mercredi 9 novembre 2005

Mort suspecte d'un requérant-dealer à Lausanne


Dans 24 Heures, Alain Walther nous raconte le contexte de la mort d'un requérant d'asile guinéen:
Intoxication comme annoncé par la police ou étouffement? Une enquête est ouverte sur les causes de la mort suspecte du jeune vendeur de cocaïne guinéen. L’autopsie a déjà donné la réponse. Elle sera bientôt sur le bureau du juge d’instruction cantonal.

C’est un petit coin d’Afrique, un bistrot sur les hauts de Lau-sanne. En vitrine, quelques ins-truments de musique. A l’intérieur, derrière la grande salle, un petit salon à palabres. Sur les canapés, trois femmes et sept hommes vivent le deuil de leur compagnon, M’Bouré Kouyaté. Patrick*, un cousin du défunt, dit être venu de Paris. Iris* n’aime pas les dealers, des vendeurs de mort, et le dit d’emblée. Et pour cause, elle est la mère d’un fils de 18 ans. Cette coiffeuse africaine est passée au chevet de M’Bouré Kouyaté alors qu’il était dans le coma au CHUV. Comme une trentaine de membres de la communauté africaine, Iris con-naissait le jeune homme, 21 ans, mais pas son activité lucrative. Dans le salon à palabres, où a commencé la veillée, les mêmes lancinantes questions reviennent: «Aurait-il pu être sauvé si l’ambulance était arrivée plus vite au CHUV? Le petit a-t-il été étouffé?» Aucune trace de violence sur le visage, le cou, le corps du disparu, selon des té-moins africains présents dans la chambre des soins intensifs.
Sur une vidéo prise en ca-chette, une infirmière du CHUV explique un dernier acte médical de son mieux. Autour d’elle, la «famille» africaine du trafiquant dans le coma. «Le cerveau est endommagé, c’est sans espoir. Nous allons débrancher la machine qui l’aide.» Une femme implore: «S’il vous plaît, laissez la machine encore.» Toutes les connaissances du défunt le disent et le répètent: «Jamais au CHUV les médecins ne nous ont parlé d’intoxication, de sachet de drogue ouvert dans son estomac. Le personnel nous a toujours parlé d’étouffement.»
Décès dû à un «sachet endommagé avalé par l’intéressé»?

Au lendemain de l’arrestation du trafiquant et de son complice par des «spécialistes des brigades des stupéfiants de la police de sûreté vaudoise et de la police judiciaire municipale», leur porte-parole, Jean­ Christophe Sauterel et Chris-tian Séchaud, avaient alors confirmé ( 24 heures du 27 octobre) par téléphone: le malaise qui frappait le Guinéen, porteur de plusieurs doses de cocaïne, était dû à un «sachet endommagé avalé par l’intéressé». Alors, intoxication? Au CHUV, Fabien Dunand, chargé de communication, se retranche derrière un double mur du silence: le secret professionnel et celui de l’enquête. Selon la Fareas, M’Bouré Kouyaté est arrivé en Suisse en 2003 et il était — aux yeux des autorités vaudoises — sans famille. D’ailleurs, la Fareas le considère comme disparu car il n’avait donné depuis septembre ni adresse, ni signe de vie au centre d’hébergement pour requérants de Sainte-Croix.

Rapatriement aujourd’hui

Lundi, un imam et deux membres de la communauté islamique de Lausanne sont ve-nus faire la toilette du mort au centre funéraire de Montoie. Le religieux était déjà au CHUV pour veiller l’agonisant quand a été débranchée la machine à respirer. Le cousin de Paris porte sur son t-shirt le portrait de M’Bouré Kouyaté. Il a filmé une dernière fois le visage du jeune homme dans son linceul blanc. Puis le cercueil a été scellé. Entre Genève, Lausanne et Zurich, la communauté africaine s’est cotisée. Les frais du rapatriement de la dépouille du dealer, estimés à 12 000 francs, ont ainsi été payés cash. Le corps et deux accompagnants décollent aujourd’hui mercredi de Genève pour Conakry. Le juge d’instruction cantonal, Jacques Antenen, a repris le dossier. Parce qu’il était apparemment sans proches, il tient à coeur au magistrat que toute la lumière soit faite sur le décès du requérant d’asile. Comportement des policiers sur place, arrivée et trajet de l’ambulance, le magistrat veut que le dossier soit suivi avec le plus grand soin. Intoxication ou étouffement? L’autopsie pratiquée sur la dépouille du Gui-néen a déjà donné la réponse. Elle sera bientôt sur le bureau du juge Antenen.

