dimanche 27 novembre 2005
vendredi 25 novembre 2005
Un centre passe d'Yverdon à Lausanne
Le centre d’hébergement vaudois pour les requérants frappés de non-entrée en
matière (NEM) quittera Yverdon-les-Bains pour les hauts de Lausanne en janvier 2006.
Lire la dépêche de l'ATS
Dès janvier prochain, le centre d’hébergement vaudois pour les requérants frappés
de non-entrée en matière (NEM) s’établira à Lausanne. Les NEM y recevront des repas
en nature et 4,30 fr. d’argent de poche par jour.Cette solution transitoire sera valable jusqu’à l’entrée en vigueur de la loi sur l’aide aux requérants d’asile et autres catégories d’étrangers (LARA) prévue pour le printemps. Ensuite, les NEM ne recevront plus qu’une aide d’urgence: un lit et trois repas par jour, sans argent de poche, a indiqué hier la FAREAS, la Fondation vaudoise pour l’accueil des requérants d’asile. La nouvelle loi a été rapidement élaborée pour combler une lacune juridique.
Le canton s’est en effet aperçu durant l’été qu’il ne disposait pas de base légale pour restreindre son aide aux NEM, comme le demande la Confédération depuis avril
dernier.
Depuis cet été, les intéressés avaient provisoirement bénéficié des mêmes prestations
que les requérants d’asile, notamment un logement et douze francs par jour
pour la nourriture. En octobre, une centaine de personnes sont passées par le centre
yverdonnois. Une cinquantaine de personnes y passent la nuit en moyenne.
Le centre des hauts de Lausanne, dans le quartier de Vennes, pourra accueillir une
centaine de NEM. Cet ancien lieu d’hébergement pour requérants d’asile sera
réaménagé: «Nous allons abattre des cloisons pour créer des chambres à 5 ou 6 lits»,
a expliqué Emmanuelle Marendaz Colle, porte-parole de la FAREAS.
Ce centre accueillera les NEM mais aussi les étrangers en situation de détresse
qui séjournent illégalement en Suisse. Les anciennes casernes d’Yverdon, qui abritaient jusqu’ici les NEM, seront libérées comme convenu pour fin janvier, note la
FAREAS.
Toujours à Lausanne, mais dans le quartier de Malley, un ancien centre de requérants
d’asile sera désormais dévolu aux requérants d’asile mineurs non accompagnés.
Il ouvrira en avril prochain.
matière (NEM) quittera Yverdon-les-Bains pour les hauts de Lausanne en janvier 2006.
Lire la dépêche de l'ATS
Dès janvier prochain, le centre d’hébergement vaudois pour les requérants frappés
de non-entrée en matière (NEM) s’établira à Lausanne. Les NEM y recevront des repas
en nature et 4,30 fr. d’argent de poche par jour.Cette solution transitoire sera valable jusqu’à l’entrée en vigueur de la loi sur l’aide aux requérants d’asile et autres catégories d’étrangers (LARA) prévue pour le printemps. Ensuite, les NEM ne recevront plus qu’une aide d’urgence: un lit et trois repas par jour, sans argent de poche, a indiqué hier la FAREAS, la Fondation vaudoise pour l’accueil des requérants d’asile. La nouvelle loi a été rapidement élaborée pour combler une lacune juridique.
Le canton s’est en effet aperçu durant l’été qu’il ne disposait pas de base légale pour restreindre son aide aux NEM, comme le demande la Confédération depuis avril
dernier.
Depuis cet été, les intéressés avaient provisoirement bénéficié des mêmes prestations
que les requérants d’asile, notamment un logement et douze francs par jour
pour la nourriture. En octobre, une centaine de personnes sont passées par le centre
yverdonnois. Une cinquantaine de personnes y passent la nuit en moyenne.
Le centre des hauts de Lausanne, dans le quartier de Vennes, pourra accueillir une
centaine de NEM. Cet ancien lieu d’hébergement pour requérants d’asile sera
réaménagé: «Nous allons abattre des cloisons pour créer des chambres à 5 ou 6 lits»,
a expliqué Emmanuelle Marendaz Colle, porte-parole de la FAREAS.
