Il manque 90000 francs au programme BIRD, qui vise l'intégration sociale et professionnelle de réfugiés. La fermeture point. «Je suis furieux et déçu», admet Alfredo Camelo, coordinateur du Bureau d'intégration des réfugiés pour demain (BIRD). Cette structure associative genevoise qui vient en aide à des réfugiés à qui l'asile a été octroyé se débat en effet dans des problèmes financiers sérieux et cherche – vainement pour l'heure – des sources de financement cantonales. Emanation de Pluriels (Centre de consultations et d'études ethnopsychologiques pour migrants) et de Caritas, la démarche du BIRD vise à promouvoir une intégration sociale et professionnelle durable.
mercredi 18 octobre 2006
Le procès de «Myriam» évite de traiter du racisme
Hier s'est terminé le procès de la jeune Camerounaise. Elle risque très gros, après avoir accusé cinq policiers de comportement raciste à son égard.
Lire à ce sujet l'article publié par Le Courrier
lundi 16 octobre 2006
Quand Blocher dénigre l'Afrique
Le conseiller fédéral laisse entendre que les Africains n'ont pas la volonté de s'en sortir économiquement. Il remet en cause l'utilité de l'aide humanitaire
AIDE HUMANITAIRE «En tant qu'homme d'entreprise», Christoph Blocher affirme ne voir «aucune utilité» aux 400 millions de francs dépensés par la Suisse. Photo © Keystone
- Consulter la TSR info ou celui de la RSR: sur le même sujet: archives audio et vidéo, articles et résumés
- BluewinInfo consacre également un article aux propos de M. Blocher, selon qui les "Africains seraient paresseux"
vendredi 13 octobre 2006
La police du langage
La reconnaissance par la France du génocide arménien relance le débat en Suisse des normes antiracistes.
Lire l'éditorial de Denis Masmejan dans le Temps et s'interroger sur le sens des interdits avec Georg Kreis, toujours dans le Temps
Lire l'éditorial de Denis Masmejan dans le Temps et s'interroger sur le sens des interdits avec Georg Kreis, toujours dans le Temps
Migration clandestine: accord signé
Les ministre de l'intérieur suisse et slovaque ont signé à Bratislava un accord de réadmission entre la Suisse et la Slovaquie. Il doit renforcer la lutte contre la migration clandestine.
En tant que future frontière de l'espace Schengen, la Slovaquie va jouer un rôle croissant dans la lutte contre la migration clandestine en Europe, a souligné le Département fédéral de justice et police (DFJP) dans un communiqué. L'accord est nécessaire pour régler les modalités de renvois de personnes en situation irrégulière, a-t-il précisé.
Le texte contient une obligation réciproque de réadmission pour les propres ressortissants. Il fixe également les conditions auxquelles les ressortissants d'Etats tiers peuvent être réadmis ou non, a expliqué le DFJP.
A ce jour, la Suisse a signé 40 accords semblables avec 43 Etats.
En tant que future frontière de l'espace Schengen, la Slovaquie va jouer un rôle croissant dans la lutte contre la migration clandestine en Europe, a souligné le Département fédéral de justice et police (DFJP) dans un communiqué. L'accord est nécessaire pour régler les modalités de renvois de personnes en situation irrégulière, a-t-il précisé.
Le texte contient une obligation réciproque de réadmission pour les propres ressortissants. Il fixe également les conditions auxquelles les ressortissants d'Etats tiers peuvent être réadmis ou non, a expliqué le DFJP.
A ce jour, la Suisse a signé 40 accords semblables avec 43 Etats.
mercredi 11 octobre 2006
Article 261bis
L'article 261bis du Code pénal suisse sur la discrimination raciale nous dit:
celui qui, publiquement, aura propagé une idéologie visant à rabaisser ou à dénigrer de façon systématique les membres d’une race, d’une ethnie ou d’une religion;
celui qui, dans le même dessein, aura organisé ou encouragé des actions de propagande ou y aura pris part;
celui qui aura publiquement, par la parole, l’écriture, l’image, le geste, par des voies de fait ou de toute autre manière, abaissé ou discriminé d’une façon qui porte atteinte à la dignité humaine une personne ou un groupe de personnes en raison de leur race, de leur appartenance ethnique ou de leur religion ou qui, pour la même raison, niera, minimisera grossièrement ou cherchera à justifier un génocide ou d’autres crimes contre l’humanité;
celui qui aura refusé à une personne ou à un groupe de personnes, en raison de leur appartenance raciale, ethnique ou religieuse, une prestation destinée à l’usage public,
sera puni de l’emprisonnement ou de l’amende.
