental? Ces réactions me font penser au traité de Munich où les mêmes Occidentaux ont courbé l’échine devant un dictateur de triste mémoire. Un pur terrorisme intellectuel envahit peu à peu l’esprit des Occidentaux et les rend au plus haut point timorés.
Pourquoi ne crie-t-on pas sur les toits aux génocides que les Blancs ont perpétré et perpètrent encore en Afrique, depuis la traite des esclaves, le massacre des Boshimans, la tragédie du Rwanda et à la guerre terroriste faite par la France à la Côte d’Ivoire pour continuer à s’approprier ses richesses? Pourquoi ne dit-on rien du génocide actuel du peuple irakien et de la destruction de sa culture, vieille de plusieurs millénaires? Il n’est pas politiquement correct d’en parler tant ilyad’intérêts économiques et financiers en jeu. Sans parler du massacre des Indiens d’Amérique pour des besoins mercantiles… Quant à la Shoah – un des événements les plus terribles du XXe siècle – il est dommage pour la paix des âmes de ceux qui y ont laissé leur vie, que certains milieux juifs en fassent leur fond de commerce
Denis Mottet,
Lausanne
Les conditions d’un vraie aide
A propos des réactions aux «débordements» blochériens»: fustiger systématiquement un personnage politique sans essayer de comprendre ce qu’il veut dire est aussi du racisme. Il se trouve que «ceux qu’on n’aime pas au gouvernement» ont parfois – même exagérées – des paroles sensées. Il serait donc plus honnête de reconnaître que dans certains cas M. Blocher ou d’autres, n’ont pas forcément tort.
Ilyaceredoutable effet d’aimant de l’Europe qui amène des étrangers à immigrer massivement, y compris au risque de leur vie. C’est un échec cuisant pour les dirigeants de leurs pays d’origine qui avouent ainsi leur inaptitude au développement local.
Le problème récurrent de l’aide au tiers-monde a trouvé définitivement sa réponse: «On ne peut aider personne si cette personne ne fait pas la moitié du chemin» (ce qu’entendait M. Blocher en disant «les Africains sont paresseux»).
C’est aux gouvernements d’entreprendre des réformes dans leur pays et à nous de cesser notre partenariat si favorable à l’apparition de mafias ou à ces familles dirigeantes bien loties en comptes dans les paradis fiscaux. Quant à la Suisse, suffisamment affaiblie par ses options récentes d’économie globalisée, elle doit bien combattre sa propre pauvreté avant d’accueillir quiconque.
Lorsque nous aurons rééquilibré le système, nous serons aptes à accepter les étrangers. Mais aujourd’hui, hélas, «charité bien ordonnée commence par soi-même», comme le peuple vient de le confirmer. C’est sans doute cela que M. Blocher exprimait avec maladresse et quelques relents de xénophobie, mais qui ne rend pas ses propos stupides pour autant
Yorick Delaunay,
La Croix-sur-Lutry
Charlie Hebdo se penche sur la Genève de l'après-24 septembre
Lire la'rticle de Didier Estoppey dans le Courrier
Un dessinateur de l'hebdomadaire satirique est venu prendre la température de ce canton réputé ouvert qui vient pourtant, comme la Suisse, de voter le repli et les «lex Blocher»
Un dessinateur de l'hebdomadaire satirique est venu prendre la température de ce canton réputé ouvert qui vient pourtant, comme la Suisse, de voter le repli et les «lex Blocher»
Racisme: Le Conseil fédéral se défend contre les attaques de l'ONU
Lire la dépêche de l'ATS
Le Gouvernement suisse «considère son engagement contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie comme une tâche permanente». Il se défend contre les critiques émises par le comité de l'ONU contre la discrimination raciale.
Le Conseil fédéral a publié hier un texte de 109 pages montrant comment la Suisse applique la Convention des Nations Unies sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale (CERD).
