lundi 15 mai 2006
dimanche 14 mai 2006
Permis B pour Révérien
Lire dans Le Matin

Emu jusqu'aux larmes, Révérien Rurangwa ne baisse pas la garde. Décidé à témoigner du génocide rwandais dont il a miraculeusement réchappé au contraire de toute sa famille, ce Tutsi réfugié à La Chaux-de-Fonds est visiblement éprouvé par la sortie de son livre choc, Génocidé, ses interventions dans les médias et la vague de soutien soulevée en Suisse à la suite du refus de sa demande d'asile. Depuis que «Le Matin» a confronté le conseiller national neuchâtelois Yvan Perrin, vice-président national de l'UDC, au cas désespéré de Révérien, son destin est aussi devenu une affaire politique.
Lire pourquoi Révérien souhaite toujours obtenir l'asile
Garantie de non-renvoi
Didier Berberat, le maire socialiste de La Chaux-de-Fonds, a décidé de prendre au mot son collègue de droite et il l'a invité à aller rencontrer avec lui les services de Christoph Blocher à Berne. Les deux députés ont pu parlementer mardi dernier avec Eduard Gnesa, directeur de l'Office fédéral des migrations. Il est resté inflexible sur l'asile, mais il a toutefois donné une garantie: «Révérien ne sera pas renvoyé au Rwanda jusqu'à ce que tombe la réponse à son recours contre le refus de sa demande d'asile, confie Didier Berberat. Comme il y a de fortes chances que la réponse reste négative, nous nous sommes engagés à demander au canton de Neuchâtel l'octroi d'un permis B. M. Gnesa nous a garanti que Berne facilitera une telle issue.»
Cet arrangement dérange le socialiste pour qui «la loi sur l'asile doit être appliquée plus humainement». Yvan Perrin, lui, se satisfait de la garantie de non-renvoi: «Il est clair que ce Tutsi aurait de grands risques de se faire agresser s'il retourne au Rwanda. Mais il ne remplit pas strictement les conditions du droit d'asile et il n'y a pas d'exception à faire parce qu'il a écrit un livre.» L'UDC limitera donc son soutien à l'obtention d'un permis B dans le canton de Neuchâtel. Une perspective qui laisse Révérien encore et toujours blessé de ce refus de reconnaître son vrai statut de victime.
Emu jusqu'aux larmes, Révérien Rurangwa ne baisse pas la garde. Décidé à témoigner du génocide rwandais dont il a miraculeusement réchappé au contraire de toute sa famille, ce Tutsi réfugié à La Chaux-de-Fonds est visiblement éprouvé par la sortie de son livre choc, Génocidé, ses interventions dans les médias et la vague de soutien soulevée en Suisse à la suite du refus de sa demande d'asile. Depuis que «Le Matin» a confronté le conseiller national neuchâtelois Yvan Perrin, vice-président national de l'UDC, au cas désespéré de Révérien, son destin est aussi devenu une affaire politique.
Lire pourquoi Révérien souhaite toujours obtenir l'asile
Garantie de non-renvoi
Didier Berberat, le maire socialiste de La Chaux-de-Fonds, a décidé de prendre au mot son collègue de droite et il l'a invité à aller rencontrer avec lui les services de Christoph Blocher à Berne. Les deux députés ont pu parlementer mardi dernier avec Eduard Gnesa, directeur de l'Office fédéral des migrations. Il est resté inflexible sur l'asile, mais il a toutefois donné une garantie: «Révérien ne sera pas renvoyé au Rwanda jusqu'à ce que tombe la réponse à son recours contre le refus de sa demande d'asile, confie Didier Berberat. Comme il y a de fortes chances que la réponse reste négative, nous nous sommes engagés à demander au canton de Neuchâtel l'octroi d'un permis B. M. Gnesa nous a garanti que Berne facilitera une telle issue.»
Cet arrangement dérange le socialiste pour qui «la loi sur l'asile doit être appliquée plus humainement». Yvan Perrin, lui, se satisfait de la garantie de non-renvoi: «Il est clair que ce Tutsi aurait de grands risques de se faire agresser s'il retourne au Rwanda. Mais il ne remplit pas strictement les conditions du droit d'asile et il n'y a pas d'exception à faire parce qu'il a écrit un livre.» L'UDC limitera donc son soutien à l'obtention d'un permis B dans le canton de Neuchâtel. Une perspective qui laisse Révérien encore et toujours blessé de ce refus de reconnaître son vrai statut de victime.
Libellés :
Révérien Rurangwa
samedi 13 mai 2006
Du Pérou à l'écoute des migrants