Ce centre accueillera les NEM mais aussi les étrangers en situation de détresse
qui séjournent illégalement en Suisse. Les anciennes casernes d’Yverdon, qui abritaient jusqu’ici les NEM, seront libérées comme convenu pour fin janvier, note la
FAREAS.
Toujours à Lausanne, mais dans le quartier de Malley, un ancien centre de requérants
d’asile sera désormais dévolu aux requérants d’asile mineurs non accompagnés.
Il ouvrira en avril prochain.
jeudi 24 novembre 2005
Halte aux abus

L'association Vivre ensemble et Agora (aumônerie Genevoise Oecuménique auprès des requérants d'asile) publient une petite brochure avec le soutien du HCR.
Cette brochure peut être obtenue gratuitement auprès de vivre-ensemble
On ne peut pas accueillir toute la misère du monde
Ce sont tous des réfugiés économiques
Il y a trop de réfugiés
La Suisse est submergée
Ce sont de faux réfugiés
Les migrants abusent de la filière asile
Les migrants viennent pour profiter
Les requérants reçoivent plus que les Suisses
Les requérants déboutés restent en Suisse
Les requérants sont des délinquants
Baisse des demandes d'asile en octobre
Le nombre de demandes d'asile déposées en Suisse le mois passé a nettement reculé: il en a été recensé 941, soit 167 ou 15,4% de moins qu'en septembre. Comme durant les mois précédents, la Serbie et Monténégro arrive en tête des pays de provenance, selon la statistique publiée mercredi par l'Office fédéral des migrations (ODM).
Lire la dépêche d'AP et celle de l'ATS
Lire la dépêche d'AP et celle de l'ATS
mardi 22 novembre 2005
Fusion des services de l'asile et des étrangers
Encore une manifestation de la tendance à confondre les problématiques des migrations et celle de l'asile, à Neuchâtel les administrations fusionnent.
Voici un extrait du communiqué de RTN.
Cette restructuration engendre la suppression de quatre postes. Elle doit permettre d'économiser 200'000 francs dès 2006 et plus de 500'000 francs en 2007. Selon le Conseil d'Etat, cette réforme structurelle en annonce une centaine d'autres…
Cette fusion s'inscrit dans une série de restructurations menée dans le domaine de l'asile depuis deux ans et principalement liées à la baisse du nombre d'arrivées de requérants d'asile.
Le nouveau Service des migrations comprendra 65,4 postes et sera dirigé par Serge Gamma, l'actuel chef du Service des étrangers.
Tentative de suicide d'un requérant débouté à Genève

Le Courrier nous raconte la triste histoire d'une famille kurde.
François, requérant kurde, a dû être hospitalisé plusieurs jours après avoir ingéré -une quantité importante de médicaments, il y a deux semaines. Avec sa famille, il avait épuisé tous les recours contre le rejet de leur demande d'asile et la décision d'expulsion était tombée fin octobre. François voyait-il la mort comme seule issue possible ou essayait-il d'influencer la décision de l'Office fédéral des migrations par son acte désespéré? Sa tentative de suicide révèle en tout cas la profonde détresse humaine engendrée par la procédure d'asile et les demandes refusées. Ainsi, en octobre dernier, 934 requérants à Genève étaient concernés par une décision de renvoi exécutoire. «Nous n'avons pas de chiffres
concernant le taux de suicide ou de tentatives de suicide parmi les requérants d'asile, regrette le docteur Laurent Subilia du
Centre de santé migrants. En revanche, le nombre de consultations pour des problèmes psychologiques et de dépression a flambé.» Il explique que l'incertitude permanente, liée à la durée d'attente prolongée d'une décision, affecte très sérieusement la santé des requérants d'asile. Après quelques années de pression administrative continue, un nombre important craque émo-tionnellement. Des problèmes familiaux et sociaux, des comportements violents et autodestructeurs s'ensuivent. «Beaucoup de toxicodépendances parmi les réfugiés sont des équivalences suicidaires», s'alarme le médecin.