Le rapport recense en particulier l'évolution juridique et politique en Suisse. Mais «dans une société multiculturelle, il ne suffit pas de lois pour combattre les tendances racistes». C'est sa réponse au comité de l'ONU, qui s'est dit «préoccupé au plus haut point par la persistance en Suisse d'attitudes hostiles envers les noirs, les musulmans et les demandeurs d'asile». Lors de sa visite helvétique en janvier, le rapporteur de l'ONU sur le racisme Doudou Diène avait lui aussi estimé que «la Suisse connaît une situation de racisme, de xénophobie et de discrimination».
Le gouvernement admet avoir «conscience de l'attitude hostile» à laquelle sont confrontées certaines minorités. Il rétorque en présentant les efforts faits pour favoriser l'intégration des étrangers. Ainsi, «l'intégration est aussi l'idée maîtresse de la nouvelle loi sur les étrangers», adoptée en septembre par le peuple, écrit-il dans son rapport. Il ne mentionne néanmoins pas la controverse que ce texte a suscité parmi les milieux proches des étrangers, tout comme la loi sur l'asile adopté le même jour.
Parmi les points noirs, le rapport rappelle le refus des projets destinés à favoriser la naturalisation des jeunes étrangers en 2004. La construction de lieux de culte, en particulier pour les musulmans, a «ému l'opinion publique ces derniers temps», relève encore le Conseil fédéral. Pour lui, chaque cas doit être examiné à la lumière de critères tels que l'intérêt public, le principe de proportionnalité et la liberté de croyance. Pour ce qui est de la norme pénale antiracisme, le texte ne fait pas état des travaux de révision lancés récemment par Christoph Blocher. Il rappelle en revanche ses réponses à des motions de la droite dure demandant la suppression de la norme, qu'il a fermement rejetée.
Pour le Conseil fédéral, l'article du code pénal sanctionnant celui qui aura incité publiquement à la haine ou à la discrimination raciale, ethnique ou religieuse est l'«expression concrète des efforts entrepris par la Suisse»
Le Gouvernement suisse «considère son engagement contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie comme une tâche permanente». Il se défend contre les critiques émises par le comité de l'ONU contre la discrimination raciale.
Le Conseil fédéral a publié hier un texte de 109 pages montrant comment la Suisse applique la Convention des Nations Unies sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale (CERD).
Le rapport recense en particulier l'évolution juridique et politique en Suisse. Mais «dans une société multiculturelle, il ne suffit pas de lois pour combattre les tendances racistes». C'est sa réponse au comité de l'ONU, qui s'est dit «préoccupé au plus haut point par la persistance en Suisse d'attitudes hostiles envers les noirs, les musulmans et les demandeurs d'asile». Lors de sa visite helvétique en janvier, le rapporteur de l'ONU sur le racisme Doudou Diène avait lui aussi estimé que «la Suisse connaît une situation de racisme, de xénophobie et de discrimination».
Le gouvernement admet avoir «conscience de l'attitude hostile» à laquelle sont confrontées certaines minorités. Il rétorque en présentant les efforts faits pour favoriser l'intégration des étrangers. Ainsi, «l'intégration est aussi l'idée maîtresse de la nouvelle loi sur les étrangers», adoptée en septembre par le peuple, écrit-il dans son rapport. Il ne mentionne néanmoins pas la controverse que ce texte a suscité parmi les milieux proches des étrangers, tout comme la loi sur l'asile adopté le même jour.
Parmi les points noirs, le rapport rappelle le refus des projets destinés à favoriser la naturalisation des jeunes étrangers en 2004. La construction de lieux de culte, en particulier pour les musulmans, a «ému l'opinion publique ces derniers temps», relève encore le Conseil fédéral. Pour lui, chaque cas doit être examiné à la lumière de critères tels que l'intérêt public, le principe de proportionnalité et la liberté de croyance. Pour ce qui est de la norme pénale antiracisme, le texte ne fait pas état des travaux de révision lancés récemment par Christoph Blocher. Il rappelle en revanche ses réponses à des motions de la droite dure demandant la suppression de la norme, qu'il a fermement rejetée.
