mercredi 17 mai 2006
Le forum pour l'intégration des migrants au pain sec
La Confédération ne financera plus le Forum pour l'intégration des migrants. Un choix qui n'est pas sans arrières-pensées politiques. Son office soutient désormais des projets concrets d'intégration, mais ne finance plus le budget de fonctionnement d'une organisation active dans ce domaine. Les explications de Pierre-Han Choffat sur la Première.
mardi 16 mai 2006
Blocher se venge sur le Forum pour l'intégration des migrants
Lire la dépêche de l'ATSB
La Confédération ne veut plus subventionner les structures fixes du Forum pour l'intégration des migrants (FIMM). Le département de Christoph Blocher a résilié le contrat de prestations qui assurait une subvention de 300'000 francs par an.
Cette décision est une vengeance par rapport à l'engagement de la FIMM dans la lutte contre le durcissement des lois sur l'asile et les étrangers.
Lien vers le site de la FIMM
La FIMM va continuer à donner son avis
Le FIMM au pain sec, séquence audio sur la Première
La Confédération ne veut plus subventionner les structures fixes du Forum pour l'intégration des migrants (FIMM). Le département de Christoph Blocher a résilié le contrat de prestations qui assurait une subvention de 300'000 francs par an.
Cette décision est une vengeance par rapport à l'engagement de la FIMM dans la lutte contre le durcissement des lois sur l'asile et les étrangers.
Lien vers le site de la FIMM
La FIMM va continuer à donner son avis
Le FIMM au pain sec, séquence audio sur la Première
Un village uni contre le renvoi de son employé communal
Lire l'article dans 24heures
Difficile de trouver un habitant de Bassins qui dira du mal d’Adem Salihi. L’employé communal, en Suisse depuis 1992, fait presque l’unanimité, tant sa gentillesse et sa disponibilité pour les villageois sont grandes. Il n’hésite jamais à donner un coup de main pour tondre le gazon chez des personnes âgées, déblayer la neige en urgence à 4 h du matin. Et toujours avec le sourire!
Pourtant, le jeune quadragénaire doit quitter la Suisse le 30 juin. Sa demande d’asile n’a pas trouvé grâce aux yeux des autorités. Une décision jugée «injuste» pour les habitants du village qui ont été 324 à signer une pétition demandant au Canton d’accorder l’effet suspensif à la décision de renvoi et de s’engager pour régulariser la situation d’Adem
Difficile de trouver un habitant de Bassins qui dira du mal d’Adem Salihi. L’employé communal, en Suisse depuis 1992, fait presque l’unanimité, tant sa gentillesse et sa disponibilité pour les villageois sont grandes. Il n’hésite jamais à donner un coup de main pour tondre le gazon chez des personnes âgées, déblayer la neige en urgence à 4 h du matin. Et toujours avec le sourire!
Pourtant, le jeune quadragénaire doit quitter la Suisse le 30 juin. Sa demande d’asile n’a pas trouvé grâce aux yeux des autorités. Une décision jugée «injuste» pour les habitants du village qui ont été 324 à signer une pétition demandant au Canton d’accorder l’effet suspensif à la décision de renvoi et de s’engager pour régulariser la situation d’Adem
lundi 15 mai 2006
La naturalisation est un pas vers l'intégration
Lire l'interview du professeur Etienne Piguet sur swissinfo

Introduction:
Etienne Piguet, expert des migrations, estime que l'intégration de la population étrangère dans la société helvétique est un succès.
Il est favorable aux examens linguistiques prévus par la procédure de naturalisation. Mais il qualifie de «grotesque» l'introduction des «tests de convictions, déjà dénoncés dans le film «Les Faiseurs de Suisses».
C'est une évidence pour Etienne Piguet : il n'y a rien de très nouveau dans le fait que la connaissance de la langue, une bonne formation et l'entrée dans le marché du travail soient des facteurs importants pour une intégration réussie.
Et cela d'autant plus que c'est aussi le constat de l'Office fédéral des migrations qui en fait mention dans un récent rapport.
De même, il va de soi pour ce spécialiste des migrations et de l'intégration de l'Université de Neuchâtel que les étrangères et les étrangers doivent respecter les lois de ce pays.