Celui qui, publiquement, aura incité à la haine ou à la discrimination envers une personne ou un groupe de personnes en raison de leur appartenance raciale, ethnique ou religieuse;
celui qui, publiquement, aura propagé une idéologie visant à rabaisser ou à dénigrer de façon systématique les membres d’une race, d’une ethnie ou d’une religion;
celui qui, dans le même dessein, aura organisé ou encouragé des actions de propagande ou y aura pris part;
celui qui aura publiquement, par la parole, l’écriture, l’image, le geste, par des voies de fait ou de toute autre manière, abaissé ou discriminé d’une façon qui porte atteinte à la dignité humaine une personne ou un groupe de personnes en raison de leur race, de leur appartenance ethnique ou de leur religion ou qui, pour la même raison, niera, minimisera grossièrement ou cherchera à justifier un génocide ou d’autres crimes contre l’humanité;
celui qui aura refusé à une personne ou à un groupe de personnes, en raison de leur appartenance raciale, ethnique ou religieuse, une prestation destinée à l’usage public,
sera puni de l’emprisonnement ou de l’amende.
Dès son retour d'Ankara, "Christoph Blocher a constitué un groupe de travail pour étudier la possibilité de modifier ou de supprimer la norme antiraciste", norme votée par le peuple et entrée en vigueur il y a à peine plus de dix ans, le 1er janvier 1995.
mardi 10 octobre 2006
La validité de la loi pénale contre le racisme est incontestable
Lire le communiqué de la SEK-FEPS
La norme pénale contre le racisme ne saurait être affaiblie, et la liberté d’expression continue à être garantie en Suisse. C’est pourquoi le Conseil de la Fédération des Églises protestantes de Suisse (FEPS) est préoccupé par les récentes déclarations du conseiller fédéral Christoph Blocher, faites de plus en Turquie, alors que ce pays ne reconnaît pas le génocide perpétré contre les Arméniens.
La FEPS s’est engagée avec d’autres Églises, au moment de l’introduction de la loi contre le racisme en 1994 déjà, en faveur d’une norme pénale forte. Le racisme sous toutes ses formes porte atteinte à la dignité humaine et ne se justifie en aucune manière, car il met en doute l’égalité fondamentale pour la foi chrétienne de tous les êtres humains. Le droit à la liberté d’expression constitue un droit supérieur, digne de protection, mais qui doit s’exercer de manière responsable, dans le respect d’autrui. La loi pénale contre le racisme respecte cette liberté d’expression responsable. La FEPS attend du conseiller fédéral Christoph Blocher, en sa qualité de ministre de la justice et de membre du gouvernement, qu’il respecte les décisions législatives du peuple et du Parlement, ainsi que la séparation des pouvoirs, et qu’il représente ces principes de l’État de droit en Suisse et à l’étranger.
Les trois Églises nationales se sont engagées, dans un Mémorandum commun du 8 décembre 2003, pour une reconnaissance sans équivoque du génocide perpétré contre les Arméniens en 1915. Elles y déclaraient : «Nous sommes convaincus que les faits historiques doivent être reconnus par les parlementaires et le gouvernement turcs, pour que le processus de démocratisation aille de l’avant dans le pays et que les relations avec les États de cette région du monde [...] se normalisent. Sans justice, il n’y a ni paix ni stabilité durables.»
La norme pénale contre le racisme ne saurait être affaiblie, et la liberté d’expression continue à être garantie en Suisse. C’est pourquoi le Conseil de la Fédération des Églises protestantes de Suisse (FEPS) est préoccupé par les récentes déclarations du conseiller fédéral Christoph Blocher, faites de plus en Turquie, alors que ce pays ne reconnaît pas le génocide perpétré contre les Arméniens.