Pour le Conseil fédéral, l'article du code pénal sanctionnant celui qui aura incité publiquement à la haine ou à la discrimination raciale, ethnique ou religieuse est l'«expression concrète des efforts entrepris par la Suisse»
mardi 31 octobre 2006
Discrimination raciale: le CF répond aux critiques de l'ONU
Lire la dépeche de l'ATS
Le gouvernement suisse "considère son engagement contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie comme une tâche permanente". Dans un rapport, il se défend contre les critiques émises par le comité de l'ONU contre la discrimination raciale.
Le gouvernement suisse "considère son engagement contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie comme une tâche permanente". Dans un rapport, il se défend contre les critiques émises par le comité de l'ONU contre la discrimination raciale.
Courrier des lecteurs de 24heures
Un affront fait au peuple
A la suite de la lettre de M. Claude Alain Voiblet intitulée «Avoir honte?
mais de quoi?» ( 24 heures du 19 octobre 2006):
Suite au résultat de la votation sur l’asile et les étrangers, tous les médias se mobilisent contre l’acceptation du peuple souverain de ces lois notamment de nombreux journaleux de la RSR et la TSR. Rien n’empêche ces personnes de quitter leurs villas des quartiers chics ou leurs fermes rénovées ou joli vignoble pour rejoindre le «Café du Commerce» des quartiers «popu» actuellement tant dénigrés par la gauche alors, qu’à une certaine époque, l’auditoire de cet endroit faisait leur beurre… Les temps changent. Même le POP préfère le «cinq étoiles»! Venez visiter ces quartiers dont l’ «onrichissemon» prôné par la gauche avec la bouche en cul-de-poule, n’est devenu que dégradations des immeubles, destructions des infrastructures, incivilités, violences en tous genres, problèmes de voisinages et mal vivre des anciens résidents.
Il serait bon de consulter les rapports de police sur l’augmentation des interventions. Pourquoi pas un reportage sur ces quartiers jadis conviviaux? Arrêtez de parler de peur. Par cette votation - même si nous ne faisons pas partie de l’UDC nous exprimons notre ras-le-bol, et c’est peu dire. Le comble: demander à ce peuple souverain d’accepter l’augmentation de la redevance TV… Elle n’est pas belle, celle-là?
Serge Reymond,
ancien militant socialiste, Chavannes-près-Renens
NORME ANTIRACISTE
Une démarche limpide
En réponse à la lettre de Mme Myriam Tétaz intitulée «Article antiraciste: c’est à M. Blocher d’avoir honte!» ( 24 heures du 26 octobre 2006):
Il ne fait pas beau se trouver dans la majorité des électeurs de ce pays qui ont accepté les lois sur l’asile et les étrangers, mais je persiste et signe… Mme Tétaz, vice-présidente d’«A Gauche Toute» veut tromper l’électeur par des effets de manches en proposant des vessies pour des lanternes. Non Madame, il n’y a pas à avoir honte de M. Blocher, mais bien de ceux - dont vous semblez faire partie - qui n’acceptent pas le choix démocratique des électeurs.
La différence entre vos milieux et M. Blocher est que notre conseiller fédéral, chef du département de la justice, lance une démarche limpide, proposant d’en appeler au peuple, pour ouvrir le débat d’actualité sur l’abrogation de l’article sur le racisme, voté par le peuple il y a plus de douze ans.
Nos concitoyens feront la différence entre une démarche parfaitement démocratique et les appels à la désobéissance civique lancés par vos troupes contre les lois sur l’asile et les étrangers, - donc contre une décision démocratique plébiscitée par le peuple suisse et les Vaudois en particulier…
Claude-Alain Voiblet,
président du Groupe UDC au Conseil communal, Lausanne
A la suite de la lettre de M. Claude Alain Voiblet intitulée «Avoir honte?
mais de quoi?» ( 24 heures du 19 octobre 2006):
Suite au résultat de la votation sur l’asile et les étrangers, tous les médias se mobilisent contre l’acceptation du peuple souverain de ces lois notamment de nombreux journaleux de la RSR et la TSR. Rien n’empêche ces personnes de quitter leurs villas des quartiers chics ou leurs fermes rénovées ou joli vignoble pour rejoindre le «Café du Commerce» des quartiers «popu» actuellement tant dénigrés par la gauche alors, qu’à une certaine époque, l’auditoire de cet endroit faisait leur beurre… Les temps changent. Même le POP préfère le «cinq étoiles»! Venez visiter ces quartiers dont l’ «onrichissemon» prôné par la gauche avec la bouche en cul-de-poule, n’est devenu que dégradations des immeubles, destructions des infrastructures, incivilités, violences en tous genres, problèmes de voisinages et mal vivre des anciens résidents.