Lire la suite...
Introduction:
Etienne Piguet, expert des migrations, estime que l'intégration de la population étrangère dans la société helvétique est un succès.
Il est favorable aux examens linguistiques prévus par la procédure de naturalisation. Mais il qualifie de «grotesque» l'introduction des «tests de convictions, déjà dénoncés dans le film «Les Faiseurs de Suisses».
C'est une évidence pour Etienne Piguet : il n'y a rien de très nouveau dans le fait que la connaissance de la langue, une bonne formation et l'entrée dans le marché du travail soient des facteurs importants pour une intégration réussie.
Et cela d'autant plus que c'est aussi le constat de l'Office fédéral des migrations qui en fait mention dans un récent rapport.
De même, il va de soi pour ce spécialiste des migrations et de l'intégration de l'Université de Neuchâtel que les étrangères et les étrangers doivent respecter les lois de ce pays.
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dimanche 14 mai 2006
Permis B pour Révérien
Lire dans Le Matin

Emu jusqu'aux larmes, Révérien Rurangwa ne baisse pas la garde. Décidé à témoigner du génocide rwandais dont il a miraculeusement réchappé au contraire de toute sa famille, ce Tutsi réfugié à La Chaux-de-Fonds est visiblement éprouvé par la sortie de son livre choc, Génocidé, ses interventions dans les médias et la vague de soutien soulevée en Suisse à la suite du refus de sa demande d'asile. Depuis que «Le Matin» a confronté le conseiller national neuchâtelois Yvan Perrin, vice-président national de l'UDC, au cas désespéré de Révérien, son destin est aussi devenu une affaire politique.
Lire pourquoi Révérien souhaite toujours obtenir l'asile
Garantie de non-renvoi
Didier Berberat, le maire socialiste de La Chaux-de-Fonds, a décidé de prendre au mot son collègue de droite et il l'a invité à aller rencontrer avec lui les services de Christoph Blocher à Berne. Les deux députés ont pu parlementer mardi dernier avec Eduard Gnesa, directeur de l'Office fédéral des migrations. Il est resté inflexible sur l'asile, mais il a toutefois donné une garantie: «Révérien ne sera pas renvoyé au Rwanda jusqu'à ce que tombe la réponse à son recours contre le refus de sa demande d'asile, confie Didier Berberat. Comme il y a de fortes chances que la réponse reste négative, nous nous sommes engagés à demander au canton de Neuchâtel l'octroi d'un permis B. M. Gnesa nous a garanti que Berne facilitera une telle issue.»
Cet arrangement dérange le socialiste pour qui «la loi sur l'asile doit être appliquée plus humainement». Yvan Perrin, lui, se satisfait de la garantie de non-renvoi: «Il est clair que ce Tutsi aurait de grands risques de se faire agresser s'il retourne au Rwanda. Mais il ne remplit pas strictement les conditions du droit d'asile et il n'y a pas d'exception à faire parce qu'il a écrit un livre.» L'UDC limitera donc son soutien à l'obtention d'un permis B dans le canton de Neuchâtel. Une perspective qui laisse Révérien encore et toujours blessé de ce refus de reconnaître son vrai statut de victime.
Emu jusqu'aux larmes, Révérien Rurangwa ne baisse pas la garde. Décidé à témoigner du génocide rwandais dont il a miraculeusement réchappé au contraire de toute sa famille, ce Tutsi réfugié à La Chaux-de-Fonds est visiblement éprouvé par la sortie de son livre choc, Génocidé, ses interventions dans les médias et la vague de soutien soulevée en Suisse à la suite du refus de sa demande d'asile. Depuis que «Le Matin» a confronté le conseiller national neuchâtelois Yvan Perrin, vice-président national de l'UDC, au cas désespéré de Révérien, son destin est aussi devenu une affaire politique.