En revanche, l'attitude de François ne posait aucun problème. Il a appris le français et travaillé pendant deux ans et demi. Mais l'inquiétude liée à sa situation précaire en Suisse était omniprésente. Arrivé à Genève fin 2001, il a vu sa demande d'asile rejetée en juillet 2003. Le jeune homme, âgé aujourd'hui de 23 ans, a déposé un recours contre cette décision. Ancien membre du Parti démocratique populaire (HADEP) qui luttait pour la reconnaissance de la culture kurde et dissout en 2003, il craint la répression policière dans sa ville natale.
«On ne peut pas dire par principe que tous les membres du HADEP soient menacés en Turquie, précise Denise Graf, coordinatrice réfugiés et spécialiste de la Turquie auprès d'Amnesty Suisse. Il faut évaluer l'implication individuelle et celle de l'entourage dans les activités du parti. Si la personne provient d'une famille très politisée, les risques sont majeurs.» Denise Graf souligne néanmoins l'augmentation des tensions dans l'Est de la Turquie et les provocations perpétuées par les autorités. «Il faut un règlement politique de la question kurde. La reconnaissance de la minorité kurde, de sa langue et de sa culture, et un soutien économique pour la ré gion sont nécessaires.» '
François a été rejoint par sa femme et sa fille début 2004, mais le droit d'asile ne leur a pas non plus été octroyé. Les différents recours et demandes de réexamen déposés par la famille, qui s'est entre-temps élargie avec la naissance d'un deuxième enfant, sont tous rejetés. Elle doit quitter la Suisse. La Maison populaire de Genève s'engage en sa faveur et rédige différentes lettres aux autorités, sans succès.
Aujourd'hui, l'avenir de François, de sa femme et de leurs enfants est plus incertain que jamais. Ultime espoir, la famille est en train d'étudier la possibilité d'une demande de réexamen de la décision d'expulsion, suite au «fait nouveau» qu'est la tentative de suicide. Mais fallait-il vraiment en arriver là?
Trajectoires d’asile africaines
Description de cette étude:
Bien qu’elle reste numériquement modeste, la population concernée par l’asile originaire de l’Afrique subsaharienne a connu une croissance récente en Suisse et suscité d’importants débats. Force est cependant de constater que cette population et ses motifs de migration restent mal connus.
Ce rapport fait partie d'une étude mandatée par l'Office fédéral des réfugiés en 2003. Il présente une analyse des trajectoires de réfugiés et de migrants originaires d’Afrique occidentale en éclairant les déterminants de leur parcours depuis le départ du pays d’origine jusqu’au séjour en Suisse. L’intérêt porte d’une part sur les contraintes et les mécanismes inhérents au processus migratoire et d’autre part sur les stratégies adoptées par les migrants face aux politiques d’asile et d’immigration mises en oeuvre par la Suisse et les pays européens.
White Terror est projeté en Suisse Romande

Un film vidéo réalisé en Suède constitue la case départ de recherches qui ont conduit Daniel Schweizer et son équipe au coeur d‘un réseau extrémiste aux nombreuses ramifications en Europe et en Amérique du Nord. Ces recherches aboutiront parmi les instigateurs d‘une propagande raciste qui n‘est que haine, guerre raciale et ségrégation.
Ces cinq dernières années une relève s’est formée dans l’extrême droite radicale: les anciens sont morts ou trop âgés. Des idéologues émergent en Europe, en Russie et en Amérique du Nord: ils n’ont pas forcément le crâne rasé, ils ont créé des associations, des sociétés de distribution, des clubs de musique, des revues et des maisons d’édition, des sites Internet et ont trouvé de nouveaux symboles pour remplacer les anciens.
Ne pas manquer non-plus l'excellent site internet du film, avec un trailer en macromédia
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