L'Hebdo en remet une couche sur Bex

Pour un bon exemple de journalisme de rumeurs et de micro-trottoir, l'Hebdo se distingue dans l'article de Sabine Pirolt paru la semaine dernière .
Le service de presse de l'UDC n'aurait pas fait beaucoup mieux, ainsi le garagiste irrascible et à la base des incidents du printemps se trouve qualifié de la manière suivante: A la mi-mai, un conseiller communal radical, à bout de nerfs, n’en pouvant plus d’observer la ronde du trafic sous ses fenêtres, avait en effet tagué «Nègres go home. Nègres dehors. Stop Fareas. Non à la drogue»

Un cadeau de Noël = Un jour à ne pas manquer


Couverture du livre (cliquez sur l'image pour la voir en grand format)

Noël est pour certains un beau rêve, pour d'autres une insulte aux victimes des injustices et des luttes de pouvoir. A l'heure des déséquilibres écologiques ou politiques et des pillages économiques, n'est-il pas devenu indécent d'évoquer une naissance miraculeuse et une paix possible ? Et si l'histoire de Noël était née au milieu d'injustices et de violences aussi décourageantes que celles que nous connaissons ? Et si elle avait été écrite pour résister au désespoir ? Le siège de Sarajevo, la chute de Srebrenica, le génocide rwandais ont inspiré quelques-uns de ces contes. Ils cherchent les mots pour oser dire le malheur, mais aussi pour guetter l'espoir. L'humour, l'inattendu, la révolte y surgissent et permettent de contourner le fatalisme et la résignation.

Ces contes ont été écrits par Hélène Küng, engagée depuis plusieurs années dans les milieux de défense de l'asile. Travaillant aujourd'hui à l'aumônerie ocuménique dans un centre d'enregistrement de requérants d'asile, elle collabore également au Service d'Aide Juridique aux Exilé-e-s (SAJE), à Lausanne et Vallorbe.
Pour aider au financement de ce service indispensable pour l'accompagnement juridique des requérants d'asile, les bénéfices et les droits d'auteur de chaque exemplaire commandé au moyen du talon ci-dessous seront reversés au SAJE.
Pour acquérir ou offrir ce livre à ne pas manquer et permettre ainsi au SAJE de poursuivre son travail, commandez dès maintenant cet ouvrage au prix spécial de 21 Frs, au lieu de 25 Frs, par e-mail contact@laboretfides.com ou en renvoyant le talon ci-dessous, d'ici à fin novembre 2005 :
Bon de commande à renvoyer à : SAJE, c/o Labor et Fides,

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Etats généraux de la migration et de l'asile



Sur cette journée lisez la page spéciale de la coordination asile
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mardi 8 novembre 2005

Mariages binationaux, la Suisse de plus en plus méfiante


Aunjourd'hui, rien dans les médias sur l'Asile, mais Magalie Goumaz dans La Liberté et le Courrier nous propose un excellent article de fond sur un autre aspect du durcissement Suisse dans le domaine des migrations. La méfiance toujours plus grande des autorités face aux mariages entre helvètes et citoyens non-européens.
Voici le début de l'article:
Les mariages binationaux ne sont plus en odeur de sainteté en Suisse. Bientôt, un changement de loi permettra aux officiers d'état civil de les refuser s'ils estiment qu'il s'agit d'une union de complaisance pour décrocher un sésame helvétique. Sont concernés: les partenaires non européens. Pour résumer la situation, un jeune Guinéen de 25 ans, sans travail et sans formation, au bénéfice d'un simple visa de séjour en Suisse, n'a pas intérêt à tomber amoureux d'une infirmière helvétique proche de la quarantaine. Pareil pour le quinqua qui tomberait amoureux de sa jeune masseuse brésilienne lors de ses vacances.
A écouter les officiers d'état civil, il y a péril en la demeure helvétique et la pression migratoire s'exerce aussi sur cette institution qu'est le mariage. Il y a des abus, ce que même les défenseurs du droit d'asile admettent. Sur les près de 10 000 mariages binationaux annuels, soit un tiers des mariages, entre 20 et 30% seraient abusifs, selon certaines estimations.

Union et naturalisation
Jean-Pierre Coussa, chef du Service de l'état civil et des naturalisations dans le canton de Fribourg, raconte ce qu'il voit régulièrement: «En situation précaire ou au bénéfice d'un permis de séjour qui arrive à son terme par exemple, une personne étrangère sort un projet de mariage qui va par la force des choses résoudre son problème. Le mariage dure cinq ans, délai pour obtenir la naturalisation. Divorcé, le conjoint d'origine étrangère se remarie avec une personne de son pays qu'elle fait venir en Suisse grâce au regroupement familial. A Fribourg, on a des cas comme ça chaque semaine.» Jean-Pierre Coussa se demande ainsi s'il est tolérable que l'institution du mariage serve de gadget administratif.