Il serait bon de consulter les rapports de police sur l’augmentation des interventions. Pourquoi pas un reportage sur ces quartiers jadis conviviaux? Arrêtez de parler de peur. Par cette votation - même si nous ne faisons pas partie de l’UDC nous exprimons notre ras-le-bol, et c’est peu dire. Le comble: demander à ce peuple souverain d’accepter l’augmentation de la redevance TV… Elle n’est pas belle, celle-là?
Serge Reymond,
ancien militant socialiste, Chavannes-près-Renens
NORME ANTIRACISTE
Une démarche limpide
En réponse à la lettre de Mme Myriam Tétaz intitulée «Article antiraciste: c’est à M. Blocher d’avoir honte!» ( 24 heures du 26 octobre 2006):
Il ne fait pas beau se trouver dans la majorité des électeurs de ce pays qui ont accepté les lois sur l’asile et les étrangers, mais je persiste et signe… Mme Tétaz, vice-présidente d’«A Gauche Toute» veut tromper l’électeur par des effets de manches en proposant des vessies pour des lanternes. Non Madame, il n’y a pas à avoir honte de M. Blocher, mais bien de ceux - dont vous semblez faire partie - qui n’acceptent pas le choix démocratique des électeurs.
La différence entre vos milieux et M. Blocher est que notre conseiller fédéral, chef du département de la justice, lance une démarche limpide, proposant d’en appeler au peuple, pour ouvrir le débat d’actualité sur l’abrogation de l’article sur le racisme, voté par le peuple il y a plus de douze ans.
Nos concitoyens feront la différence entre une démarche parfaitement démocratique et les appels à la désobéissance civique lancés par vos troupes contre les lois sur l’asile et les étrangers, - donc contre une décision démocratique plébiscitée par le peuple suisse et les Vaudois en particulier…
Claude-Alain Voiblet,
président du Groupe UDC au Conseil communal, Lausanne
La droite populiste la plus puissante d'europe
Lire le dossier de swissinfo

En Europe, aucun parti de la droite populiste n'est aussi fort que l'Union démocratique du centre en Suisse. Ce succès trouve son origine dans le système politique helvétique.
C'est la thèse que défend le politologue berlinois Oliver Geden dans une analyse comparative entre UDC et FPÖ autrichien. Il s'en explique à swissinfo.
En Europe, aucun parti de la droite populiste n'est aussi fort que l'Union démocratique du centre en Suisse. Ce succès trouve son origine dans le système politique helvétique.
C'est la thèse que défend le politologue berlinois Oliver Geden dans une analyse comparative entre UDC et FPÖ autrichien. Il s'en explique à swissinfo.
Ton mesuré après les propos de Blocher
Lire l'article de Denis Masmejan dans le Temps
La commission de politique extérieure du Conseil des Etats a salué le fait que la visite de Christoph Blocher à Ankara ait «contribué à améliorer les relations entre la Suisse et la Turquie». Réunie en fin de semaine dernière, la commission a cependant indiqué, lundi, qu'elle était unanime à estimer que les interventions des conseillers fédéraux à l'étranger devaient être l'expression «d'une même volonté politique», et donc faire l'objet au préalable d'une concertation au sein du collège gouvernemental.
La commission de politique extérieure du Conseil des Etats a salué le fait que la visite de Christoph Blocher à Ankara ait «contribué à améliorer les relations entre la Suisse et la Turquie». Réunie en fin de semaine dernière, la commission a cependant indiqué, lundi, qu'elle était unanime à estimer que les interventions des conseillers fédéraux à l'étranger devaient être l'expression «d'une même volonté politique», et donc faire l'objet au préalable d'une concertation au sein du collège gouvernemental.
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