Lire pourquoi Révérien souhaite toujours obtenir l'asile
Garantie de non-renvoi
Didier Berberat, le maire socialiste de La Chaux-de-Fonds, a décidé de prendre au mot son collègue de droite et il l'a invité à aller rencontrer avec lui les services de Christoph Blocher à Berne. Les deux députés ont pu parlementer mardi dernier avec Eduard Gnesa, directeur de l'Office fédéral des migrations. Il est resté inflexible sur l'asile, mais il a toutefois donné une garantie: «Révérien ne sera pas renvoyé au Rwanda jusqu'à ce que tombe la réponse à son recours contre le refus de sa demande d'asile, confie Didier Berberat. Comme il y a de fortes chances que la réponse reste négative, nous nous sommes engagés à demander au canton de Neuchâtel l'octroi d'un permis B. M. Gnesa nous a garanti que Berne facilitera une telle issue.»
Cet arrangement dérange le socialiste pour qui «la loi sur l'asile doit être appliquée plus humainement». Yvan Perrin, lui, se satisfait de la garantie de non-renvoi: «Il est clair que ce Tutsi aurait de grands risques de se faire agresser s'il retourne au Rwanda. Mais il ne remplit pas strictement les conditions du droit d'asile et il n'y a pas d'exception à faire parce qu'il a écrit un livre.» L'UDC limitera donc son soutien à l'obtention d'un permis B dans le canton de Neuchâtel. Une perspective qui laisse Révérien encore et toujours blessé de ce refus de reconnaître son vrai statut de victime.
Libellés :
Révérien Rurangwa
samedi 13 mai 2006
Du Pérou à l'écoute des migrants

Myrian Carbajal est en charge du projet de sensibilisation «Migration et intimité» au sein de Profa.
Lire l'article d'Aline Andrey dans 24 heures
Trujillo, Nord du Pérou. Un père médecin, une mère infirmière. Une école de Soeurs, puis des études en travail et politique sociale à l’Université catholique. Voilà pour les bases biographiques de Myrian Carbajal. Si elle a suivi la vocation de ses parents pour ce qui est de la santé, rien ne la prédisposait à se lancer dans le délicat sujet de la sexualité. «Dans ma famille, comme partout en Amérique latine, la sexualité, c’est tabou. C’est le projet de ma thèse sur les barrières socioculturelles empêchant les femmes des Hauts Plateaux d’utiliser des méthodes de contraception qui m’a obligé à en parler pour la première fois», se souvient-elle dans un français parfait, la voix chantante et douce.
L’émigration idéalisée
Son travail sur le terrain, à deux heures de bus de sa ville côtière, lui ouvre les yeux sur une réalité que la citadine ne connaissait pas: celle des communautés andines. Une année plus tard, à une quinzaine d’heures d’avion de son pays d’origine, c’est un autre monde qui l’attend. Grâce à une bourse d’étude, la Suisse lui ouvre ses portes. «J’ai appris ce que c’est que d’être étrangère. Je n’étais jamais sorti de mon pays. Là-bas, le mythe d’une migration heureuse persiste. J’ai été frappée de toutes ces histoires d’abus et d’exploitation. Les migrants ne racontent pas toujours leurs difficultés pour éviter d’inquiéter leur famille.» Une année après son arrivée en Suisse, Myrian Carbajal change de sujet de thèse pour se pencher sur la situation des femmes sans papiers. Migrante elle aussi, son statut d’étudiante est pourtant un facteur de gêne face à ses interlocutrices clandestines. «Je me sentais tellement privilégiée d’avoir un permis. J’ai cependant pris conscience que je représentais pour elle un lien important avec la légalité. Par ailleurs, elles ne se sentaient pas en position de concurrence, comme cela arrive parfois entre sans-papier. » Sa thèse, devenue une référence dans le domaine, lui permettra, ironie du sort, de retrouver son thème de départ: la sexualité. Elle est engagée par Profa en 2003 comme cheffe de projet pour «l’amélioration de l’information et l’accessibilité à la contraception auprès des migrant- e-s». Objectif: prévenir les grossesses non désirées dans les communautés latinoaméricaines et de l’Afrique subsaharienne.
«Les personnes migrantes sont dans une situation de fragilité affective et économique qui ne facilite pas l’accès à la santé», mentionne Myrian Carbajal. Pour la jeune femme, parler des représentations sexuelles et des rôles de genre permet de négocier les contradictions entre la culture d’origine et d’accueil. Ellemême, malgré son travail, avoue avec le sourire: «Je dois être très attentive pour ne pas tomber dans les schémas familiaux ou religieux vécus enfant. »
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