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lundi 7 novembre 2005

Le centre de requérants de Buchs en feu

Une femme a été légèrement intoxiquée lors d'un incendie qui a éclaté dans un centre de requérants d'asile à Buchs (AG) dimanche. Les dégâts sont estimés à 100 000 francs. La police a ouvert une enquête pour déterminer les origines du sinistre.

Un sofa a pris feu en matinée dans le salon du centre. Les pompiers ont rapidement pu maîtriser l'incendie, a précisé la police cantonale argovienne dans un communiqué. Incommodée, la femme a été transportée à l'hôpital pour recevoir des soins en ambulatoire.
Lire la dépêche de l'ATS

La nuit du conte par les requérants Bellerins

Le 11 novembre, la nuit du conte fera dialoguer les cultures. En Suisse romande, plus de 60 bibliothèques, crèches et autres lieux de rencontre s'y associeront. A Bex (VD), des requérants d'asile diront des contes de leur pays d'origine.


Pour la première fois, un centre de requérants d'asile de la FAREAS ouvrira ses portes à cette manifestation. Accompagnés de musiciens, trois requérants d'asile originaires du Congo, d'Algérie et d'Afghanistan raconteront des histoires de leur pays.

Le groupe bellerin d'appui aux réfugiés offrira au public une collation accompagnée de pain maison préparé par les requérants d'asile du centre. L'humoriste Laurent Flutsch et un groupe de femmes migrantes donneront des spectacles gratuits.
Lire la dépêche de l'ATS

samedi 5 novembre 2005

Réagir contre la banalisation de la xénophobie


Dans 24heures, Jean Martin, le député radical livre son opinion:

Les jours se suivent sans se ressembler. Les Suisses «ouverts» pouvaient manifester leur satisfaction le 25 septembre au soir, mais une partie importante d’entre eux déchantaient le 26 devant les décisions du Parlement fédéral sur la loi sur l’asile… Le 27, la section suisse de la LICRA* invitait Isil Gachet, secrétaire de la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance du Conseil de l’Europe, à s’exprimer sur les dangers de la xénophobie dans le discours politique (la Suisse est depuis très longtemps membre du Conseil de l’Europe, à ne pas confondre avec l’Union). Eléments majeurs de son propos: d’abord, il s’avère que, au plan légal, la plupart de nos pays ont intégré dans leurs lois la punissabilité des actes racistes. Il y a aussi, dans les autorités et la plupart des partis, un consensus pour stigmatiser la xénophobie. L’ennui, dit Mme Gachet, est que ce consensus est mou et entraîne une ambiguïté préoccupante: on est tous contre, mais en pratique on laisse faire, on ne réagit vraiment qu’en cas de situation crasse, quand les limites de la décence ont été dépassées de beaucoup. Rappelons-nous les graves dérapages, à l’endroit de musulmans et d’autres, avant les votations de septembre 2004 sur la naturalisation facilitée. Très discutables aussi, les jugements de tribunaux concluant que, s’agissant de campagnes électorales, on devrait être plus coulant… Plus que dans la vie quotidienne et vis-à-vis des simples citoyens, il faudrait admettre que les formules utilisées puissent être blessantes ou discrimi-atoires!? Alors, feu libre pour ces politiciens qui, constamment, jouent avec des affirmations à la limite — voire au-delà — de ce qui peut être accepté dans une société respectueuse du prochain? Danger, confirme Isil Gachet, on fait là le lit de tous les excès. Plus sérieux encore: le martèlement auquel le peuple suisse est soumis depuis des années par un groupe d’opinion très actif: lavage de cerveau à l’aide de chiffres sortis de leur contexte, selon quoi il y a chez les non-Suisses plus de délinquants, d’abuseurs de tous genres, de gens qui minent la prospérité et le «propre en ordre» du pays. Propos tenus par des personnalités parfois débonnaires, «qui ne feraient pas de mal à une mouche». Alors, imperceptiblement, nous sommes tous peu ou prou contaminés par une banalisation de l’allégation ou de l’argument xénophobe ou raciste. De plus, comme c’est impunément que des ténors flattent et trompent le public avec des accusations populistes, le reste de la classe politique, craignant de perdre ses électeurs, se sent contraint de suivre le mouvement (c’est le cas malheureusement des partis en principe raisonnables du centre droite auquel j’appartiens). Il m’arrive d’utiliser la formule «Le pire n’est jamais certain»; or, la vice-présidente de la Commission fédérale contre le racisme disait lors de la confé-rence du 27 septembre que j’évoque, et à propos de l’ambiance politique ces dernières années, «Le scénario du pire s’est toujours vérifié»… Dans tous les cas, il importe de mettre en garde vigoureusement contre cette banalisation d’une xénophobie rampante. Refuser la «chape de plomb» (c’est une citation) à laquelle se sont soumis une majorité des parlementaires dans le débat sur la loi sur l’asile — résignés au joug xénophobe… Dans ces conditions, ce n’est certainement pas de l’acharnement ou une volonté de brider la liberté d’expression que de réagir fermement, à chaque fois; c’est faire oeuvre de salubrité publique.