La FEPS s’est engagée avec d’autres Églises, au moment de l’introduction de la loi contre le racisme en 1994 déjà, en faveur d’une norme pénale forte. Le racisme sous toutes ses formes porte atteinte à la dignité humaine et ne se justifie en aucune manière, car il met en doute l’égalité fondamentale pour la foi chrétienne de tous les êtres humains. Le droit à la liberté d’expression constitue un droit supérieur, digne de protection, mais qui doit s’exercer de manière responsable, dans le respect d’autrui. La loi pénale contre le racisme respecte cette liberté d’expression responsable. La FEPS attend du conseiller fédéral Christoph Blocher, en sa qualité de ministre de la justice et de membre du gouvernement, qu’il respecte les décisions législatives du peuple et du Parlement, ainsi que la séparation des pouvoirs, et qu’il représente ces principes de l’État de droit en Suisse et à l’étranger.
Les trois Églises nationales se sont engagées, dans un Mémorandum commun du 8 décembre 2003, pour une reconnaissance sans équivoque du génocide perpétré contre les Arméniens en 1915. Elles y déclaraient : «Nous sommes convaincus que les faits historiques doivent être reconnus par les parlementaires et le gouvernement turcs, pour que le processus de démocratisation aille de l’avant dans le pays et que les relations avec les États de cette région du monde [...] se normalisent. Sans justice, il n’y a ni paix ni stabilité durables.»
Manif pour un village planétaire
Environ 400 personnes ont défilé samedi pour revendiquer, entre autres, la régularisation des sans-papiers. «L’immigration choisie, c’est le nouveau marché aux esclaves!» Les slogans des défenseurs des sans-papiers se sont faits à nouveau entendre dans les rues de Lausanne, samedi après-midi, pour la première fois depuis le «oui» des Suisses aux nouvelles lois sur l’asile et les étrangers. Environ 400 personnes ont défilé dans les rues, pour dénoncer la «traque aux migrants».
«Nous sommes une petite manifestation d’une grande chaîne de solidarité», répétait le portevoix. Et pour cause, le défilé lausannois n’était qu’un petit élément d’une multitude de manifestations organisé aux quatre coins de l’Europe, et en Afrique, pour dénoncer le durcissement des politiques des pays occidentaux en matière d’immigration.
La manifestation s’est achevée par la création d’un «village planétaire » sur la place de la Riponne. Aux rythmes de la musique, les militants, principalement d’extrême gauche, ont alors occupé l’endroit jusqu’en milieu de soirée dans une ambiance bon enfant. La police, discrète, n’a relevé aucun incident. M.-S. P.
lundi 9 octobre 2006
A méditer ...
Dans le courrier des lecteurs de 24 Heures, une lettre défend bec et ongle le "patriotisme à l'état pur" de Christoph Blocher. A méditer ...
Je partage le courroux de Mme Blocher concernant le traitement que l’affreux caricaturiste de service a infligé à notre grand dirigeant patriotique national. En effet, le peuple des bergers ne doit jamais oublier que toutes les pensées, toutes les paroles, tous les actes de M. Blocher sont dictés par le plus pur patriotisme.
Par exemple: c’est par patriotisme que M.Blocher veut purger la Suisse des mauvais étrangers; c’est par patriotisme que M.Blocher s’immisce constamment dans les affaires de ses collègues; jadis, c’est par patriotisme que M. Blocher a vendu une ou des entreprises suisses à des étrangers: moins d’industries chez nous = moins d’ouvriers = moins de communistes. «C’est le peuple souverain qui décide», déclare toujours M. Blocher, sauf évidemment lorsque des villageois protègent des réfugiés qu’ils estiment bien intégrés. Ces villageois sont coupables de traîtrise, tout comme les conseillers fédéraux qui n’obéissent pas à M. Blocher, et les citoyens qui ne croient pas ses affirmations.
Richard Lecoultre, Rolle
Les Eglises prêtes à relever le défi de l'asile ?
Les lois sur l'asile et les étrangers accroîtront encore le travail des défenseurs des étrangers. Au Point d'appui, structure oecuménique, on se dit motivé. Mais les Eglises ne prévoient pas vraiment de moyens accrus.
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