Myrian Carbajal est en charge du projet de sensibilisation «Migration et intimité» au sein de Profa.
Lire l'article d'Aline Andrey dans 24 heures
Trujillo, Nord du Pérou. Un père médecin, une mère infirmière. Une école de Soeurs, puis des études en travail et politique sociale à l’Université catholique. Voilà pour les bases biographiques de Myrian Carbajal. Si elle a suivi la vocation de ses parents pour ce qui est de la santé, rien ne la prédisposait à se lancer dans le délicat sujet de la sexualité. «Dans ma famille, comme partout en Amérique latine, la sexualité, c’est tabou. C’est le projet de ma thèse sur les barrières socioculturelles empêchant les femmes des Hauts Plateaux d’utiliser des méthodes de contraception qui m’a obligé à en parler pour la première fois», se souvient-elle dans un français parfait, la voix chantante et douce.
L’émigration idéalisée
Son travail sur le terrain, à deux heures de bus de sa ville côtière, lui ouvre les yeux sur une réalité que la citadine ne connaissait pas: celle des communautés andines. Une année plus tard, à une quinzaine d’heures d’avion de son pays d’origine, c’est un autre monde qui l’attend. Grâce à une bourse d’étude, la Suisse lui ouvre ses portes. «J’ai appris ce que c’est que d’être étrangère. Je n’étais jamais sorti de mon pays. Là-bas, le mythe d’une migration heureuse persiste. J’ai été frappée de toutes ces histoires d’abus et d’exploitation. Les migrants ne racontent pas toujours leurs difficultés pour éviter d’inquiéter leur famille.» Une année après son arrivée en Suisse, Myrian Carbajal change de sujet de thèse pour se pencher sur la situation des femmes sans papiers. Migrante elle aussi, son statut d’étudiante est pourtant un facteur de gêne face à ses interlocutrices clandestines. «Je me sentais tellement privilégiée d’avoir un permis. J’ai cependant pris conscience que je représentais pour elle un lien important avec la légalité. Par ailleurs, elles ne se sentaient pas en position de concurrence, comme cela arrive parfois entre sans-papier. » Sa thèse, devenue une référence dans le domaine, lui permettra, ironie du sort, de retrouver son thème de départ: la sexualité. Elle est engagée par Profa en 2003 comme cheffe de projet pour «l’amélioration de l’information et l’accessibilité à la contraception auprès des migrant- e-s». Objectif: prévenir les grossesses non désirées dans les communautés latinoaméricaines et de l’Afrique subsaharienne.
«Les personnes migrantes sont dans une situation de fragilité affective et économique qui ne facilite pas l’accès à la santé», mentionne Myrian Carbajal. Pour la jeune femme, parler des représentations sexuelles et des rôles de genre permet de négocier les contradictions entre la culture d’origine et d’accueil. Ellemême, malgré son travail, avoue avec le sourire: «Je dois être très attentive pour ne pas tomber dans les schémas familiaux ou religieux vécus enfant. »
vendredi 12 mai 2006
Ils iront jusqu’à Berne pour aider Layla

Marc-Henry Soutter a tenu à réitérer publiquement son soutien à Layla au nom des autorités d’Aigle.
CHANTAL DERVEY
Lire cet article de 24heures
Sensibles au sort de cette Marocaine qui vient d’être déboutée par le
Tribunal fédéral, les autorités communales interpellent l’Office fédéral des
migrations.
«Le fait que la commune d’Aigle intervienne est inhabituel. Mais c’est vraiment un cas d’exception. Elle n’est pas une requérante d’asile. Elle vit ici et s’est intégrée», souligne le syndic Marc-Henry Soutter à propos de Layla Ait Si Ahmad, cette Marocaine d’origine sous le coup d’un renvoi ( 24heures du 26 avril).
Après avoir appuyé une pétition en sa faveur munie de 2900 signatures, les autorités communales tiennent à réitérer publiquement leur soutien, à l’heure où une porte se ferme. Le recours déposé au Tribunal Fédéral se solde par une fin de non-recevoir. «Nous espérions un effet suspensif jusqu’à la fin juin. Nous n’avons rien obtenu, si ce n’est une facture de 1200 francs liée aux frais du tribunal», déplorait le syndic hier, au lendemain d’une nouvelle qu’il estime par ailleurs «étonnamment rapide».
La Municipalité n’entend pas plier. Elle prévoit d’adresser une nouvelle missive à l’Office fédéral des migrations, en plus de deux autres, l’une signée par Layla, l’autre par son avocat. L’instance s’est engagée à examiner la situation «en toute connaissance de cause et avec impartialité». Un autre espoir repose sur l’examen de la pétition, par la commission cantonale ad hoc, puis par le Gouvernement vaudois. «Elle a des chances d’aboutir», pronostique le futur syndic et député aiglon Frédéric Borloz, qui en appelle au «discernement». Auquel cas seulement, le Conseil d’Etat
s’en saisira. «Il y a deux messages: ceux de la loi et ceux de la population, qui me touchent beaucoup», confiait hier une Layla affaiblie. Il faut dire que la jeune femme est sans emploi, ni ressources –hormis quelques économies– depuis le 30 avril, date de son renvoi. E.B.
jeudi 11 mai 2006
La politique d'immigration au Danemark
Un pays (naguère) réputé pour sa tolérance mais qui a adopté une politique très restrictive en matière d'immigration ces dernières années. Rappellez vous de l'affaire des caricatures de Mohamad. Reportage à Copenhague où Pierre Bavaud a rencontré un immigré marocain.
Ecoutez la séquence de la Première
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mercredi 10 mai 2006
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