Berne veut augmenter les indemnités forfaitaires des Nem (pour les cantons)

Berne veut augmenter l'indemnité forfaitaire versée aux cantons pour l'aide d'urgence aux demandeurs d'asile frappés d'une décision de non-entrée en matière (NEM) de 600 à 1800 francs. Les cantons, eux, réclament 4000 francs par personne.

Cette proposition est en consultation auprès des cantons jusqu'au 13 décembre, a indiqué le porte-parole de l'Office fédéral des migrations (ODM) Dominique Boillat, confirmant une information de la radio alémanique DRS.

Kathrin Hilber, présidente de la Conférence des directeurs cantonaux des affaires sociales, a considéré la proposition de Berne comme "un affront". Les coûts peuvent atteindre 4000, 5000, voire 6000 francs par personne, a ajouté Mme Hilber. Ils sont dus principalement aux frais médicaux.

Lire la dépêche de l'ATS et celle de AP

En vue de se débarrasser en douce d’un épineux problème humanitaire



Toujours intéressant, la manière dont les médias du sud annoncent les changements de la pratique de l'asile en Suisse. Ici Zouai Mouloud, un journaliste Algérien:

En vue de se débarrasser en douce d’un épineux problème humanitaire

La Suisse veut renvoyer les réfugiés algériens contre indemnisations

par Zouaoui Mouloud, dans le Jeune Indépendant d'Alger.

Les autorités fédérales suisses ont décidé de renvoyer volontairement chez eux les demandeurs d’asile algériens en contrepartie d’une aide financière, une opération qui concernera aussi dans un délai de deux ans, les autres réfugiés des pays du Maghreb.Selon l’Office fédéral des migrations (ODM), cité par les médias suisses mercredi, un programme d’aide au retour dans les pays du Maghreb a été élaboré en vue de favoriser le départ volontaire de quelque 2 400 demandeurs d’asile issus de l’Algérie, de la Tunisie, du Maroc, de la Libye et de la Mauritanie et qui avaient déposé une demande d’asile en Suisse avant le 1er novembre 2005.Ce programme dont la date limite a été fixée au 31 octobre 2007, prévoit une aide financière à hauteur de 2 000 francs suisses (1 550 dollars) par adulte et de 1 000 francs suisses par mineur.

Il est également prévu dans ce programme, en vue de favoriser l’intégration professionnelle et sociale des participants, le soutien des projets individuels ou l’octroi de mesures de formation pour une valeur pouvant aller jusqu’à 3000 francs suisses.

Le programme assurera également des prestations offertes en Suisse, à savoir l’organisation du voyage de retour et une assistance dans le cadre de la procédure d’obtention des documents de voyage. Les ressortissants étrangers intéressés par cette initiative peuvent s’adresser au Service-conseils en vue du retour (CVR) de leur canton de résidence en vue de formuler le vœux de quitter la Suisse.

Les autorités fédérales suisses avaient déjà initié des programmes similaires pour les demandeurs d’asile d’Angola, de la République démocratique du Congo, du Nigeria, du Sierra Leone, de la Guinée, du Burkina Faso et du Mali. Au cours des neuf premiers mois de cette année, l’ODM a comptabilisé 97 rapatriements volontaires et quinze renvois dans un Etat tiers considéré comme sûr.

Selon des statistiques de l’agence des Nations unies pour les réfugiés, la Suisse comptait en 2004 quelque 480 demandeurs d’asile algériens. Craignant le courroux des organisations de défense des droits de l’homme, la Suisse a cessé de renvoyer de force les demandeurs d’asile algériens suite à la vague de protestation qui a suivi le refoulement en 2 000 d’une dizaine de demandeurs d’asile algériens.Ils sont toutefois, selon les mêmes statistiques, quelque 19 700 Algériens à avoir engagé des demandes d’asile humanitaire dans les pays industrialisés durant les six derniers mois de l’année 2005 faisant de l’Algérie le seul pays au Maghreb pourvoyeur en demandeurs d’asile et le premier en Afrique du Nord.

Selon les statistiques semestrielles de l’UNHCR rendues publiques en septembre dernier à Genève, ils étaient 1 459 demandeurs d’asile algériens durant le premier trimestre de l’année et 1 109 autres durant le second trimestre. La plus forte concentration des demandeurs d’asile algériens se trouve en France où l’on dénombre 4 008, suivie de l’Allemagne (1 139), de l’Espagne (988), et du Royaume-Uni avec 585 demandeurs durant l’année 2004.